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30 août 2020

Si on avait su (Exmed)

 
Combien de fois revient cette phrase dans nos ruminations intimes ! Rebâtir le présent comme si nous avions eu le don magique de connaître le futur. Et de savoir en tenir compte pour agir comme il faut. La médecine, qu’elle soit celle des médicaments ou celle de nos approches relationnelles, ne s’interesse pas à ce type de compréhension de notre vie.
   Alors plongeons sans état d’âme, et sans attendre la moindre recette de cuisine, dans la LEM 1186 REGRETTITUDES ? de Jacques Grieu.

François-Marie Michaut
31 août- 1 septembre  2020

REGRETTITUDES ? (LEM 1186)

Regrets ou bien remords ? Vaine interrogation ?
Plus souvent qu’on ne croit, on pose la question.
On peut fort bien avoir des regrets sans remords ;
L’inverse n’est pas vrai, ceux qui le disent ont tort.

D’avoir manqué tel film, je le regretterai
Mais c’est sans un remord que je m’en passerai.
J’ai regret d’annoncer le décès d’un ami :
Mais que font les remords dans cette phrase-ci ?

Mieux valent les remords d’avoir grugé untel,
Que des regrets tardifs de l’avoir mis en selle.
Ce n’est pas sans regrets que nous perdons nos vices,
Que ce soit volontaire ou imposé d’office.

La vie est parsemée de pourquoi et comment :
Ce sont bien les seconds les plus intéressants !
Sans regrets on renonce à trouver les premiers,
Et c’est sans un remord qu’on vise les derniers.

Le bienfait consenti un peu étourdiment,
Est souvent regrettable au bout de quelque temps.
Alors que le méfait commis bien posément,
Ne fait aucun remord à son bon artisan.

Vieillir, c’est régresser un peu sur tous les plans
Sauf celui des regrets qui vogue, au fil des ans.
On passe tant de temps à regretter nos faits,
Qu’on n’en a plus assez pour regrets de projets…

Qu’est-ce qu’un souvenir, si ce n’est un bouquet
Plein de fleurs qu’on arrose aux larmes des regrets ?
Pour certains, il s’agit de grands regrets sereins ;
Pour d’autres c’est d’aigreurs, de tourments, de chagrins.

Quand est-on vraiment vieux ? Comment le vérifier ?
C’est quand, au lieu des rêves, on n’a plus que regrets ?
De la vie qu’on a eue, en a-t-on des remords ?
Le regret de la vie : est-ce cela, la mort ?
  

                                     Jacques Grieu

Os court :
«  Un financier, ça n’a jamais de remord. Même pas de regrets. Tout simplement, la pétoche. »

Michel Audiard


 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1186   31 août 2020
https://www.exmed.org/archives20/circu1186.html

 

 

28 août 2020

Les jetables réutilisés (Exmed)


  Masque obligatoire dans l’espace public sous peine d’amende est notre quotidien. La tentation est grande pour ceux qui ne peuvent subvenir à cette dépense, à renouveler toutes les 4 heures, disent les experts. Surtout quand les nez sont nombreux dans la famille et que les 135 euros risqués par tête en cas de contrôle sont une menace financière lourde, il faut trouver une issue de secours.

 La réutilisation jusqu’à l’usure des fameux masques chirurgicaux à usage unique.

  Garder en mémoire comment le virus HIV, par pauvreté, se répandit dans les populations en Afrique quand furent réutilisés sans stérilisation possible les seringues et aiguilles à usage unique.
François-Marie Michaut
28-30 août 2020

26 août 2020

Relancer quoi ? (Exmed)

   
Un plan gouvernemental de relance de la machine économique grippée par notre stratégie antivirale nous est annoncé. Que faut-il relancer ? Pourquoi faut-il relancer ? Comment faut-il relancer ? 

  Curiosité malsaine ou pathologie de la confiance à accorder à nos décisionnaires, c’est possible.
Un système d’échanges planétaires se faisant mettre à genoux par un modeste virus voyageur. 

  Relancer son fonctionnement comme avant sans tenir compte de sa fragilité de verre pour l’avenir de chacun de nous, quel jeu dangereux.


François-Marie Michaut
26-27 août 2020

23 août 2020

Écrit de crise sanitaire (LEM 1185)

 
   Profiter de l’arrêt imposé des activités habituelles par l’obligation légale du confinement (1) pour écrire librement chez soi est une bonne idée. Ainsi vient de le faire Etienne Klein (2) avec «Le goût du vrai» ( Tracts Gallimard, juillet 2020, 56 pages, 3,90€).
  La vérité dans l’aventure commune que nous impose de vivre l’irruption impromptue chez l’homme du virus corona, baptisé en anglais pour son impact respiratoire SARS-CoV-2  ? Le moins qu’on puisse dire est qu’elle semble être la grande absente des innombrables élucubrations qu’elle fait naître et auxquels nos diffuseurs numériques assurent une propagation . Nos branchés ne peuvent la dire, abus des mots à la mode, que... virale.
   Submergés, plongés dans un bain de méfiance généralisé, maintenus dans un climat de peur de lendemains sans aucune certitude, nous errons. Impossible de se construire,  pour avoir un horizon vivable, un récit personnel du Covid19. Les briques sont trop disparates. Sauf à verser dans une violente attitude de rejet de tout, et plus grave encore, de tous. Certains n’y échappent pas, et toutes les tentatives se voulant pédagogiques (3) ne peuvent que grossir leurs rangs.

    Klein, en bon élève académique, pose la question de la possibilité de la vérité dans toute démarche scientifique. Même si cette vérité ressemble à l’Arlésienne, cela ne veut pas dire qu’elle n’est pas toujours en point de mire. Les références bien choisies ne manquent pas d’intérêt. Avec une tendance forte à vouloir défendre la prédominance de l’empire scientifique sur tout autre savoir. Je ne cache pas que ma préférence va à la très subtile citation plantée en exergue initiale de Franz Kafka : « Il est difficile de dire la vérité, car il n’y en a qu’une, mais elle est vivante, et a par conséquent un visage changeant.»

   L’auteur de l’ouvrage nous conjure d’être attentifs. Pour lui la science ne doit pas être considérée comme un bloc monolithique (4) mais comme le produit de l’empilement des productions de chacune des disciplines utilisant les mêmes méthodologies de cheminement. Un parfum de pluridisciplinarité. Parler au nom de LA science n’a aucun sens. Rejeter la science parce qu’elle ne sait pas tout de suite et ne peut pas se passer de la lenteur de son processus de perception et de vérification minutieuse des réalités est ne rien comprendre à rien.

    Redonner son droit d’existence à l’exercice personnel du plaisir de chercher à comprendre est une idée généreuse. Bien entendu, elle se heurte à tous les pouvoirs en place, le politique en tête, qui savent bien que leur existence est liée à la possession d’un savoir que les autres n’ont pas. Les mécanismes d’infantilisation des esprits et des comportements des citoyens n’échappent pas aux yeux des observateurs attentifs.

    Cependant, notre ami Klein laisse planer un doute sérieux dans son plaidoyer pour le plaisir de savoir (5). Il est possible de le formuler  de la façon suivante.
 Existe-t-il un autre type de vérité accessible à notre intelligence humaine que celui après lequel courent tous les travaux scientifiques ? Toutes nos cultures ayant su de tout temps faire prospérer leurs expressions du domaine des arts, de l’esprit, de la spiritualité, sont unanimes. La vérité accessible aux cerveaux d’Homo Sapiens sapiens est beaucoup plus large et plus vaste que les seuls sujets qu’étudient, avec talent depuis assez peu de siècles, les méthodes scientifiques les plus sophistiquées qui soient.
Vous ne trouvez pas étrange que ce soit un écrivain, issu, c’est à noter, de la tradition hébraïque,  cité au début de ces lignes qui puisse se permettre ce : « Il est difficile de dire la vérité, car il n’y en qu’une, mais elle est vivante...»  Une vérité unique, vivante et difficile à dire : peut-on rêver d’un programme plus enthousiasmant et plus exigeant pour bâtir un  avenir qui tienne la route de l’évolution vitale du réel ?
Si la crise sanitaire a laissé le loisir à quelques uns de mener leur réflexion personnelle, elle n’est pas totalement inutile. Les idées, quand elles sont dans l’air du temps, se propagent tellement plus vite et plus loin que nous ne pouvons l’imaginer (6).

   Que soient remerciés tous ceux qui y apportent, souvent dans l’ombre et en total altruisme,  leur contribution intelligente. Leur importance n’est justement pas proportionnelle à leur nombre, qu’on se le dise.
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Notes :

(1) Curieusement, le dispositif de santé adopté a repris en France pratiquement toutes les idées d’Adrien Proust, hygiéniste parisien très renommé de la fin du XIXème siècle. Avec ce qu’il nommait tout de go, son fils Marcel s’il l’entendît dût en blêmir : la séquestration de la population.



(2) L’auteur, ingénieur centralien, est philosophe des sciences, directeur de recherche au commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, producteur de l’émission de France Culture « La conversation scientifique».



(3) La répétition pluriquotidienne sur tous les médias d’un spot ministériel menaçant dit de prévention de la maladie, de pure propagande, ne peut que contribuer à maintenir un climat général anxiogène. Effet iatrogène peu glorieux. Cela ne peut que nuire à la santé mentale, sociale et culturelle de la population.


(4) Le positivisme d’Auguste Comte est bien allé jusqu’à la constitution d’une religion avec ses temples, son clergé et ses rites que se voulait unique et définitive.


(5) Il y a déjà 7 ans, un livre d’un biologiste renommé avait lucidement tiré la sonnette d’alarme.  Présentation : F-M Michaut LEM 833
                                            
(6) Une preuve objective de cette affirmation sur les idées «dans l’air du temps». Pour être enregistrés, et d’où qu’ils viennent les brevets d’invention doivent être datés à la minute près. Les coïncidences ne sont pas rares. Cf la synthèse de l’aspirine en Allemagne et en France.

 
 François-Marie Michaut
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Os court :


   « Certaines vérités ne nous paraissent invraisemblables que, tout simplement, parce que notre connaissance ne les atteint pas. »


Amadou Hampatê Bâ

 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1185   24 août 2020


Autour du vrai (Exmed)

 
   Pas facile, au milieu du flot des info-déformations numériques sans frontière de l’actualité de pouvoir s’appuyer sur une réalité méritant notre confiance. Au grand dam de l’aura de nos dirigeants.

    La parole de ceux qui se donnent la peine d’écrire pour exprimer une pensée élaborée, et non pour épancher leurs seules émotions, ou manipuler les opinions, mérite d’être prise en compte. Et commentée, comme il est habituel de le faire dans les congrès scientifiques et les revues savantes.

   Voici donc, en prise avec l’actualité de chacun,  la LEM 1185 Écrit de crise sanitaire.
   Bonne lecture, à commenter sans modération pour pasticher nos poussifs préventologues zélés.

François-Marie Michaut
24-25 août 2020

20 août 2020

La vie continue (Exmed)

      Peu à peu progresse dans le public non médical l’idée qu’un virus fasse partie de notre environnement normal, de notre sphère écologique. Dit en  jargon de médecin, la pandémie se transforme en endémie, et il est indispensable, pour qui ne veut pas mourir stupidement des conséquences d’un stress chronique entretenu par des puissances en perte de pouvoir, de secouer le climat d’infantilisation où nous nous maintenons enfermés. A défaut de pouvoir lutter contre afin de s’en glorifier, une seule stratégie. Le vivre avec, l’adaptation à une réalité qui ne connait que la loi de l’évolution.

   Rien n’est fixe, tout bouge sans cesse. 
Serions-nous plus stupides que les végétaux ou tous les micro-organismes à qui nous avons biendu mal à accorder une conscience ? 

      Les paris sont ouverts. Même si, incapables de comprendre ce qui arrive,  nous avons tout à y perdre.

François-Marie Michaut
20-22 août 2020

17 août 2020

Chiffraddiction (Exmed)

 
     Panique à bord, Covid, canicule ou catastrophe, les chiffres dont on nous rebat les oreilles sur les écrans à propos de tout et de n’importe quoi ne sont pas anodins pour nos cerveaux humains. Leur froideur apparente, leur réputation d’exactitude, de perfection dans la précision, en un mot leur parfum d’objectivité scientifique ne doit pas faire conclure à leur absence d’effet secondaire pourissant sans cesse notre humeur et la tonalité émotionnelle générale de notre société.
     Faut-il répéter comme un perroquet que, sauf pour les cultures ayant cultivé la numérologie, l’hébraïque en tête, un chiffre à lui seul n’est jamais une réalité ? 
 
     Qu’il ne peut prendre son sens que quand il est expliqué, commenté et... critiqué comme ne cessent de le faire tous les hommes de connaissance ?

François-Marie Michaut
18-19 août 2020

15 août 2020

Vers l’info automatique (Exmed)


   Juste une piste pour nos merveilleux inventeurs de machines robotiques en mal d’idées novatrices pour améliorer définitivement notre vie.
 Jacques Grieu, bravant les obstacles du moment, est descendu dans son atelier désinfecté et climatisé comme il se doit.
Voici le résultat solidement illustré. LA MACHINE, LEM 1184
À vos opinions, commentaires, critiques et suggestions.


François-Marie Michaut

15-17 août 2020

LA MACHINE (LEM 1184)


 LA MACHINE

                     Jacques Grieu


                                        (toile de l’auteur)

Notre époque « évoluée » veut du renseignement ;
C’est là notre pâtée, notre doux aliment.
Chaque jour, il nous faut la dose-information :
On se sent déficient, les jours sans sa ration.

Comme pour les cocktails, avec les petits fours,
L’info a ses traiteurs cuisinant le discours.
Ce serait imprudent de nous la livrer brute
Et mille spécialistes la traitent et la charcutent.

Cependant, Ô, merveille, une immense invention
En fixera bientôt l’automatisation.
Pour bien traiter l’info, voici donc la « Machine »
Qui est, évidemment, conçue et faite en Chine...
 
Toute hydropneumatique, elle est sans pollution.
Les nouvelles au rebut, mises en décantation,
Massèrent dans des cuves pour leur fermentation
Et ré-utilisées après transformation.

Tout est ré-injecté dans la circulation :
Pas de reste ou rejet : tout repart, tout est bon.
On y déverse en vrac la moindre info notable
Et ce qui en ressort devient indiscutable.

Terminés fakenews et autres boniments
Pollués de propagande et d’endoctrinements.
Enfin, un bel outil pour tous les journalistes
Et pour tout démocrate un progrès de puriste !

Heureux sont les médias, les hommes politiques
Qui pourront désormais, avec un simple « clic »,
Informer le bon peuple avec la certitude
De livrer du solide en toute quiétude.

A l’heure où tout se fait à coup de robotique,
Il était temps d’avoir l’info automatique.
Tout y est ausculté, vérifié, soupesé :
La Machine nous rend la pure Vérité !

                            
 
Os court :

« Être informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles. »

Georges Bernanos 

Lettre d'Expression médicale

 
LEM n° 1184   17 août 2020
https://www.exmed.org/archives20/circu1184.html


11 août 2020

Acted, Loi de 1901 ? (Exmed)

   
Massacre insoutenable de jeunes humanitaires et de leurs guides au Niger, l’émotion est vive. Internet montre que l’ONG parisienne pour qui ils travaillaient est une multinationale existant dans 37 pays et employant 6000 salariés. L’évolution de ce qui est nommé l’humanitaire vers des puissances tentaculaires d’intervention aux motivations et aux moyens manquant de clarté dans leur formulation ne dépasse-t-elle pas les limites de s’associer entre eux qui a été octroyée aux citoyens de France en 1901, le précieux droit d’association ? Avec son corrolaire impératif de ne générer aucun intérêt matériel pour les associés. 

  La question est posée, les réponses viendront quand le temps sera venu.

François-Marie Michaut

12-14 août 2020

09 août 2020

Prévention, parlons-en (LEM 1183)

 

  La canicule en cours n’est pas un alibi pour laisser refroidir le fer de l’actualité pandémique. Il n’est pas question ici, faute de compétence, de porter quelque jugement que ce soit sur les décisions  techniques qui ont été, et sont, menées pour notre population toute entière. Les discussions sur leur pertinence vont bon train, et ne sont pas près de s’achever. Et tant mieux, la connaissance ne sait pas progresser autrement, même si cela navre ceux qui ne peuvent se nourrir que de certitudes bien solides.

   Mais, au delà de cette effervescence de surface, médiatiquement survoltée dans ses expressions, qu’est-ce que c’est que cet étendard de la prévention derrière lequel nous sommes tous censés marcher au pas ? Faut-il remonter avec les Grecs jusqu’aux deux filles Panacée et Hygie du dieu Esculape pour comprendre ? Dédaigneux de la mythologie, interrogeons la cité médicale moderne. Un jour Louis Pasteur vint. La médecine commença par le prendre en grippe ce chimiste se mêlant de maladies (1). Les microbes gagnèrent, avant de perdre sévèrement la partie. Dans leur sillage naquit une discipline médicale majeure et prestigieuse: l’hygiène. L’hygiénisme était né, sur fond général d’alcoolisme et de tuberculose. L’eugénisme fut sa cousine sulfureuse.

Un nom célèbre eut même droit à des obsèques nationales à Paris en 1903. Celui de Proust.  Adrien de son prénom, le père quasiment oublié de Marcel l’intemporel. Nous sommes là en pleine pensée rationnaliste au fonctionnement ne reconnaissant que la causalité linéaire (2).
La parenté de l’hygiénisme avec le purinanisme de la culture anglosaxonne séparant les choses entre le pur et l’impur, a poussé les esprits au concept de prévention. Pré voir pour pouvoir prévenir. Mais le préjugé est si proche du pré jugé, qu’il faut faire intervenir Dame Science pour ne pas se faire larguer par les technosciences galopantes. Car, c’est peu connu, est née une discipline scientique spécifique s’occupant de la prévention de tous les dangers qui menancent l’homme et sa planète. Elle a pour nom, depuis 1987 de cindynique.

Savoir ce que nous faisons, pourquoi,  comment et quand nous le faisons, en médecine comme dans toutes nos activités humaines avec la plus grande rigueur possible est-il un objectif dépassant nos potentialités intellectuelles ? Ce questionnement peut sembler abrupt, je le reconnais. Mais, faute d’oser le prendre de front, avons-nous le droit de parler de santé, ou d’écologie, de politique, d’économie ou d’avenir de la planète si nous n’avons pas un minimum de langage commun compréhensible et admissible par le plus grand nombre ?

  En guise de point d’orgue, il serait sain de ne pas oublier que le mot prévention veut aussi dire un sentiment spontané de rejet ou d’acceptation d’une personne ou d’une idée.
          François-Marie Michaut
Notes :
(1) Je voue une énorme admiration  à  Jacques-Joseph Grancher qui, Pasteur n’étant pas médecin, fit le geste d’inoculer le premier vaccin contre la rage humaine à un jeune garçon contaminé.

(2) Michaut F-M «Causalité linéaire, circulaire ou «hélicoïdale» LEM 1081



(3) Les mots de la langue française sont doués d’un génie propre remarquable dont il serait stupide de se passer.

Os court :

«  De la prévention il faut qu’on se défie, tant que d’un jugement elle n’est pas suivie. » 
 
 Publilius Syrus (esclave affranchi et poète latin -85-43? )


 Lettre d'Expression médicale

 
LEM n° 1183   10 août 2020
https://www.exmed.org/archives20/circu1183.html


Dans la roue de Pierre Dac (Exmed)

   Qui mieux qu’un humoriste et un  amuseur peut inviter à se pencher sur des choses vraiment sérieuses ?
Le message de départ qu’il signe est le suivant : La prévision est difficile surtout lorsqu'elle concerne l'avenir.

   Si vous n’êtes pas épuisé, rendez-vous à la LEM 1183 : Prévention, parlons-en .

 François-Marie Michaut

10-11 août 2020

06 août 2020

Les livres pour vivre (Exmed)


   Les éditeurs et distributeurs de livres en France constatent, après une période de sidération de leurs ventes entre mi-mars et mi-mai 2020, un rebond totalement imprévu des achats depuis le déconfinement. Source Le Monde 6 août 2020. Les réseaux sociaux, les sites internet et les écrans de télévision n’ont pas comblé les besoins d’enrichir son esprit avec des écrits élaborés permettant une lecture à son rythme personnel.

   
 Automédication spontanée d’un peuple entier condamné au huis-clos domestique ? Pourquoi pas ? 


François-Marie Michaut

CO du 7-9 août 2020

04 août 2020

Les virus meurent-ils ? (Exmed)

 La préconisation massive de mesures dites «barrières» quand ce n’est pas monsieur Macron qui affirme que notre pays est en guerre, l’usage massif du terme d’éradication par des organismes comme l’OMS semblent tenir pour acquis que les virus meurent.

   La communauté scientifique n’a pas encore réussi à déterminer si les virus doivent être considérés comme faisant ou non partie du règne des vivants. Une simple molécule d’ADN ou d’ARN entourée d’une capsule qui ne peut se multiplier qu’en parasitant une cellule. Que deviennent ces informations codantes quand elles sont comme en sommeil ?  Comment et par quel mécanisme sont-elles apparues ? Peuvent-elles seulement ne plus être ou demeurer ?


    La liste des interrogations est énorme. Inquiétante pour les amateurs de certitudes rassurantes, passionnante pour ceux qui peuvent constater que nous ne savons pas tout et que nous ne pouvons pas agir avec intelligence si nous ne passons pas notre vie à chercher.

       Si l’on pouvait dès l’école apprendre à se méfier comme de la peste des grandes gueules ayant réponse à tout !

5-6 août 2020

02 août 2020

AVANCEMENTS (LEM 1182)



Se tromper est permis. Si on le sait d’avance,
Alors c’est interdit et produit la méfiance.
Si l’avance est très saine, elle est souvent perfide : 
L’esprit trop avancé peut tomber dans le vide.

Remettre au lendemain ce que l’on devrait faire
En évitant l’avance, est chose salutaire.
Si j’ai beaucoup d’idées que les autres n’ont pas,
C’est qu’ils sont en retard , pas d’avance à mon cas.

À l’heure, au bureau, il y a déficience :
Le boss est en retard si vous êtes en avance,
Et arrive en avance où vous êtes en retard.
Et si l’on revenait à des heures standard ?

Sur leur temps, en avance, on voit de grands esprits,
Lancer des avancées qui chassent  les myopies.
Mais si la roue avance, au centre rien n’agit.
L’avance est relative à qui est averti.

La plume est cane blanche au poète avançant
Avec elle, il tâtonne à l’aveugle, en rimant.
Son lecteur, lui aussi, interprète et déduit
Et de l’avance prend sur la phrase qu’il lit.

Le pire des retards est celui que l’on prend
Quand on se croit « d’avance » et qu’on prend tout son temps.
Mieux vaut, dans la pagaille, avancer à coup sûr
Que piétiner dans l’ordre et percuter le mur.

Toujours plus on avance et plus on a de doutes ;
Si c’est écrit d’avance, alors, on n’y lit goutte !
De mourir, n’essayons, qu’au tout dernier moment :
Pas vingt ans en avance ainsi qu’on voit souvent.


Si on avance, on meurt, si on recule, on meurt.
Il faut donc qu’on avance ! Entre heurs et malheurs…
Mieux vaut dans notre monde, être dit « en retard »,
Que dans l’autre, en avance, arriver dare-dare.

                                         Jacques Grieu


Os court :

« Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l’un avance, l’autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche ! »  
 Raymond Devos



 
 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1182   3 août 2020
https://www.exmed.org/archives20/circu1182.html


Sous les masques (Exmed)

   Les mots. Pas toujours faciles à entendre tant leur sonorité est filtrée. Pas toujours évidents à comprendre tant nous manquent les mimiques et les mouvements des lèvres cachés par le tissu sensé bloquer la transmission massive du corona virus. Notre parole sociale, peur de l’autre potentiellement contagieux en plus, semble s’atrophier avec le port obligatoire du masque.

 

Deshumanisation à redouter ? Un simple remède accessible : des mots qui, non «twitables», sont concoctés pour ne pas rester au premier degré de leur signification.
 Voici, écrite avant la pandémie,  la LEM 1182 de Jacques Grieu AVANCEMENTS.


François-Marie Michaut
3-4 août 2020

Malheureux carabins (Exmed)

  La réforme des processus de sélection universitaire des étudiants en matière de santé en France est un échec selon les intéressés eux-même...