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28 février 2021

Bien sûr, il faut en rire (Exmed)

  Que nos hommes publics affichent des allures graves, pour ne pas dire sinistres ! Des populations ayant le moral en berne tant elles sont contraintes méritent autre chose pour aller mieux.

  Alors que diriez-vous d’une bonne pincée de salutaire auto dérision dans ce pays où tout finit par des chansons ?
Jacques Grieu, plume et pinceau associés, s’y attelle. Voici la LEM 1213 : Vive la France COUÉ SOIT LOUÉ.



François-Marie Michaut

1-2 mars 2021

Vive la France
 COUÉ SOIT LOUÉ (LEM 1213)

 



 
À mes enfants, j’ai dit : soyez fiers de la France ;
Sur les cinq continents, admirons sa puissance.
Dans toutes les matières, en toutes circonstances,
Depuis deux millénaires, elle « est » la connaissance.
Tu es terre des arts, des armes et des lois
Pays des Droits de l’Homme et du savoir gaulois,
Qui sur le globe entier a montré tes exploits.
Tu es la référence et tu donnes la voie.
A l’école on apprend qu’on était les meilleurs,
Que le génie français n’a pas d’égal ailleurs.
Et que dans l’hexagone, ingénieurs et savants,
Artistes et philosophes allaient toujours devant.
Que brandissant leur science ainsi qu’un étendard,
Ils éclairaient le monde, le guidant tel un phare.

Construit à Taïwan, mon réveil hollandais,
A une sonnerie aux accents irlandais.
Ce matin ma radio, qu’au Japon on fabrique,
Me servait pour musique, un rap qui vient d’Afrique.
Je tourne le bouton, du Schubert trouve enfin,
Chanté par une Belge  à l’orchestre italien.
Je  « breakfast »  de corn-flakes et d’un peu de soja,
D’une orange espagnole avant l’arabica.
Je le verse en un bol qui est  made in China
En le sucrant d’un miel produit au Canada.
Mon rasoir coréen m’ayant fait la peau lisse,
Dans ma Renault slovène,  j’ouvre ma radio suisse,
Tombe sur Monaco, où les Beattles trépignent.
La covid est partout mais par hasard indigne
Les vaccins sont chinois, russes ou allemands,
 Anglais, américains : Sanofi est absent...
À mes enfants, j’ai dit : soyez fiers de la France ;
Sur les cinq continents, admirons sa puissance.

Depuis la tour Eiffel jusqu’au canal de Suez,
Airbus ou TGV, c’est la touche française.
De Clovis à De Gaulle, à Sully à … Mitterrand,
Avec Napoléon, la France avait son rang.
Les Maurras, les Jaurès, les Barrès, les Briand,
Par leurs belles envolées, montrèrent ses talents
Comme firent avant eux Bossuet ou Talleyrand
Richelieu, Mirabeau, Thiers ou Chateaubriand.
De Bizet à Fauré, Debussy ou Ravel

La musique française eut des œuvres immortelles.
Que dire des Gabin, des Piaf et des Trenet,
Des Delon, des Brassens, des Brel ou des Jouvet !
À mes enfants, j’ai dit : soyez fiers de la France ;
Sur les cinq continents, admirons sa puissance

Au bureau, mon PC qui est  « made in Ireland »
D’invectives en anglais me tance et réprimande.
Et quand sur Internet, spams et virus se lâchent,
Il m’abreuve de  « bogs » ou « deamons »  qui fâchent.
Au self  pour déjeuner, c’est un osso-buco
Arrosé de ketchup sans un cocorico.
Fromage mimolette et glace gelati
Forment ce léger  lunch  avec un vin d’asti.
Alors mon téléphone, un Nokia de Finlande,
Fabriqué en Pologne, avec des piles Allemandes
M’appelle de Belgique où est ma direction,
Pour prendre le « shuttle » dès demain en mission.
Quand je rentre chez moi, un camion Tchèque bloque ;
Son chauffeur est Hongrois mais sa marque  amerloque .
À mes enfants, j’ai dit : soyez fiers de la France ;
Sur les cinq continents, admirons sa puissance.

Ma banque CCF, chez moi, dans mon courrier,
Redit qu’elle est mangée par une HSBC,
Que mes titres Arcelor sont devenus indiens,
Que mes  Eurotunnel  ne se portent pas bien.
Je cours me réfugier dans ma bibliothèque
Où la littérature est restée intrinsèque.
De Marot à Queneau, de Ronsard à Mauriac
De Montaigne à Rousseau, de Racine à Balzac,
Rabelais ou Pascal,  de Musset à Prévert,
Je me repais de Proust et puis passe à Flaubert.
Des vers de Mérimée, je saute à Giraudoux,
Avant de m’apaiser par un Rimbaud bien doux.
J’allume ma télé, une énorme machine,
D’une marque allemande, et qui est faite en Chine.
Au programme, je trouve un film américain,
Des séries autrichiennes, un document indien,
Un texte de Shakespeare, un ténor italien,
Un thriller écossais, un polar brésilien.
J’admire Thalassa qui en Corée s’en va,
Pour visiter Samsung, Daewoo et Kia,
Pour regarder comment nos cargos chez Hyundaï,
Sont construits en neuf mois pour charger à Shangaï.
L’équipage est roumain, le second australien…
Déprimé, je m’endors : un doux songe me vient :


Le Siège de l’ONU trône au quartier Défense,
Et les Jeux Olympiques auront bien lieu en France.
La langue de Molière en ces lieux prestigieux,
Triomphe et se répand parmi tous les milieux.
La coupe America se déroule à Marseille
Où dame CGT fait taire l’appareil.
Nos Universités que tout le monde envie,
Attirent les  cerveaux, les surdoués, les génies.
Budget en excédent, la dette résorbée ;
Bruxelles dit bravo ; nous sommes adoubés.
Si Renault double Ford et Peugeot Toyota,
Le Havre monte en flèche et passe Nagoya.
Chômage disparu; pouvoir d’achat splendide,
Pasteur crée un vaccin  qui tue tous les covid !
La Sécu euphorique, inondée d’excédents
Rembourse les lunettes et même chaque dent.
Nos chères trente-cinq heures en tous les pays plaisent ;
A Trappes, à Bobigny tinte la Marseillaise.
À mes enfants, j’ai dit : soyez fiers de la France ;
Sur les cinq continents, admirons sa puissance.

Mon réveil est brutal quand sonne mon portable.
Le « shuttle » est en grève ! Et ce report m’accable.
Je ne sais  pas pourquoi mon moral tombe en berne :
C’est que, probablement, je ne suis pas moderne.
Je sors donc mon mouchoir d’une veste écossaise ;
Mais l’un est de Hong-Kong, l’autre est taïwanaise.
Un vieil auteur a dit :  Ces choses-là sont rudes ;
Il faut pour les comprendre avoir fait des études .
Mais les études, ici, sont-elles comme il faut ?
Dois-je aller à Séoul, à Oxford, Toronto ?
Une idée, tout à coup : Coué au moins, est Français ?
Celui de la Méthode, un génie, comme on sait.
On pourrait l’exporter, la vendre au monde entier,
Redressant la balance avec ce grand surdoué !
« Bien français », me dit-on. Et donc, c’est l’espérance !
Alors, vive la France ! On a bien de la chance !

À mes enfants, j’ai dit : soyez fiers de la France ;
Sur les cinq continents, admirons sa puissance.
Sur les cinq continents, admirons sa puissance.
Sur les cinq continents, admirons sa puissance …

                       Jacques Grieu

Os court :
«  Ce n’est pas la volonté qui est la faculté première de l’homme, mais l’imagination. »

      Émile Coué ( pharmacien, à Nancy, 1857-1926 )

 

 

Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1213  1er mars 2021  


                             

                                                 

25 février 2021

Un peu plus d'audace SVP (Exmed)


    Pourquoi donc cette tiédeur des esprits pour simplement regarder dans toute son ampleur ce que la réalité sanitaire ( véritable comme phantasmée ) est en train de faire irrémédiablement  périr dans notre environnement vital ? Bien bien au delà de toute maladie.

    Hypothèse subjective : la paresse intellectuelle collective de se contraindre à une lecture systémique du monde qui nous héberge. Et pas éternellement si nous n’allons pas dans un tout autre sens prédisent, non sans preuve objectives,  les esprits écologiques.


François-Marie Michaut
Exmed 26-28 février 2021

23 février 2021

Sombres Lumières ? (Exmed)

  Ce siècle dit des Lumières, celui de la Révolution Française et de ses impressionnantes exportations internationales, mérite-t-il encore la vénération dont l’auréolent nos «influenceurs» les plus audibles ?
La vision de la réalité, libérée des traditions ancestrales transmises par les religions, qui s’est forgée avec enthousiasme à l’ombre des sciences, nous imprègne dès l’école depuis des générations.

   
Tout est-il si lumineux dans ce choix entre ce qui est essentiel, à développer au maximum, et ce qui est dépassé, à mettre aux oubliettes ?
 Il n’est pas impossible, en constatant l’évolution de notre biosphère, que nous ayons jeté le bébé de nos capacités d’adaptation avec l’eau du bain  des Lumières.

François-Marie Michaut
Exmed 22-23 février 2021

21 février 2021

Vue générale (Exmed)

   Ainsi nommait-on, au temps qui n’est plus, les cartes postales photographiques de nos paysages. Question : un médecin pratiquant - ou ayant pratiqué- la médecine générale peut-il avoir une vue de notre avenir commun autre que... générale ? À moins que frappé dans ses neurones par le Covid, ou la sénilité mentale, il ne se prenne pour... un général.

   Voici, soumis à votre vision des choses actuelles, l’atypique LEM 1212 : Et sous les masques ...
Il n’est interdit par l’auteur de manifester sa propre opinion.

François-Marie Michaut

22-23 février 2021

Et sous les masques ... (LEM 1212)



 Qu’il est déjà loin le temps où l’on se querellait comme des chiffonniers  sur le port de la burqa dans les lieux publics. Nous voilà, depuis bientôt un an, et sur contrordre des autorités politiques, tous avec le visage voilé pour entrer en contact,  à plus d’un mètre, avec les autres masqués. Confinement sanitaire oblige, nous martèle-t-on au risque de devenir inaudible à force d’être répétitif.
Expérience inédite, aussi loin que remontent nos souvenirs historiques, de privation générale de contacts sociaux. Incarcération pour tous alors qu’aucune de nos lois fondatrices n’a été violée.
Face à face avec soi-même, ou familial immédiat , durant des mois et des mois (1), cela ne peut que nous marquer au fer rouge. La prise de distance obligatoire, surtout pour nos plus jeunes ou nos plus fragiles, est une épreuve, un manque considérable. Le tous ensemble, en famille, tous les mêmes, entre nous, ceux comme nous, les réseaux de tout poil, nous en avons jadis fait un idéal de vie, un moyen de réussite sociale ou professionnelle. Pour ne pas dire, en paraphrasant Edouard Philippe ferraillant contre le virus, «notre seule boussole». Les grandes écoles, les filières d’enseignement ou professionnelles élitistes, nous en voyons les redoutables retombées dans les décisions qui sont prises en notre nom. Sinistre déconvenue : nous avons été trompés parce que nous nous sommes trompés nous-mêmes.

  Parce que, si nous avons le sentiment d’être contraints à l’immobilité obligatoire par ce que nous avons toujours fait depuis notre lointaine «hominisation», le monde autour de nous que nous avons bâti avant se fissure encore plus vite que ne s’étend le territoire du Coronavirus 2 avec ses variants.  

   Pendant ce temps collectif suspendu, les activités individuelles libérées peuvent retrouver une vigueur inconnue en nous épargnant de multiples obligations de groupe. Les masques ne sont pas tous et toujours inutiles. La floraison de livres écrits et publiés durant la période de confinement est impressionnante. De qualité et d’intérêt fort divers, mais prétendant tous apporter un éclairage particulier et original sur le tohubohu de l’actualité. Du grain à moudre pour des esprits curieux, une opportunité de gain pour des auteurs et ceux qui ont pour métier de les vendre. Car, il n’y a pas que les masques, les gels désinfectants, les tests et les vaccins, les recherches scientifiques, les gadgets numériques qui font l’objet d’un commerce fort couru (2).

   Sous les masques qui musellent si lourdement nos expressions verbales et non verbales, nous vivons dans la solitude le deuil de ce qui a été, et qui ne pourra plus jamais être, parce que nous nous sommes égarés en le construisant au fil des siècles, de nos mains et de nos cerveaux. Jusqu’à ce que la biosphère finisse par nous claquer entre les doigts, et nous tous, vivants parmi les autres vivants en interaction sans fin, ne nous condamnions à disparaitre.
                                         
                                                    François-Marie Michaut

__________

Notes:
 (1) Les ersatz numériques compulsivement surconsommés ne doivent pas faire illusion, ils ne sont pas la réalité. Juste des images très partielles et toujours, à l’image du cerveau de leur concepteur... partiales.

(2) Voici quelques uns des ouvrages fort divers publiés actuellement dont je me suis inspiré pour élaborer ce texte :
- Dominique Aubier : Rebâtir le monde (MLL 2020),
- Boris Cyrulnik : Des âmes et des saisons (Odile Jacob 2021) ,
- Bruno Latour Où suis-je ? Leçons du confinement à l’usage des terrestres ( Les empécheurs de penser en rond 2021),
- Marc Lévy : C’est arrivé la nuit ( Robert Laffont 2020),
- Eric-Emmanuel Schmitt: Paradis perdu (Albin Michel 2021).
_____________

                                   
 

Os court :
«   Nous sommes tous hébétés devant le foisonnement de détails,  d’avis, d’opinions, d’expertises et de spécialités qui émiettent la réalité sous prétexte d’en assumer l’intelligence. Nous ne comprenons plus rien à ce qui se passe, à ce qui se fait. » 
     
Dominique Aubier ( ouvrage cité)


 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1212   22 février 2021   

18 février 2021

Modélisations mathématiques (Exmed)


  C’était inattendu, le cheminement de l’invisible Corona 2 se refuse à obéir. À qui ? Mais aux modèles mathématiques de son flirt avec Homo Sapiens établis par nos savants - c’est indiscutable- et bavards - ça ne l’est pas moins-  experts en maladies infectieuses.

  Rébellion dont il faut établir l’étiologie pour ne pas penser de travers. Et si tout le réel n’était pas réductible en équations dûment chiffrées, comme il semble être admis par les gens instruits depuis des siècles ?
            Hypothèse antiscientifique, antirationnelle, un brin complotiste ? Avant de conclure, regardez donc cette petite vidéo sur... la dynamique du billard explorant les limites du déterminisme classique. Lien
   Plus que jamais, l’expression populaire : c’est du billard devient lourde de sens... caché.

François-Marie Michaut
Exmed 19-21 février 2021

15 février 2021

EMPLACEMENTS (LEM 1211)


« Place pour chaque chose et chaque chose en place »
Est un adage ancien que souvent on ressasse.
C’est qu’il paraît fort sage et « tombant sous le sens »
Mais à bien regarder, on a des réticences ;

Le même mot, suivant qu’on le change de place,
Change de sens aussi et sans qu’il le remplace :
On pourrait adorer toutes les filles belles
Et détester pourtant sa belle-fille frêle.

L’épouse de Untel est une sage-femme
Mais n’est pas femme sage en trompant ce quidam.
A quatre vingt dix ans, j’ai des petits-enfants
Mais plus d’enfants petits et depuis fort longtemps.

On perd, dit-on, sa place, en allant à la chasse ;
En allant à la pêche, est-ce la même impasse ?
Et tel escroc connu qui n’est qu’un triste sire,
N’est pourtant jamais triste et même aima bien rire.

Grand-Maître ou bien grand-croix, grand-duc ou bien grand teint
Sont grands ou bien petits comme tout un chacun.
La place de premier est souvent convoitée
Mais pour certaines listes remplace un dernier...

Ce glorieux combattant qui fut un homme brave
Ne fut pas un brave homme avec tous les bataves…
«  De beaux jours devant soi » ne signifie pas
Que ces jours seront beaux et même loin de là !

Ne laissons pas les mots penser à notre place
Et plaçons les mots bons sans bons mots qui agacent.
Dès qu’une théorie semble se vérifier,
Une autre prend sa place et va tout modifier.

Il y a d’autres mots qui aiment s’égarer
Et n’en font qu’à leur tête en allant s’accoupler :
L’ongle avec le rubis, le poil avec la main
Le chèque avec le bois, le fusil et le chien...


Les fourmis dans les jambes et les pieds dans le plat,
Le vélo dans la tête ou la gorge avec chat,
Devraient mettre pourtant, une puce à l’oreille...
Leur place est ajustée pour que l’on s’émerveille.

Peut-être, au fond, la mort n’est qu’échange de place ?
D’ailleurs, « place du mort », expression d’une angoisse,
Se révèle parfois, être bien salvatrice.
Le destin n’est souvent que question de caprice.

C’est en tant qu’écrivain, que, soudain, j’ai un doute :
Fatiguer le lecteur est ce que je redoute,
Et se mettre à sa place doit être mon credo.
Mais en changeant de place, à quoi riment mes mots ?

                                         Jacques Grieu
 
 

Os court :
«   Si ma tante en avait on l’appellerait mon oncle, et si mon oncle en était, on l’appellerait ma tante. En tout bien tout honneur, naturellement. Poil aux organes de remplacement. » 
     
Pierre Dac (  André Isaac 1893-1975)

 Lettre d'Expression médicale 

 
LEM n° 1211   15 février 2021   


                           

                                               


14 février 2021

Overdose de chiffres (Exmed)


   Drapeau blanc. Nos têtes farcies de chiffres en guise d’informations se voulant «objectives» ou même «scientifiques» n’en peuvent plus. 
    Pour tenter une modeste cure de désintoxication, quoi de mieux que d’aller titiller toutes ces lettres qui jouent entre elles pour former des mots ? Et les mots eux-mêmes ne manquent pas de chahuter entre eux.


 La récréation sonne:  EMPLACEMENTS de Jacques Grieu, la LEM 1211, sans ordonnance médicale,  attend votre visite.


François-Marie Michaut

Exmed 15-16 février 2021

12 février 2021

Vie russe, virus (Exmed)

    
L’annonce du lancement de Sputnik V ( v et pas 5 ) a laissé nos experts sceptiques. Un vaccin classique par adénovirus recombinant, et non inédit dans son principe comme ses concurrents occidentaux à ARN messager.  Son point fort mondial ? Sa présentation sous forme lyophylisée ne nécessitant aucune installation frigorifique pour l’utiliser.

  

  Parole d’un médecin de brousse ayant utilisé avec succès contre une épidémie de variole en 1967 au Tchad le vaccin de l’Institut Pourquier de Montpellier ( aucun lien d’intérêt ).

François-Marie Michaut

12-14 février 2021

10 février 2021

Simple hasard ? (Exmed)

    Nous voici, depuis de nombreux mois, pris à témoin d’une avalanche de révélations sur d’insupportables comportements à forte connotation sexuelle. Les psychiatres du siècle dernier estimaient que cela était du domaine de leur discipline. Ainsi Henri Ey développe dans son Manuel de psychiatrie ( 4ème édition, 1974, page 376) un chapitre intitulé : Les perversions sexuelles où figurent parmi bien d’autres l’homosexualité et l’autoérotisme.
Le discours médical s’est depuis déclaré incompétent : il n’a plus rien à dire. Cette déferlante nous laisse privés de toute clé de lecture venant des sphères scientifiques.
   En particulier avec la «coïncidence» de la grande perturbation vitale  planétaire du moment. Trop souvent ratatinée à un simple événement sanitaire sans frontière.

François-Marie Michaut

Exmed 10-12 février 2021

07 février 2021

κῥισις, qu’est-ce à dire ? (LEM 1210)

                                                        
   La crise, on ne cesse d’en parler entre nous  depuis de longs mois sur tous les continents. Comme si nous entendions exactement la même chose avec ce mot. De strictement sanitaire au début, elle contamine inexorablement en tache d’huile, toutes nos activités humaines au point de mériter la qualification très lourde de crise de civilisation. 
Est-on bien certains de ce que sous-entend le terme de crise ? Le dictionnaire Robert précise : « 1- Manifestation brutale d'une maladie ou aggravation brusque d'un état chronique. 2. Manifestation soudaine et violente (d'émotions).Crise de fou rire, de colère. 3 -  Malaise profond causé par des transformations psychologiques ou physiologiques.Traverser une période de crise. 4. Phase grave dans une évolution» . Quel peut bien être le point commun à ces quatre entrées ? Cela ne saute pas aux yeux.

  Sur un site se disant médical, rien de scandaleux à convoquer à la barre le père Hippocrate lui-même. Et par respect pour lui, dans sa propre langue. Notre crise vient du mot  grec κῥισις (crisis). Cela m’a bien surpris, je l’avoue,  ça veut dire: jugement. Porter un diagnostic en parlant de crise serait alors formuler un jugement. Bigre, c’est du lourd, pour parler familièrement. Dès que quelqu’un prononce le mot de crise, il proférerait un diagnostic. C’est à dire, pardon de jouer encore au cuistre : c’est une fois de plus venu du grec, connaitre à travers, sous entendu, ce qu’on perçoit. Que l’observation clinique d’un malade fasse reconnaitre un état convulsif ou une inflammation aigüe d’un gros orteil, les grecs anciens savaient qu’il s’agissait d’un épisode temporaire avant le retour à la situation précédente (1)  dans la vie d’un sujet. La crise est brutale, spectaculaire et temporaire (2). C’est une sorte d’accident dans le cycle d’une vie avec, souvent, la connotation de réversibilité.

  La grande difficulté que nous éprouvons collectivement est de pouvoir penser globalement ( René Dubos, l’inventeur des sulfamides) la situation de notre humanité. Il est souvent dit ici, sans avoir la certitude d’être compréhensible, systémique.La crise sanitaire, comme on dit, n’a joué qu’un rôle de détonateur. Illusion alors de tout régler en désamorçant au plus vite cette mise à feu. Toutes les sciences, depuis des siècles, n’ont cessé, chacune dans leur strict domaine, de faire un inventaire des extraordinaires cycles rythmant tout ce qui est vivant en nous, comme autour de nous. Chaque cycle de son début à sa fin obéit à un déroulement immuable, comme si dame Nature ne connaissait pas la marche arrière, ou quelque «comme avant» que ce soit. Le problème avec la merveilleuse, et indispensable, connaissance scientifique est celui de son cloisonnement, des limites qu’elle s’impose à elle-même. Quand cette connaissance scientifique - aucunement remise en cause ici - est considérée comme la seule connaissance nécessaire et suffisante capable de juger de ce qui est réel et ce qui n’est qu’illusoire, nous sommes dans le domaine de la croyance (3).

    Une question embarrassante jaillit. Tous ces cycles multiples que les sciences explorent au mieux de leurs capacités d’observation et de mesure, il ne peuvent qu’interférer entre eux.  Chaque cycle obéit-t-il à un modèle unique, le hasard (4) ou la mystérieuse mécanique darwinienne se chargeant de le faire fonctionner en harmonie avec tous les autres ? Ou bien, et cela fait grincer bien des dents matérialistes,  sous couvert ou non de laïcité, faut-il ne pas jeter à la poubelle l’éventualité qu’il existe un modèle des modèles. Autrement dit, un modèle absolu. Absolu, un mot au parfum dictatorial qui répand la terreur dans notre modernité.
 Certains esprits, et non des moindres, se sont de tout temps et jusqu’à nos jours, posé la question. Qui les a écoutés ? Alors si la crise du moment est bien un tribunal de notre civilisation toute entière, toutes les parties, sans aucune exception, doivent être entendues pour qu’en sorte un jugement nous indiquant pourquoi, sur quelles valeurs et comment construire notre avenir à tous. 

      Pas reconstruire, construire ce qui n’a jamais encore été construit parce que nous étions, sans en avoir pris clairement conscience, sur une voie sans issue.

                                       François-Marie Michaut
  
_______________________________

Notes :



(1) Le mot de santé est évité ici. La définition paradisiaque servant de fondation à l’OMS depuis 1946 brouille trop toute réalité crédible en 2021.

(2) Le modèle le plus connu est celui de la crise d’épilepsie généralisée, jadis qualifiée de haut mal.



(3) Croire est une des capacités essentielles de notre cerveau humain. À ce titre, cela ne peut faire l’objet d’aucun rejet a priori.



(4) Une façon habituelle de camoufler notre ignorance de l’enchainement des réalités, sciences comprises. Le hasard est la francisation du jeu de dés arabe. En langue vulgaire le «au pif» s’en rapproche.


Os court :
«  La crise n’est pas comme une maladie dont on ne peut pas sortir : elle est comme une sorte de nouvelle naissance ! » 


Pierre Mauroy ( homme politique français, Lille 1983)

                                                                              

 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1210   7 février 2021   

Quelle culbute ! (Exmed)


  On en reste sur son cul quand on bute, dit ce titre. Quand un bien modeste coronavirus devient le grain de sable d’un système de civilisation planétaire qui ne fut jamais atteint, comment rester muet ? Sans sombrer pour autant dans quelque conspirationnisme que ce soit.

  On parie ? 
Rendez-vous alors sur la LEM 1210 « κῥισις, qu’est-ce à dire ? » 
Votre jugement à vous, parce qu’il est un acte unique de pensée, est de haute importance.


François-Marie Michaut

8-9 février 2021

04 février 2021

Des plans aux plants (Exmed)


             Le président Macron, après bien d’autres avant lui, annonce un grand plan pour lutter contre le cancer, comme disent les non soignants. Décennal, s’il vous plait, et claironnant un budget ronflant pour tout citoyen ordinaire. Un plan, cela nait dans la tête d’une armée de techniciens experts de petit champ de compétence. Non pas du futur, ni même du présent ( c’est trop tôt), mais bien du passé. 

   La pensée systémique qui en donnerait une vision générale n’est pas perceptible sous l’inventaire des objectifs concrets à atteindre, de préférence chiffrés.
      Un univers sépare ces plans purement technocratiques, donc deshumanisés, de la réalité biologique des vivants.
    Les végétaux nous font la leçon : entre les plans de vos cerveaux et les plants dont résulte toute notre vie, orgueilleux humains, prenez-en de la graine. Vous dites si bien : laisser en plan...

François-Marie Michaut

5-7 février 2020

02 février 2021

Pour briller en société (Exmed)

 
   Piqué, ou pas piqué, telle est la question shakespearienne du moment. Priorité aux vieux noblement proclamée, personne ne moufte... publiquement. Mais connaissons-nous tous l’immunosénescence ? Ce brave Wiki vole à notre secours : « L’Immunosénescence est le phénomène de perte marquée d'efficacité du système immunitaire ( immunité innée et/ou acquise) , induite par le vieillissement de l'individu (chez l'homme ou d'autres espèces)».

   Vaccin antigrippe, chiffre généralement retenu : 80% d’efficacité chez les jeunes, moins de 45% pour les plus de 75 ans.
    

   Merci à Luc Perino et à son remarquable blog qui a soulevé ce lièvre quelque peu embarrassant pour les stratèges politico-sanitaires.


François-Marie Michaut
3-4 février 2021

CLOUDAGE (LEM 1234)

            À mon âge avancé qu’on me dit canonique, La clique des PC, des MAC, l’informatique, Entre bug et coupure et cent disparitions, H...