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28 décembre 2020

Pas de voeux en vue (Exmed)


    C’était pourtant si facile ces formules ! Bonne année, bonne santé. Le plus important, c’est la santé. Bonheur, santé, prospérité. Mes voeux les plus sincères. La liste, accompagnée des gestes rituels d’accompagnement était interminable.

Quand vint Covid numéro 19,  tout devint vain. La foi en la puissance sur le réel de ce que nous pouvions déclarer souhaiter aux autres en face s’était volatilisée.


   Alors, on baisse les bras de désespoir ? Pas question, le vivant n’accepte pas de mourir. The show must go on, le groupe de rock britannique Queen nous le chante depuis 1991.
Voici, en guise de roue de secours, la LEM 1205 : Vivre autrement 2021.

 1er janvier 2021
François-Marie Michaut

Vivre autrement 2021 (LEM1105

       
   Claire Marin, dans Le Monde du 27 décembre 2020, évoque «l’idée de devoir vivre autrement». Elle aurait surgi «douloureusement» en nous ces derniers trimestres. Pourquoi cette douleur ressentie ? Est-ce la prise de conscience diffuse d’avoir perdu au quotidien une grande partie de notre animalité groupale fondatrice ? Perte provisoire, espérons nous de façon infantile, avec l’espoir de revenir au monde d’avant. Comme si nous n’avions à affronter qu’un accident de parcours (1) uniquement causé par un méchant agent infectieux à éliminer.



   Nous ne parvenons pas, et les discours scientifiques ne nous y aident pas, à renoncer à la notion de pandémie. Celle-ci suppose une temporalité virale stricte avec un avant, un pendant croissant puis décroissant et... une fin. La probabilité que  le Coronavirus 2 soit déjà devenu endémique n’est pas nulle. Malgré tous ses efforts Homo sapiens continue à vivre avec comme redoutables compagnons la tuberculose, le paludisme, le sida et une foule d’autres envahisseurs microbiologiques. Malgré les médicaments, des humains meurent chaque jour, dans tous les pays, d’infections bactériennes inguérissables avec nos méthodes les plus sophistiquées. Nous ne sommes pas toujours les plus forts. Quel orgueil que de penser que nos techniques et nos connaissances ont - ou auront-  le pouvoir de faire disparaitre totalement et définitivement quelque virus que se soit !

Qu’est-ce que ça peut être alors que ce vivre autrement qui nous est imposé par la réalité ? Il serait présomptueux (et probablement ridicule, ce qui n’est jamais mortel) que de vouloir en proposer un contenu acceptable par le plus grand nombre. L’illusion que l’on est plus fort, plus intelligent, plus heureux même, quand on est en groupe que quand on est seul a volé en éclat avec le confinement, les gestes barrières sociales, les interdictions officielles. Le groupal (2) est devenu non essentiel dans nos têtes. Chacun face à soi-même sans échappement possible vers d’autres pouvant nous rassurer sur la pertinence et le bien fondé des choix que nous avons à faire en permanence. Le défi n’est pas mince, mais nous n’avons plus le choix dans la vraie vie, pas celle des médias, de la communication ou de l’internet avec ses réseaux virtuels.

Faut-il se désespérer devant l’immensité de la tâche à accomplir ? La tentation est grande pour qui prend comme grille de lecture celle de l’histoire et ne comprend pas que le futur n’est pas la projection géométrique du passé au présent déterminant le futur (3). Malgré des feux de paille trompeurs  dans le monde virtuel, bien des illusions se heurtant durement à la réalité sont en train de se déliter (4). Nous n’avons pas d’alternative, faire notre propre ménage intérieur « sans filet» des forces personnelles nous déterminant , c’est cela le vivre autrement pour l’année 2021.

Et pas le moindre manuel de savoir-vivre ou de méthode pour les nuls à se mettre sous la dent. Alors, tel Don Quichotte dans ses combats, on y va bravement.
                                          François-Marie Michaut
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Notes :

(1) Pour aller vers quoi ? La question demande d’être éclaircie. Faute de pouvoir répondre à cette question élémentaire, le parti d’Emmanuel Macron  : la République en marche patauge.



(2) Pour illustration, le slogan politique de Ségolène Royal en mai 2007 faisant scander à une foule de militants : Tous ensemble, tous ensemble !

(3) Ph. Guillemant, La route du temps, théorie de la double causalité, ( Le temps présent 2014)  ISBN 978-2-35185-163-0

(4) Les séparatismes, compirationnismes, extrêmismes, ségrégationismes, fondamentalismes et autres sectarismes florissants pour n’en citer que quelques uns.
 
Os court :
« Vivre est la chose la plus rare. La plupart des gens se contente d’exister.  »

Oscar Wilde

 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1205   1er janvier 2021   

 
 

26 décembre 2020

ARCHE DE NOËL ( LEM 1204)

       
Quand la laïcité défraye la chronique,
Noël est l’occasion d’en repenser l’optique.
Si le principe est sain, aux nobles intentions,
Il est souvent prétexte à des déformations.
Les bulles du champagne ouvrant parfois l’esprit,
J’ai vu que de Noël on n’avait rien compris.

C’est devant une crèche où je fus inspiré,
Car le monde animal, j’ai toujours admiré.
Une crèche d’antan pas encore évacuée,
Que les libres penseurs n’avaient pas remarquée. ( ?)
Les méfaits de l’alcool augmentant les tendances,
Je n’ai pu résister à en faire pitance.

J’ai rêvé de Noé et sa ménagerie ;
Après avoir bien bu, il rêvait, lui aussi :
C’est  aujourd’hui  25 ! Et 25 de décembre !
Père Noël m’a pris, en crèche, tous mes membres !
Il m’en manque moitié, partout éparpillés !

(Sur le Mont Ararat, cherchant tout son gibier).

Titubant près de l’Arche, il prie le Très Haut
Seigneur, c’est de la faute aux grands crûs de bordeaux :
Depuis votre déluge, nul ne veut boire d’eau.
Au secours ! Les laïcs, rendez-moi mon troupeau !
De ma mission sacrée, on me rend incapable.
Alors comment Joseph aura-t-il son étable ?


Mais si ces rimes-là vous paraissent obscures,
Ne vous hâtez donc pas trop vite de conclure.
Laissez-vous apaiser par cette confiture,
Sans la chronologie ou la juste mesure,
Sans trop savoir pourquoi certains voudraient exclure,
Cette tradition-là en nos mairies les murs.

On rebaptisera toutes nos villes « en saint » ?
Adieu à Saint-Malo, Saint-Dié et Saint-Germain ?
Ces pseudo-laïcards nous les brisent menu,
Qui réveillonnent tard en fêtes mal venues.
Leur a-t-on demandé  à quel endroit ils crèchent ?
Et de quel Dieu païen ils écoutent le prêche ?

Comment les illettrés trouveront-ils leur voie
Si on leur interdit de signer d’une croix ?
Faudra-t-il agresser des Paty, des Mila
Pour que laïcité ne soit plus omerta
Et que la liberté traverse enfin les cultes ?
Mais les laïcs zélés ne sont que des incultes .

Ils devraient s’interdire aussi le pain, le vin,
Puisqu’un certain Jésus pendant la Cène vînt.
Sur les bords de nos routes, on devra démolir
Les croix en vieux granit dont la vue fait vomir ?
Au bout de leur logique, on attend de les voir,
Travailler à Noël du matin jusqu’au soir

                    Jacques Grieu



Os court :

« Quand Noé a vu arriver la mouche tsé-tsé, il aurait du lever l’ancre.» 

      Michel Galabru

    Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1204   27 décembre 2020   

 

Réglement de conte (Exmed)


         
Composer un conte en faisant un pied de nez à la guimauve rituelle de la Nativité peut être aussi un solide réglement de compte. Au banc des mis en question, une certaine idée de la laïcité à la française poussée dans ses extrêmismes. 
      Quand la Science, sous les coups du Covid, se met à bégayer, faire d’un concept théorique la valeur suprême unique rendant obsolètes les enseignements portés par toutes les religions ressemble tellement à une volonté de domination absolue des façons de penser !

Voici donc  la LEM 1204 ARCHE DE NOËL de Jacques Grieu.

François-Marie Michaut
Coup d'Oeil d'exmed 27-28 décembre 2020

24 décembre 2020

Réveillons-nous les uns et les autres
 (Exmed)


  Debout les assommés que nous sommes depuis des mois par les stratégies anticovidiennes. Masqués, confinés, testés, accusés, isolés, nous l’avons été, le demeurons encore, et cela nous marque bien au delà des simples réalités matérielles.


   Nos cerveaux n’ont pas pu être mis en sommeil et continuent à travailler pour construire les temps à venir. Un peu de stimulation hors des sentiers balisés par la pensée précovidienne dominante n’est peut être pas totalement inutile. 
Voici  donc, avec ou sans bûche, la LEM 1203 : Noël versus Noé ?


François-Marie Michaut

25-26 décembre 2020

Noël versus Noé ? (LEM 1203)

   Superposons deux mots très proches en français. D’une part celui, on ne peut plus  d’actualité mercantile de Père Noël (1), et, en escamotant le l final celui de Noë. Oui celui qui fut,avec sa famille et ses animaux le seul rescapé de l’espèce vivante d’avant le déluge. Donc , biologiquement parlant, notre seul ancêtre commun. Vous me direz que tout cela, ce sont de vieux récits bibliques qui ne peuvent que faire ricaner nos cerveaux nourris à la panacée matérialiste. Cette histoire de déluge est quand même troublante. Même si elle n’est que symbolique, il n’est pas interdit de se demander ce qu’il peut bien y avoir dans la deuxième partie du symbole qui échappe au premier regard (2).

   Le lieu n’est pas ici de se lancer dans une quelconque exégèse de la Genèse, à chacun son travail et la littérature est colossale. Alors, ce drame homicide du déluge ?  Qu’est-ce que ça peut bien être que cette histoire de vouloir gommer pratiquement de la vie, et de la capacité de transmettre la vie, l’espèce homosapiens ? Si on ne refuse pas avec horreur la possibilité qu’il existe une évolution générale de l’univers tout entier, elle n’est guère pensable que mue par une énergie ordonnée, à laquelle chacun donne le ou les noms qui lui conviennent. Divins ou non, la question n’est pas là : quelque chose (3) est devenu une réalité, non pas immobile, toutes les sciences l’affirment, mais en constant mouvement. Ce qui ne veut préjuger de rien sur la forme de ce mouvement (4).
Pourquoi le cacher, ce mécanisme d’évolution du vivant tout entier remis à quasiment zéro est choquant. Le père Noë chargé de reprendre seul pour le restaurer ce qui a été raté. Quelle responsabilité. On comprend alors qu’il ait pris la mémorable cuite que chacun connait. Obscure affaire que l’on dirait de moeurs de nos jours, jamais élucidée. Il est pourtant sur Internet des publications osant exposer qu’il existe une autre lecture longtemps tenue au secret le plus total (5).

Alors, finalement, n’existe-t-il pas une parenté, une filiation, entre ce que cherche à annoncer la célébration de Noël et ce qu’a introduit dans notre humanité l’épisode Noé ? C’est tiré par les cheveux diront certains. Les plus curieux interrogeront ce que peut bien dire le simple ajout de la consonne l aux trois lettres initiales communes. La langue française entend une histoire d’elle ou... d’aile. Le grec prononce lambda, pour nous, au figuré ce qui est moyen, très quelconque ( dictionnaire Le Robert). Piste peu stimulante qui nous incite à interroger la langue initiale de la Bible. 
En Hébreu ancien, chacune des 22 lettres se voit attribuer une signification propre. Lamed veut dire étude, apprentissage ( Wiki). 
L’annonce de Noël comme la réalisation à effectuer de ce dont Noé a été le sauveur. 
   Lecture strictement personnelle dont je laisse chaque lecteur peser pour sa propre personne, l’intérêt ou l’absurdité. Après ce face à face entre le Père Noël du jour avec son biblique ancêtre Noé ( Noah), voici une friandise pour temps de guerre dite sanitaire.
Armes versus âmes :lecteurs, à vous la suite.


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Notes :

(1) Dans la culture germanique, c’est Saint Nicolas. Dans les familles très chrétiennes du siècle dernier, il n’était question que du petit Jésus pour apporter des jouets aux enfants sages, donc obligatoirement pieux.

(2) Un symbole était chez les grecs une tablette d’argile, écrite ou non, dont la moitié brisée était confiée au messager pour témoigner , par assemblage des deux morceaux, de son authenticité. L’expression courante : « c’est symbolique» pour désigner un aspect non évident d’une réalité ne peut jamais constituer une explication suffisante. Une condamnation judiciaire à une peine symbolique souligne le peu de valeur mesurable que nous accordons aux symboles.


(3) Que l’on pourrait qualifier d’énergie, au sens premier : ce qui met en mouvement. Une approche  inattendue venant du côté de la science fondamentale : P. Guillemant, La physique de la conscience (Trédaniel) 2016.

(4) F-M. Michaut : « Causalité linéaire, circulaire, ou «hélicoïdale» LEM 1081 du 20 août 2018

(5) D. Blumentsthil-Roth, Le secret de Cham, fils maudit de Noah (Noé) Lien

Os court :

«  Déluge : première et remarquable expérience de baptême qui fit disparaitre du monde tous les péchés et tous les pêcheurs. »
      Ambrose Bierce  (1842-1914 USA)

 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1203   25 décembre 2020

 
 
 François-Marie Michaut

20 décembre 2020

Tant que la langue vit encore (Exmed)


     La santé de ce qu’Esope nommait la meilleure et la pire des choses - la capacité humaine de parler-  ne trouble guère les esprits. C’est un outil si usuel, si quotidien, la langue que nous parlons, lisons, écrivons, pour communiquer avec les autres au loin ou tout près, que nous n’en prenons guère soin.
       

    Va comme je te pousse, la langue évolue sans cesse. Faut-il la laisser aller dans tous les sens ou faut-il s’interroger sur la pertinence de ses inépuisables fantaisies ?
Jacques Grieu prend position et nous fait passer un bon moment de détente. Voici la LEM 1202 ESSENTIEL ?  


François-Marie Michaut

Coup d'oeil prolongé d'Exmed du21 au 24 décembre 2020

CONTRE NATURE  NATURELLEMENT                                 La nature, il paraît, aurait horreur du… vice, S’opposant, «  par nature »,  à ...