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28 décembre 2020

Pas de voeux en vue (Exmed)


    C’était pourtant si facile ces formules ! Bonne année, bonne santé. Le plus important, c’est la santé. Bonheur, santé, prospérité. Mes voeux les plus sincères. La liste, accompagnée des gestes rituels d’accompagnement était interminable.

Quand vint Covid numéro 19,  tout devint vain. La foi en la puissance sur le réel de ce que nous pouvions déclarer souhaiter aux autres en face s’était volatilisée.


   Alors, on baisse les bras de désespoir ? Pas question, le vivant n’accepte pas de mourir. The show must go on, le groupe de rock britannique Queen nous le chante depuis 1991.
Voici, en guise de roue de secours, la LEM 1205 : Vivre autrement 2021.

 1er janvier 2021
François-Marie Michaut

Vivre autrement 2021 (LEM1105

       
   Claire Marin, dans Le Monde du 27 décembre 2020, évoque «l’idée de devoir vivre autrement». Elle aurait surgi «douloureusement» en nous ces derniers trimestres. Pourquoi cette douleur ressentie ? Est-ce la prise de conscience diffuse d’avoir perdu au quotidien une grande partie de notre animalité groupale fondatrice ? Perte provisoire, espérons nous de façon infantile, avec l’espoir de revenir au monde d’avant. Comme si nous n’avions à affronter qu’un accident de parcours (1) uniquement causé par un méchant agent infectieux à éliminer.



   Nous ne parvenons pas, et les discours scientifiques ne nous y aident pas, à renoncer à la notion de pandémie. Celle-ci suppose une temporalité virale stricte avec un avant, un pendant croissant puis décroissant et... une fin. La probabilité que  le Coronavirus 2 soit déjà devenu endémique n’est pas nulle. Malgré tous ses efforts Homo sapiens continue à vivre avec comme redoutables compagnons la tuberculose, le paludisme, le sida et une foule d’autres envahisseurs microbiologiques. Malgré les médicaments, des humains meurent chaque jour, dans tous les pays, d’infections bactériennes inguérissables avec nos méthodes les plus sophistiquées. Nous ne sommes pas toujours les plus forts. Quel orgueil que de penser que nos techniques et nos connaissances ont - ou auront-  le pouvoir de faire disparaitre totalement et définitivement quelque virus que se soit !

Qu’est-ce que ça peut être alors que ce vivre autrement qui nous est imposé par la réalité ? Il serait présomptueux (et probablement ridicule, ce qui n’est jamais mortel) que de vouloir en proposer un contenu acceptable par le plus grand nombre. L’illusion que l’on est plus fort, plus intelligent, plus heureux même, quand on est en groupe que quand on est seul a volé en éclat avec le confinement, les gestes barrières sociales, les interdictions officielles. Le groupal (2) est devenu non essentiel dans nos têtes. Chacun face à soi-même sans échappement possible vers d’autres pouvant nous rassurer sur la pertinence et le bien fondé des choix que nous avons à faire en permanence. Le défi n’est pas mince, mais nous n’avons plus le choix dans la vraie vie, pas celle des médias, de la communication ou de l’internet avec ses réseaux virtuels.

Faut-il se désespérer devant l’immensité de la tâche à accomplir ? La tentation est grande pour qui prend comme grille de lecture celle de l’histoire et ne comprend pas que le futur n’est pas la projection géométrique du passé au présent déterminant le futur (3). Malgré des feux de paille trompeurs  dans le monde virtuel, bien des illusions se heurtant durement à la réalité sont en train de se déliter (4). Nous n’avons pas d’alternative, faire notre propre ménage intérieur « sans filet» des forces personnelles nous déterminant , c’est cela le vivre autrement pour l’année 2021.

Et pas le moindre manuel de savoir-vivre ou de méthode pour les nuls à se mettre sous la dent. Alors, tel Don Quichotte dans ses combats, on y va bravement.
                                          François-Marie Michaut
________________

Notes :

(1) Pour aller vers quoi ? La question demande d’être éclaircie. Faute de pouvoir répondre à cette question élémentaire, le parti d’Emmanuel Macron  : la République en marche patauge.



(2) Pour illustration, le slogan politique de Ségolène Royal en mai 2007 faisant scander à une foule de militants : Tous ensemble, tous ensemble !

(3) Ph. Guillemant, La route du temps, théorie de la double causalité, ( Le temps présent 2014)  ISBN 978-2-35185-163-0

(4) Les séparatismes, compirationnismes, extrêmismes, ségrégationismes, fondamentalismes et autres sectarismes florissants pour n’en citer que quelques uns.
 
Os court :
« Vivre est la chose la plus rare. La plupart des gens se contente d’exister.  »

Oscar Wilde

 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1205   1er janvier 2021   

 
 

26 décembre 2020

ARCHE DE NOËL ( LEM 1204)

       
Quand la laïcité défraye la chronique,
Noël est l’occasion d’en repenser l’optique.
Si le principe est sain, aux nobles intentions,
Il est souvent prétexte à des déformations.
Les bulles du champagne ouvrant parfois l’esprit,
J’ai vu que de Noël on n’avait rien compris.

C’est devant une crèche où je fus inspiré,
Car le monde animal, j’ai toujours admiré.
Une crèche d’antan pas encore évacuée,
Que les libres penseurs n’avaient pas remarquée. ( ?)
Les méfaits de l’alcool augmentant les tendances,
Je n’ai pu résister à en faire pitance.

J’ai rêvé de Noé et sa ménagerie ;
Après avoir bien bu, il rêvait, lui aussi :
C’est  aujourd’hui  25 ! Et 25 de décembre !
Père Noël m’a pris, en crèche, tous mes membres !
Il m’en manque moitié, partout éparpillés !

(Sur le Mont Ararat, cherchant tout son gibier).

Titubant près de l’Arche, il prie le Très Haut
Seigneur, c’est de la faute aux grands crûs de bordeaux :
Depuis votre déluge, nul ne veut boire d’eau.
Au secours ! Les laïcs, rendez-moi mon troupeau !
De ma mission sacrée, on me rend incapable.
Alors comment Joseph aura-t-il son étable ?


Mais si ces rimes-là vous paraissent obscures,
Ne vous hâtez donc pas trop vite de conclure.
Laissez-vous apaiser par cette confiture,
Sans la chronologie ou la juste mesure,
Sans trop savoir pourquoi certains voudraient exclure,
Cette tradition-là en nos mairies les murs.

On rebaptisera toutes nos villes « en saint » ?
Adieu à Saint-Malo, Saint-Dié et Saint-Germain ?
Ces pseudo-laïcards nous les brisent menu,
Qui réveillonnent tard en fêtes mal venues.
Leur a-t-on demandé  à quel endroit ils crèchent ?
Et de quel Dieu païen ils écoutent le prêche ?

Comment les illettrés trouveront-ils leur voie
Si on leur interdit de signer d’une croix ?
Faudra-t-il agresser des Paty, des Mila
Pour que laïcité ne soit plus omerta
Et que la liberté traverse enfin les cultes ?
Mais les laïcs zélés ne sont que des incultes .

Ils devraient s’interdire aussi le pain, le vin,
Puisqu’un certain Jésus pendant la Cène vînt.
Sur les bords de nos routes, on devra démolir
Les croix en vieux granit dont la vue fait vomir ?
Au bout de leur logique, on attend de les voir,
Travailler à Noël du matin jusqu’au soir

                    Jacques Grieu



Os court :

« Quand Noé a vu arriver la mouche tsé-tsé, il aurait du lever l’ancre.» 

      Michel Galabru

    Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1204   27 décembre 2020   

 

Réglement de conte (Exmed)


         
Composer un conte en faisant un pied de nez à la guimauve rituelle de la Nativité peut être aussi un solide réglement de compte. Au banc des mis en question, une certaine idée de la laïcité à la française poussée dans ses extrêmismes. 
      Quand la Science, sous les coups du Covid, se met à bégayer, faire d’un concept théorique la valeur suprême unique rendant obsolètes les enseignements portés par toutes les religions ressemble tellement à une volonté de domination absolue des façons de penser !

Voici donc  la LEM 1204 ARCHE DE NOËL de Jacques Grieu.

François-Marie Michaut
Coup d'Oeil d'exmed 27-28 décembre 2020

24 décembre 2020

Réveillons-nous les uns et les autres
 (Exmed)


  Debout les assommés que nous sommes depuis des mois par les stratégies anticovidiennes. Masqués, confinés, testés, accusés, isolés, nous l’avons été, le demeurons encore, et cela nous marque bien au delà des simples réalités matérielles.


   Nos cerveaux n’ont pas pu être mis en sommeil et continuent à travailler pour construire les temps à venir. Un peu de stimulation hors des sentiers balisés par la pensée précovidienne dominante n’est peut être pas totalement inutile. 
Voici  donc, avec ou sans bûche, la LEM 1203 : Noël versus Noé ?


François-Marie Michaut

25-26 décembre 2020

Noël versus Noé ? (LEM 1203)

   Superposons deux mots très proches en français. D’une part celui, on ne peut plus  d’actualité mercantile de Père Noël (1), et, en escamotant le l final celui de Noë. Oui celui qui fut,avec sa famille et ses animaux le seul rescapé de l’espèce vivante d’avant le déluge. Donc , biologiquement parlant, notre seul ancêtre commun. Vous me direz que tout cela, ce sont de vieux récits bibliques qui ne peuvent que faire ricaner nos cerveaux nourris à la panacée matérialiste. Cette histoire de déluge est quand même troublante. Même si elle n’est que symbolique, il n’est pas interdit de se demander ce qu’il peut bien y avoir dans la deuxième partie du symbole qui échappe au premier regard (2).

   Le lieu n’est pas ici de se lancer dans une quelconque exégèse de la Genèse, à chacun son travail et la littérature est colossale. Alors, ce drame homicide du déluge ?  Qu’est-ce que ça peut bien être que cette histoire de vouloir gommer pratiquement de la vie, et de la capacité de transmettre la vie, l’espèce homosapiens ? Si on ne refuse pas avec horreur la possibilité qu’il existe une évolution générale de l’univers tout entier, elle n’est guère pensable que mue par une énergie ordonnée, à laquelle chacun donne le ou les noms qui lui conviennent. Divins ou non, la question n’est pas là : quelque chose (3) est devenu une réalité, non pas immobile, toutes les sciences l’affirment, mais en constant mouvement. Ce qui ne veut préjuger de rien sur la forme de ce mouvement (4).
Pourquoi le cacher, ce mécanisme d’évolution du vivant tout entier remis à quasiment zéro est choquant. Le père Noë chargé de reprendre seul pour le restaurer ce qui a été raté. Quelle responsabilité. On comprend alors qu’il ait pris la mémorable cuite que chacun connait. Obscure affaire que l’on dirait de moeurs de nos jours, jamais élucidée. Il est pourtant sur Internet des publications osant exposer qu’il existe une autre lecture longtemps tenue au secret le plus total (5).

Alors, finalement, n’existe-t-il pas une parenté, une filiation, entre ce que cherche à annoncer la célébration de Noël et ce qu’a introduit dans notre humanité l’épisode Noé ? C’est tiré par les cheveux diront certains. Les plus curieux interrogeront ce que peut bien dire le simple ajout de la consonne l aux trois lettres initiales communes. La langue française entend une histoire d’elle ou... d’aile. Le grec prononce lambda, pour nous, au figuré ce qui est moyen, très quelconque ( dictionnaire Le Robert). Piste peu stimulante qui nous incite à interroger la langue initiale de la Bible. 
En Hébreu ancien, chacune des 22 lettres se voit attribuer une signification propre. Lamed veut dire étude, apprentissage ( Wiki). 
L’annonce de Noël comme la réalisation à effectuer de ce dont Noé a été le sauveur. 
   Lecture strictement personnelle dont je laisse chaque lecteur peser pour sa propre personne, l’intérêt ou l’absurdité. Après ce face à face entre le Père Noël du jour avec son biblique ancêtre Noé ( Noah), voici une friandise pour temps de guerre dite sanitaire.
Armes versus âmes :lecteurs, à vous la suite.


__________________

Notes :

(1) Dans la culture germanique, c’est Saint Nicolas. Dans les familles très chrétiennes du siècle dernier, il n’était question que du petit Jésus pour apporter des jouets aux enfants sages, donc obligatoirement pieux.

(2) Un symbole était chez les grecs une tablette d’argile, écrite ou non, dont la moitié brisée était confiée au messager pour témoigner , par assemblage des deux morceaux, de son authenticité. L’expression courante : « c’est symbolique» pour désigner un aspect non évident d’une réalité ne peut jamais constituer une explication suffisante. Une condamnation judiciaire à une peine symbolique souligne le peu de valeur mesurable que nous accordons aux symboles.


(3) Que l’on pourrait qualifier d’énergie, au sens premier : ce qui met en mouvement. Une approche  inattendue venant du côté de la science fondamentale : P. Guillemant, La physique de la conscience (Trédaniel) 2016.

(4) F-M. Michaut : « Causalité linéaire, circulaire, ou «hélicoïdale» LEM 1081 du 20 août 2018

(5) D. Blumentsthil-Roth, Le secret de Cham, fils maudit de Noah (Noé) Lien

Os court :

«  Déluge : première et remarquable expérience de baptême qui fit disparaitre du monde tous les péchés et tous les pêcheurs. »
      Ambrose Bierce  (1842-1914 USA)

 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1203   25 décembre 2020

 
 
 François-Marie Michaut

20 décembre 2020

Tant que la langue vit encore (Exmed)


     La santé de ce qu’Esope nommait la meilleure et la pire des choses - la capacité humaine de parler-  ne trouble guère les esprits. C’est un outil si usuel, si quotidien, la langue que nous parlons, lisons, écrivons, pour communiquer avec les autres au loin ou tout près, que nous n’en prenons guère soin.
       

    Va comme je te pousse, la langue évolue sans cesse. Faut-il la laisser aller dans tous les sens ou faut-il s’interroger sur la pertinence de ses inépuisables fantaisies ?
Jacques Grieu prend position et nous fait passer un bon moment de détente. Voici la LEM 1202 ESSENTIEL ?  


François-Marie Michaut

Coup d'oeil prolongé d'Exmed du21 au 24 décembre 2020

ESSENTIEL ? (LEM 1202)



J’ai rêvé d’un pays nommé  «Verbiagisthan»,
Tout près de son allié du «Haut Pompeusisthan»
Et de l’immensité du «Prétentiosisthan»,
Lui-même étant voisin du «Ridiculisthan»
Qui n’est pas éloigné du pays «d‘Absurdie»,
Et dont une des côtes est en mer «d’Ineptie».

J’entends des mots curieux que je n’ai pas appris :
Cette langue est bizarre et donne le tournis ;
Maintenant on travaille, on fait, « en présentiel» (???)
Comment faire autrement ? Peut-être en «absentiel»?
En évaporantiel, en disparusentiel»?
Qu’en dit l’académie ? Est-ce bien officiel ?

On me dit que certains font tout «en distanciel».
Sans doute sont-ils loin ? «En écartementiel?
En éloignementiel, en espacementiel» ?
Mais pour ceux qui sont proches? En «avoisinentiel?
Y aurait-il un temps qui soit «futurentiel ?
Un imparfaitrentiel? Un subjonctifentiel»?

«Présentiel», c’est nouveau, on voit bien que c’est «in»
Ça sent bon la covid, le flux d’adrénaline,
Les vaccins et les masques, l’hydroxychloroquine,
Les gestes barrière et toute la routine…
Ce qui compte, après tout (bassement matériel):
C’est de faire et d’agir ! N’est-ce pas l’essentiel !

                                      Jacques Grieu
Os court :

«  L’Insoutenable Légèreté de l’être »

    Milos Kundera

NDLR : Titre de son roman  de 1981, paru en France en 1984. Pourquoi des majuscules à insoutenable et légèreté, et une minuscule attribuée à être ? Certainement pas une pure fantaisie d‘écriture.
                                     

 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1202   21 décembre 2020

17 décembre 2020

Nouvelle du front (Exmed)

   Au nom du peuple de France tout entier, il déclara que «nous sommes en guerre». Formule martiale visant un virus habituel des chauves-souris se développant soudain dans des cellules humaines. Corona 2 serait-il doté d’une intelligence certaine et d’un sens aigu de la stratégie ? Au minimum d’une conscience...
   

   Nos insatiables chercheurs, si nous leur donnons assez d’argent, comme ils le demandent infatigablement pour tous leurs travaux, nous livreront la réponse. Ou pas.


  Attaquer jusque dans ses cellules Emmanuel Macron, notre numéro 1, voilà qui ne manque ni de panache, ni d’humour de la part de l’agresseur.

    
   Ne  hissez pas le drapeau blanc, Monsieur le Président de la République, le traité de paix n’est pas encore à l’ordre du jour.
 

François-Marie Michaut
18-20 décembre 2020

15 décembre 2020

De la théorie à la pratique, et réciproquement (Exmed)


    Les pouvoirs scientifiques et politiques des pays non dictatoriaux touchés par le Covid 19 ont pris un risque inévitable. Celui d’être jugés et sanctionnés par leur peuple sur la façon dont ils ont su prendre les mesures collectives les moins inadéquates. En guise de hors d’oeuvre, voici un article du blog de Laurent Vercoustre avec un parfum (non sportif) de France-Allemagne bien argumenté. Lien.

   Ce n’est qu’un début, le virus sera sans pitié pour toutes nos institutions mal inspirées qui ne le savent pas. Alors, tels des dominos ce sera des chutes en série. Vous pariez ?


François-Marie Michaut
16-17 décembre 2020

13 décembre 2020

Lunettes systémiques (Exmed)

   La simplicité extrême des acides nucléïques, leurs mécanismes d’action et leur polyvalence dans tout le vivant animal et végétal tout au long de son évolution est remarquable. Encore faut-il accepter d’en avoir une approche systémique pour ne pas y voir la main d’un  hasard magique.
    Ce que nous vivons depuis le printemps 2020, avec tous ses prolongements inconnus à venir, mérite bien un passage à la moulinette systémique.

  Voilà ce que cherche à faire,  aussi briévement que possible, la LEM 1201 : Incertitude, jusqu’où ?



François-Marie Michaut
14-15 décembre 2020

Incertitude, jusqu’où ? (LEM 1201)



     La grande pagaille de nos vies quotidiennes générée par la sollicitude des gouvernants politiques  pour notre santé collective crée un étrange climat. Nous voguons dans une paradoxale tempête, aussi profonde que... silencieuse. Comment tenter de la formuler, sans la caricaturer, ni la noyer dans des considérations puisées dans des savoirs qui se veulent scientifiques ? Nos informateurs de métier souffrent, hélas, d’un handicap systémique majeur : celui de la contrainte qu’exercent sur eux les pouvoirs qu’ils ont pour métier - honorable - de faire valoir. Nous voilà bien seuls, les uns et les autres. Chacun devant soi-même,  tout autre ne pouvant être derrière son masque qu’un contaminateur potentiel. Dans la réalité morose de nos confinements peu digestes,  une opinion acceptable sur la réalité du moment a bien du mal à se construire. Nous avons besoin pour vivre, autant que de nutriments, d’un certain récit du monde personnel que nous modifions sans arrêt au gré de nos perceptions et de nos ressentis. Les gens du spectacle et des distractions collectives, frappés d’interdiction d’exercer, le disent haut et fort. Quelque chose d’important pour nos vies d’hommes, notre identité collective, est menacé de disparition rapide.

Comme nous envions nos ancêtres qui voyaient dans les Dieux de chacune de nos religions le seul auteur de ce qui nous arrivait ! Quelques gestes rituels, des cérémonies adéquates et il n’y avait plus, sous les ordres des clergés, qu’à attendre la volonté divine. Force est de constater que nos religieux sont muets. L’image du pape celébr    ant seul et sans rien dire la fête de Pâques 2020  sur la place Saint-Pierre de Rome totalement déserte demeure gravée.
Que nous reste-t-il, pauvres humains nous sentant confrontés sans remèdes connus à une situation infectieuse encore inédite ? La science devenue au fil des temps et grâce au prestige de ses applications techniques notre seule vraie religion. Celle qui est tellement brillante et prometteuse de lendemains éclatants qu’elle semble surpasser toutes les autres jamais connues. Le progrès programmé, rien de moins (1).
  Alors un peu d’espoir dans la Science, clé absolue et définitive de tous les savoirs dont nous manquons encore avec notre SRAS-Cov-2 ?

   Et bien non, le ver est dans le fruit, notre super-Religion se montre incapable de répondre vite et clairement à nos attentes immédiates. Sa toute puissance supposée ne se révèle qu’une illusion. Elle doute, elle se divise, elle se trompe. Par ricochet, et  bien malgré elle, elle nous entraine dans le doute, dans la division, dans l’erreur. La science, infantilement divinisée dans nos esprits pas toujours très instruits, est en train de perdre son prestige et son autorité (2). Elle perd dans cette grande aventure collective son statut de révélateur absolu et indépassable de la réalité qui nous entoure.
   Conséquence : la perte douloureuse de notre sentiment de toute puissance à grands coups de technosciences toujours plus ambitieuses.  Notre espèce est-elle condamnée à périr, rongée par le désespoir ou détruite par les conséquences de ses actions allant dans tous les sens ? Comme alternative, ne pouvant plus attendre de salut venant d’une divinité bienveillante, il ne reste plus que ce que nos cerveaux humains (3), enfin sortis de leurs errances anciennes, capables de nous permettre de comprendre comment nous en sortir.

   Je n’ai jamais caché, dans mes écrits sur Exmed, mon attirance pour la notion de système, comme méthode trop négligée de comprendre la réalité dans le domaine de la médecine. Que de systèmes nos sciences, championnes du comment-ça-marche, sont elles parvenues à analyser finement les rouages ! On ne cesse de les empiler avec soin ces connaissances. Mais le pourquoi- ça-marche, dans une stupéfiante harmonie d’ensemble depuis 13 milliards d’années, nous ne cherchons pas vraiment à le savoir. Comme si nous n’en avions pas le droit.

Un système - le Système des systèmes ? -  capable de donner naissance et d’harmoniser entre eux des milliards de systèmes, est-il raisonnable de ne pas aller à sa recherche ? Au risque assumé de ne pas le trouver.


    Impossible de terminer cette lettre, bien incomplète, sans mentionner que son contenu a été influencé par un ouvrage posthume paru le 2 décembre 2020. Le manuscrit de Dominique Aubier, scientifiquement très documenté, ce qui ne peut pas déplaire à un lectorat médical, date de 2001. Son titre est d’actualité : « Rebâtir le monde», éditions M.L.L. Avis aux esprits curieux.

                                François-Marie Michaut
_________________________________________________
Notes :


(1) À rapprocher de la mouvance des transhumanistes, et de la foi dans les performances futures d’ une certaine Intelligence Artificielle potion magique à tous nos maux qui lui est associée.

 (2) Les réticences de près de la moitié la population française devant l’utilisation du tout nouveau vaccin contre le Covid19, soignants en tête, sont  significatives de cette évolution nationale depuis plusieurs années. 

(3) Les neurosciences reconnaissent depuis des années ne pas savoir à quoi peuvent servir les 9/10 de notre encéphale.

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Os court :

«  On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter.»
 
         Emmanuel Kant

 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1201   14 décembre 2020

 
 
 

10 décembre 2020

Et nos virus à nous ? (Exmed)


    En France, les généralistes ( mais qui les écoute ) sont perplexes. Ils ne soignent en ce moment ni grippes saisonnières classiques, ni gastro-entérites rituelles. La même aventure est arrivée en Autralie, Nouvelle-Zélande et Argentine au cours de leur hiver austral. 
   

  Nos inénarrables comptables dans l’âme ne vont pas tarder à nous dire combien de décès nous allons éviter avec la stratégie anticovidienne. 


« En France, tout finit par des chansons » disait Beaumarchais.  On vous attend avec impatience, les artistes !

François-Marie Michaut
11-13 décembre 2020

08 décembre 2020

Vaccination sans filet (Exmed)

   C’est probablement le plus gros coup de poker sanitaire et civilisationnel que nous allons jouer partout sur la planète. La réalité, avant même la connaissance scientifique obligatoirement à la traine,  saura fort bien effectuer le tri entre ceux qui ont raison et ceux qui ont tort en matière de vaccination contre le Covid19.


   Pour ne pas trop rêver à un Père Noël qui ne se révèle pas une ordure voici un article non partisan d’un fin observateur médical. Lien

François-Marie Michaut

9-10 décembre 2020

06 décembre 2020

Brachialement nôtre (Exmed)

 
        Notre corps, même dans son silence, ne cesse de nous parler, n’en déplaise aux esprits sourds à la subitilité de ses messages intraduisibles en modèles matérialistes.

    Les bras sont à l’honneur, ne riez pas du rapprochement des mots, dans la LEM 1200 À BOUT DE BRAS Quichotteries, poème et peinture signés Jacques Grieu.

  Bonne dégustation, comme on disait aux convives dans les restaurants du temps d’avant.

François-Marie Michaut


7-8 décembre 2020

À BOUT DE BRAS Quichotteries (LEM 1200)


La vie vous tend les bras, quand vous avez vingt ans.
On fait les fiers-à-bras, jouant les Artaban.
Mais c’est à bras ouverts qu’on accueille les choses,
Et c’est à tour de bras qu’on travaille et qu’on ose.

On prend à bras le corps les problèmes ardus,
Tenant à bout de bras des idées et des buts.
Dans les bras de Morphée on prend des matinées,
Et en bras de chemise on aime bien traîner …

Puis les années passant, beaucoup de bras de fer,
On a eu sur les bras. Dont on dut se défaire...
On apprit que bras long est courte protection,
Que rester bras croisés n’a pas de solution.

Qu’une vraie bonne idée vaut mieux que douze bras.
Qu’à bras fermé, l’accueil, peut parfois être ça.
Jamais un bras d’honneur n’a résolu de cas.
Qui veut un coup de main doit voir ses propres bras.

Don Quichotte l’a vu, qui pourtant  brassait l’air,
Le meilleur de ses bras, souvent n’a rien pu faire.
Ses belles intentions et sa grande vaillance
Contre un bras de moulin n’avait aucune chance.

Malgré Sancho Panza, la force de sa panse
Et son bras de lutteur, c’était perdu d’avance.
« Le brassage des ans amène la sagesse »
Mais on baisse les bras  quand la fin nous oppresse .

Vieillesse ne doit pas laisser ses bras ballants ;
Bras dessus, bras dessous lui conservent l’allant.
C’est gros comme le bras, qu’on vous donne du Maître ?
Pour vous tordre le bras, cela pourrait bien être !

Et si votre bras droit finit par se lasser,
Jamais, au grand jamais l’arme à gauche passez !
Mourir à « Bras-sur-Meuse » est abracadabra ;
Dans les bras d’un fauteuil, c’est mieux que dans les draps …

                                   Jacques Grieu


                                           
Tableau de Jacques Grieu

Note de la rédaction :

Le travail de recherche de Dominique Aubier touchant le domaine médical présenté ici ( LEM 1053 ) a eu pour source un décryptage inédit du roman de Cervantes exposé dans « Don Quichotte, prophète d'Israël» (1966). 

Os court :

« Chacun est comme Dieu l'a fait, souvent pire.»

         Miguel de Cervantés

Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1200   7 décembre 2020

03 décembre 2020

« La poule aux oeufs d’or»(Exmed)



 C’est parti en Grande Bretagne pour la course à la vaccination de masse contre le Covid 19. Pfizer et  BioNtech  remplissent leurs caisses. Stratégie efficace ou trop précipitée ? Le Veau d’Or  s’en moque, il triomphe déjà comme au temps de Moïse.
 Pour l’instant, parce qu’entre les promesses commerciales espérées et ce que la réalité a vite fait de nous imposer, il y a un monde incontournable pour tous. C’est la première fois qu’un vaccin à ARN messager modifié va être appliqué aux humains : on joue à quitte ou double une énorme mise  bien plus financière que sanitaire.


« Qui du soir au matin sont pauvres devenus
            Pour vouloir trop tôt être riches ?
» 


Ainsi conclut sa fable le sage Jean de la Fontaine, parodiant avec talent, l’antique Esope.

François-Marie Michaut

 4-6 décembre 2020

01 décembre 2020

Écrit il y a presque dix ans (Exmed)

 
   Se confronter à ses écrits anciens est prendre le risque de constater qu’on n’avait rien compris. Je suis allé voir dans nos archives, accessibles à tous, ce qui a été publié sur Exmed sur l’année 2009, vous savez celle de la pandémie de grippe AH1N1.
  Hélas, hélas,hélas, rien n’a fondamentalement changé dans nos errements collectifs. Nos élites n’en ont tiré aucune leçon. Mais bien des ressentiments dans les esprits du public n’ont fait que germer pour se renforcer jusqu’en 2020. 
  

 À vous de juger ce document témoin,  la LEM 634 du 4 janvier 2010 : Après l’année de toutes les fractures

François-Marie Michaut
2-3 décembre 2020

CLOUDAGE (LEM 1234)

            À mon âge avancé qu’on me dit canonique, La clique des PC, des MAC, l’informatique, Entre bug et coupure et cent disparitions, H...