jeudi 28 juin 2018

L’arrêt de travail est un soin médical (Exmed)

L’arrêt de travail est un soin médical



   L’Assurance-maladie obligatoire et unique en France est en colère. Depuis 2014, le nombre des indemnités journalières qu’elle verse à ses assujettis ne cesse d’augmenter. Ça coûte trop cher, faut y remédier. Comptablement parlant, cette position se défend.

   S’en prendre aux médecins prescripteurs , vivement taxés de complaisance aux demandes abusives des assurés, est un aveu d’incompréhension de leur travail médical.
Soustraire une personne aux contraintes liées à son activité professionnelle est une décision thérapeutique. cela fait partie intégrante d’un traitement.
  Sait-on qu’il faut parfois se battre avec certains pour qu’ils se reposent ? Sait-on que tout médecin, sans le crier sur les toits, fait tout ce qu’il peut pour que d’autres reprennent une activité professionnelle qui peut les aider à aller mieux ?


  Alors, au lieu de se mêler du travail des praticiens auquel on ne comprend rien, ne serait-il pas infiniment plus intelligent de s’occuper sérieusement de rendre le monde du travail moins nuisible à la meilleure santé possible des travailleurs ?
Le boulot-bobo-hosto, quel programme de vie enthousiasmant !


François-Marie Michaut,

CO d’Exmed 29 juin-1er juillet  2018

mardi 26 juin 2018

Si santé publique avait un sens (Exmed)

Si santé publique avait un sens



    Cela supposerait d’étudier avec acharnement, et sans se laisser freiner par quelque intérêt que se soit ou obsession de résultats mesurables immédiats,  tout ce qui, dans notre environnement, constitue une atteinte à la santé de chacun des humains que nous sommes. 
     En 2017, selon l’INPI, il y a eu 16 250 dépôts de brevets en France. Combien sont de nature à perturber plus ou moins gravement la santé des utilisateurs de demain ?
    Concentrer les efforts - au demeurant sans succès probants - sur la modification des comportements humains à risque est une erreur grave. On retombe ainsi dans nos vieux démons de culpabilisation directement hérités des messages mal compris de nos cultures religieuses. Le c’est votre faute n’est plus acceptable dans une société incapable de dire quel avenir elle nous prépare par ses façons d’être et d’agir.

François-Marie Michaut,

CO d’Exmed 27-28 juin 2018

dimanche 24 juin 2018

Humour biblique (LEM 1073)



                      Humour biblique

                          
                        Cécile Bour





Os Court : 
  «    Adam et Ève furent punis d’être végétariens. Ils auraient dû manger le serpent. »
  Robert Sabatier 

 
Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1073  
http://www.exmed.org/archives18/circu1073.html
        25 juin 2018

Tout n'est pas dans la pomme (Exmed)

Tout n’est pas dans la pomme LEM 1073



Rien de tel qu’un petit exercice d’humour assaisonné à la polissonnerie traditionnelle des apprentis médecins pour aborder des sujets toujours en discussion. À vous de jouer avec les crayons et les pinceaux de Cécile Bour qui, comme un puissant catalyseur mental, nous entrainent bien avant le déluge. Et si nous avions vraiment manqué une marche dans notre humanisation qu’il est vital de parvenir enfin à corriger ?

François-Marie Michaut,

CO d’Exmed 25-26 juin 2018

jeudi 21 juin 2018

Syndrome collectiviste (Exmed)

Syndrome collectiviste



  Glissement discret des esprits depuis des dizaines d’années. On est plus forts, plus malins, plus efficaces, en un mot plus intelligents, si on est en groupe que si on est seul. Une sorte de mythologie de l’esprit de groupe, actualité oblige, comme dans une équipe de foot, est admise sans discussion. Pour le plus grand profit des sommets des organisations de toute nature. Il y a là une simple croyance.

   
Quand des dérapages aussi spectaculaires que ceux qui ont pour cadre les services d’urgence des hôpitaux ou les services de psychiatrie en France, il revient à la citadelle scientifique de nous éclairer sur les racines profondes de ces drames.

   Le recours précipité à ce qu’il faut bien appeler les flics des services ministériels est une fausse réponse, conduisant hélas, sans diagnostic correct, à des traitements inefficaces. Un groupe, c’est  toujours l’autre quand ça ne va pas. Une personne, c’est jamais... personne.

François-Marie Michaut,

CO d’Exmed 22-24 juin 2018

mercredi 20 juin 2018

Vitesse et vécu (Exmed)

Vitesse et vécu



L’énergie cinétique étant égale à la moitié de la masse multipliée par le carré de la vitesse pour tout véhicule circulant sur les routes, la France impose une réduction à 80 kilomètres heure sur tout son réseau non classé en voies rapides. Résultat attendu et annoncé de 350 à 400 morts évitées.
Dans cette équation, il ne manque qu’une chose : le facteur humain. Ce qu’il y a dans la tête de chaque conducteur, comment il vit la route, comment il la lit. Et mû au volant par quelle émotion, de la colère contre les autres usagers ou... passagers, à la soif de puissance, à l’ennui ou la distraction ? La palette est infinie, donc impossible à entrer dans quelque algorihtme de pragrammateur que ce soit. On est dans le domaine de la croyance, ou de la propagande, pas de la science.

   
Rouler à 80 km/h au lieu de 90km/h, quel rêve innacessible et jubilatoire pour qui passe chaque jour des heures coincé dans les bouchons routiers !

François-Marie Michaut,

CO d’Exmed 20-21 juin 2018

dimanche 17 juin 2018

Autodérision (Exmed)

Autodérision


  Au temps des «selfies» compulsionnels et décharges publiques numériques de personnes qui ne peuvent accepter d’être... personne, l’humour demeure le seul remède libératoire.
  Essentiellement s’il prend la forme, probablement la plus difficile, de l’autodérision. Exercice pratique avec la LEM 1072 de Jacques Grieu : ÉGOCENTRISME  MOI DOUBLE. Bonne dégustation.

François-Marie Michaut, CO d’Exmed 18-19 juin 2018

ÉGOCENTRISME (LEM 1072)


                      ÉGOCENTRISME

                                            MOI DOUBLE
 
                     
                                                                           Jacques Grieu




J’ai trouvé mon sujet ! On va parler du « moi ».
Pas une hésitation, c’est bien le meilleur choix !
De quel « moi » s’agit-il ? Évidemment du mien !
Des autres, on peut causer, mais ce serait moins bien…

Quand on y réfléchit, le « moi », c’est aussi nous,
Tout le monde peut dire : « moi », c’est moi. Donc, c’est vous !
Dans la foule de « mois », le mien va s’égarer !
Et ce moi-là, j’y tiens, je veux le conserver !

Certains veulent être moi : et pourquoi pas le vôtre ?
Le seul à être moi, c’est moi, personne d’autre :
Entre moi et moi-même, on s’entend et on s’aime :
Mon plus proche parent n’est autre que moi-même.

Parmi tous ces humains encombrant notre terre
Et dont grossit sans fin l’afflux de locataires,
Celui qui m’est tout proche et qui m’est familier,
C’est évidemment « moi » avec qui je suis lié.

Sur ce moi-là, je veille et ça, douze mois l’an !
J’en suis le responsable devant moi et les gens.
À le laisser rouiller, il ferait l’égoïste :
Il me faut l’éduquer et que l’on coexiste !

J’essaie de l’oublier, ce moi omniprésent :
Mais quand je fais deux pas, je le prends dans les dents !
Je vois bien que ce moi ne veux pas me quitter,
Que m’en débarrasser est une absurdité.

Toi plus moi, c’est la loi, hélas, égale moi :
Notre ego, malgré soi, vient supplanter le toi.
Et moi, et moi, et moi ! a confirmé Dutronc :
Avec « moi, président », le pire lui répond…


Se fâcher avec moi, je l’ai bien essayé,
Mais mon moi est toujours venu m’en empêcher.
J’ai même été tenté de ne plus m’imiter :
Moi, serait l’ennemi ? Impossibilité !

Dès que j’ai dit « je suis », c’est moi, c’en est la preuve :
C’est bien moi qui existe et d’autres, rien n’y peuvent.
Qu’est-ce que le néant ? C’est l’univers sans moi !
Mon moi est donc vital, le plus précieux qui soit.

Celui qui peut me nuire et qui sait mes faiblesses
C’est moi et rien que moi ! Ce moi-là se confesse
Et de tous mes secrets peut faire une hécatombe.
Et pourtant, ce moi-là, je l’ai jusqu’à la tombe !

                      

       


Os Court : 
  «    L’unique différence entre un fou et moi, c’est que moi, je ne suis pas fou. »
  Salvador Dali

 

Lettre d'Expression médicale


LEM n° 1072  sur Exmed 

        18 juin 2018

jeudi 14 juin 2018

Juteuses asurances (Exmed)

Juteuses assurances



Curiosité française : dites complémentaires d’une assurance maladie unique obligatoire de moins en moins intégrale, ces dépenses devenues indispensables pour accéder aux soins plombent le budget des ménages. Le dernier rapport publié par l’Union française des consommateurs- Que choisir dénonce une augmentation considérable des cotisations, accompagnée d’une explosion de ce qui est pudiquement nommé les frais de gestion. Parasitisme systémique opportuniste, les organismes financiers sous le couvert de la noble mutualité, savent en faire leurs choux gras à nos dépens, au sens premier du mot. Comme pour le Danemark d’Hamlet, y aurait-il dans ce royaume (d’argent) quelque chose de pourri ?


François-Marie Michaut,

CO d’Exmed 15-17 juin 2018

mardi 12 juin 2018

Prévisibilité bafouée (Exmed)

Prévisibilité bafouée



    Avec la rencontre  sous les caméras entre Trump et Kim Un One, la réalité envoie un pied de nez aux savants experts chargés de lire dans le marc de café de l’avenir. L’analyse la plus poussée des relations entre les USA et la Corée du Nord a bien été incapable de dire que ce rapprochement pouvait se produire. Pourquoi ? Parce que nous ne savons pas sortir de la causalité linéaire. S’il y a le fait A plus le fait B, on aboutit immanquablement à la situation C. Deux plus trois font toujours cinq sur le papier. Dans la vraie vie, tabagisme + obésité + alcoolisme ne nous condamne pas à une vie plus brève que celle de notre voisin d’une sobriété de camélidé.


   Et si les extrêmes opposés finissaient toujours par trouver tôt ou tard une alliance ? La biologie nous obligeant par sa complexité à sortir de la causalité linéaire ne manque pas d’exemples de cette «union des opposites» familière à toutes les traditions spirituelles préscientifiques.


François-Marie Michaut,

CO d’Exmed 13-14 juin 2018

lundi 11 juin 2018

Respectueusement, ne pas respecter (Exmed)

Respectueusement, ne pas respecter


 
Tous issus du même moule mental de nos années d’études, nous avons été conditionnés au respect des disciplines transmises par le système scolaire. Au point d’avoir perdu toute possibilité de remise en question. Que le folklore commémoratif de 1968 ne fasse pas illusion, rien n’a encore vraiment bougé.
Osons aller chatouiller les frontières bien bétonnées qui entourent nos origines comme notre réalité présente avec la LEM 1071 : Médecine et métaphysique.

François-Marie Michaut,
CO d’Exmed 11-12 juin 2018

Médecine et métaphysique 
 (LEM 1071)


                        Médecine et métaphysique 
                            


                                             François-Marie Michaut




  Traditionnellement, la médecine occidentale aujourd’hui mondialement dominante, se méfie - comme de la peste, bien entendu-  de tout ce qui n’a pas le label de scientifique.  Chacun connait le long cheminement conflictuel qui a conduit notre occident à l’indépendance des professions médicales vis à vis des pouvoirs religieux. Nos hôpitaux depuis le Moyen Âge ont été des Hôtels Dieu aux mains du seul clergé, et il a fallu attendre le siècle de Descartes pour que les médecins ne soient plus des clercs. Donc, à ce titre religieux, interdits de mariage.
Nous n’avons plus guère en mémoire que l’étude des choses des sciences de la nature perçues fut longtemps une partie intégrante de la philosophie sous l’étendard d’Aristote. La médecine  comme toutes les autres sciences faisait partie de la philosophie naturelle.
Il a finalement fallu trois siècles pour que le divorce avec le pouvoir intellectuel mis en action par le christianisme soit consommé. Il a été instauré dans nos facultés de France par Raymond Poincaré quand fut instauré une année préparatoire en Faculté des sciences en 1893 intitulé certificat d’études physiques, chimique et naturelles. Modernisé en 1934 en certificat de PCB ( physique, chimie et biologie animale et végétale). Abandonné depuis 1960 à la suite de la réforme Debré instaurant les Centres Hospitaliers Universitaires.

 Dame physique, devenue biophysique puis physique médicale, fut instaurée comme la science reine. Science suprême, dure, dominatrice incontestée de toutes les autres qui y ont trouvé leurs raçines. Pour des générations de carabins, ce fut la discipline la plus redoutable de toutes dans nos études qui furent toujours sélectives sans jamais l’affirmer ouvertement.

L’évolution des connaissances scientifiques  en un siècle et demi a été impressionnante, et, niveau général d’instruction croissant, a bouleversé notre compréhension de la réalité.
Les limites de la physique, grâce à nos intrusions dans le domaine de l’infiniment petit comme dans celui de l’infiniment grand  sont devenues beaucoup plus incertaines quelles ne l’étaient en 1900.
Nous ne cessons pas pour autant de nommer sans bien réfléchir ce qui échappe (1) aux physiciens  du terme, parfois gentiment ironique, de métaphysique.
Aucune science ne peut renier la physique, ni finir (2) par tenir compte de ses avancées théoriques.

La réalité dans toute sa complexité nous empèche de savoir où commence, ni où peut bien finir ce qu’il y a - comme ce qu’il n’y a pas- au delà des limites de la physique.

 La confusion de la métaphysique avec les seuls récits des traditions religieuses demeure une erreur que nous payons au prix fort. Le temps est venu de s’en libérer. N’oublions pas l’abbé Georges Lemaître, remarquable astronome à la double casquette de savant et d’homme d’église. Oui, l’inventeur du Big Bang (3). Remarquable pirouette (4) laissant dans l’ombre la genèse de cette remarquable explosion d’énergie issue du présupposé «atome primitif». Rien avant le Big Bang ? La pilule est dure à avaler, et ne peut être que de l’ordre de la croyance et non de l’observation scientifique. Le récit de nos origines, qui aura bientôt cent ans, ne manque pas de grandeur et même d’une certaine poésie, mais il n’est qu’un récit après beaucoup d’autres dans notre histoire humaine.

   Même sans être un spécialiste de quoi que ce soit, la frontière jadis étanche entre la physique ( et toutes les sciences qui en dépendent) et la métaphysique est devenue poreuse. Tant pis pour les partisans farouches du matérialisme traditionnel, comme pour les adeptes des extrêmismes religieux si bruyants, un temps nouveau, beaucoup plus ouvert est en route. À chacun de faire l’effort d’en percevoir les signes annonciateurs sans se laisser tromper par les bonimenteurs à la courte vue mais à l’ambition de domination sans mesure. C’est peut-être un peu ça d’être humain en 2018.





Notes :


(1) Encore ou définitivement, les deux éventualités existent.




(2) La spécialisation des différentes sciences fait que les leaders d’opinion, comme on dit volontiers, fort occupés par leur territoire spécifique, sa défense et sa promotion, ont quelques dizaines d’années de retard dans leur formation personnelle à la physique fondamentale. Nous médecins n’avons pas de leçons à donner. Nous  avons   vécu ce phénomène de frein puissant à l’évolution face à la révolution pastorienne ne sortant pas d’un cerveau médical.


(3) En fait, théorie de l’atome primitif marquant le temps zéro de l’univers datant des années 1930, reprise par un journaliste américain pour la ridiculiser sous le nom de Big Bang en 1949.


(4) On oublie parfois que Darwin était profondément chrétien . Pour lui,  sa théorie de l’évolution des espèces n’était pas en contradiction avec sa foi en un créateur  divin unique.

     
  


Os Court : 
 
«   Le développement métaphysique du savoir, c’est lorsque la critique prend le devant sur la croyance. »
  Mofaddel Abderrahim (médecin et écrivain)


Lettre d'Expression médicale du  11 juin 2018
 LEM n° 1071
     

jeudi 7 juin 2018

Démence (Exmed)

Démence



   Étrange francisation du latin de mens : qui a perdu l’esprit. Ce sont les neuropsychiatres du 19 ème siècle qui ont banalisé ce mot, à partir de leurs brillantes descriptions cliniques comparées aux observations anatomopathologiques de leurs autopsies.


   Le mot, avec sa connotation peu flatteuse pour l’ego médical d’incurabilité, est tombé en désuétude. Même si on dit moins retomber en enfance ou perdre la tête, la réalité de ce type de maladie n’est pas évitable. Un nom il y a peu inconnu du public en est devenu, pour sa découverte en 1906 d’une forme particulière,  la célèbre et crainte vedette populaire : Alzheimer.
Pauvre Aloisius le trop tôt né, même pas un centime de droit d’auteur !


François-Marie Michaut,

CO d’Exmed 8-10 juin 2018

mercredi 6 juin 2018

Caméras sécurisantes ?
 (Exmed)

Caméras sécurisantes ?



   Violences dans les services hospitaliers d’urgence,  avec la publicité médiatique, la tolérance des soignants exposés s’effondre. Les responsables administratifs répondent par un dispositif purement technique : l’installation de nouveaux systèmes de télésurveillance.

    Comme si l’oeil de la camera pouvait avoir un effet calmant quand la tension pychologique est devenue telle que survient un passage à l’acte.


    Si on disait la vérité. Si on se la disait à soi, si on en parlait dans les écoles, si on ne racontait plus d’histoires dans les formations. L’hôpital, quelle que soient les bonnes volontés, et elles sont multiples, est un milieu violent. Violence des accidents, violences des souffrances, violence des maladies explosant des vies, des couples et des familles, violence des examens et des interventions, violence des contraintes, violence de ce qui est compris des paroles comme des silences de ceux dont on attend le salut.

    Et le tout avec la présence constante de la peur suprême : celle de la mort. La sienne et celle des siens.



François-Marie Michaut,

CO d’Exmed  6-7 juin 2018

dimanche 3 juin 2018

Émotions hospitalières (LEM 1070)


                           Émotions hospitalières                                                                          


                                                        Cécile Bour


Os Court : 
  « Pas d’espoir sans crainte, pas de crainte sans espoir. »
   Baruch Spinoza


Lettre d'Expression médicale d'Exmed


LEM n° 1070
  http://www.exmed.org/archives18/circu1070.html
        4 juin 2018

Lieu d’échange (Exmed)

Lieu d’échange  


Rien de moins humain qu’un couloir d’hôpital soigneusement standardisé. Sauf quand un témoin attentif capte ce qui se passe sans un mot quand deux regards se croisent. C’est le sujet du dessin de Cécile Bour dans la LEM 1070 : Émotions hospitalières.
Sans limite d’âge, prescription médicale ni vente en pharmacie, peut être consommé sans modération.

François-Marie Michaut
4-5 juin 2018

PRÉCIPITATION (LEM 1098)

                                           La vitesse est un don des nouvelles techniques ; Chaque jour, en extase, on en fait des cantiq...