mardi 31 juillet 2018

Éléphantesque (Exmed)

Éléphantesque


    Attention, lecteurs prudents en vacances. Si vous avez choisi la ville de Jaïpur (Indes) comme destination de vacances, deux nouvelles. La première est le risque zéro de se noyer en mer. La deuxième est le risque de faire une promenade sur le dos d’un éléphant porteur d’un bacille tuberculeux. Source : J.I.M. du 30 juillet 2018. Le risque de transmission aux humains semble exister.

   
Faut-il rappeler que le plus grand risque pour les touristes des pays les moins riches est d’être contaminé par un bacille tuberculeux humain ?

 François-Marie Michaut,

CO d’Exmed   1-2 août  2018

dimanche 29 juillet 2018

Tout émail dehors (Exmed)

Tout émail dehors


LEM 1078
Le plus minéral, avec ses cristaux d’hydroxyapatite de calcium, et le plus dur tissu de nos organismes vivants, mérite bien qu’on s’y arrête un court instant.
    Et point besoin de spécialiste en odontologie avec Jacques Grieu et la LEM 1078 : DENTITIONS.


 François-Marie Michaut,

CO d’Exmed  30-31 juillet  2018

DENTITIONS (LEM 1078)


                           DENTITIONS               
                         Jacques Grieu


   



Œil pour œil, dent pour dent : et les oreilles, alors ?
La vengeance se voit, autant qu’elle se mord,
Mais aussi peut s’entendre et même se sentir !
Pourquoi pas : nez pour nez,  menacer de brandir ?

Les cornes et les dents sont duretés banales :
Au moment de pousser, les deux nous font très mal ;
Mais une fois poussées, plus de lamentations !
Et donc on fait avec sans poser de questions…

Ce sont des exceptions, les dents jusqu’à cent ans.
Si le lait, en calcium, est très bon pour les dents,
Jamais les dents de lait de fromage n’ont fait,
Ni les dents de sagesse des logiciens parfaits.

Si les dents servent bien à mordre et à manger,
Elles sont fort utiles à très bien prononcer.
On peut en faire aussi un sourire engageant,
Des rires, des paroles ou encore des chants.

Si la rage de dent n’est pas mal contagieux
On n’en souffre jamais dans les jours laborieux.
Ce n’est  qu’en plein week-end ou bien un jour férié,
Que ce supplice affreux voudra se déclarer.

Sourire immérité vaut cent fois dents de chien.
De nous montrer ses dents, c’est bien meilleur moyen !
Les dents de nos fourchettes ont creusé bien des tombes ?
Moins que les cigarettes, faiseuses d’hécatombes !

Roulettes de dentiste et rages de molaires,
Font que bien trop souvent, nos dents nous exaspèrent.
Faut-il les arracher quand elles nous torturent ?
Contre nos pauvres crocs, n’ayons pas la dent dure…

                                   


Os Court : 
  «     Il vaut mieux se laver les dents dans un verre à pied que les pieds dans un verre à dents.»
Pierre Dac

 

Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1078  
http://www.exmed.org/archives18/circu1078.html


vendredi 27 juillet 2018

Chaud devant
 (Exmed)

Chaud devant



    Grandes chaleurs du Japon à la Suède et à l’Europe de l’ouest, incendies ravageurs et organismes humains et animaux - on les oublie-  en souffrance. Invocations à un réchauffement de nos climats attribué, sans nuances, à nos activités humaines. Toujours comme si nous étions le centre de l’univers, nous les hôtes fragiles d’une minuscule croute terrestre flottant sur un magma en fusion, d’une toute petite planète soumise aux influences - loin d’être toutes connues - du cosmos tout entier !


Une bonne occasion de modérer notre frénésie d’agitation incessante, non ?

François-Marie Michaut,

CO d’Exmed  27-29 juillet  2018

mercredi 25 juillet 2018

Choix paradoxal (Exmed)

Choix paradoxal



    Un homme proche de l’Élysée filmé en train de molester deux personnes dans la rue : il n’en faut pas plus, en France, pour en faire une affaire d’État.

      Le prénom choisi pour masquer sa culture marocaine ancestrale est celui d’Alexandre. Diagnostiquer son origine n’est pas sans intérêt. Il est né en Grèce de la conjonction du verbe défendre et du terme homme, au sens de mâle. Libre à chacun de se lancer dans son interprétation.



François-Marie Michaut, CO d’Exmed  25-26 juillet  2018

dimanche 22 juillet 2018

Rien moins qu'un nouveau droit (LEM 1077)


                      Rien moins qu’un nouveau droit

                          
                         François-Marie Michaut


      Il est risqué de commenter les causes de tel ou tel évènement d’importance pour la vie d’une nation. Bien au delà du simple univers sportif, la coupe du monde de balle au pied de Moscou, avec juste un peu de recul,  en fait partie.     Le résultat chiffré est là, dûment enregistré et célébré sur tout le territoire national.

 Immense vague de joie, n’obéissant  à aucun donneur d’ordre ou état major d’une puissante institution. Les Français, sans se concerter, sans se réclamer de qui ou de quoi que ce soit on agi dans le même sens. Vraiment remarquable au pays des discordes systématiques. Une énergie ne pouvant venir que d’eux-mêmes, mais qui dépasse de loin le cadre de l’univers mental des mordus de sport.

   Qu’avons nous exprimé, sans y mettre de mots, juste en faisant la fête, que personne, strictement personne ne nous a glissé au creux de l’oreille ? Pas besoin de convoquer quelque savant expert, restons au ras du sol avec cette hypothèse. Nous n’en pouvons plus de nous laisser manipuler par la culture ambiante du pessimisme systématique. Rien ne marche comme il font, «ils» sont tous pourris, nous ne sommes que des marionnettes condamnées au déclin et à la mort. Ne pas être blasé vous range dans le camp des incurables naïfs dont rigolent les malins.
Par nos manifestations de joie (1), y compris les plus extrêmes et les moins défendables, notre collectivité a acquis, sans lutte, révolution ou décision du pouvoir politique un nouveau droit. Celui de s’affirmer en capacité de participer  chacun à ce que sera notre avenir. Comment ? En faisant un magistral pied de nez à toutes nos élites élites dominantes. Là, pas besoin de délégation de pouvoir, pas besoin d’établir des lois ou des règlements, pas besoin de marcher au pas derrière un drapeau. Juste le sentiment d’être, qui que l’on soit, le porteur d’une énergie capable de modeler ce qui sera l’avenir de toute la planète.

   Nous ne croyons plus aux vertus du dénigrement et de l’auto flagellation. Nous commençons, par notre joie d’être qui nous sommes, ni plus ni moins, à rejetter le catéchisme apocalyptique du déterminisme matérialiste qui nous a été inoculé à l’école.
Il est à parier qu’il nous faudra encore du temps pour intégrer ce à quoi nous venons d’assister. Un bouleversement, totalement imprévu, et dépassant nos pas très grandes frontières géographiques, vient d’avoir lieu. Bien des gens, qui ont tout intérêt à ce que rien ne change, ne peuvent que tenter de s’y opposer. Jusqu’au jour où...



Note :
(1) Je dois confesser, sans aucune honte, ne pas y avoir participé.

           


Os Court : 
  «    La joie est le passage de l’homme d’une moindre à une plus grande perfection. »
Baruch Spinoza

 

Lettre d'Expression médicale


LEM n° 1077  
http://www.exmed.org/archives18/circu1077.html
        23 juillet 2018

Ne pas s'en remettre (Exmed)

Ne pas s’en remettre


  L’un des reproches habituels adressé aux médias d’information est leur incapacité à approfondir leur analyse. Un événement nouveau, jugé de nature à intéresser le public, fait passer le précédent à la trappe de l’oubli. Offrons-nous ici le luxe de rester dans la foulée de cette Coupe mondiale de Football de 2018 qui a été regardée à la télévision par plus d’un milliard de terriens. Pour tenter d’aller plus loin que l’anecdotique, voici la LEM 1077 : Rien moins qu’un nouveau droit.


Faut-il rappeler que la règle sur ce site est que chacun est invité à donner son avis personnel ?

François-Marie Michaut,

CO d’Exmed  23-24 juillet  2018

vendredi 20 juillet 2018

La force de leur joie de vivre (Exmed)

   La force de leur joie de vivre



Observer les réalités de l’extérieur est précieux pour ceux qui sont à l’intérieur. Méthode évidente en cas de maladie. Michaela Wieger du « Frankfuter Allgemeine Zeitung»  dans LE MONDE du 18 juillet 2018 livre ce diagnostic surprenant : Coupe du monde 2018 : « Les Français montrent la force de leur joie de vivre» . Pour nous qui avons l’habitude de cultiver partout un  discours de pessimisme blasé à propos de tout et de tous, quelle surprise inattendue. La force, l’énergie de notre joie de vivre - et pas l’adoration du seul dieu Sport - est en nous. Et nous ne le savons pas ! Allons-nous la faire disparaitre parce qu’elle perturbe nos croyances, ou allons-nous, enfin, faire confiance en nous-mêmes ? En regardant en face la réalité de toutes nos imperfections.

François-Marie Michaut,

CO d’Exmed  20-22 juillet  2018

mardi 17 juillet 2018

Le mot champion
 (Exmed)

 Le mot champion



    Hurlé, chanté par des foules joyeuses en France, déguisées, grisées, drapeaux tricolores agités, que veut bien dire le mot champion ?  Il nous vient en droite ligne du Moyen-Âge chevaleresque et de ses tournois. Un champion, c’est celui qui combat avec son cheval et son armure dans un champ clos. Donc, ou vainqueur, ou vaincu, selon à qui la gente dame lance son mouchoir.


   N’y a-t-il pas également une contradiction entre le champ bien fermé des lices médiévales et le globe terrestre tout entier dans la dénomination de champion du monde ?


   Une question de taille surgit. La réalité célébrée s’arrête-t-elle aux portes du stade, ou symbolise-t-elle infiniment plus que la dispute avec les pieds pour un unique ballon de 22 garçons en culotte courte ? La réponse de nos penseurs de service et récupérateurs habiles est à suivre de près.

François-Marie Michaut,

CO d’Exmed  18-19 juillet  2018

lundi 16 juillet 2018

Injonction paradoxale (Exmed)

Injonction paradoxale

LEM 1076


Curieuse façon de communiquer avec une autre personne repérée par les psychiatres  systémiciens. Exprimer en même temps un message et son contraire. Le cabinet médical n’est pas à l’abri de cette communication hautement destabilisante. C’est ce qu’illustre en un dessin la LEM 1076 de Cécile Bour.


François-Marie Michaut,

CO d’Exmed  16-17 juillet  2018

Logique... ment (LEM 1076)


                      Logique... ment

                          
Cécile Bour

 

 Os Court : 


«   Tu fais quoi pour Noël ? - Je prends deux kilos.»

Anne Gavalda

 

 

 

 

 

 

Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1076 
http://www.exmed.org/archives18/circu1076.htmlhttp://www.exmed.org/archives18/circu1076.html
        16 juillet 2018

jeudi 12 juillet 2018

Y a comme un os
 (Exmed)

Y a comme un os



   En France, jérémiades médiatiques redondantes sur le phénomène dit, par des gens  ne sachant pas ce que désert veut dire, de désertification médicale. Échecs à répétition des mesures purement matérielles pour attirer de nouveaux praticiens travaillant individuellement.


   Dans le même pays, les médecins fonctionnaires des hôpitaux publics connaissent une désaffection sans précédent. 27,5 % des postes ne sont pas pourvus. Source : Le Quotidien du médecin du 11 juillet 2018.
 

   Ici encore, les jeunes médecins veulent de plus en plus être salariés pour exercer leur métier.

 
Est-il raisonnable de continuer à vouloir faire perdurer un système produisant de telles situations ?



François-Marie Michaut,

CO d’Exmed  13-15 juillet  2018

mardi 10 juillet 2018

Iatropathologie (Exmed)

Iatropathologie



    Mot savant pour désigner une réalité qui ne fait plaisir ni aux médecins, ni aux pharmaciens, ni à l’industrie chimique. La prise de médicaments, outre ses bénéfices précieux quand tout se passe bien, n’est jamais totalement anodine, ni sans danger grave. Luc Périno y consacre sur son blog son « humeur du 09/07/2018 ». Lien: https://lucperino.com/584/le-medecin-expert-de-demain.html


   Il y aurait pour cette cause, selon Marie Allier ( site ouvertures.net) entre 13 000 et 45 OOO morts par an en France. Juste, pour fixer les ordres de grandeur, l’alcoolisme tue chez nous environ 30 000 sujets chaque année.
La désescalade thérapeutique, exercice très difficile,  devrait faire, tôt ou tard, partie de la formation des praticiens. La responsabilité de chaque personne qui vante un traitement ( ou fait tout pour sa disparition )  y compris sur Internet ou les réseaux virtuels, est engagée. D’abord ne pas nuire, ne concerne pas que les médecins.

François-Marie Michaut,

CO d’Exmed  11-12 juillet  2018

dimanche 8 juillet 2018

ÉNORMÉMENT (LEM 1075)


                      ÉNORMÉMENT
 

                    PEU ET BEAUCOUP
                       
   Jacques Grieu



                  

Beaucoup, pour l’étranger, est un mot fort curieux :
Il pense à un beau coup, un coup… miraculeux.
Pourtant, là, rien de vrai : il s’en faut de… beaucoup
Et il doit s’étonner qu’on lui fasse un tel coup.

Si demander combien ?  fait répondre beaucoup,
C’est peut-être bien peu, c’est là question de goût.
Beaucoup n’est pas précis ; pas plus que ne l’est peu.
Entre peu et beaucoup n’est souvent qu’un cheveu…

Quand on dit moult ou maint, est-ce plus que beaucoup ?
Ou c’est peut-être moins ; c’est un attrape-tout !
C’est là qu’on voit le chiffre arriver au secours :
Qu’ils soient peu ou beaucoup, c’est clair comme le jour.

Pourtant, beaucoup et peu sont souvent ennemis :
On fait beaucoup de bruit pour des succès… petits.
On voit beaucoup parler avec peu de savoir
Et beaucoup dépenser quand on a peu d’avoir…

Parfois très peu de mots disent beaucoup de choses ;
Souvent, beaucoup de mots font de mauvaises proses.
Parfois beaucoup savoir nous fait beaucoup douter ;
Souvent très peu de cause aura beaucoup d’effet…

Celui qui croit beaucoup, alors, beaucoup se trompe
Faute de réfléchir, ses erreurs le détrompent ;
Mais quand on pense peu, on se trompe beaucoup !
Faut-il penser beaucoup pour douter peu ou prou ?

On a bien peu de temps : vivre nous en prend trop ;
Et quand on n’en a plus, c’est pour le grand repos.
Une épitaphe n’est que quelque peu de vers,
Sur beaucoup de vrais vers qui nous rongent à travers…




Os Court : 
  «  Chaque homme sait une quantité prodigieuse de choses qu’il ignore qu’il sait.»
  Paul Valéry


LEM 1075 du 9 juillet 2018

Sur le site Exmed.org

Quantitatif (Exmed)

Quantitatif


   Fichue manie que nous avons que nous avons de compter et de calibrer chaque chose en espérant ainsi en avoir une meilleure connaissance. Heureusement les mots sont là, délicieusement malicieux quand on sait leur faire dire plusieurs choses à la fois. Autant le sens unique dans nos voies de circulation routières s’impose, autant il devient dangereux dans nos échanges quotidiens avec les autres. Comme avec nous-mêmes !

   Traducteurs automatiques, vous voilà largués.
Alors, pour le plaisir des neurones, une petite LEM n°1075 de Jacques Grieu : ÉNORMÉMENT PEU ET BEAUCOUP.

 François-Marie Michaut, CO d’Exmed  9-10 juillet  2018

jeudi 5 juillet 2018

Confraternité, quesaco ? (Exmed)

Confraternité, quesaco ?


   
Le code de déontologie médicale en France a conservé, dans ses règles s’imposant à tous, la notion de confraternité. De quoi s’agit-il en vérité ?
- Organiser une loi du silence sur le modèle des sociétés secrètes ou des mafias ?
- Laisser croire que chez nous tout le monde se comporte de la même façon, et pire encore, partage les mêmes manières de juger les choses et les gens ?
- Museler les tentatives de sortir des clous de l’habitude et du consensus des esprits des fortes têtes et autres illuminés d’entre nous ?
- Faire en sorte qu’il ne puisse y avoir aucun débat d’idées en dehors des sociétés savantes et autres organismes de recherche ?
- Qu’on s’interdit d’attaquer les personnes en cas de divergence d’idée ?


Difficile de le savoir. Si Paris valait bien une messe pour Henri IV, la médecine de 2018 mériterait bien que soit contradictoirement défini ce que confraternité veut dire.

 François-Marie Michaut,

CO d’Exmed  6-8 juillet  2018

mercredi 4 juillet 2018

Moins bien tu roules (Exmed)

Moins bien tu roules



  Toucher à notre sacro-sainte voiture est dramatiquement vécu par un grand nombre de Français. La récente réduction de 90 à 80 kilomètres heure en dehors des voies rapides en est une illustration. Les bénéfices annoncés, y compris les morts en moins et  une moindre consommation des véhicules, ne sont pas jugés convaincants.


   Juste pour se dérider, une simple observation logique. Plus la route est encombrée, comme autour de nos résidences urbaines périphériques, plus diminue le temps de trajet où la vitesse autorisée par la loi est simplement possible. Inversement, sur des routes désertes ou presque, la moyenne est plus sérieusement amputée.
- Moins bien tu roules, moins de temps tu perds.
- Mieux tu roules, plus de temps tu perds.


François-Marie Michaut,

CO d’Exmed  4-5 juillet  2018

dimanche 1 juillet 2018

Pour une systémique de l'esprit (LEM 1074)



                      Pour une systémique de l’esprit

                          
                        François-Marie Michaut



   Nos études scolaires n’ont jamais cessé de dresser les jeunes têtes à considérer les exercices d’analyse comme les seuls véritablement objectifs, cousins des méthodes scientifiques. En un mot : bien plus sérieux et respectables que toute élucubration personnelle, par définition fluctuante.
La médecine elle-même, après avoir contourné le vieil interdit religieux médiéval de toute dissection cadavérique, s’est lancée avec passion dans l’anatomie la plus intime du corps humain. Succès fantastique de la méthode anatomo-clinique et de l’observation-déduction popularisée par Sherlock-Holmes créé à la fin du 19 ème siècle par le docteur Conan Doyle s’inspirant d’un de ses professeurs de faculté.
En 1972, le psychiatre américain Grégory Bateson a publié un ouvrage qui eut une grande diffusion mondiale. Son titre : Vers une écologie de l’esprit a ouvert une brèche épistémologique considérable. À mon avis bien plus significative que tout ce que nous célébrons comme l’héritage nébuleux de mai 1968.

  Tout à coup, l’esprit humain n’est plus une entité autonome de tout ce qui se passe autour de lui, entièrement contenu dans la seule boite cranienne, le rachis et les milliards de neurones de chacun de nous. Impossible, pour qui a intégré cette dimension systémique,  que la science démontre universelle et non isolée de tout,, de pouvoir se penser le centre du monde autour duquel tout gravite. Image infantile habituelle. Et tout le monde n’est pas sorti de ce point de vue. La mode de l’écologie l’enfonce chaque jour un peu plus dans les têtes les plus récalcitrantes.

   L’une des difficultés les plus grandes à surmonter est une illusion. Pour savoir quelque chose qu’on ne connait pas encore, un sens obligatoire serait à suivre. Pour simplifier, aller du général au particulier.  Souvenons-nous de chapître introductif rituel : Généralités. S’enfoncer de plus en plus dans les détails avec l’espoir qu’en les ajustant habilement ensemble surgirait une nouvelle connaissance. L’évolution des pratiques médicales vers de plus en plus de spécialités subdivisées en fonction des techniques inventées en est un bon exemple. De ce qui ne marche plus quand on le pousse au delà de ses limites. Il serait inutilement cruel de souligner la pauvreté croissante des vraies découvertes dans les sciences utilisées pour soigner les populations. Chercher sans savoir ce qu’on recherche, ni même pour quelles raisons autres que commerciales, on le recherche, n’a rien de stimulant. Tragique absence d’un système général donnant un sens à ce qui, sans lui, n’en a pas.


  Système général, cela veut dire que des gens en fassent leur préoccupation constante. Non pas des généraux commandant des armées de subordonnés, mais, le français le dit bien : des généralistes. Vous savez comme ces vieux médecins vivant au coeur de leur ville ou de leur campagne que quelques dizaines d’années de rationalité technocratique ont condamné à la disparition. La réalité est sans état d’âme et sans pitié pour les grands planificateurs sur écran informatique. Les effets toxiques du culte des super spécialités s’accumulent, et le public en est de plus en plus informé, criant  facilement  « au scandale sanitaire » et exigeant des « réparations »  .

   Ce que je formule pour clore ce propos n’est pas du tout à la mode du jour. Revenir en arrière est impossible, nos sociétés ne sont plus identiques. Nous avons besoin de gens capables de fonctionner comme des généralistes pour étudier ce que nous avons laissé de côté avec nos spécialistes et nos experts ayant pignon sur rue. Comment marche notre système qui fait que les choses sont ef évoluent comme elles le font ? Autrement dit, et faute d’autre mot plus neutre, quel esprit - peu importe sa nature ontologique- peut être atteignable par notre intelligence humaine ? Généralistes dans l’âme, si vous existez encore, oubliez les dominations qui vous ont été imposées. Et osez penser par vous-mêmes et faire connaître vos trouvailles, même si cela ne vous rapporte pas un euro.



Os Court : 

« Croire à la médecine serait la suprême folie si n’y pas croire n’en était pas une plus grande encore. »
  Marcel Proust ( fils de professeur de médecine)

 LEM n° 1074

  http://www.exmed.org/archives18/circu1074.html
        2 juillet 2018

Esprit (Exmed)

Esprit LEM 1074



   Le vieux Blaise Pascal aimait bien différencier l’esprit géométrique et l’esprit de synthèse. Les adeptes des tables tournantes sont pour la question : «esprit es-tu là ?». Les classes terminales non techniques de nos lycées sont dites scientifiques - les plus cotées- ou littéraires.

  Les écrits médicaux ne soulèvent même pas ce que peut signifier la notion d’esprit. La LEM 1074 prend le risque du ridicule en enfreignant  ce non dit. Bonne lecture aux audacieux.


François-Marie Michaut,

CO d’Exmed  2-3 juillet  2018

PRÉCIPITATION (LEM 1098)

                                           La vitesse est un don des nouvelles techniques ; Chaque jour, en extase, on en fait des cantiq...