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07 juillet 2020

Ségur s'égare (Exmed)

    Constat brut : le Ségur de la santé est atteint d’hémiplégie. Ne s’occuper que des hôpitaux publics, aussi nécessaires et urgentes que soient les modifications majeures à apporter à la fonction publique hospitalière, est systémiquement indéfendable. Les structures de soin privées, les cabinets de médecine générale et les spécialistes de ville sont-ils destinés à périr dans une grandiose étatisation à venir ? 

 

    La formation de nos médecins, tous nos médecins publics comme privés, est-elle adaptée aux besoins de notre société actuelle ? Les relations avec les pouvoirs financiers s’agitant autour du pactole de «la santé» sont-elles claires et justes ? Oui, Ségur s’égare, parce que Ségur (pauvre contesse) se goure. En traitant les effets sans toucher à la cause.

   Une absence de pensée globale condamne toute action locale.


François-Marie Michaut 


8-9 juillet 2020

05 juillet 2020

PLUS BLANC QUE BLANC /
 TIR à BLANC (LEM 1178)


Le racisme, on le sait, est un vilain défaut
Et rien n’est trop seyant pour le clamer bien haut,
Pour montrer à chacun qu’on est un humaniste
Et que sa coulpe on bat d’ancien esclavagiste.
Des crimes du passé, on se repent très fort,
Et d’être né trop blanc nous couvre de remord.

Car de bien des méfaits je me rendis coupable,
Que les discours du jour me montrent inacceptables :
J’ai lu, même relu, Robinson Crusoé,
Et aussi Jules Verne et Céline ou Hergé,
Sans oublier « Autant en Emporte le Vent »
Qui ne vaudraient pas mieux que le feu ou l’encan.

Tout ce qui est bien blanc a des airs de délit
« Plus c’est noir, plus c’est beau », c’est Soulages qui le dit.
Si « l’homme de couleur » a toujours la peau sombre,
Voilà qui, à certains, a parfois fait de l’ombre.
Avoir des ides claires est chose fort suspecte.
La noirceur deviendrait l’attitude correcte ?

Le vin blanc, pour autant, va-t-il passer de mode,
Et de pinot bien noir faut-il qu’on s’accommode ?
De grimper au Mont-Blanc, faudra-t-il s’abstenir
Et pour les élections, « voter blanc » s’interdire ?
Il faut rebaptiser la rue des Blancs Manteaux,
Celle du docteur Blanche et peut-être Clairvaux ?

Se battre « à l’arme blanche » est la faute interdite,
Et le nom de « blanc-bec » est l’injure maudite.
En musique « la blanche », horreur, vaut bien « deux noires »!
Le racisme anti-blanc : douleur expiatoire ?
A quoi Dieu pensait-il, qui fit blanche la neige
Et noires les idées de l’homme en ses manèges...
 
Jacques Grieu
 

                                   

Os court :

«   Si je suis raciste, c’est à cause de Rouget de Lisle, parce que moi, quand j’étais petit, à l’ école on m’a appris que les saloperies d’étrangers qui venaient dans nos banlieues il fallait les égorger et arroser nos sillons de sang impur !»  
 

                              Jean Yanne



Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1178    6 juillet 2020

Tourner la page (Exmed)

   
Sur fond de photos de statues de gloires d’antan déboulonnées en public, vers quel genre d’amnésie collective risquons-nous de courir ? Le devoir de mémoire doit-il être sélectif ? Tout autodafé signe, hélas, son inquisition.

  Jacques Grieu propose la LEM 1178 PLUS BLANC QUE BLANC TIR à BLANC.
Bonne lecture.

François-Marie Michaut 
 6-7 juillet 2020

02 juillet 2020

Juges et partis (Exmed)



   La crise sanitaire est loin d’être achevée en France que nos députés ont convoqué plusieurs anciens ministres de la santé devant une commission d’enquête parlementaire. Cela, plaidoiries comprises, ressemble fort à un travail judiciaire.

   Nuance, ici la ligne directrice n’est pas le droit mais l’intérêt des partis politiques dont se réclament nos parlementaires.
Juge et partie ça fait tousser. Partis et justice, la cause est entendue d’avance.


  Mélange des genres quand tu nous tiens ! 


François-Marie Michaut

3-4 juillet 2020

30 juin 2020

Vert, nouveau credo (Exmed)

    La mouvance écologique a dominé nos dernières élections locales en France. Ce qui nous intéresse ici, c’est la priorité affichée de la prise en compte de la santé de l’ensemble du système fragile que constitue notre environnement en interaction avec nos activités.  Est-ce une nouvelle métaphysique ou une façon rusée de faire marcher les foules ?

   Nous voici contraints, désormais, de penser systémiquement. Petit hommage au pionnier français  ( de naissance,) de l’écologie René Dubos ( inventeur du premier antibiotique - la gramicidine- breveté dès 1940)  avec sa devise : «Penser globalement, agir localement». 



  Virage systémique confirmé, c’est un  prélable pour l’ouverture des esprits. Un premier pas, c’est trop léger pour croire qu’on est en marche.


François-Marie Michaut
1-2 juillet 2020

28 juin 2020

Apoptose (LEM 1177)


  N’avez-vous pas ressenti une curieuse impression quand vous avez remis le nez dehors au moment du déconfinement dont nous sortons ?
  Des masques privant les visages de sourires ou de grimaces, des voix étouffées, des regards jaugeant votre charge virale potentielle ? Bien plus que cela : quelque chose est mort dans ce qui était notre quotidien. Pardon, le gros mot absolu de notre modernité a été prononcé. La mort. Vous savez celle que certains chantres de la médecine osent même prétendre «éviter» ou retarder considérablement pour promouvoir leurs actions préventives. Celle que les médias comptabilisent méticuleusement, comme avec jouissance de leur pouvoir, avec toutes les catastrophes.

  La biologie (1) nous aide à comprendre combien est peu fondée notre peur de toute mort. Certes, les infections, les traumatismes, les intoxications, les expositions à des environnements extrêmes existent et peuvent parfaitement, en dépit de la médecine, entrainer en cascade la mort de toutes nos cellules constituantes. Par un mécanisme connu de tous : la nécrose. Les mots savants disent clairement un double sort bien différent de nos cellules constituantes. Nécrose : le  tu es poussière et tu retourneras poussière ( Genèse 3). 

Et apoptose, en grec encore, dit juste la chute des feuilles. Ce phénomène est plus subtil que la simple pourriture. Certains (2) le disent le suicide programmé de nos cellules. Les médecins savent parfaitement que les globules rouges transportant l’oxygène ne vivent que 90 jours, et que le thymus, glande endocrine, fonctionne in utero puis disparait avant la naissance. L’idée que nos cellules, obéissant toutes à un ordre général strict pour constituer un ensemble fonctionnel adapté à son propre cycle de vie adaptative, est admissible pour notre rationalité. Quelle est la fonction d’un tel démontage des constituants cellulaires ayant achevé leur cycle ? Ils servent de matière première à l’élaboration de nouvelles cellules adaptées aux nécessités du moment de l’organisme porteur.

    Comme les feuilles d’arbre tombent autour de nous, tels des dominos sous la poussée, les programmes que nous avons nous-même imposés à notre environnement sont à terre. Notre culture devenue largement mondialisée dans ses orientations en 2020 grâce à l’utilisation  que nous avons fait de nos connaissances est en débris. Oui, nous vivons de façon endémique (3) une apoptose, pas une agonie comme le proclament certains.
  Parce qu’une fois que les feuilles en question, anciennement programmées par nos cerveaux, j’insiste sur ce point, seront tombées, de nouvelles feuilles verront le jour. Quand le temps sera venu parce que le vivant ne connait pas d’autre règle que celle des cycles magnifiquement intriqués les uns dans les autres. Les arbres, toutes les grandes traditions l’ont toujours dit,  sont nos maitres. Instruisons-nous.
  Quand une feuille est arrivée au bout de son cycle, elle est séparée de sa branche par le vent ou la neige. Sur la cicatrice surgit un bourgeon que le jardinier confirmé saura sélectionner pour que se développent des feuilles ou des fruits. 

   Le père Voltaire - «apoptosé» depuis 242 ans - avait raison : plus que jamais, en ces temps covidiens inédits, que chacun dans son petit, ou grand, secteur prenne le soin de cultiver son jardin à lui.
À son échelle, ce site a tenté, dès le 13 avril 2020, d’apporter sa petite contribution à une réflexion sans frontière (4).

                                                             François-Marie Michaut
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Notes :

(1) Pour une documentation sommaire https://fr.wikipedia.org/wiki/Apoptose

Pour une lecture critique stimulante, R. Sheldrake, Réenchanter la science, Albin Michel, 2013. Une nouvelle édition augmentée en anglais vient d’être éditée

(2) Ceci suppose d’attribuer aux cellules elles-mêmes un certain degré de conscience. Et de ne pas refuser l’hypothèse qu’existe un système de programmation extérieur pour piloter avec intelligence le mécanisme. La chimère statistique de hasard n’est qu’une façon de ne pas répondre.



(3) Nous prenons peu à peu conscience que le Coronavirus19 n’est pas une simple crise sanitaire qui s’évanouira un jour comme il est venu. Il nous faut apprendre à vivre avec lui, comme nous le faisons avec tant de virus, bactéries et champignons. Nous sommes sur le seuil d’une endémie non plus sanitaire mais civilisationnelle  dans de multiples domaines que nous ne voulions même pas voir  il y a seulement un an.

(4) F.Michaut, L’effet Corona, LEM 1166
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Os court :

«  Je voulais parler de la mort, mais la vie a fait irruption, comme d’habitude. »


 Virginia Woolf


Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1177  
30 juin 2020

 


Systémiquement vu (Exmed)

 «Tout est dans tout, et réciproquement» prophétisait, sans être compris, Pierre Dac. La fameuse «crise sanitaire» que nous vivons au jour le jour est d’une autre dimension que la simple «guerre» contre un virus encore mystérieux. Il se trouve que la science mère de la médecine, celle du vivant, la biologie nous offre une clé de lecture.

 La LEM 1177 Apoptose propose au lecteur une façon systémique de se faire une idée dénuée de catastrophisme et volontariste de ce que devient notre « ère covidienne» toute neuve.

François-Marie Michaut 

29-30 juin 2020

Ségur s'égare (Exmed)

    Constat brut : le Ségur de la santé est atteint d’hémiplégie. Ne s’occuper que des hôpitaux publics, aussi nécessaires et urgentes que ...