mardi 23 avril 2019

French Health Data Hub ? (Exmed)

   
En langue hexagonale, cela voudrait dire quelque chose comme plateforme de confiance des données de santé. L’idée est de constituer en France le plus grand stock possible de renseignements sur notre santé à chacun. La valeur marchande pour les industriels, investisseurs et banquiers-assureurs est considérable. Avec le rêve, jamais démontré depuis les Encyclopédistes du 18ème siècle, que l’accumulation de données accumulées et croisées entre elles conduit obligatoirement à de nouvelles découvertes.  On met tout dans une centrifugeuse et on filtre.

   Alors là, par prudence,  le gouvernement parle de confiance et sort son argument massue. La sécurité du coffre-fort pour éviter tout détournement de son contenu est garanti par « la maîtrise de l’État». Ce qui se passe pour la santé n’incite pas à la conviction.


   Retour sur la terre des terriens : aucune tour de Babel ( au propre ou au figuré) de l’humanité n’a atteint le ciel, aucune compilation de connaissances n’a donné naissance à une nouvelle découverte fondamentale, aucune barrière, aussi astucieuse soit-elle, n’est jamais restée inviolée. Ce serait faire fortune mondiale que d’inventer un remède contre la croyance aux illusions.


François-Marie Michaut 24-25 avril 2019

dimanche 21 avril 2019

Une autre issue (Exmed)

   
À Marseille ils l’ont surnommée, en l’invoquant sans cesse avec affection, La Bonne Mère, leur cathédrale. Notre Dame pour les parisiens. Elle vient de subir un spectaculaire incendie dont nous ressentons un sérieux contrecoup.

 

   Prendre un peu de temps pour mener sa propre enquête en allant droit à l’essentiel, indispensable pour se remettre les idées en place. La LEM 1116 vous propose : « Qu’est-ce qui a brûlé à Notre-Dame ?» . 


Bonne lecture.


François-Marie Michaut 22-23 avril 2019

Qu’est-ce qui a brulé à Notre-Dame ?
 (LEM 1116)

    Les images sur écran de l’embrasement de la charpente puis de la chute de la flèche de la cathédrale emblématique de l’identité de la France nous ont sonnés. Chacun, avec ses propres capacités de rationalisation et sa sensibilité, en ressent encore l’importance.
  Tout semble se passer comme s’il fallait se précipiter pour, vite, vite, effacer cette rupture brutale avec ce que nous avons toujours connu. Les dons d’argent à grand spectacle pleuvent (1) avant même que les braises soient éteintes. Il faut absolument reconstruire, en urgence, ce qui a été perdu ? Avant même de définir clairement de quelle perte il s’agit ? Sans prendre le temps de comprendre la portée de ce que tout le monde nomme un désastre ? Et qui est peut-être, beaucoup de lecteurs risquent de tomber de leur chaise, une chance pour comprendre enfin que c’est notre humanité toute entière qui s’écrase parce qu’elle a pris une mauvaise direction. Une flèche, bon sang, comme dans un jeu de piste, ça indique bien la direction qu’on suit. Savoir lire le panneau indicateur.
Donner un traitement avant d’avoir établi un diagnostic autre que symptomatique, aucun médecin sérieux n’y songe.

     Le diagnostic n’est pas dans l’analyse minutieuse de ce qui a conduit à la combustion des vénérables poutres, pas plus que dans l’action admirable des pompiers (2) dont le talent a fait que la cathédrale Notre-Dame elle-même  est toujours debout.

    C’est la flèche même, dominant le sol de ses 93 mètres l’édifice, qui doit être interrogée. Inaugurée en 1859, comme un pur produit de l’époque Napoléon III, son architecte est Eugène Viollet-le-duc.

   Reconstruire, ou restaurer, avec la plus grande ressemblance les édifices des batisseurs médiévaux alors très délabrés (3) de la France entière n’était pas son objectif. Ce qui avait pu pousser les constructeurs à bâtir des cathédrales ou des chateaux forts, l’énergie qui leur avait été indispensable, ne l’intéressait pas. Seule comptait à ses yeux la pure technique. Appelons en renfort le précieux dictionnaire Larousse : « Sa théorie veut que la «restitution» d’un édifice soit établie en fonction des principes architectoniques dont découlent ses formes : il est ainsi amené à interpréter des monuments selon une rationalité scientifique parfois peu accordée à l’invention créatrice des constructeurs médiévaux...»
Le grand mot est lancé, pardon du vilain jeu de mot, comme une flèche. La restitution, comme il se dit d’un objet volé, avec les seuls outils repérables par la connaissance scientifique. La réalité de 2019 vient de montrer que son projet d’aller ainsi au dessus de tout ce qui a été capital dans le passé vient de s’écraser au sol sous nos yeux incrédules. La fusée nous est retombée sur la tête.

   Si cette façon de voir les choses n’est pas complétement idiote, elle doit être poursuivie soigneusement pour décider lucidement s’il faut poursuivre dans la même voie (autant que possible d’une seule voix) pour s’engager  sans peur sur une voie d’une autre nature que celle du strictement matériel. Nous constatons que ce n’est pas celle de l’unique connaissance technoscientifique. Il faut bien lui donner un nom, même si sa charge symbolique aux contours flous peut rendre méfiant chaque rationaliste dûment cathéchisé depuis l’école.

  Celle de l’Esprit, quelque qualificatf que chacun décide de lui accoler. Il n’y a pas d’autre remède pouvant éviter en retour (4) un embrasement incomparablement plus destructeur.
_____________________________________

Notes :

(1) Comme si l’argent était la seule réponse sérieuse à tous les problèmes de l’humanité. Du mesurable, du comptable, du médiatiquement clinquant, du frappant à coup sûr et parfois douloureusement les plus démunis économiquement.


(2) Le mot pompier est trompeur en Français. Depuis le Moyen-Âge, des soldats se sont spécialisés pour détruire des enceintes fortifiées en creusant des tunnels, d’où le terme de sapeurs, en vue d’y déposer des charges explosives faisant d’eux des bombiers. Bombeiros disent encore les portugais.



(3) Depuis la Renaissance, les beaux esprits ne voyaient dans le Moyen-Âge qu’une sombre époque obscurantiste. Les Romantiques issus de la tradition germanique en donnèrent leur image «revisitée».
 
(4) Dans la mesure où les mêmes causes produisent les mêmes effets. La médecine n’en doute guère.



    

21 avril 2019        François-Marie Michaut

               

Os court :
«   L’Homme, non pas centre statique du Monde - comme il s’est cru longtemps - mais axe et flèche de l’Évolution. » 
 
                       Pierre Teilhard De Chardin scientifique et prêtre catholique(1955) 


Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1116

 

jeudi 18 avril 2019

Feu et psychisme (Exmed)


Puisque le 'Coup d'œil du jour' du 17-18 avril 2019 est 'Sous le signe du feu', il est peut-être temps de se poser la question sur 'Ce que l'incendie de Notre-Dame de Paris révèle de nos émotions collectives' comme nous le propose le magazine Psychologies : https://www.psychologies.com/Planete/Societe/Articles-et-Dossiers/Ce-que-l-incendie-de-Notre-Dame-de-Paris-revele-de-nos-emotions-collectives 
Dominique Ramarlah

Nota : Petit ajout d’actualité brulante de la rédaction sur la flèche de Notre-Dame de Paris,  emprunté à Confucius ( Kong Qiu, 551-479 av. JC) : Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt.

Une flèche qui pointait vers le ciel, cherchez le sage.  FMM



Exmed 19-21 avril 2019

mardi 16 avril 2019

Sous le signe du feu (Exmed)

   Des «gilets jaunes» autour des feux allumés pour bloquer les routes et les pouvoirs politiques, des manifestants incendiant des poubelles, des pneus ou des voitures, voici que Notre-Dame, la cathédrale symbolique de Paris dans le monde, vient de voir sa tête détruite par les flammes. Trop réducteur de se satisfaire des explications ponctuelles de chacun de ces évènements dont on ne sait pas encore tout.

 

   Comme des enfants, et dans toutes les activités, y compris celles qui touchent à notre santé, nous ne cessons jamais de jouer avec les allumettes.
Culte de l’action pour l’action, mépris pour la connaissance de ce qui n’est pas  immédiatement utilitaire et rentable.



   Nous n’avons à nous en prendre à personne d’autre que nous-même. « Faites vous-même votre malheur» titrait dès 1983 avec humour le psychiatre systémicien autrichien Paul Watzlawick.

François-Marie Michaut


17-18 avril 2019  Exmed

dimanche 14 avril 2019

Katie Bouman a réussi (Exmed)


    Une astrophysicienne américaine de 29 ans est devenue le 10 avril 2019 à 15 heures 7 minutes heure de Paris ( Le Monde du 11 avril 2019)  une vedette médiatique mondiale des mystérieux trous noirs. Vous savez ces gigantesques aspirateurs à espace-temps. Voici son parcours.

  
Magnifique exploit technique, confirmation géniale d ‘Albert Einstein qui avait défendu il y a un siècle l’existence de cette réalité non observable, c’est évident. L’inculture en astrophysique quasi généralisée du public est facilement remédiable grâce à Christophe Galfard présenté sur la LEM 1051 : Exploration du savoir . 
    Mais nous aimons bien ici porter un regard décalé et élargi sur les événements de la Planète.
Voici la LEM 1115 : TROUS NOIRS de Jacques Grieu. Bon voyage en esprit à  chaque lecteur.

François-Marie Michaut 15-16 avril 2019

TROUS NOIRS (LEM 1115)

                   
Ça y est, on le tient, on en a chopé un
Un vrai, photographié
, disent nos physiciens.
Ils parlent du trou noir comme on traque un lapin
Et brandissent leur chasse avec beaucoup d’entrain.
Il est vrai qu’on doutait que ce trou-là existe,
Alors qu’on n’avait pu croiser toutes ses pistes

Il faut craindre les trous, tous les trous nous font peur :
Il n’y a pas de trou qui soit porte-bonheur.
Même le trou normand  qui réjouit nos banquets,
Incite aux beuveries pour nous intoxiquer.
Car, boire comme un trou reste une affreuse tare,
Le trou fût-il breton, alsacien ou picard.

Faut-il, disaient certains, avoir peur des trous noirs ?
D’abord, existent-ils et doit ont bien y croire ?
Personne n’en a vu, de ces curieux mouroirs
Pourquoi seraient-ils noirs, si on ne peut les voir 
?
Si un jour on découvre un trou noir blanc ou rose,
La science est dans le trou et son aura explose.

On sait que les trous d’air sont pour les aviateurs,
Ce que les trous dans l’eau sont aux navigateurs.
Pour un spéléologue, un trou est une aubaine,
Mais  s’il est par trop noir, il en sort à grand-peine.
Pourtant,  pour les gangsters, les truands, les marlous
Grandes chances ils ont tous, d’aller finir … au trou.

Des trous dans son budget, la France en est truffée ;
C’est le plus noir des trous : il va nous étouffer.
Nos ministres auraient-ils des goûts cavernicoles,
Pour ainsi dans le trou rechercher le pactole ?
Pour boucher ce grand trou, faut-il en creuser d’autres,
Ou pour ce trou si noir, agrandir tous les nôtres ?

On va en trouver d’autres, assurent les savants
Car chaque galaxie en a un dans ses flancs.
Le nôtre est bien lacté mais est tout aussi noir
Et l’on saura bientôt comment l’apercevoir.

Il croque nos étoiles, engloutit leurs planètes,
Et sa moralité n’est sans doute pas nette…


La chasse est donc ouverte à tous les trous trop noirs
Qui bientôt n’auront plus aucune échappatoire.
Leur mise en examen est une question d’ans,
Avec leur historique ainsi que leur bilan.
Je voudrais vous citer un des trous les plus noirs,
Mais … suis victime alors d’un gros trou … de mémoire !

      Jacques Grieu                  

   

Os court ;
«  Mon message, ici et maintenant, c’est que les trous noirs ne sont pas aussi noirs qu’on les dépeint. Ce ne sont pas les prisons éternelles qu’on a décrites. Des choses peuvent sortir d’un trou noir, dans notre Univers et peut-être dans d’autres. Donc, si vous sentez que vous êtes dans un trou noir, ne perdez pas espoir : il y a un moyen de s’en sortir.» 
 

 Stephen Hawking, physicien théoricien et cosmologiste (1942-2018)


Lettre d'Expression médicale 15 avril 2019

LEM n° 1115 sur le site Exmed

 

French Health Data Hub ? (Exmed)

   
En langue hexagonale, cela voudrait dire quelque chose comme plateforme de confiance des données de santé. L’idée est de constituer en F...