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16 mai 2021

NON-LIEU (LEM 1223)


Ici n’est pas le lieu de prêcher la morale
Mais plutôt de jouer en citant les… annales.
Le poète est un peintre et «sent» au lieu de «voir» ;
Ainsi le ressenti tiendrait lieu de savoir ?

On tient toujours un peu de son lieu de naissance
Et ce lieu-là nous tient depuis la tendre enfance.
Mais son lieu de naissance, si on avait son choix,
Bien des villes seraient des déserts sous les toits !

Comme la pire action qui n’a jamais eu lieu
Mais qui cause souvent un choc calamiteux,
Les départs les plus tristes aux déchirants adieux,
N’ont pas pu avoir lieu mais restent désastreux.

Qu’est-ce qu’un «idéal» sinon un lieu commun
Qu’on ne trouve jamais, qu’on sait jamais atteint ?
Dès que le temps s’arrête, alors, il devient «lieu»
Et le lieu… idéal pour les rêves chanceux…

Le «jugement dernier» ? Il a lieu tous les jours,
Et ce n’est qu’en haut lieu qu’on en fera le tour !
C’est le juste-milieu qui devrait nous guider,
Restant à mille lieues des excès débridés.

L’habitude, souvent, tient lieu de conviction
Comme l’avis du vieux tient lieu de prédiction.
Entre ce qui a lieu et ce qui n’a pas lieu
Il n’existe parfois que largeur de cheveu…

                         Jacques Grieu


 
Os court :
«  Il ne faut pas médire des lieux communs, il faut des siècles pour en faire un. »

 PJ. Stahl, écrivain et éditeur renommé sous son nom de Jules Hetzel (1814-1886).


     Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1223 16 mai 2021 

13 mai 2021

Tout ce qui est excessif... (Exmed)


   Talleyrand nous a informés : « Tout ce qui est excessif est insignifiant». Forcer l’expression des idées qu’on veut faire passer au détriment de ce que disent les autres est une tentation forte sur Internet.
    Des lecteurs fidèles d’Exmed manifestent leur désaccord avec la publication ici du post « Armageddon viral ou folie collective» le 11 mai 2021, autant sur la forme que sur le fond.
   Ma responsabilité de publication des textes qui me sont envoyés est engagée. Que ceux qui ont été blessés par ce papier, en effet incompatible avec notre ligne éditoriale habituelle, veuillent bien accepter mes excuses.

François-Marie Michaut

11 mai 2021

Armagueddon viral ou folie collective ? (Exmed)



Il faudrait peut-être admettre le fait que le Covid épargne plus de 99,9% des populations, qu'il guérit ultramajoritairement sans traitement et que même les formes graves sont, pour la plupart, traitées avec succès par des traitements symptomatiques.

Il faudra donc à un moment nous dire d'où sort la psychose induite par cette épidémie, certes préoccupante mais qui n'est en rien un armagueddon viral ? Sauf si on finit par induire un échappement immunitaire mondial par des traitements mutagènes et une pression sélective en faveur de variants monstrueux...

Il y a eu en 2020 une SOUS MORTALITÉ de toutes les classes d'âges en dessous se 65 ans...donc, pas de quoi motiver les jeunes pour des mesures restrictives délétères !

   En fait on se borne à foutre la trouille à tout le monde sans prendre de VRAIES mesures de protection, qui n'ont de sens que si elles sont CIBLÉES et transitoires ( 1000 ème répétition de ma part))

    Des sujets qui ne risquent rien, et qui de plus sont asymptomatiques,  peuvent se taper la bise autant qu'ils veulent...sauf à démontrer par des TRAÇAGES EFFECTIFS, que certains en sont morts.

   En fait les précautions aveugles TUENT LES VRAIES PRÉCAUTIONS qu'on doit impérativement prendre avec rigueur envers les personnes  à risque de formes graves .

   Et oui, dans les faits,  plus de 99,9% de la population N'A RIEN A CIRER DU COVID.  Pour autant protège-t-on vraiment ceux pour lesquels il est un risque mortel depuis un an ? La réponse est clairement NON

   On balance des mesures globales aveugles inutiles et  toxiques suivies par une bande de gogols apeurés.

(Note de la Rédaction : à rapprocher d’un remarquable travail de vulgarisation critique effectué par Christian Drosten à Berlin. Lien )

J.F Huet
11 mai 2021

08 mai 2021

La connaissance (LEM 1222)



Quel beau mot que celui de connaissance ! Vivre à la vie, dit-il,  avec cette capacité spécifique que nous avons d’être dotés d’un cerveau qui parle ( Dominique Aubier). Bien sûr, il évoque en écho celui de renaissance avec le regain vital qui suit une sorte de mort partielle.
L’actualité si perturbante nous contraint à remettre nos pendules à l’heure du réel. Cette prestigieuse science dont nous attendions des directives capables de neutraliser ce fichu coronavirus a perdu sa domination absolue rassurante. Au risque de replonger les esprits dans la confusion la plus totale de ce qu’est la réalité.

   Un peu trop facile d’évoquer quelque conspirationnisme  ou des tentatives très politiques de récupération de la confiance des foules. Ce qui gène, ce sont les limites mêmes de la création de la connaissance scientifique. Sa méthode exige que toute son énergie soit consacrée à démonter de plus en plus finement les rouages du comment les choses se sont passées, et peut-être encore se passent. Voilà qui l’oblige à rester cantonnée au passé : elle ne peut parler qu’après avoir mené de longues, minutieuses et méthodiques recherches sur ce qui a déjà eu lieu.

   Impossibilité de réponse immédiate à ce qui nous arrive maintenant. La science a toujours besoin de temps, de preuves, de controverses pour se construire. Au temps du tout tout de suite et du risque zéro, la pilule passe mal. On veut des assurances, pas des doutes : la pensée scientifique ne mange pas de ce pain là. La science ne peut pas maitriser l’avenir.

   Finalement, il nous manque quelque chose pour comprendre le monde. Ce monde dont on traque partout, et avec grand succès, les mécanismes les plus intimes. Savoir comment ça marche est indispensable,  ce n’est pas sérieusement discutable.

   Mais, cela semble tellement oublié pour notre modernité arrogante : nous ne pouvons pas ignorer la question qui fâche le plus les pouvoirs. Pourquoi les choses et les êtres sont ce qu’ils sont et pas autrement ? Question infantile, direz-vous. C’est justement pour cette raison que nous ne pouvons plus l’éluder comme nous nous avons toujours réussi à le faire. Finalement, la culture, toutes les cultures, les arts comme les lettres de toutes les époques ne cessent de tourner autour de cette problématique essentielle.
   Prenons-les enfin au sérieux comme ils le méritent pour notre avenir à tous. Voyez-vous une autre issue à notre impasse planétaire actuelle ?

                                               François-Marie Michaut

 
Os court :
«     Le diable est dans les détails.  »
Freidrich Nietzsche


 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1222 9 mai 2021  



                     
                       
                                         

06 mai 2021

Malheureux carabins (Exmed)

  La réforme des processus de sélection universitaire des étudiants en matière de santé en France est un échec selon les intéressés eux-mêmes ( QDM, Léa Galanopoulo, 5 mai 2021). Année décevante, éprouvante, hasardeuse disent-ils unanimement.
Cherchez l’erreur de ce repoussoir à la fertile envie d’apprendre de nos jeunes quand on ne parle que de déserts médicaux et de disparition faute de renouvellement des praticiens indépendants des campagnes et des villes comme des médecins travaillant dans les hôpitaux. Notre vénéré confrère François Rabelais nous a vanté « le gay savoir» : nous n’avons décidément toujours rien compris en 2021. "Bonjour tristesse", aurait pu lucidement répliquer Françoise Sagan.

    La bureaucratomégalie galopante est-elle une maladie incurable de nos esprits gouvernants français ?

In memoriam : Ce jour, lendemain de la célébration médiatisée de la mort de Napoléon, le 6 mai 2021 est survenue en 2014 la mort de Dominique Aubier souvent évoquée sur Exmed. Hélas, la communauté scientifique conservatrice a toujours ignoré l'importance de son ouvrage fondateur sur la connaissance : La face cachée du Cerveau.

François-Marie Michaut

6 mai 2021

03 mai 2021

GÉNÉTIQUEMENT (LEM 1221)




                          GÉNÉTIQUEMENT
                       
                                              Jacques Grieu


« Quand on a de la gêne, on n’a pas de plaisir »
Affirment des jouisseurs pour excuser le pire.
Faudrait-il pour autant incriminer leurs gènes
Quand leur égo, ainsi s’impose et se déchaîne ?

Les gènes ont bon dos qui dicteraient nos actes
Laissant notre conscience innocente et intacte.
Orientant nos vertus, nos vices et addictions,
Boucs émissaires ils sont des mauvaises actions.

Le talent, à l’inverse est-il défaut des gènes,
Le don, un accident générant cette veine ?
Le poupon, dans ses gènes est déjà un champion
Qu’il pourra devenir si c’est son intention.

Des spermatozoïdes sont déjà des golfeurs  
Des nageurs, des sprinters ou bien de grands chercheurs !
On porte donc en soi les germes des succès
Comme ceux des échecs ou de nos lâchetés.

« Par les gènes, on transmet, » dit-on, « les religions » ?
On  a du mal à croire à cette filiation :
Les généalogistes ont souvent de beaux arbres
Mais trop souvent greffés pour rester dans le marbre.

Pas d’héritage en vue, en l’absence de gène !
Mais les deshérités en auront de la haine.
Peut-être même un jour seront-ils dans la gêne !
Il est parfois gênant de parler de sa peine…

Non, le « gêneur » n’est pas un vil procréateur,
Distributeur de gènes, d’ADN fournisseur !
Mais les « septuagêneurs » ou les « octogêneurs »
Pour bien danser en rond sont de grands empêcheurs…

L’aptitude au bonheur, dans les gènes est inscrite
Mais c’est notre cerveau qui fait sa réussite .
Il faut, a dit quelqu’un, « cultiver son jardin » :
La culture des gènes exige de grands soins…


Os court :
«     Créer, c’est toujours parler de l’enfance.  »


 Jean Genet



Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1221 3 mai 2021   

27 avril 2021

Vrai ou faux passeport (Exmed)



   Contrairement à ce que prétendent les esprits simples, rigides et totalitaires, un passeport vaccinal, ne serait au mieux qu'une présomption d'immunité, dont on ignore non seulement l'efficacité pour un sujet donné, mais aussi la durée... et jusqu'à preuve du contraire ce document ne serait, en aucun cas, une preuve de non contagiosité.
   Comme en atteste la prudence des autorités sanitaires en matière de levée des mesures de protections pour les sujets vaccinés.
Ce passeport sanitaire est une mesure faussement rassurante. En un mot : digne du père Ubu.
 Mais qui a lu, et digéré, le livre Ubu roi d’ Alfred Jary ?

J-F  Huet ( additif final de François-Marie Michaut )

 27 avril 2021

22 avril 2021

Vaccinodrome, vaccinodrame (Exmed)


   À défaut de rassemblement sportif faisant vibrer les foules, voici nos arènes transformées en tristes usines à vacciner. Images en boucle, débilitantes avec leurs acteurs déguisés n’ayant rien à dire.  Puisse cette organisation collective d’immunisation porter ses fruits espérés !

   Et ne pas se transformer en un drame de plus, un drame de trop : le vaccinodrame !

   En attendant, ne cessons pas de nous escrimer à communiquer en refusant l’autocensure galopante et contagieuse chez les non manipulateurs.

François-Marie Michaut

18 avril 2021

MATHÉMATIQUES E = MC2
 (LEM 1220)




On adore encenser ceux qu’on dit  forts en thème,
Mais ce sont les matheux que les entreprises aiment.
Assurance, industrie, bourse,  finance ou banque,
Chiffrent des statistiques à longueur de think-tank.
Toute l’astronomie, la fée informatique,
Les sciences naturelles et l’immense physique,
Même l’agriculture, entonnent le cantique :
Bio ou pas bio,  gloire aux mathématiques !
Confions l’exportation aux savants cosinus,
Qui savent mesurer ce qu’est l’hypoténuse.

Quoi de plus convaincant qu’un ferme théorème,
Qu’une belle intégrale expliquant nos problèmes ?
Quoi de plus éloquent qu’entendre l’hyperbole,
Qu’au discours politique joindre la parabole,
Qu’un graphique épousant la courbe du chômage,
Pour que des citoyens on contienne la rage ?
Les racines carrées ont de jolies rondeurs,
Quand la bosse des maths habite leurs auteurs !
Les savants logarithmes n’ont jamais leurs pareils,
Pour des grandes dépenses justifier l’appareil.

Loin du rêve idyllique, de la grande illusion,
Qui  se passe de mode à la moindre élection,
Leur rigueur nous rassure à chaque décision,
Et vient clore le bec à toute discussion.
La relativité, d’Einstein cette équation,
Nous fera j’en suis sûr, trouver les solutions.
Eux = aime sérieux, est formule magique,
Pour relativiser nos déficits chroniques.
Chassant les loteries, aux cent supputations,
Elle évite à chacun les trop dures questions.  


De la fiscalité les heurts sinusoïdes,
Font l’effet, aux experts, d’une épicycloïde.
Et si le contribuable la trouve « exponentielle »,
La hausse des impôts est pourtant bien réelle.
Les gracieux solides dits « de révolution »
Auraient-ils inspiré ceux de l’opposition ?
Car si l’économie tourne comme une ellipse,
Notre niveau de vie subira des éclipses !
Tout budget d’un pays, plongé dans le liquide,
Archimède l’a dit, de bas en haut se vide ...

La courbe de la dette est si asymptotique,
Que même l’infini reste moins fatidique !
Aux calculs népériens on fera donc confiance,
Et les subtils quantas viendront sauver la France.
Car les maths sont aussi  poésie de la science,
Instrument qui nous sert à prouver la croissance.
Un problème d’algèbre ? Un peu d’arithmétique ?
Mais ces deux là aussi sont des mathématiques !
Le grec ou le latin font hausser les épaules :
Pythagore ni Platon ne jouaient au football...

                                         Jacques Grieu

NDLR : Ce texte est une rediffusion volontaire d’une LEM de  février 2014 (N° 847) tant sa vision de nos façons de raisonner se montre depuis des années fortement prémonitoire de la confusion générale actuelle, tous pays confondus.
 

Os court :
«    Les mathématiques ne peuvent effacer aucun préjugé.  »

 Goethe

 

  Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1220
  19 avril 2021 



                       
                                          

Piqure de rappel (Exmed)

  Quels êtres étranges que ces poètes ! Ce poème de Jacques Grieu asticotant déjà en 2014 notre adoration béate devant tout ce qui a un habit mathématique, quelle actualité ! Le flou intellectuel pesant que nous impose dans notre vision l’invasion du Corona montre qu’il n’y a pas à pavoiser sur notre pouvoir humain. Bien des choses ont été dites et écrites, mais qui écoute ceux qui savent dire autre chose que les autres ? Le rappel est douloureux,  comme bien des vérités.
Jacques Grieu, LEM 1220, MATHÉMATIQUES E=MC2 ( deuxième publication sur Exmed).

François-Marie Michaut

19-21 avril 2021 

13 avril 2021

Dengue ?
 (LEM1219)



                                                                 
      Vous aurez peut-être noté dans les études faites, notamment par les laboratoires produisant les vaccins, le silence assourdissant concernant la période pourtant critique de 14 jour qui suit une vaccination.
   Hors durant cette période qui, au passage, justifie la deuxième injection, non seulement un bon nombre de gens peuvent contracter la maladie, mais sont susceptibles d'être atteints de formes plus graves en ayant développé des anticorps liants et non neutralisants.
La réaction inflammatoire étant aggravée par des anticorps facilitants .

    En vaccinant massivement y compris des gens qui n'ont pas besoin de l'être EN PLEINE ÉPIDÉMIE, c'est à dire en dehors de l'action préventive habituelle des vaccins, on expose une partie indéterminée, mais de plus en plus importante, aux phénomènes d'anticorps facilitants
                  UN VACCIN N'EST PAS UN TRAITEMENT ! ( Sauf pour la rage, ndlr)

Pour info :
EXTRAIT D'ARTICLE PARMI D'AUTRES

"Anticorps facilitants et pathogénèse du COVID 19

F. Negro et al. Is antibody-dependent enhancement playing a role in COVID-19 pathogenesis? Publication Date: 16.04.2020, Swiss Med Wkly. 2020;150:w20249

Réviseur : Pr Jean-François Balavoine


La pathogénèse du COVID 19 peut impliquer un mécanisme bien connu qui pourrait avoir des implications sur la maladie : celui des anticorps facilitants (ADE en anglais).

La pathogénèse de COVID-19 implique des mécanismes directement cytotoxiques et d’autres à médiation immunitaire. Un mécanisme supplémentaire peut jouer un rôle dans l’infection à COVID 19. L’entrée des virus et les dommages subséquents peut impliquer un mécanisme bien connu et que l'on appelle les anticorps facilitants (ADE en anglais). L'ADE est une cascade d'événements très connue dans plusieurs maladies virales (Dengue, Ebola ou VIH par exemple). Les virus voient leur pénétration dans les cellules hôtes facilitée par un mécanisme impliquant une interaction entre des anticorps non neutralisants (ou des composants du complément) et le virion. Les virions sont reconnus par les anticorps hétérotypiques d'une infection antérieure. Ces AC sont non neutralisants. Les complexes se lient ensuite au récepteur Fcγ à la surface des macrophages et intériorisent le virus. La réplication intracellulaire entraîne une augmentation très importante de la charge virale et un basculement fonctionnel des macrophages vers un profil sécrétoire pro-inflammatoire des cytokines, profil qui est probablement dans les cas sévères à la base de la symptomatologie présentée par les patients.


Ce phénomène, bien connu et décrit par F. Negro dans l’exemple de la Dengue, est extrêmement important non seulement pour la compréhension de la pathogénèse virale, mais aussi pour le développement de stratégies antivirales, notamment de vaccins. Il pourrait jouer un rôle important dans l’affection à COVID-19.

 
                                        Jean-François Huet


Os court :
«    Les mouches dingues font plus de ravages que la dengue des moustiques »

 Claude Waia Némia


 

 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1219  14 avril 2021   
https://www.exmed.org/archives21/circu1219

08 avril 2021

Vrai et faux changement (Exmed)

      C’est un thème classique des thérapies systémiques, la réalité d’un changement. Dans un système qui dysfonctionne parce que ses éléments constitutifs  aboutissent  toujours exactement à ce ne souhaite pas ou plus jamais, la même erreur méthodique se renouvelle. Un faux changement, ce que Paul Watzlawick nomme avec humour un toujours plus de la même chose, survient quand on se contente de permuter simplement les éléments constitutifs.


  Toute réforme, par exemple celle de la filière de formation de nos serviteurs de l’Etat les plus qualifiés, ou celle des études médicales, est soumise à cet aléa.
      Qui vivra verra dit la sagesse populaire. Et qui verra la réalité ne gardera pas sa langue dans sa poche le moment venu.

François-Marie Michaut

Coup d'Oeil 9-11 avril 2021

06 avril 2021

Consensus toxiques (Exmed)

 
   Une des caractéristiques de la gestion mondiale de l'épidémie de Covid aura été l'obstination mimétique dans des mesures débiles et toxiques.


    L'histoire jugera cette "crise " d’aveuglement planétaire contagieux avec le mélange de sévérité et de dérision qu'elle mérite.


    Message envoyé à Exmed par Jean-François Huet

7-8  avril 2021

04 avril 2021

FONDEMENTS
 FONDATIONS (LEM 1218)



Si haut qu’on soit assis, sur l’estrade ou le trône,
C’est sur son fondement, qu’on se croie une icône,
Qu’on soit roi, dictateur ou ministre ou despote
Lui qui use sans fin tous nos fonds de culotte.

Personne n’est fondé à se croire un héros
Tant qu’au fond nos motifs ne volent pas si haut.
Beaucoup de double-fonds se cachent sous l’exploit
Quand au fin fond des choses on gratte et qu’on nettoie…

Certains qui n’ont jamais la moindre chose à dire
Nous font bien des ennuis pour... nous en avertir.
Car la bêtise humaine, est un tonneau sans fond
Impossible à combler pour tous les trublions.

« La forme, c’est le fond qui remonte en surface »
A dit Victor Hugo, comme une dédicace.
Nombre de grands poètes vous le confirmeront :
De la forme en creusant, ils font naître le fond.

« Le fond de l’air est frais » nous a chanté Dutronc
« Mais la surface aussi », le frileux lui répond.
Les articles de fond vont bien au fond des choses,
Mais bien peu, en surface, émergent de leurs gloses.

Si les marins, en mer craignent bien les hauts fonds
Ce seront les bas fonds qu’à terre, ils fuiront.
Quant aux lames de fond , elles sont en surface :
Pourquoi nous feraient-elles, alors, boire la tasse ?

Au fond de son jardin sont autant de joyaux
Qu’au fin fond de la mer ou par monts et par vaux
Aller au fond de soi fait-il faire surface ?
Le risque d’essayer n’est que juste une impasse.
 
Fond du puits, fond de teint, fond des yeux, fonds des poches...
Ne sont que bruits de fond  pour nous faire reproche.
« Travaillons », nous a dit La Fontaine et « suons ! »
Ce qui manque le moins sera toujours le fond.

La vérité, dit-on, serait au fond du verre :
Mais je bois jusqu’au fond et...ne vois pas plus clair.
Bien des skieurs de fond sont très superficiels
Et leur fond de commerce est fort artificiel.

Le bonheur, tel la neige, est toujours pur et blanc.
Mais tel la neige, il fond, et va, disparaissant…
Alors, touchant le fond, on recherche un espoir,
En sachant bien qu’au fond, ce sera provisoire.

                               Jacques Grieu

 
Os court :
«   Qui se sait profond tend vers la clarté, qui veut le paraître vers l’obscurité : car la foule tient pour profond tout ce dont elle ne peut voir le fond. »

Friedrich Nietzche


 

 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1218 
5 avril 2021   




                       
                                               

 

Sous la surface (Exmed)

  Les dégoulinures envahissantes de tout le cortège émotif semblent envahir toutes les prises de parole, tous vecteurs accessibles aux autres inclus. La capacité d’éprouver des émotions est une de nos caractéritiques animales, probablement non exclusivement humaine. Mauvais combat que de vouloir les suprimer ou les canaliser.

   Si on faisait l’effort d’aller gratter ce qui git sous la surface de nos émotions ? Des pépites pour vivre, ou... rien du tout pour exister ?
Jacques Grieu est à la barre avec la LEM 1218 : FONDEMENTS FONDATIONS. 
Bonne exploration pour tous.

François-Marie Michaut

01 avril 2021

Ne respirez plus (Exmed)


     Souvenir antique du temps où on soumettait les enfants de mon âge à subir une radioscopie pulmonaire à l’école. Tuberculose, la peur majeure des familles depuis plus d’un siècle. Une tueuse honteuse dont nous n’avons même plus l’idée maintenant et tant mieux pour nous.
    L’injonction du médecin derrière l’écran noir était un vibrant : ne respirez plus, l’autorisation de reprendre son souffle manquait parfois.
Bloquer le BK embusqué en ne respirant pas, cela ne vous évoque pas une certaine stratégie de confinement ?


     Attendons la suite, celle que personne encore ne sait déchiffrer. Elles nous manquent bien nos Pythies, même si elles parlaient à Delphes une langue que personne ne comprenait.


François-Marie Michaut
2-4 avril 2021


30 mars 2021

Exponentiel, mais qu’est-ce ? (Exmed)


  Chaque époque souffre de ses mots à la sauce du jour. En ce moment, le déroulement continu et très rapide de tout événement le fait qualifier d’exponentiel.  La traduction graphique de cette fonction mathématique lui confère une allure de scientificité digne de toute confiance. 

  Pour qui a tenté un peu de comprendre comment fonctionne le vivant, cela semble être une (vénérable) illusion d’optique. Rien en nous n’est continu, par exemple notre pression artérielle ou nos sécrétions hormonales, ni en expansion ininterrompue, comme notre croissance osseuse, sauf  sur des tableaux.


  Le vivant ne connait guère qu’un mouvement passant par d’indispensables phases successives de la naissance à la mort, et par la suite de la mort à la naissance. Vouloir absolument imaginer qu’il s’agit toujours d’une causalté linéaire simplifie la perception des observateurs, d’où son grand succès. Mais rend bien aléatoire, pauvres chantres des modélisations mathématiques, toute tentative de comprendre comment les choses peuvent et vont se passer. 

 Dans la vraie vie, pas dans les équations.

François-Marie Michaut

31 mars 1 avril 2021

28 mars 2021

Sous nos yeux (Exmed)


  Comme c’est difficile d’échapper aux marées de messages que nous livrent ces écrans qui nous fascinent ! De détail en détail, de manipulation en manipulation, de communication en communication, bien délicat de conserver une vue d’ensemble cohérente qui nous aide à vivre le présent et à préparer l’à venir.

    Sans prétendre à quelque vision prophétique que ce soit, la LEM 1217 envoie sa bouteille à la mer avec «Homo Solus». Bien entendu sans savoir si elle touchera quelque rivage simplement curieux.

François-Marie Michaut

29-30 mars 2021

«Homo Solus» (LEM 1217)

                                                              
  Homo Sapiens, jusqu’à ce jour fer de lance insurpassable de l’évolution darwinienne , est-il entré en agonie ? Point besoin d’imaginer un scénario catastrophe digne d’Hollywood, car tout se passe sans bruit ni fureur. Juste une transformation fondamentale de ce que les anciens aimaient nommer, de façon commode, la nature humaine. Une sorte de construction systémique, devenant de plus en plus complexe depuis nos premiers ancêtres. Notre grande originalité dans l’arbre du vivant a été de disposer en même temps, même si c’est à des degrés divers selon les cultures, d’un fonctionnement collectif et d’un fonctionnement individuel, solitaire dit-on des animaux.

    Cette dualité fonctionnelle groupale et personnelle systémique a été incroyablement fertile au fil du temps. Une modeste et fragile espèce animale à ses débuts a réussi à devenir une des plus invasives et inventive de tous les lieux habitables de la planète avec ses 8 milliards actuels de représentants. Mais à quel prix ? Les sciences de l’homme nous le disent de plus en plus clairement. La conscience écologique gagne progressivement nos sensibilités. Nos capacités de nuisance semblent atteindre des seuils d’irréversibilité pour la survie de multiples formes de vie. Dont une qui ne peut pas nous laisser de marbre : la notre et celle de nos proches descendants.

  Cela a déjà été dit de nombreuses fois. Ce qui est dit  de façon biaisée « la crise sanitaire» n’est pas le plus important. L’aventure covidienne agit de la manière de ce qu’on nomme zone gâchette dans les redoutées crises de névralgie faciale. Tout ce que nous avons été amenés à mettre en place, dans la peur et la précipitation de l’inconnu,  entraine une chaine d’événements de toute nature dont nous ne connaissons encore que les prémices.

   Nous vivons depuis un an, sous la pression des épidémiologistes, la fameuse distanciation sociale. Toute considération philosophique ou psychologique mise à part, nous subissons de fait une rupture majeure de nos contacts de groupe. Distance, masques, écrans divers, vaccinations, matraquage médiatique inépuisable nous plongent dans une logique paradoxale. Il nous est prêché un double message contradictoire. Toutes ces consignes collectives, parfois passibles d’amende pour les récalcitrants, doivent être suivies à la fois pour chaque personne et pour la collectivité toute entière. Les regards qui se jettent au dessus des masques trahissent bien à quel point tout autre est soupçonné d’être une nuisance. Alors, en même temps agir pour son bien à lui et pour le sien, c’est pas d’une logique évidente.

   Alors Sapiens, parvenu au bout des ressources que son intelligence a su accumuler, est devant un échec sans précédent. Sapiens est dépassé.
Ne croyant plus guère au secours possible d’un pouvoir surhumain venu d’ailleurs, il se trouve dépendre uniquement des potentialités encore inexploitées de son cerveau d’animal d’exception zoologique, car doté de la parole. La tradition judaïque le dit depuis ses origines dans le récit de la Genèse : « Au début était le Verbe...» (1).
Sapiens a loupé le coche, il doit laisser la place. À qui ? Au seul qui reste, celui que je me suis permis de surnommer en titre, que les savants me pardonnent,  en regardant autour de moi dans ces temps stupéfiants « Homo Solus», l’Homme Seul. 
Le vivant ne semble avoir qu’un objectif observable : s’adapter aux conditions qu’il rencontre pour ne pas mourir. 
Une sagesse encore jamais atteinte massivement à ce jour prenant le chemin de la solitude personnelle. Utopie, c’est possible, mais existe-t-il une autre possibilité de ne pas tuer la vie ?

Note :

(1) Source wiki dont la dernière phrase rarement citée concerne aussi le gigantesque apport d’Homo Sapiens, y compris ses échecs :
Traduction du Prologue de l'évangile selon Jean par Augustin Crampon (rédaction : 1864 ; édition : 1894) : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n'a été fait rien de ce qui existe.

                                                          François-Marie Michaut

Os court :
«  Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure.     Aller en soi-même et ne rencontrer pendant des heures personne, c’est à cela qu’il faut parvenir. Être seul, comme l’enfant est seul... »

Rainer Maria Rilke (1875-1926))

 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1217 29 mars 2021   
 

25 mars 2021

Eau vitale (Exmed)


   L’ONU évalue le nombre de décès annuels mondiaux causés par la consommation d’eau non potable à plus de 1,2 millions par an (Le Monde.fr 1/09/2020). Pour les pays pauvres, on compte 6% des décès toutes causes confondues.
   Le dramatique record est détenu par la République du Tchad avec 14,45%, soit un décès sur sept en 2017.

   En perspective, hélas trop vraisemblable pour être fortuite, la mortalité infanto-juvénile ( 0 à 5 ans) au Tchad est de 133 pour mille alors qu’en France elle est de l’ordre de 5 pour mille.

       Où sont nos grandes âmes, cachées derrière  leurs masques confinants et courant vite se faire vacciner à tout prix ?

François-Marie Michaut
26-28 mars 2021


23 mars 2021

Psychiatrie, attention (Exmed)


   Nous voyons peu à peu émerger un ensemble diffus de troubles psychiatriques liés à l’expérience prolongée de confinement et de distanciation sociale qui sont imposés à tous. Amputés brutalement de notre dimension immémoriale d’être social, comment réagissent devant ce manque nos capacités mentales d’adaptation ? Pour parler sans détour, nous n’en avons encore aucune espèce d’idée.

    C’est la spécialité médicale majeure de la psychiatrie , cette malaimée, qui est directement en cause. Ne faisons pas comme si les ressources médicamenteuses actuelles, avec le secours de puissants algoritmes, avaient le pouvoir magique de nous faire comprendre ce qui nous arrive droit dessus et comment en soigner les victimes !

François-Marie Michaut
24-25 mars 2021

21 mars 2021

Libre expression (Exmed)


    Voici une LEM 1216 originale présentée en deux volets. Elle est écrite par Jean-François Huet qui totalise 45 ans d’anesthésie réanimation en secteur public et en secteur privé dans sa carrière.
      Dans un écrit récent, il ma confié cet implacable constat : « Les anesthésistes de ma génération, et particulièrement ceux du secteur privé, ont vécu la suppression de leurs lits de réanimation, leur transformation en lits de soins dits continus où ils ne sont même plus en capacité de ventiler les malades faute de moyens de tarification et d'autorisation administrative . Cela les force à encombrer inutilement les services de réanimation lourde avec des malades qui n’ont rien à y faire.»

     La pierre angulaire justifiant les décisions officielles de santé publique serait donc en rapport avec cette doctrine purement comptable déjà ancienne ?
Jean-François Huet, avec son franc parler coutumier, vous invite à ses «Notes de démasquage». Bonne lecture.

François-Marie Michaut
22-23 mars 2021

Notes de démasquage (LEM 1216)

                                                

                                              Premier volet :


 Médecin non antivax ,et le plus souvent provax, que je suis, la vaccination contre la Covid dont on fait la publicité sans limite m'inspire les réflexions suivantes .

- Dans une zoonose (1) il est  illusoire de contrôler la circulation d'un virus  quand on ne connait pas vraiment les hôtes animaux intermédiaires. Pas plus que les mécanismes qui font franchir la barrière d'espèce à un virus animal à un moment donné.
Les hôtes intermédiaires animaux qui ont permis ce franchissement  ne sont toujours pas connus parmi ceux qui ont été suspectés : pangolin ,civette,  vison, chauve-souris...

Les confinements aveugles ne servent à rien, pas plus que toutes les mesures collectives erratiques prises.

- Le vaccin n’a rien d’une solution miracle, car on ne maitrise rien, ni les mutations incessantes, ni la circulation du virus.

- La Covid n'est pas la variole ni en nature ni en contagiosité ni en gravité et contrairement au Sars Cov2 les réservoirs de la variole sont uniquement humains (2).
La vaccination massive contre la variole était, en son temps, totalement justifiée. Celle contre la Covid ne l'est pas.
Il est juste, sans tarder, de vacciner les sujets fragiles volontaires ou demandeurs.


 -  Il apparaît pertinent de séquencer (3) tous les virus qu'on détecte pour probablement adapter les vaccins en fonction de ces données et de ne vacciner que les sujets pour lesquels la probabilité de présenter une forme grave de Covid est beaucoup plus grande que celle de présenter une complication du vaccin.

Cela exprimé,  on peut être d'un avis diffèrent et c'est le droit de chacun.

Je signale que mes propos n'ont RIEN de négationniste, de complotiste ou de conspirationniste.

C'est un avis de médecin indépendant et libre de tout conflit d’intérêt.
   En dépit de ce que pensent les inquisiteurs suiveurs de la doxa et adeptes d'une police de l'opinion sur les réseaux sociaux, je n'ai pas forcément besoin d'une caution ou d'une autorisation quelconque pour avoir un avis.

  Le doute, surtout s'il est raisonnable et argumenté,  n'a rien d'un poison, il est le commencement de la sagesse.
______________________________

Notes de la rédaction :


(1)  Zoonose : Les zoonoses sont des maladies ou infections qui se transmettent des animaux vertébrés à l'homme, et vice versa. Les pathogènes en cause peuvent être des bactéries, des virus ou des parasites. La transmission de ces maladies se fait soit directement, lors d'un contact entre un animal et un être humain, soit indirectement par voie alimentaire ou par l’intermédiaire d'un vecteur (insecte, arachnides…). D'après l'Organisation mondiale de la santé animale, 60% des maladies infectieuses humaines sont zoonotiques. Source : Site Ministère de l’Agriculture

(2) Une exception rare selon l’OMS, l’orthopoxvirose simienne https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/monkeypox

(3) Le génome du SRAS-CoV-2, soit l'ensemble de son information génétique, est composé de près de 30.000 nucléotides. Séquencer le virus revient à lire ces nucléotides, représentés par des lettres pour plus de clarté.  Source Tifenn Clinkemaillié Les Echos,  23 févr. 2021

_________________________________



                                           Second volet :

 Encore une fois, un diagnostic médical se fait sur un faisceau cohérent d'arguments cliniques radiologiques et biologiques et non pas sur un test,a fortiori, si sa sensibilité est trop grande.

   Plus les tests PCR (1)  ont des Ct élevés (2) moins ils sont une preuve de maladie ou de contagiosité.
Ils ne sont que les témoins de la présence de matériel génétique viral que le virus soit actif ou qu'il ait cessé de l'être.

   Il n'y a plus aujourd'hui le moindre doute à ce sujet.
Un grand nombre de sujets testés Covid positif ne sont ni malades ni contagieux.

Même celui qui  a inventé ces tests l'a précisé à plusieurs reprises ( Kary Mullis, prix Nobel de chimie 1993, 1944-2019, ndlr) .


Les caméras des médias ont de nouveau envahi les unités Covid des hôpitaux d'île de France,afin que les honnêtes citoyens qui ne sont pas malades et ne risquent pas de formes graves de Covid n'oublient pas que le nuage de variants de Cov2 est toujours là.
Tout en disant à nos compatriotes de rester vigilants et les inciter à se vacciner s'ils ont des facteurs de risque, je vais essayer d'être rassurant sans pour autant être "rassuriste".

Aujourd'hui les infections même sévères par Covid 19 guérissent ultra majoritairement y compris chez des sujets âgés, pour peu que la prise en charge de la maladie soit PRÉCOCE et efficace selon les règles définies par le corps médical depuis des mois. Ces prises en charge évitent la majorité des formes graves marquées par des orages cytotoxiques qui restent RARES et qui finissent dans les VRAIS services de réanimation .

Il était totalement prévisible que cette épidémie continue à mobiliser des moyens hospitaliers. Il suffit pour s'en convaincre d'étudier la durée des épidémies qui se sont produites dans le  monde ne serait-ce que depuis un siècle.

                                         Jean-François Huet
_____________________

Notes de la rédaction :


(1) Définition des biologistes (Cerballiance.fr) : La PCR ou RT-PCR SARS-CoV-2 (désignation équivalente pour Reverse Transcriptase-Polymerase Chain Reaction) est une technique de laboratoire permettant de mettre en évidence le matériel génétique du virus dans un échantillon. 


(2) Pour les curieux,  https://www.industrie-techno.com/article/baisser-le-seuil-de-detection-des-tests-rt-pcr-du-covid-19-pour-mieux-depister-les-individus-contagieux.61734


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Os court :
« Les grandes épidémies meurtrières ont disparu. Elles ont été remplacées par une seule : la prolifération des êtres humains eux-mêmes.  »

Jean Baudriard (sociologue 1929-2007)

 

 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1216 , 22 mars 2021   
 

18 mars 2021

Soigner, c'est choisir (Exmed)

 Les notions, répandues un peu partout par le jargon technocratique, de flières de soins, de protocole de traitement, voir même de parcours médical suggérant un chemin unique tout tracé sont trompeuses. Ce ne sont que des fictions purement intellectuelles.
 

  La seule réalité qui compte pour une personne ( et non un groupe) ,c’est ce qui se passe, quand elle, et elle seule, se trouve face à un médecin ou tout autre soignant.
À chaque instant, le professionnel physiquement présent doit, du début à la fin, faire le choix de toutes les options d’action s’ouvrant à lui pour accomplir au mieux le travail dont il a la charge.
   Soigner n’est ni appliquer des routines venant d’ailleurs, ni des ordres venant d’une autorité aussi «scientifique», administrative ou politique quelle qu’elle soit.

   Le médecin vit toujours dans l’incertitude et son courage est de savoir s’y adapter sans jamais baisser les bras. 

Cela vaut un peu de considération de la part de ceux qui ont recours à lui ?

 

 François-Marie Michaut
19-21 mars 2021

16 mars 2021

Au nom des grands principes (Exmed)

     Coup de frein présidentiel sur les vaccins AstraZénéca. Sur quel argument au milieu des élucubrations comminatoires contradictoires des experts ? Le couteau suisse des autorités ne voulant pas endosser leur impossibilité de prendre un risque. Décision de principe grâce au sacro-saint principe de précaution. Au nom des grands principes, si bien chantés par Guy Béart, en l’occurence la défense prioritaire claironnée des plus vieux et des plus fragiles.
   Faute d’un système de décision fondé sur la réalité de l’évolution du monde, et non sur ce qu’en croient nos scientifiques enfermés dans leurs disciplines, il n’y a pas d’alternative en vue.

  La leçon est sévère, mais indispensable. La presse commence à le suggérer : F. Chedotal, Précautions en série, éditorial du 16 mars 2021 ( La Montagne).

François-Marie Michaut
17-18 mars 2021

14 mars 2021

In folio veritas (Exmed)

   
Faute de bars ou restaurants ouverts, la recherche de la vérité dans le vin est entravée. Alors, non pas dans de sérieux ouvrages d’imprimerie du format in-quarto, mais dans ce que peuvent évoquer ces merveilleux organes de toute vie végétale, allons à la peche.
Jacques Grieu, avec Feuilleton, la LEM 1215, nous convie dans sa balade commentée.
      Un bon bol d’air non confiné n’est pas superflu.

François-Marie Michaut

Feuilleton (LEM 1215)



Qu’elle soit feuille morte à sa branche arrachée,
Ou juste bourgeonnante à son arbre accrochée,
La feuille est toujours là qui marque encor nos vies,
Autant qu’elle a compté pour toutes les ethnies.
A la feuille de vigne, on fut fier d’ajouter,
La feuille des impôts et ses complexités.
Les habits des pygmées n’étaient que d’une feuille,
Et tous nos mille-feuilles ont été trompe-l’œil.

Les feuilles de nos arbres ont bien des différences,
Mais feuilles restent  feuilles et chacune a son sens.
Les feuilles de laurier ont fait tourner cent têtes,
Comme les feuilles d’or sur bien des épaulettes …
Si des feuilles de chou racontent des sornettes,
Quelques feuilles de soin parfois ne sont pas nettes :
Des feuilles ont bien en marge un air de forfaiture.
Ce n’est qu’en bas de feuille où est la signature …

Si la feuille de l’arbre est sa physionomie,
Cernant son caractère et son mode de vie,
Comme chez les humains, qu’ils soient laids ou bien beaux
Elle expose à tous vents qualités et défauts.
Certaines sont joviales, épanouies, bienheureuses,
Dynamiques et  rapides, actives et nerveuses,
Quand d’autres sont hautaines, ou même pontifiantes
Figées ou ralenties et parfois arrogantes.

Qui a trop peur des feuilles évite la forêt,
Mais tremble comme feuille à ne voir que des prés.
Les pensées sont des feuilles où les mots sont des fruits,
Mais les feuilles à journaux, l’œil souvent les détruit.
Les portefeuilles emplis n’attirent pas la chance :
Les trèfles à quatre feuilles n’ont pas de connivence ;
Durs de la feuille on reste, aux appels sans-le-sou.
Je hais le trop verni de la feuille de houx.

La vie est artichaut qu’on mange feuille à feuille
Assis sur un brûlot plutôt qu’en un fauteuil.
Mais les rêves et la vie sont feuilles du même arbre :
Arbre à feuilles caduques où plus rien n’est de marbre …
La racine et la feuille ont les mêmes parents ;
La feuille détachée va où lui dit le vent.
On laisse choir les ans comme arbres avec les feuilles ;
Feuille de faire-part n’atténue pas le deuil …

                                Jacques Grieu
 

Os court :
«Être dans le vent, une ambition de feuille morte...   »
Gustave Thibon (1903-2001)


 

 Lettre d'Expression médicale

 
LEM n° 1215 15 mars 2021 

12 mars 2021

Libre arbitre médical (Exmed)

    Les citoyens grecs anciens ne possédaient d’autres médecins que des esclaves. Que sont devenus les praticiens du jour, des citoyens libres de leurs décisions ? Ils sont déjà les seuls humains à avoir le droit légal de porter atteinte à l’intégrité des corps, ce qui en fait au regard du droit des humains à part.


    Le ballet sanitaire, dont la chorégraphie brownienne demeure illisible, révèle au public les barrières multiples derrière lesquelles sont enfermés les praticiens dans leurs actes. Et, pour chacun, le meilleur d’entre tous, le plus crédible : son médecin.
     La question de la nature des liens qui unissent les professionnels de santé à ceux au service desquels ils bossent est en train de faire surface sous la pression de la réalité. 
    Respecter ou supprimer le libre-arbitre de chacun parce qu’il est devenu obsolète, telle est la question.

12-14 mars 2021
François-Marie Michaut

09 mars 2021

Confiance sur ordonnance (Exmed)


   Les soignants se montrent très méfiants vis à vis de la vaccination anticovid. Ils voient ce qu’ils voient et vivent ce qu’ils vivent dans leur métier. Comme aucun de ceux qui veulent leur imposer, du haut de leur mirador, le bon exemple. Bon pour qui ? Bon pour quoi ?, si ce n’est pour eux-mêmes.


   Désolé, mais le «faites-moi confiance», de quelque interlocuteur que ce soit, sent tellement la manipulation qu’il éveille le doute.
Il est des choses, comme la spontanéité  ou la sincérité, au même titre que la foi ou la confiance, qui ne peuvent pas être imposées par un tiers. Ordres professionnels, vous vous discréditez en acceptant de chercher à manipuler ceux que vous représentez légalement.

François-Marie Michaut
 CO 10-11 mars 2021

06 mars 2021

Outil pour un plus comme avant (Exmed)


  Qui ne souffre pas, en ces temps covidiens, de l’émiettement progressif de nos cadres de pensée ? Biosphère dont la situation globale, sanitaire, environnementale, économique et culturelle est le résultat de la créativité humaine invivable, suicidaire à court terme, nous en avons la certitude.
Pas la moindre aide à espérer venant d’un hypothétique ailleurs. Nous avons juste appris que nous ne pouvions plus nous comporter « comme avant». La recherche en nous-mêmes des seuls secours possibles est l 'unique voie exploitable , la technoscience  si arrogante s’est disqualifiée.

À nous de devenir, au mieux, des chineurs de l’intelligence.

  La  LEM 1214 vous propose une piste exceptionnelle : Vaccin anti hors-sol.
Faites-en l’usage qui vous semble le meilleur. 

François-Marie Michaut
Exmed 8-9 mars 2021
 

 


Vaccin anti hors-sol (LEM 1214)

                                                        
  De plus en plus, la réalité qui nous entoure est décrite en notions deshumanisées, souvent dites, de façon imagée, hors-sol. Nous ressentons douloureusement que cet univers intellectuel n’est pas la réalité de notre vie. Comment sortir de cette impasse existentielle qui nous ratatine ? Il est souvent ici invoqué la fertilité négligée de comprendre les choses en termes systémiques. Les sciences du vivant et la médecine elle-même savent depuis longtemps de quoi il s’agit. Mais, tous ces systèmes bien inventoriés, comment fonctionnent ils ensemble ? Tant pis, posons la question qui fâche et qui donne des boutons, un système des systèmes est-il seulement pensable pour un  cerveau humain du XXIème siècle ?
   Pourchasser l'abord systémique ( donc au delà du linéaire cause-effet, mais non sans lui) des réalités auxquelles se heurte la médecine impose de refuser toute frontière à ses investigations. C'est à ce prix, pour beaucoup trop déstabilisant pour pouvoir être pensable, que peut s'enrichir l'intelligence de chacun. Rien à voir avec le classique et réducteur QI ( quotient intellectuel) des psychologues, l'intelligence est le talent de savoir lier entre elles - inter legere- des choses à première vue différentes, voir opposées ( faire voler un plus lourd que l'air).
 L’intelligence humaine est-elle en mesure de proposer à ses semblables un outil indispensable pour comprendre ce qui nous échappe encore ? Là encore, attention au sens des mots. Prendre avec soi ne veut pas dire chercher à devenir propriétaire de quoi que ce soit. Pas plus, même si les gourous prospèrent, que de chercher ainsi à mettre qui que ce soit sous son pouvoir, comme on le voit faire sans vergogne depuis bien des siècles. La connaissance, avec ou sans majuscule, n'est pas un bien matériel achetable ou vendable. Elle n'est pas une matière, elle est réfractaire aux lois du marché. Elle est une énergie en mouvement qui semble, comme le rire de Rabelais, être le propre de l'homme.
 Introduction un peu longue, et peut être maladroite, pour soumettre à votre attention un exercice que n’a jamais utilisé Exmed. Une video de haute qualité technique réalisée par Olivier Verger dont il vous faut absolument connaitre l’existence au milieu de la confusion actuelle des esprits. 

 En accord ou pas avec l’auteur, peu importe,   au libre-arbitre de chacun d’en décider. Mais, et le pari n’était pas évident, la preuve est faite et déposée sur le réseau des réseaux, qu’un système des systèmes est pensable, autrement que sur un mode en hors-sol trop étroit, par un tête d’Homo sapiens de 2021. Voici donc : « L’Arbre de vie Cosmique ». 

 François-Marie Michaut


Os court :
«   La durée d’un film devrait être directement liée à la capacité de la vessie humaine. »
Alfred Hitchcock
 
    

  Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1214  8 mars 2021  


                 

05 mars 2021

Information, attention (Exmed)

   Submergés par une montagne de messages dans tous les domaines, ne pas oublier ce que disent les mots est d'une prudence élémentaire. Ainsi en est-il du qualificatif, supposé valorisant,d'information, avec ou sans image.
Informer veut bien dire mettre en forme, ce qui implique que tout informateur, tel un sculpteur, est actionné par l'objectif qu'il cherche. 

   Mais informer signifie également l'action de rendre sans forme.

   Une arme à double tranchant ne se manipule pas sans précaution.

        François-Marie Michaut

Exmed 5-7 mars 2021

02 mars 2021

Présentiel versus virtuel (Exmed)

     Que vaut la télémédecine ? Pour les stratèges en chambre de la gestion des mal nommés déserts médicaux ( quelle vie dans les zones arides), une trouvaille technologique miraculeuse.
 Et pour les utilisateurs, qu’en est-il ? Comment peut naitre et évoluer la si indispensable relation patient médecin dont la spécificité est l’intimité et la non limitation dans le temps ? Comment le «remède médecin» décrit par Balint peut-il se constituer ou se déliter ?
Peut-on vraiment exercer pleinement son métier sans contact direct ?


     Autant de questions qui mériteraient d’être scrupuleusement et objectivement étudiées pour ne pas rester au stade de simples opinions, ou de croyances idéologiques aussi respectables que peu fiables.

François-Marie Michaut
3-4 mars 2021
 

28 février 2021

Bien sûr, il faut en rire (Exmed)

  Que nos hommes publics affichent des allures graves, pour ne pas dire sinistres ! Des populations ayant le moral en berne tant elles sont contraintes méritent autre chose pour aller mieux.

  Alors que diriez-vous d’une bonne pincée de salutaire auto dérision dans ce pays où tout finit par des chansons ?
Jacques Grieu, plume et pinceau associés, s’y attelle. Voici la LEM 1213 : Vive la France COUÉ SOIT LOUÉ.



François-Marie Michaut

1-2 mars 2021

Vive la France
 COUÉ SOIT LOUÉ (LEM 1213)

 



 
À mes enfants, j’ai dit : soyez fiers de la France ;
Sur les cinq continents, admirons sa puissance.
Dans toutes les matières, en toutes circonstances,
Depuis deux millénaires, elle « est » la connaissance.
Tu es terre des arts, des armes et des lois
Pays des Droits de l’Homme et du savoir gaulois,
Qui sur le globe entier a montré tes exploits.
Tu es la référence et tu donnes la voie.
A l’école on apprend qu’on était les meilleurs,
Que le génie français n’a pas d’égal ailleurs.
Et que dans l’hexagone, ingénieurs et savants,
Artistes et philosophes allaient toujours devant.
Que brandissant leur science ainsi qu’un étendard,
Ils éclairaient le monde, le guidant tel un phare.

Construit à Taïwan, mon réveil hollandais,
A une sonnerie aux accents irlandais.
Ce matin ma radio, qu’au Japon on fabrique,
Me servait pour musique, un rap qui vient d’Afrique.
Je tourne le bouton, du Schubert trouve enfin,
Chanté par une Belge  à l’orchestre italien.
Je  « breakfast »  de corn-flakes et d’un peu de soja,
D’une orange espagnole avant l’arabica.
Je le verse en un bol qui est  made in China
En le sucrant d’un miel produit au Canada.
Mon rasoir coréen m’ayant fait la peau lisse,
Dans ma Renault slovène,  j’ouvre ma radio suisse,
Tombe sur Monaco, où les Beattles trépignent.
La covid est partout mais par hasard indigne
Les vaccins sont chinois, russes ou allemands,
 Anglais, américains : Sanofi est absent...
À mes enfants, j’ai dit : soyez fiers de la France ;
Sur les cinq continents, admirons sa puissance.

Depuis la tour Eiffel jusqu’au canal de Suez,
Airbus ou TGV, c’est la touche française.
De Clovis à De Gaulle, à Sully à … Mitterrand,
Avec Napoléon, la France avait son rang.
Les Maurras, les Jaurès, les Barrès, les Briand,
Par leurs belles envolées, montrèrent ses talents
Comme firent avant eux Bossuet ou Talleyrand
Richelieu, Mirabeau, Thiers ou Chateaubriand.
De Bizet à Fauré, Debussy ou Ravel

La musique française eut des œuvres immortelles.
Que dire des Gabin, des Piaf et des Trenet,
Des Delon, des Brassens, des Brel ou des Jouvet !
À mes enfants, j’ai dit : soyez fiers de la France ;
Sur les cinq continents, admirons sa puissance

Au bureau, mon PC qui est  « made in Ireland »
D’invectives en anglais me tance et réprimande.
Et quand sur Internet, spams et virus se lâchent,
Il m’abreuve de  « bogs » ou « deamons »  qui fâchent.
Au self  pour déjeuner, c’est un osso-buco
Arrosé de ketchup sans un cocorico.
Fromage mimolette et glace gelati
Forment ce léger  lunch  avec un vin d’asti.
Alors mon téléphone, un Nokia de Finlande,
Fabriqué en Pologne, avec des piles Allemandes
M’appelle de Belgique où est ma direction,
Pour prendre le « shuttle » dès demain en mission.
Quand je rentre chez moi, un camion Tchèque bloque ;
Son chauffeur est Hongrois mais sa marque  amerloque .
À mes enfants, j’ai dit : soyez fiers de la France ;
Sur les cinq continents, admirons sa puissance.

Ma banque CCF, chez moi, dans mon courrier,
Redit qu’elle est mangée par une HSBC,
Que mes titres Arcelor sont devenus indiens,
Que mes  Eurotunnel  ne se portent pas bien.
Je cours me réfugier dans ma bibliothèque
Où la littérature est restée intrinsèque.
De Marot à Queneau, de Ronsard à Mauriac
De Montaigne à Rousseau, de Racine à Balzac,
Rabelais ou Pascal,  de Musset à Prévert,
Je me repais de Proust et puis passe à Flaubert.
Des vers de Mérimée, je saute à Giraudoux,
Avant de m’apaiser par un Rimbaud bien doux.
J’allume ma télé, une énorme machine,
D’une marque allemande, et qui est faite en Chine.
Au programme, je trouve un film américain,
Des séries autrichiennes, un document indien,
Un texte de Shakespeare, un ténor italien,
Un thriller écossais, un polar brésilien.
J’admire Thalassa qui en Corée s’en va,
Pour visiter Samsung, Daewoo et Kia,
Pour regarder comment nos cargos chez Hyundaï,
Sont construits en neuf mois pour charger à Shangaï.
L’équipage est roumain, le second australien…
Déprimé, je m’endors : un doux songe me vient :


Le Siège de l’ONU trône au quartier Défense,
Et les Jeux Olympiques auront bien lieu en France.
La langue de Molière en ces lieux prestigieux,
Triomphe et se répand parmi tous les milieux.
La coupe America se déroule à Marseille
Où dame CGT fait taire l’appareil.
Nos Universités que tout le monde envie,
Attirent les  cerveaux, les surdoués, les génies.
Budget en excédent, la dette résorbée ;
Bruxelles dit bravo ; nous sommes adoubés.
Si Renault double Ford et Peugeot Toyota,
Le Havre monte en flèche et passe Nagoya.
Chômage disparu; pouvoir d’achat splendide,
Pasteur crée un vaccin  qui tue tous les covid !
La Sécu euphorique, inondée d’excédents
Rembourse les lunettes et même chaque dent.
Nos chères trente-cinq heures en tous les pays plaisent ;
A Trappes, à Bobigny tinte la Marseillaise.
À mes enfants, j’ai dit : soyez fiers de la France ;
Sur les cinq continents, admirons sa puissance.

Mon réveil est brutal quand sonne mon portable.
Le « shuttle » est en grève ! Et ce report m’accable.
Je ne sais  pas pourquoi mon moral tombe en berne :
C’est que, probablement, je ne suis pas moderne.
Je sors donc mon mouchoir d’une veste écossaise ;
Mais l’un est de Hong-Kong, l’autre est taïwanaise.
Un vieil auteur a dit :  Ces choses-là sont rudes ;
Il faut pour les comprendre avoir fait des études .
Mais les études, ici, sont-elles comme il faut ?
Dois-je aller à Séoul, à Oxford, Toronto ?
Une idée, tout à coup : Coué au moins, est Français ?
Celui de la Méthode, un génie, comme on sait.
On pourrait l’exporter, la vendre au monde entier,
Redressant la balance avec ce grand surdoué !
« Bien français », me dit-on. Et donc, c’est l’espérance !
Alors, vive la France ! On a bien de la chance !

À mes enfants, j’ai dit : soyez fiers de la France ;
Sur les cinq continents, admirons sa puissance.
Sur les cinq continents, admirons sa puissance.
Sur les cinq continents, admirons sa puissance …

                       Jacques Grieu

Os court :
«  Ce n’est pas la volonté qui est la faculté première de l’homme, mais l’imagination. »

      Émile Coué ( pharmacien, à Nancy, 1857-1926 )

 

 

Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1213  1er mars 2021  


                             

                                                 

25 février 2021

Un peu plus d'audace SVP (Exmed)


    Pourquoi donc cette tiédeur des esprits pour simplement regarder dans toute son ampleur ce que la réalité sanitaire ( véritable comme phantasmée ) est en train de faire irrémédiablement  périr dans notre environnement vital ? Bien bien au delà de toute maladie.

    Hypothèse subjective : la paresse intellectuelle collective de se contraindre à une lecture systémique du monde qui nous héberge. Et pas éternellement si nous n’allons pas dans un tout autre sens prédisent, non sans preuve objectives,  les esprits écologiques.


François-Marie Michaut
Exmed 26-28 février 2021

23 février 2021

Sombres Lumières ? (Exmed)

  Ce siècle dit des Lumières, celui de la Révolution Française et de ses impressionnantes exportations internationales, mérite-t-il encore la vénération dont l’auréolent nos «influenceurs» les plus audibles ?
La vision de la réalité, libérée des traditions ancestrales transmises par les religions, qui s’est forgée avec enthousiasme à l’ombre des sciences, nous imprègne dès l’école depuis des générations.

   
Tout est-il si lumineux dans ce choix entre ce qui est essentiel, à développer au maximum, et ce qui est dépassé, à mettre aux oubliettes ?
 Il n’est pas impossible, en constatant l’évolution de notre biosphère, que nous ayons jeté le bébé de nos capacités d’adaptation avec l’eau du bain  des Lumières.

François-Marie Michaut
Exmed 22-23 février 2021

21 février 2021

Vue générale (Exmed)

   Ainsi nommait-on, au temps qui n’est plus, les cartes postales photographiques de nos paysages. Question : un médecin pratiquant - ou ayant pratiqué- la médecine générale peut-il avoir une vue de notre avenir commun autre que... générale ? À moins que frappé dans ses neurones par le Covid, ou la sénilité mentale, il ne se prenne pour... un général.

   Voici, soumis à votre vision des choses actuelles, l’atypique LEM 1212 : Et sous les masques ...
Il n’est interdit par l’auteur de manifester sa propre opinion.

François-Marie Michaut

22-23 février 2021

Et sous les masques ... (LEM 1212)



 Qu’il est déjà loin le temps où l’on se querellait comme des chiffonniers  sur le port de la burqa dans les lieux publics. Nous voilà, depuis bientôt un an, et sur contrordre des autorités politiques, tous avec le visage voilé pour entrer en contact,  à plus d’un mètre, avec les autres masqués. Confinement sanitaire oblige, nous martèle-t-on au risque de devenir inaudible à force d’être répétitif.
Expérience inédite, aussi loin que remontent nos souvenirs historiques, de privation générale de contacts sociaux. Incarcération pour tous alors qu’aucune de nos lois fondatrices n’a été violée.
Face à face avec soi-même, ou familial immédiat , durant des mois et des mois (1), cela ne peut que nous marquer au fer rouge. La prise de distance obligatoire, surtout pour nos plus jeunes ou nos plus fragiles, est une épreuve, un manque considérable. Le tous ensemble, en famille, tous les mêmes, entre nous, ceux comme nous, les réseaux de tout poil, nous en avons jadis fait un idéal de vie, un moyen de réussite sociale ou professionnelle. Pour ne pas dire, en paraphrasant Edouard Philippe ferraillant contre le virus, «notre seule boussole». Les grandes écoles, les filières d’enseignement ou professionnelles élitistes, nous en voyons les redoutables retombées dans les décisions qui sont prises en notre nom. Sinistre déconvenue : nous avons été trompés parce que nous nous sommes trompés nous-mêmes.

  Parce que, si nous avons le sentiment d’être contraints à l’immobilité obligatoire par ce que nous avons toujours fait depuis notre lointaine «hominisation», le monde autour de nous que nous avons bâti avant se fissure encore plus vite que ne s’étend le territoire du Coronavirus 2 avec ses variants.  

   Pendant ce temps collectif suspendu, les activités individuelles libérées peuvent retrouver une vigueur inconnue en nous épargnant de multiples obligations de groupe. Les masques ne sont pas tous et toujours inutiles. La floraison de livres écrits et publiés durant la période de confinement est impressionnante. De qualité et d’intérêt fort divers, mais prétendant tous apporter un éclairage particulier et original sur le tohubohu de l’actualité. Du grain à moudre pour des esprits curieux, une opportunité de gain pour des auteurs et ceux qui ont pour métier de les vendre. Car, il n’y a pas que les masques, les gels désinfectants, les tests et les vaccins, les recherches scientifiques, les gadgets numériques qui font l’objet d’un commerce fort couru (2).

   Sous les masques qui musellent si lourdement nos expressions verbales et non verbales, nous vivons dans la solitude le deuil de ce qui a été, et qui ne pourra plus jamais être, parce que nous nous sommes égarés en le construisant au fil des siècles, de nos mains et de nos cerveaux. Jusqu’à ce que la biosphère finisse par nous claquer entre les doigts, et nous tous, vivants parmi les autres vivants en interaction sans fin, ne nous condamnions à disparaitre.
                                         
                                                    François-Marie Michaut

__________

Notes:
 (1) Les ersatz numériques compulsivement surconsommés ne doivent pas faire illusion, ils ne sont pas la réalité. Juste des images très partielles et toujours, à l’image du cerveau de leur concepteur... partiales.

(2) Voici quelques uns des ouvrages fort divers publiés actuellement dont je me suis inspiré pour élaborer ce texte :
- Dominique Aubier : Rebâtir le monde (MLL 2020),
- Boris Cyrulnik : Des âmes et des saisons (Odile Jacob 2021) ,
- Bruno Latour Où suis-je ? Leçons du confinement à l’usage des terrestres ( Les empécheurs de penser en rond 2021),
- Marc Lévy : C’est arrivé la nuit ( Robert Laffont 2020),
- Eric-Emmanuel Schmitt: Paradis perdu (Albin Michel 2021).
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Os court :
«   Nous sommes tous hébétés devant le foisonnement de détails,  d’avis, d’opinions, d’expertises et de spécialités qui émiettent la réalité sous prétexte d’en assumer l’intelligence. Nous ne comprenons plus rien à ce qui se passe, à ce qui se fait. » 
     
Dominique Aubier ( ouvrage cité)


 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1212   22 février 2021   

18 février 2021

Modélisations mathématiques (Exmed)


  C’était inattendu, le cheminement de l’invisible Corona 2 se refuse à obéir. À qui ? Mais aux modèles mathématiques de son flirt avec Homo Sapiens établis par nos savants - c’est indiscutable- et bavards - ça ne l’est pas moins-  experts en maladies infectieuses.

  Rébellion dont il faut établir l’étiologie pour ne pas penser de travers. Et si tout le réel n’était pas réductible en équations dûment chiffrées, comme il semble être admis par les gens instruits depuis des siècles ?
            Hypothèse antiscientifique, antirationnelle, un brin complotiste ? Avant de conclure, regardez donc cette petite vidéo sur... la dynamique du billard explorant les limites du déterminisme classique. Lien
   Plus que jamais, l’expression populaire : c’est du billard devient lourde de sens... caché.

François-Marie Michaut
Exmed 19-21 février 2021

15 février 2021

EMPLACEMENTS (LEM 1211)


« Place pour chaque chose et chaque chose en place »
Est un adage ancien que souvent on ressasse.
C’est qu’il paraît fort sage et « tombant sous le sens »
Mais à bien regarder, on a des réticences ;

Le même mot, suivant qu’on le change de place,
Change de sens aussi et sans qu’il le remplace :
On pourrait adorer toutes les filles belles
Et détester pourtant sa belle-fille frêle.

L’épouse de Untel est une sage-femme
Mais n’est pas femme sage en trompant ce quidam.
A quatre vingt dix ans, j’ai des petits-enfants
Mais plus d’enfants petits et depuis fort longtemps.

On perd, dit-on, sa place, en allant à la chasse ;
En allant à la pêche, est-ce la même impasse ?
Et tel escroc connu qui n’est qu’un triste sire,
N’est pourtant jamais triste et même aima bien rire.

Grand-Maître ou bien grand-croix, grand-duc ou bien grand teint
Sont grands ou bien petits comme tout un chacun.
La place de premier est souvent convoitée
Mais pour certaines listes remplace un dernier...

Ce glorieux combattant qui fut un homme brave
Ne fut pas un brave homme avec tous les bataves…
«  De beaux jours devant soi » ne signifie pas
Que ces jours seront beaux et même loin de là !

Ne laissons pas les mots penser à notre place
Et plaçons les mots bons sans bons mots qui agacent.
Dès qu’une théorie semble se vérifier,
Une autre prend sa place et va tout modifier.

Il y a d’autres mots qui aiment s’égarer
Et n’en font qu’à leur tête en allant s’accoupler :
L’ongle avec le rubis, le poil avec la main
Le chèque avec le bois, le fusil et le chien...


Les fourmis dans les jambes et les pieds dans le plat,
Le vélo dans la tête ou la gorge avec chat,
Devraient mettre pourtant, une puce à l’oreille...
Leur place est ajustée pour que l’on s’émerveille.

Peut-être, au fond, la mort n’est qu’échange de place ?
D’ailleurs, « place du mort », expression d’une angoisse,
Se révèle parfois, être bien salvatrice.
Le destin n’est souvent que question de caprice.

C’est en tant qu’écrivain, que, soudain, j’ai un doute :
Fatiguer le lecteur est ce que je redoute,
Et se mettre à sa place doit être mon credo.
Mais en changeant de place, à quoi riment mes mots ?

                                         Jacques Grieu
 
 

Os court :
«   Si ma tante en avait on l’appellerait mon oncle, et si mon oncle en était, on l’appellerait ma tante. En tout bien tout honneur, naturellement. Poil aux organes de remplacement. » 
     
Pierre Dac (  André Isaac 1893-1975)

 Lettre d'Expression médicale 

 
LEM n° 1211   15 février 2021   


                           

                                               


14 février 2021

Overdose de chiffres (Exmed)


   Drapeau blanc. Nos têtes farcies de chiffres en guise d’informations se voulant «objectives» ou même «scientifiques» n’en peuvent plus. 
    Pour tenter une modeste cure de désintoxication, quoi de mieux que d’aller titiller toutes ces lettres qui jouent entre elles pour former des mots ? Et les mots eux-mêmes ne manquent pas de chahuter entre eux.


 La récréation sonne:  EMPLACEMENTS de Jacques Grieu, la LEM 1211, sans ordonnance médicale,  attend votre visite.


François-Marie Michaut

Exmed 15-16 février 2021

12 février 2021

Vie russe, virus (Exmed)

    
L’annonce du lancement de Sputnik V ( v et pas 5 ) a laissé nos experts sceptiques. Un vaccin classique par adénovirus recombinant, et non inédit dans son principe comme ses concurrents occidentaux à ARN messager.  Son point fort mondial ? Sa présentation sous forme lyophylisée ne nécessitant aucune installation frigorifique pour l’utiliser.

  

  Parole d’un médecin de brousse ayant utilisé avec succès contre une épidémie de variole en 1967 au Tchad le vaccin de l’Institut Pourquier de Montpellier ( aucun lien d’intérêt ).

François-Marie Michaut

12-14 février 2021

10 février 2021

Simple hasard ? (Exmed)

    Nous voici, depuis de nombreux mois, pris à témoin d’une avalanche de révélations sur d’insupportables comportements à forte connotation sexuelle. Les psychiatres du siècle dernier estimaient que cela était du domaine de leur discipline. Ainsi Henri Ey développe dans son Manuel de psychiatrie ( 4ème édition, 1974, page 376) un chapitre intitulé : Les perversions sexuelles où figurent parmi bien d’autres l’homosexualité et l’autoérotisme.
Le discours médical s’est depuis déclaré incompétent : il n’a plus rien à dire. Cette déferlante nous laisse privés de toute clé de lecture venant des sphères scientifiques.
   En particulier avec la «coïncidence» de la grande perturbation vitale  planétaire du moment. Trop souvent ratatinée à un simple événement sanitaire sans frontière.

François-Marie Michaut

Exmed 10-12 février 2021

07 février 2021

κῥισις, qu’est-ce à dire ? (LEM 1210)

                                                        
   La crise, on ne cesse d’en parler entre nous  depuis de longs mois sur tous les continents. Comme si nous entendions exactement la même chose avec ce mot. De strictement sanitaire au début, elle contamine inexorablement en tache d’huile, toutes nos activités humaines au point de mériter la qualification très lourde de crise de civilisation. 
Est-on bien certains de ce que sous-entend le terme de crise ? Le dictionnaire Robert précise : « 1- Manifestation brutale d'une maladie ou aggravation brusque d'un état chronique. 2. Manifestation soudaine et violente (d'émotions).Crise de fou rire, de colère. 3 -  Malaise profond causé par des transformations psychologiques ou physiologiques.Traverser une période de crise. 4. Phase grave dans une évolution» . Quel peut bien être le point commun à ces quatre entrées ? Cela ne saute pas aux yeux.

  Sur un site se disant médical, rien de scandaleux à convoquer à la barre le père Hippocrate lui-même. Et par respect pour lui, dans sa propre langue. Notre crise vient du mot  grec κῥισις (crisis). Cela m’a bien surpris, je l’avoue,  ça veut dire: jugement. Porter un diagnostic en parlant de crise serait alors formuler un jugement. Bigre, c’est du lourd, pour parler familièrement. Dès que quelqu’un prononce le mot de crise, il proférerait un diagnostic. C’est à dire, pardon de jouer encore au cuistre : c’est une fois de plus venu du grec, connaitre à travers, sous entendu, ce qu’on perçoit. Que l’observation clinique d’un malade fasse reconnaitre un état convulsif ou une inflammation aigüe d’un gros orteil, les grecs anciens savaient qu’il s’agissait d’un épisode temporaire avant le retour à la situation précédente (1)  dans la vie d’un sujet. La crise est brutale, spectaculaire et temporaire (2). C’est une sorte d’accident dans le cycle d’une vie avec, souvent, la connotation de réversibilité.

  La grande difficulté que nous éprouvons collectivement est de pouvoir penser globalement ( René Dubos, l’inventeur des sulfamides) la situation de notre humanité. Il est souvent dit ici, sans avoir la certitude d’être compréhensible, systémique.La crise sanitaire, comme on dit, n’a joué qu’un rôle de détonateur. Illusion alors de tout régler en désamorçant au plus vite cette mise à feu. Toutes les sciences, depuis des siècles, n’ont cessé, chacune dans leur strict domaine, de faire un inventaire des extraordinaires cycles rythmant tout ce qui est vivant en nous, comme autour de nous. Chaque cycle de son début à sa fin obéit à un déroulement immuable, comme si dame Nature ne connaissait pas la marche arrière, ou quelque «comme avant» que ce soit. Le problème avec la merveilleuse, et indispensable, connaissance scientifique est celui de son cloisonnement, des limites qu’elle s’impose à elle-même. Quand cette connaissance scientifique - aucunement remise en cause ici - est considérée comme la seule connaissance nécessaire et suffisante capable de juger de ce qui est réel et ce qui n’est qu’illusoire, nous sommes dans le domaine de la croyance (3).

    Une question embarrassante jaillit. Tous ces cycles multiples que les sciences explorent au mieux de leurs capacités d’observation et de mesure, il ne peuvent qu’interférer entre eux.  Chaque cycle obéit-t-il à un modèle unique, le hasard (4) ou la mystérieuse mécanique darwinienne se chargeant de le faire fonctionner en harmonie avec tous les autres ? Ou bien, et cela fait grincer bien des dents matérialistes,  sous couvert ou non de laïcité, faut-il ne pas jeter à la poubelle l’éventualité qu’il existe un modèle des modèles. Autrement dit, un modèle absolu. Absolu, un mot au parfum dictatorial qui répand la terreur dans notre modernité.
 Certains esprits, et non des moindres, se sont de tout temps et jusqu’à nos jours, posé la question. Qui les a écoutés ? Alors si la crise du moment est bien un tribunal de notre civilisation toute entière, toutes les parties, sans aucune exception, doivent être entendues pour qu’en sorte un jugement nous indiquant pourquoi, sur quelles valeurs et comment construire notre avenir à tous. 

      Pas reconstruire, construire ce qui n’a jamais encore été construit parce que nous étions, sans en avoir pris clairement conscience, sur une voie sans issue.

                                       François-Marie Michaut
  
_______________________________

Notes :



(1) Le mot de santé est évité ici. La définition paradisiaque servant de fondation à l’OMS depuis 1946 brouille trop toute réalité crédible en 2021.

(2) Le modèle le plus connu est celui de la crise d’épilepsie généralisée, jadis qualifiée de haut mal.



(3) Croire est une des capacités essentielles de notre cerveau humain. À ce titre, cela ne peut faire l’objet d’aucun rejet a priori.



(4) Une façon habituelle de camoufler notre ignorance de l’enchainement des réalités, sciences comprises. Le hasard est la francisation du jeu de dés arabe. En langue vulgaire le «au pif» s’en rapproche.


Os court :
«  La crise n’est pas comme une maladie dont on ne peut pas sortir : elle est comme une sorte de nouvelle naissance ! » 


Pierre Mauroy ( homme politique français, Lille 1983)

                                                                              

 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1210   7 février 2021   

Quelle culbute ! (Exmed)


  On en reste sur son cul quand on bute, dit ce titre. Quand un bien modeste coronavirus devient le grain de sable d’un système de civilisation planétaire qui ne fut jamais atteint, comment rester muet ? Sans sombrer pour autant dans quelque conspirationnisme que ce soit.

  On parie ? 
Rendez-vous alors sur la LEM 1210 « κῥισις, qu’est-ce à dire ? » 
Votre jugement à vous, parce qu’il est un acte unique de pensée, est de haute importance.


François-Marie Michaut

8-9 février 2021

04 février 2021

Des plans aux plants (Exmed)


             Le président Macron, après bien d’autres avant lui, annonce un grand plan pour lutter contre le cancer, comme disent les non soignants. Décennal, s’il vous plait, et claironnant un budget ronflant pour tout citoyen ordinaire. Un plan, cela nait dans la tête d’une armée de techniciens experts de petit champ de compétence. Non pas du futur, ni même du présent ( c’est trop tôt), mais bien du passé. 

   La pensée systémique qui en donnerait une vision générale n’est pas perceptible sous l’inventaire des objectifs concrets à atteindre, de préférence chiffrés.
      Un univers sépare ces plans purement technocratiques, donc deshumanisés, de la réalité biologique des vivants.
    Les végétaux nous font la leçon : entre les plans de vos cerveaux et les plants dont résulte toute notre vie, orgueilleux humains, prenez-en de la graine. Vous dites si bien : laisser en plan...

François-Marie Michaut

5-7 février 2020

02 février 2021

Pour briller en société (Exmed)

 
   Piqué, ou pas piqué, telle est la question shakespearienne du moment. Priorité aux vieux noblement proclamée, personne ne moufte... publiquement. Mais connaissons-nous tous l’immunosénescence ? Ce brave Wiki vole à notre secours : « L’Immunosénescence est le phénomène de perte marquée d'efficacité du système immunitaire ( immunité innée et/ou acquise) , induite par le vieillissement de l'individu (chez l'homme ou d'autres espèces)».

   Vaccin antigrippe, chiffre généralement retenu : 80% d’efficacité chez les jeunes, moins de 45% pour les plus de 75 ans.
    

   Merci à Luc Perino et à son remarquable blog qui a soulevé ce lièvre quelque peu embarrassant pour les stratèges politico-sanitaires.


François-Marie Michaut
3-4 février 2021

31 janvier 2021

TAUX OU TARE (LEM 1209)

                       
La pandémie sévit et met à la torture
Les gens, les politiques et tous ceux qui l’endurent.
Faut-il un couvre-feu ? Un peu tôt ? Pas trop tard ?
Pire, un confinement… arrivant en retard ?
Le peuple est abattu ; c’est la mort des fêtards,
Des restos, des cafés qu’on a mis au rancard.
Les taux des infectés, des morts, des contagieux
Egrènent un bilan que l’on sent désastreux.

Je me lève trop tard : les censeurs ont raison ;
Mais c’est l’étau des tares ! C’est l’effet polochon !
Tôt de cholestérol ? Tare de l’édredon ?
Mais pourtant je n’ai rien du lent colimaçon !
Si je prends du retard, c’est que c’est ma façon,
De peser tard et tôt pour mûres réflexions.
Mes idées, en balance, on les pèse sans tare ;
Leur taux d’erreurs est bas, sans être trop… vantard.

En retard ? Ah, mais non ! C’est un peu court,  pendards :
On pourrait dire aussi, bien des tares, sans fard ;
Par exemple, tenez : il est minuit, Schweitzer !
 C’est trop tard ou trop tôt, c’est l’heure mensongère …
S’il n’est jamais plus tard que ce fameux minuit,
C’est trop tôt pour demain, trop tard pour aujourd’hui…
C’est toujours l’impatient qui arrive en retard,
Dont le taux d’accidents en fait un faux fêtard.

Si se coucher tard nuit,  méfions nous des nuits brèves,
C’est que les levers tard, sont très bons pour les rêves.
« Mourir jeune et sans tare » ?  Mais le plus tard possible :
« Mieux  vaut jamais que tard » est alors notre cible.
C’est toujours bien trop tôt qu’apparaît le « plus tard ».
Le poids de mes propos tient compte de ces tares.
Les grasses matinées font des soirées tardives.
Par les voies du « plus tard », à  « jamais »  on arrive !


« Je suis venu trop tard dans un siècle trop vieux »
A dit un grand génie au caractère anxieux.
Dans ce siècle trop jeune, est-ce moi le gâteux ?
Pouvoir être en retard est un plaisir des dieux !
L’avenir est trop tard et le présent trop tôt.  
Trop tard est le salaire et trop taux est l’impôt.
Covid ou pas covid, écoutons nos guitares ;
Et le doux lever tard est le meilleur nectar.
 
                                       Jacques Grieu
                        
Os court :
«   Je pense qu’il faut revenir aux fondamentaux de l’humanisme, aussi bête  que cela puisse paraitre. Je crois que si on en revenait à cette vision du monde, les choses pourraient avancer beaucoup plus. »
                                 
Pierre Bénichou ( journaliste, 2015)

Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1208   1er février 2021   

NON-LIEU (LEM 1223)

Ici n’est pas le lieu de prêcher la morale Mais plutôt de jouer en citant les… annales. Le poète est un peintre et «sent» au lieu de «voir» ...