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31 octobre 2021

Les trois C d’Exmed (Exmed)

   Hasardeux de faire l’inspection de ce qu’on a pu laisser sur Internet au début de l’ère de son développement. Avec la vision de son utilisation qu’on avait alors. 

   La LEM 1247 tente de regarder dans la difficile réalité du moment ce que sont devenues  ses aspirations ( naïves?) affichées qui se voulaient porteuses de progrès.
   Voici donc Confiance- Conscience- Compétence, effectivement nos trois C initiaux.
Bonne lecture à chacun

François-Marie Michaut

 31 octobre 2021

Confiance-conscience-compétence (LEM 1247)



   Nos plus anciens lecteurs s’en souviennent peut-être. Cette triple litanie (1) fut longtemps régulièrement reprise dans les trois sous-titres rituels de chaque Lettre d’Expression Médicale depuis 1997. Nous disions vouloir ensemble, sans chercher à l’imposer, retrouver la première, restaurer la deuxième et renforcer la dernière. Très ambitieuse injonction, trop même a répondu la réalité de l’évolution de la planète sanitaire. Si cette expression a un sens.

    Mais, étrangement, le père de ce triple C, le regretté Jacques Blais, avait visé fort juste. Les relations tumultueuses entre les populations et leurs soignants se sont bien révélées sinistrées. Avec un délabrement manifeste de la qualité et du prestige dont nous étions jadis crédités. Notre étiquette scientifique, attachée au titre académique de docteur d’État, naguère label, le plus souvent partagé, de sérieux et de fiabilité, ne convainc plus les foules comme elle le faisait avant le temps du numérique. Les miracles de la médecine de nos anciens sont de plus en plus accusés d’être des mirages.

   La confiance, si volatile, si versatile, devient une denrée rare. La conscience, devant l’effondrement d’une science, bien trop longtemps tenue comme la religion des religions, devient une notion qui se vide de sens. Quant à la compétence, elle est tellement diluée, formatée, internationnalisée, politisée même, qu’il est devenu simplement impossible d’en parler au niveau personnel. Uniformisation, protocolisations, guides en tous genres, c’est devenu le règne des machines à soigner.

    Toute incantation passéiste en faveur d’un impossible retour en arrière des perceptions de la réalité d’une époque est simplement stupide. Aucun calendrier, aussi admirable soit-il, ne sait fonctionner à l’envers.

    Alors, un grand bravo à tous les résistants qui ne se résignent pas à cette vision étriquée des choses de l’homme. Ils existent, sont fiers d’exister et de se battre sans bruit chaque jour pour faire respecter leur singularité. Celle-là même qui fait ricaner de leur naïveté supposée les malins qui ne se comportent pas comme eux en sachant plier la nuque sans rien dire devant tous les ordres qu’ils reçoivent.
                                            François-Marie Michaut
Note :
Pour mémoire, la page d’accueil du site Exmed ( https://www.exmed.org ) en guise de frontispice conserve la déclaration liminaire suivante :
Par nos échanges de qualité entre Internautes


- Retrouvons la confiance
-Restaurons la conscience
-Renforçons la compétence.
             


Os court :

«  Ceux qui n’ont pas l’esprit libre ont des pensées toujours confuses. »

 Anton Tchekhov ( médecin, écrivain et dramaturge 1860-1904)


Lettre d'Expression médicale


LEM n° 1247 31 octobre 2021



     
                        
             
                                            
           

27 octobre 2021

Le savoir écrire (Exmed)



 Une conséquence troublante du télétravail chaudement encouragé par notre temps contagieux mérite attention. L’usage intensif du clavier révèle l’importance depuis longtemps négligée de l’expression écrite. Une parole se corrige, se précise, quand on a un interlocuteur devant soi. Un message n’a que ses propres mots comme outil.


    Il est même dit par les observateurs que la maitrise du langage écrit  en langue française est devenue plus importante pour les employeurs de télétravailleurs que la connaissance approfondie d’une langue étrangère.
Et bien oui, rien de nouveau sous le soleil, les paroles passent, les écrits restent.

   Un jour une prise en compte de la fonction de l’expression médicale dans nos universités de France ?

François-Marie Michaut

 27 octobre 2021

24 octobre 2021

NEW GAULE MODERNITÉS (LEM 1246)

                                              
Le moyen le plus sûr, pour mesurer son âge
Est de bien regarder, sans trop de radotage,
Comment on vit en France, en deux mille vingt et un
Et de le comparer aux années quatre vingt.

Sans me sentir gâteux ou jouer les prophètes,
En quarante ans de temps, je m’étonne et m’inquiète :
Le «c’était mieux avant», pourtant, n’est pas ma thèse,
Et je crois être ouvert à toutes hypothèses.

Les mots que l’on emploie, qui truffent nos médias,
Déjà, reflètent bien comment on en est là :
« Datas et e-commerces, écrans et algorithmes »
A longueur de journée, nous bercent de leurs rythmes.

Si le « co-voiturage » est chose sympathique,
Le « co-working » pourrait nous laisser plus sceptiques
Si le télétravail peut-être solution,
On entend trop souvent « décolonisation».

« Les smartphones  ou start-ups, le cloud, le profilage,
Les transgenres et textos, les coachings, les codages »,
Suscitent des rancœurs inspirant le « wokisme »
Tout comme les discours sentent le « complotisme »…

Les leaders écolos ont chacun leur recette
Qui change tous les jours au gré de grandes « enquêtes ».
L’ « AI » et le « quantique » égrènent  des promesses
Qui enchantent ou effraient selon qu’on voit leurs messes.

Tous ces « chauffeurs Uber » ou ces « Airbnb »,
Sont de culture US mais modifient nos vies.
« Livrer à domicile » est devenu tendance...
Ce qui n’empêche pas de parler « décroissance ».

Les méga-entrepôts remplacent nos usines,
Les hordes de « bikers », nos foires citadines.
Entre sorcellerie, islam et chamanisme,
Les spiritualités excitent l’athéisme.

Le narcissisme ambiant imprégne nos actions
Et l’individualisme  est notre condition.
Le culte des vacances est indéboulonnable.
« Consommez ! », sonne encor comme un credo immuable…

Alors, dès ce matin, en faisant mon « yoga »
Pour effacer l’effet d’un triple « Moderna »,
Je retiens un dîner au restaurant « tacos »,
Après ma « country-dance » en guise d’apéro...


                                                      Jacques Grieu

             

Os court :


«  C’est une lâcheté que d’applaudir à toutes les idioties que l’on nous montre sous prétexte de modernité. »


 Francis Picabia, peintre et écrivain (1879-1953)

 EXPRESSION MÉDICALE

LEM n° 1246   24 octobre 2021
 

Dequoiktucauses (Exmed)

 

   Chaque époque, chaque groupe social, a connu ses façons à la mode de s’exprimer. Notre modernité n’y échappe pas, l’américanotropisme technicisé  frappe fort.

   Rien de bien grave, si cela n’entraine pas un grand flou dans notre façon de penser le monde où nous vivons.
 Voici donc, doctement - mais pas doctoralement-  exprimée, la LEM 1246 de notre orfèvre de l’expression écrite Jacques Grieu. Son titre ? : NEW GAULE MODERNITÉS.
À déguster sans aucune modération, faut-il le dire ?

François-Marie Michaut

24 octobre 2021

21 octobre 2021

Le temps des égrotants (Exmed)


  Le dictionnaire nous dit qu’un égrotant est quelqu’un qui est malade en permanence. La diarrhée médiatique des actualités du jour est tellement fascinée par les sujets concernant nos maladies qu’elle semble bien sans précédent connu.
Bien entendu, cela impacte gravement notre perception de nous-même et de notre vie. Comme si nous devions tous devenir hypochondriaques, pour ne pas dire malades imaginaires comme Molière nous  en fit rire. 


   Atmosphère morbide, débordante d’intérêts secondaires hautement rentables pour cette industrie de premier plan.
 Mais attention, ce sont autant de traumatismes psychiques à répétition dont il nous faut guérir pour ne pas payer le prix gigantesque de leurs conséquences à moyen et long terme.
On ne peut pas dire de la même façon tout, à tout le monde et tout le temps dans la vie quotidienne. Même au nom de la sainte transparence.


François-Marie Michaut
 21 octobre 2021

17 octobre 2021

Air de rien (LEM 1245)


    Les scrutateurs de la qualité de notre première et indispensable source de vie ont beau nous prévenir, nous ne voulons pas entendre vraiment. Leurs outils d’investigation se perfectionnent sans arrêt, et nous savons maintenant ce que nous ignorions auparavant. En un mot, l’air que nous respirons est hautement pollué. Et ce sont nos plus petits des régions les plus peuplées (3 enfants sur 4 en France, dit-on) qui sont les plus menacés par les conséquences, parfois irréversibles, de ce qu’ils inhalent en permanence. Inutile d’en faire l’inventaire ici, des nanoparticules au monoxyde d’azote, chacun, s’il le veut, peut en être informé. À condition de comprendre bien qui parle, sans se fier aux titres ronflants, et quelles sont les motivations réelles des acteurs de ces «lanceurs d’alerte». Les enjeux politiques phagocytent déjà si largement ce qui relève de notre santé à tous. Notre santé physique comme notre santé psychologique et mentale, cela se dit encore bien trop peu.

  L’espace atmosphérique, si mince, si fragile, est depuis  longtemps considéré comme une décharge se gérant de façon automatique que nous n’avons pas pris conscience de l’avoir transformée en poubelle fermée aux composants hautement toxiques. Pas plus que de mer de rechange, nous n’avons pour vivre d’air indemne de pollution. 
Les remèdes proposés ne concernent que des propositions purement ponctuelles à l’effet si limité. Nos experts ne manquent pas d’efforts sincères, mais restent muets sur un point capital. 

 Il se résume en quatre questions qu’il est possible de formuler pour l’instant ainsi, faute de mieux. 

- Pourquoi avons-nous pris une voie qui nous a conduit à la situation actuelle mettant en jeu à court terme notre propre survie de créature vivante ?
Pourquoi sommes-nous allés trop loin dans les actions que nous avons mises en route au nom du «développement» et de «l’économie» après avoir poursuivi depuis des siècles avec acharnement la chimère de la civilisation « occidentale» dominant les autres ?
Pourquoi n’écoutons-nous pas le tonitruant avertisseur du minuscule SARS-CO-2 qui fait s’effondrer comme des châteaux de cartes tant de choses autour de nous ?
Ne nous dit-il pas clairement que rien de ce que nous pensions immuable auparavant ne demeurera demain notre unique perception de la réalité ?

    Oui, beaucoup d’interrogations auxquelles je me garde bien d’oser proposer des réponses .  Aucun droit de le faire à revendiquer . C’est la démarche intellectuelle, finalement assez socratique, sans laquelle aucune recherche, dans les sciences comme dans tous les domaines des activités humaines, ne peut  devenir productive. Et non mortifère.
   Alors, même s’ils sont légion et forts parleurs, gare aux répondeurs trop pressés, à la tête dans le guidon de leur seul champ de compétence. Au grand dam des prestigieux experts du monde d’avant, plus que jamais, cette exigence de compréhension systémique du monde de demain, intégrant tous nos savoirs sans les hiérarchiser, se fait jour. 
    Ce n’est qu’un début, encore bien (trop) timide.
                                     
 Air de rien François-Marie Michaut

Os court :

«  Celui qui pose une question risque cinq minutes d’avoir l’air bête. Celui qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie.  »

 Proverbe chinois

 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1245 17 octobre 2021
 



        François-Marie Michaut
    
 

Respir (Exmed)



    Nos amis du Québec nomment ainsi le fait de prendre sa respiration. Ce geste, vital comme pas un, deviendrait de moins en moins anodin pour nous, pauvres terriens de 2021. Cela mérite certainement plus qu’un bref compte rendu médiatique, bien entendu bourré de chiffres, ne cachant pas son contenu anxiogène.

   Voici, faussement naïve, la LEM 1245 : Air de rien.

À vous de vous oxygéner, si vous le voulez bien, lecteurs

François-Marie Michaut

 17 octobre 2021

10 octobre 2021

PETITS SOINS (LEM 1244)


  
« Elle eut soin de se peindre et d’orner son visage
Pour réparer des ans, l’irréparable outrage 
»
Le soin qu’elle y mettait, avec sollicitude,
Était d’autant plus grand que la tâche était rude !

« À vous le soin », dit-on, dans la belle marine,
Quand on transmet le quart, que le sien se termine.
Qu’on aimerait entendre une telle supplique,
Quand nos nouveaux ministres entrent en république !

C’est une maladie qui sévit aujourd’hui :
On se soigne, on se soigne et le jour et la nuit.
Chacun doute et se tâte en espérant trouver
Où se situe le mal qu’il sent lui arriver.

L’artiste est un malade : il se soigne en créant :
À force de créer, le mal monte, empirant.
Alors il doit trouver d’autres médicaments :
Et donc change de style en cherchant un calmant.

On est aux petits soins pour combler nos besoins ;
Mais on écrit en mails sans le moindre des soins !
Nos défauts, après tout, sont bien moins ridicules
Que le soin qu’on emploie à masquer leurs férules.

Blessure de parole est plus dure à soigner
Que celle du couteau qui vous a transpercé.
Avoir froid, que ce soit au cœur ou bien au corps,
Est souffrir sans blessure : aucun soin ne l’endort.

On peut bien mieux soigner des genoux écorchés
Que les coups pris au cœur ou même à nos idées.
Les soins des chirurgiens nous font des nouveaux… nez,
Mais ceux de nos psychiatres, aux âmes ont moins d’effets.

C’est la vie qui se soigne et pas la maladie ;
Un corps dont on prend soin dure… toute la vie !
Epicure l’a dit : jusqu’au dernier soupir,
Prenons soin de bien vivre afin de mieux mourir.

    
                                   Jacques Grieu ( PETITS SOINS)
Os court :

« Nous troublons la vie par le soin de la mort : l’une nous ennuie, l’autre nous effraye.  »

 Michel de Montaigne

 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1244 10 octobre 2021
 


                        
             
                                               

Tagada, tsoin, soin
 (Exmed)

    Les métiers du soin, c’est tellement plus que la technicité la plus pointue. On l’oublierait si facilement en ce moment.

     Grâce aux mots bien choisis de Jacques Grieu, voici, avec de vraies paroles, un bien utile rappel pour tous de la vraie vie des vrais gens. 
   
À vous la LEM 1244 : PETITS SOINS.


François-Marie Michaut
10 octobre 2021

06 octobre 2021

Thérapies de conversion (Exmed)

 
  Laisser croire au public qu’on peut « scientifiquement» transformer l’orientation sexuelle d’un être humain laisse de marbre la pensée médicale de 2021 ? Sous le nom de thérapie, il est signifié que c’est du domaine de la médecine, pourquoi pas de l’hygiène sociale, de se donner le droit de manipuler les façons de penser et d’être, estimées par certains «déviantes».

     
L’homosexualité n’a été rayée de la liste des perversions sexuelles en psychiatrie que dans les années 1970. Des gens, de par le monde, ne semblent pas avoir pris le métro en marche.
On n’entend guère les autres.

   Dangereuse aphasie, non?

François-Marie Michaut

6 octobre 2021

03 octobre 2021

Certainement trop simple (Exmed)


   Les choses qui ne reprennent pas les sujets à la mode du brouet de la communication collective finissent par oublier d’être dites. Redoutable tare que cette exclusion de fait de nos esprits les plus percutants pour notre vie à tous.
   Voici donc, sans aucune prétention pédagogique ou militante, la LEM 1243 : Des choses et des hommes.
Il n’est pas interdit de la lire.

François-Marie Michaut

3 octobre 2021

Des choses et des hommes (LEM 1243)


       Pardon de paraphraser ainsi le titre de l’ouvrage de John Steinbeck, mais nous sommes en pleine actualité. Les médias nous ont informés qu’en France, depuis le début du SRAS2, environ 5700 lits d’hôpitaux publics ont été supprimés. Paradoxal, non ? Plus de chambres à un seul lit, cela peut se défendre en cas de risque infectieux. Et pour le confort des hospitalisés, c’est bien.

  Hélas, de telles dispositions ne dépendent que des sphères gestionnaires des grandes administrations. Les soignants n’ont pas leur mot à dire. Sous prétexte de rationalisation, de plans, d’optimisation des locaux et des équipements, de management rationnel que ne fait-on pas ? Que ne fait-on pas faire à ceux qui sont sur le terrain? Faire plus avec moins, tel semble être le défit jamais mis en cause. Et pourtant, regardons ce qui se passe dans la vie quotidienne des établissements de soins.

  Avez-vous remarqué le glissement de sens de la notion de personnel ? Jadis, c’était ainsi qu’on nommait l’ensemble des personnes travaillant dans un même lieu. Les directeurs du personnel sont devenus des directeurs des ressources humaines, comme si c’était une banale matière première comme une autre. Et un personnel est devenu la façon de désigner une personne. X personnels se sont rendus sur les lieux de la catastrophe disent les médias. Chacune  des personnes de chair et d’âme est privée de sa singularité essentielle : que nous disons donc par contagion des choses fondamentales et lourdes de sens sans en avoir conscience !

   Et bien, ce qui coince le plus dans le fonctionnement des hôpitaux, pour rester dans notre univers, c’est la pénurie chronique en personnel, des médecins aux agents techniques. Ceci n’a rien de nouveau, les plus anciens d’entre nous l’ont vécu et en ont témoigné. Mais rien n’a été fait pour rendre enfin attractifs sur le long terme ces métiers qui attirent toujours autant de bonnes volonté juvéniles. Quelques mesures cosmétiques, souvent ponctuelles ne changent rien à cette situation dont souffrent avant tout les humains au travail et les patients qu’ils soignent. Les déserts médicaux piteusement solubles dans la télémédecine, quelle misère. Et tout le monde d’applaudir. Quelle deshumanisation aveugle, ces prothèses technologiques . La presse, hélas, préfère chanter les louanges des miracles de la chirurgie, de la technologie et des médicaments riches de promesses de santé retrouvée.

  Est-il inutile de dire que soigner les autres n’est pas un métier comme les autres, et que n’importe qui ne peut pas l’exercer avec talent s’il n’est pas profondément humain ? L’humanité vraie ( des simulacres depuis toujours courent les rues) n’est pas une valeur quantifiable. L’intelligence artificielle si à la mode ne peut donc pas la déceler, ni contribuer de quelque façon que ce soit à son «développement».
  Est-il stupide de penser que cette qualité rare d’humanité n’est pas donnée à tout le monde, qu’elle ne dépend d’aucun système de formation ou de formatage, qu’elle est liée à ce qu’est vraiment une personne et pas ce qui se trouve dans les livres, aussi savants soient-ils?  À ce titre, elle doit être profondément respectée par chacun, quelque soit sa fonction dans la société. Parce qu’elle est fragile, très vulnérable, cette qualité, à toutes les agressions, à tous les mépris et à toutes les indifférences. Les humains qui soignent, pas toujours des saints , c’est évident, ne sont pas des pions anonymes interchangeables. Juste des personnes, jamais des personnels avec ce que recouvre de dramatiquement impersonnel ce détournement du sens des mots.
 


                                                              François-Marie Michaut

Os court :

« Nulle qualité humaine n’est plus intolérable dans la vie ordinaire, ni, de fait, moins tolérée que l’intolérance.  »

Giacomo Leopardi (1798-1837)


  Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1243 3 octobre 2021



          
             
                              

Du pouvoir de dire non (LEM 1250)

           Au risque de verser dans les poncifs des rappels s'imposent ...   En fait il y a assez peu de gens qui ont la capacité de dir...