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13 septembre 2020

Arrêt sur images (Exmed)

   
Pas celles des médias ou des réseaux d’exposition de nos fatuités, on en est sursaturés. Juste des images qui naissent en nous parce que des mots ont eu le talent de leur donner existence. L’affaire des mots qui créent la réalité nous est bien connue depuis la Bible, ou ses équivalents dans d’autres univers culturels. 

   Mais quelle lecture sommes-nous capables d’en faire ? Littérale, scientifique, symbolique, ou - pardon pour ce mot malodorant - métaphysique ?


Voici ARRESTATIONS de Jacques Grieu, la LEM  1188  pour faire un petit galop d’essai à usage strictement interne.

François-Marie Michaut
14-15 septembre 2020

ARRESTATIONS (LEM 1188)


On n’arrête jamais les arrêts du destin,
Disent, découragés, ceux qui le tentent en vain.
Faudrait-il habiter une maison d’arrêts,
Avoir un chien d’arrêt, pour mieux s’en délivrer ?

Le progrès est risqué, disent les gens timides :
Rien ne peut l’arrêter, disent les intrépides.
Hélas on voit souvent que tout seul, il s’arrête,
Et que ce beau progrès, alors, bat en retraite .

Arrêt-buffet n’est pas un ordre de jeûner,
Et la SNCF n’en est pas accusée.
Si la bande d’arrêt, évoque un gang nouveau,
Son rôle, cependant n’est que pour nos autos.

La Cour rend ses arrêts ? Mais ce n’est pas trop tôt !
Où les avait-elle eu ? Pas gagnés au loto !
Étaient-ils empruntés ? Dérobés ? Achetés ?
De les rendre si tard on devrait protester !

Ces arrêts de la Cour sont si longs à venir,
Que des arrêts… cardiaques ils font parfois subir…
Qu’est-ce qu’arrêt de mort, sinon arrêt de vie ?
Les arrêts de rigueur ne sont pas mieux lotis…

La terre, sans arrêt, continue de tourner :
Pour pouvoir en descendre, on devrait l’arrêter…
L’œuvre d’art, elle aussi, est un arrêt du temps :
Ô, temps, suspend ton vol … Puis repart, en boitant…

Le temps ne tourne pas d’une façon parfaite :
Ralenti samedi, le dimanche, il s’arrête.
S’arrêter, c’est tomber, surtout à bicyclette :
Et pourtant, le dimanche, au vélo, c’est la fête !

Le futur, lui non plus, ne s’arrête jamais ;
En passant au présent, à chaque heure, il renaît.
Le temps va-t-il plus vite en voulant l’arrêter ?
Il devrait s’arrêter pour nous laisser passer…

                       Jacques Grieu
         ________________________
 
 
  
Os court :

«  La plume est l’interprète de l’âme : ce que l’une pense, l’autre l’exprime.  »

Miguel de Cervantès (Don Quichotte)
 

 

Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1188   14 septembre 2020



10 septembre 2020

Le sort des avant postes covidiens (Exmed)

   Que deviennent donc ceux qui passent leur journée à prélever , à quelques centimètres de distance,  des échantillons nasaux profonds à la foule des citoyens ayant décidé de se faire dépister ? 

Se faire titiller les fosses nasales n’entraine-t-il jamais d’éternuements ou de toux potentiellement richement contaminés au Corona19 ? 

Combien de contaminés, combien de cas cliniques déclarés, combien d’hospitalisation, combien de cas graves ou mortels parmi elles/eux ?


Ils semblent bien oubliés de tout le monde ces serviteurs masqués anonymes. Quel manque de considération, quelle injustice égoïste !

François-Marie Michaut
11-13 septembre

08 septembre 2020

Quatorzaine ou septaine ? (Exmed)

    Si seulement les têtes aptes à la réflexion pouvaient tirer une leçon personnelle des ondulations de la cité médicale confrontée au Covid 19.  Comme ce serait confortable que les bataillons d’experts bavards mettent en avant une connaissance unique indiscutable permettant aux pouvoirs politiques de protéger au plus près du risque zéro leur population.         

   Mais, dans la vraie vie ,  c’est impossible. Soigner quelqu’un impose à qui en a la charge une attitude mentale incontournable. Accepter de demeurer toujours dans une attitude de doute, afin de pouvoir adapter son action aux événements de chaque instant. Confronté aux problèmes de santé, agir tout en restant prêt à chaque instant devant la réalité à changer son fusil d’épaule.

François-Marie Michaut

9-10 septembre

06 septembre 2020

Question de pouvoir (Exmed)

  Nos ressorts humains les plus intimes demeurent largement incompréhensibles. Chacun, cependant, en mesure chaque jour les manifestations. La circulation intense des commentaires consacrés à toutes nos exactions donne facilement l’impression angoissante que nous vivons dans un monde de plus en plus violent.

  La LEM 1187 : Violence se permet d’y mettre son propre grain de sel, laissant au lecteur le soin d’en faire ce que bon et juste lui semble.

François-Marie Michaut

7-8 septembre

Violence (LEM 1187)


 
                                                     
 La violence s’étale partout, sous toutes ses formes, des plus spectaculaires (1) aux plus sophistiquées sous le terme de bashing ou de harcèlement moral. Le comportement violent, souvent associé à la notion de cruauté, est-il une caractéristique humaine ? Ou un héritage neurophysiologique de nos lointains devanciers pré-humains luttant pour leur fragile survie ? Quoi qu’il en soit, elle est là et bien là. Ou présente dans notre vie, ou bien omniprésente dans nos esprits tant nous baignons dans la crainte qu’elle nous frappe.

 Tous nos récits les plus anciens, ceux qui racontent nos origines, de quelque continent qu’ils proviennent, ne cessent d’en parler. Les historiens soulignent dans leurs détails nos comportements exterminateurs et dominants. Les juristes ne cessent de jongler avec des notions à géométrie variable comme les circonstances atténuantes. Mais les médecins, jamais avares de conseils,  demeurent bien taiseux, les neurosciences, la génétique et l’hormonologie ne nous apprenant pas grand chose sur des manifestations cliniques d’observation fréquente. L’usage intensif que nous faisons des médicaments abrasant notre contact avec la réalité demeure purement symptomatique. Une sorte de cache misère pour nos sociétés boiteuses.
Cependant, dans cet inventaire, une place à part doit être réservée à la théorie de René Girard de la rivalité mimétique faisant de la violence par imitation le mécanisme qui nous aurait conduit à découvrir dès nos origines le sacré (2). L’enthousiasme qu’elle a entrainé auprès des lecteurs, en offrant de rationaliser l’irrationnel, a été de courte durée.

    L’hypothèse bien antérieure des pulsions inconscientes des freudiens est de peu de secours. Nommer ne veut pas dire comprendre, ni faire comprendre. Nos guerriers antiques commençaient par s’insulter copieusement, avant de faire parler leurs armes. Les mots avant les coups. Comme s’il fallait se chauffer l’esprit avant de pouvoir tuer. Comme si le comportement humain violent ne pouvait se déclencher qu’après un certain temps plus ou moins long de préparation.

  Encore faut-il que l’humain impliqué dans un tel mécanisme dispose de la capacité de mettre en mots ses émotions les plus fortes.  Faute de mots permettant de prendre un peu de distance, certains frappent. Ne pas voir dans cette remarque une tentative de justification (3).
Les frappeurs, que font-ils quand ils «passent à l’acte» comme disent les psychiatres ? Certes il cherchent à atteindre l’intégrité de l’autre, des autres en face. Pour de multiples raisons. Avec succès pour eux-mêmes ? il est logique d’en douter.

  Une vision systémique de la violence, de toute violence, permet de poser une question, à défaut d’en tirer une certitude. Toute violence suppose que c’est d’abord à lui-même que s’en prend son acteur. Violence contre soi-même que l’on ne parvient pas à métaboliser. Pour quelle raison peut-elle naître, comment se développe-t-elle, pourquoi ne peut-on pas, ou si mal, s’en débarrasser qu’elle explose de façon dramatique pour les deux protagonistes et leurs proches ? (4)

Alors, la violence, ce n’est pas les autres, ceux qui ne sont pas comme nous des gens «bien éduqués». Ne prenons pas, d’un haussement d’épaules en quise de réponse, toutes les violences du quotidien ou de l’exceptionnel. Elles portent en elles un potentiel contagieux redoutable contre lequel aucun de nous n’est immunisé. 
Homo Sapiens dispose du potentiel, depuis le milieu du siècle dernier, de tout détruire sur la planète.



 François-Marie Michaut

Notes :


(1) À combien de spectacles de meurtre est invité chaque jour l’utilisateur d’un téléviseur ? « Votre soirée meurtre» n’hésite pas à programmer, sans état d’âme, une chaine du service national en France.


(2) René Girard : La violence et le sacré (1972)

(3) Du genre de celle, bien classique, des avocats invoquant pour défendre des auteurs d’agression une enfance malheureuse, une mère indifférente, ou un traumatisme de l’enfance.


(4) cf le roman trop peu connu: «Le Dernier Jour d’un condamné » , Victor Hugo (1829)


 
Os court :

«  Alors, qui sauvera l’homme ? Ce ne peut être que l’homme lui-même.  »


Krishnamurti (Ultimes paroles 1997)


 

 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1187   7 septembre 2020
 

03 septembre 2020

Vaccin électoraliste (Exmed)

 
   Nos cousins étasuniens  sont gâtés. Leur président Donald Trump vient de l’affirmer. Tout sera fait pour que dès le mois de novembre 2020 les habitants des différents États soient vaccinés avant tous les autres contre le Covid 19.     

 Le SRASS 1, son voisin, depuis 18 ans qu’il a frappé fort, est encore dépourvu de tout traitement efficace et de toute prévention vaccinale. 
Y aurait-il du miracle dans l’air des USA ? Si une seule chose à cette heure demeure certaine, c’est celle de la date de l’élection présidentielle, au même mois de novembre 2020. 

  
Les questions de santé feraient et déferait les trônes de nos monarques es les plus puissants de la planète ?  Un monde nouveau, pour le moins recroquevillé sur le seul devenir de sa précieuse personne.


François-Marie Michaut
4-6 septembre

CONTRE NATURE  NATURELLEMENT                                 La nature, il paraît, aurait horreur du… vice, S’opposant, «  par nature »,  à ...