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26 décembre 2020

ARCHE DE NOËL ( LEM 1204)

       
Quand la laïcité défraye la chronique,
Noël est l’occasion d’en repenser l’optique.
Si le principe est sain, aux nobles intentions,
Il est souvent prétexte à des déformations.
Les bulles du champagne ouvrant parfois l’esprit,
J’ai vu que de Noël on n’avait rien compris.

C’est devant une crèche où je fus inspiré,
Car le monde animal, j’ai toujours admiré.
Une crèche d’antan pas encore évacuée,
Que les libres penseurs n’avaient pas remarquée. ( ?)
Les méfaits de l’alcool augmentant les tendances,
Je n’ai pu résister à en faire pitance.

J’ai rêvé de Noé et sa ménagerie ;
Après avoir bien bu, il rêvait, lui aussi :
C’est  aujourd’hui  25 ! Et 25 de décembre !
Père Noël m’a pris, en crèche, tous mes membres !
Il m’en manque moitié, partout éparpillés !

(Sur le Mont Ararat, cherchant tout son gibier).

Titubant près de l’Arche, il prie le Très Haut
Seigneur, c’est de la faute aux grands crûs de bordeaux :
Depuis votre déluge, nul ne veut boire d’eau.
Au secours ! Les laïcs, rendez-moi mon troupeau !
De ma mission sacrée, on me rend incapable.
Alors comment Joseph aura-t-il son étable ?


Mais si ces rimes-là vous paraissent obscures,
Ne vous hâtez donc pas trop vite de conclure.
Laissez-vous apaiser par cette confiture,
Sans la chronologie ou la juste mesure,
Sans trop savoir pourquoi certains voudraient exclure,
Cette tradition-là en nos mairies les murs.

On rebaptisera toutes nos villes « en saint » ?
Adieu à Saint-Malo, Saint-Dié et Saint-Germain ?
Ces pseudo-laïcards nous les brisent menu,
Qui réveillonnent tard en fêtes mal venues.
Leur a-t-on demandé  à quel endroit ils crèchent ?
Et de quel Dieu païen ils écoutent le prêche ?

Comment les illettrés trouveront-ils leur voie
Si on leur interdit de signer d’une croix ?
Faudra-t-il agresser des Paty, des Mila
Pour que laïcité ne soit plus omerta
Et que la liberté traverse enfin les cultes ?
Mais les laïcs zélés ne sont que des incultes .

Ils devraient s’interdire aussi le pain, le vin,
Puisqu’un certain Jésus pendant la Cène vînt.
Sur les bords de nos routes, on devra démolir
Les croix en vieux granit dont la vue fait vomir ?
Au bout de leur logique, on attend de les voir,
Travailler à Noël du matin jusqu’au soir

                    Jacques Grieu



Os court :

« Quand Noé a vu arriver la mouche tsé-tsé, il aurait du lever l’ancre.» 

      Michel Galabru

    Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1204   27 décembre 2020   

 

Réglement de conte (Exmed)


         
Composer un conte en faisant un pied de nez à la guimauve rituelle de la Nativité peut être aussi un solide réglement de compte. Au banc des mis en question, une certaine idée de la laïcité à la française poussée dans ses extrêmismes. 
      Quand la Science, sous les coups du Covid, se met à bégayer, faire d’un concept théorique la valeur suprême unique rendant obsolètes les enseignements portés par toutes les religions ressemble tellement à une volonté de domination absolue des façons de penser !

Voici donc  la LEM 1204 ARCHE DE NOËL de Jacques Grieu.

François-Marie Michaut
Coup d'Oeil d'exmed 27-28 décembre 2020

24 décembre 2020

Réveillons-nous les uns et les autres
 (Exmed)


  Debout les assommés que nous sommes depuis des mois par les stratégies anticovidiennes. Masqués, confinés, testés, accusés, isolés, nous l’avons été, le demeurons encore, et cela nous marque bien au delà des simples réalités matérielles.


   Nos cerveaux n’ont pas pu être mis en sommeil et continuent à travailler pour construire les temps à venir. Un peu de stimulation hors des sentiers balisés par la pensée précovidienne dominante n’est peut être pas totalement inutile. 
Voici  donc, avec ou sans bûche, la LEM 1203 : Noël versus Noé ?


François-Marie Michaut

25-26 décembre 2020

Noël versus Noé ? (LEM 1203)

   Superposons deux mots très proches en français. D’une part celui, on ne peut plus  d’actualité mercantile de Père Noël (1), et, en escamotant le l final celui de Noë. Oui celui qui fut,avec sa famille et ses animaux le seul rescapé de l’espèce vivante d’avant le déluge. Donc , biologiquement parlant, notre seul ancêtre commun. Vous me direz que tout cela, ce sont de vieux récits bibliques qui ne peuvent que faire ricaner nos cerveaux nourris à la panacée matérialiste. Cette histoire de déluge est quand même troublante. Même si elle n’est que symbolique, il n’est pas interdit de se demander ce qu’il peut bien y avoir dans la deuxième partie du symbole qui échappe au premier regard (2).

   Le lieu n’est pas ici de se lancer dans une quelconque exégèse de la Genèse, à chacun son travail et la littérature est colossale. Alors, ce drame homicide du déluge ?  Qu’est-ce que ça peut bien être que cette histoire de vouloir gommer pratiquement de la vie, et de la capacité de transmettre la vie, l’espèce homosapiens ? Si on ne refuse pas avec horreur la possibilité qu’il existe une évolution générale de l’univers tout entier, elle n’est guère pensable que mue par une énergie ordonnée, à laquelle chacun donne le ou les noms qui lui conviennent. Divins ou non, la question n’est pas là : quelque chose (3) est devenu une réalité, non pas immobile, toutes les sciences l’affirment, mais en constant mouvement. Ce qui ne veut préjuger de rien sur la forme de ce mouvement (4).
Pourquoi le cacher, ce mécanisme d’évolution du vivant tout entier remis à quasiment zéro est choquant. Le père Noë chargé de reprendre seul pour le restaurer ce qui a été raté. Quelle responsabilité. On comprend alors qu’il ait pris la mémorable cuite que chacun connait. Obscure affaire que l’on dirait de moeurs de nos jours, jamais élucidée. Il est pourtant sur Internet des publications osant exposer qu’il existe une autre lecture longtemps tenue au secret le plus total (5).

Alors, finalement, n’existe-t-il pas une parenté, une filiation, entre ce que cherche à annoncer la célébration de Noël et ce qu’a introduit dans notre humanité l’épisode Noé ? C’est tiré par les cheveux diront certains. Les plus curieux interrogeront ce que peut bien dire le simple ajout de la consonne l aux trois lettres initiales communes. La langue française entend une histoire d’elle ou... d’aile. Le grec prononce lambda, pour nous, au figuré ce qui est moyen, très quelconque ( dictionnaire Le Robert). Piste peu stimulante qui nous incite à interroger la langue initiale de la Bible. 
En Hébreu ancien, chacune des 22 lettres se voit attribuer une signification propre. Lamed veut dire étude, apprentissage ( Wiki). 
L’annonce de Noël comme la réalisation à effectuer de ce dont Noé a été le sauveur. 
   Lecture strictement personnelle dont je laisse chaque lecteur peser pour sa propre personne, l’intérêt ou l’absurdité. Après ce face à face entre le Père Noël du jour avec son biblique ancêtre Noé ( Noah), voici une friandise pour temps de guerre dite sanitaire.
Armes versus âmes :lecteurs, à vous la suite.


__________________

Notes :

(1) Dans la culture germanique, c’est Saint Nicolas. Dans les familles très chrétiennes du siècle dernier, il n’était question que du petit Jésus pour apporter des jouets aux enfants sages, donc obligatoirement pieux.

(2) Un symbole était chez les grecs une tablette d’argile, écrite ou non, dont la moitié brisée était confiée au messager pour témoigner , par assemblage des deux morceaux, de son authenticité. L’expression courante : « c’est symbolique» pour désigner un aspect non évident d’une réalité ne peut jamais constituer une explication suffisante. Une condamnation judiciaire à une peine symbolique souligne le peu de valeur mesurable que nous accordons aux symboles.


(3) Que l’on pourrait qualifier d’énergie, au sens premier : ce qui met en mouvement. Une approche  inattendue venant du côté de la science fondamentale : P. Guillemant, La physique de la conscience (Trédaniel) 2016.

(4) F-M. Michaut : « Causalité linéaire, circulaire, ou «hélicoïdale» LEM 1081 du 20 août 2018

(5) D. Blumentsthil-Roth, Le secret de Cham, fils maudit de Noah (Noé) Lien

Os court :

«  Déluge : première et remarquable expérience de baptême qui fit disparaitre du monde tous les péchés et tous les pêcheurs. »
      Ambrose Bierce  (1842-1914 USA)

 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1203   25 décembre 2020

 
 
 François-Marie Michaut

20 décembre 2020

Tant que la langue vit encore (Exmed)


     La santé de ce qu’Esope nommait la meilleure et la pire des choses - la capacité humaine de parler-  ne trouble guère les esprits. C’est un outil si usuel, si quotidien, la langue que nous parlons, lisons, écrivons, pour communiquer avec les autres au loin ou tout près, que nous n’en prenons guère soin.
       

    Va comme je te pousse, la langue évolue sans cesse. Faut-il la laisser aller dans tous les sens ou faut-il s’interroger sur la pertinence de ses inépuisables fantaisies ?
Jacques Grieu prend position et nous fait passer un bon moment de détente. Voici la LEM 1202 ESSENTIEL ?  


François-Marie Michaut

Coup d'oeil prolongé d'Exmed du21 au 24 décembre 2020

ESSENTIEL ? (LEM 1202)



J’ai rêvé d’un pays nommé  «Verbiagisthan»,
Tout près de son allié du «Haut Pompeusisthan»
Et de l’immensité du «Prétentiosisthan»,
Lui-même étant voisin du «Ridiculisthan»
Qui n’est pas éloigné du pays «d‘Absurdie»,
Et dont une des côtes est en mer «d’Ineptie».

J’entends des mots curieux que je n’ai pas appris :
Cette langue est bizarre et donne le tournis ;
Maintenant on travaille, on fait, « en présentiel» (???)
Comment faire autrement ? Peut-être en «absentiel»?
En évaporantiel, en disparusentiel»?
Qu’en dit l’académie ? Est-ce bien officiel ?

On me dit que certains font tout «en distanciel».
Sans doute sont-ils loin ? «En écartementiel?
En éloignementiel, en espacementiel» ?
Mais pour ceux qui sont proches? En «avoisinentiel?
Y aurait-il un temps qui soit «futurentiel ?
Un imparfaitrentiel? Un subjonctifentiel»?

«Présentiel», c’est nouveau, on voit bien que c’est «in»
Ça sent bon la covid, le flux d’adrénaline,
Les vaccins et les masques, l’hydroxychloroquine,
Les gestes barrière et toute la routine…
Ce qui compte, après tout (bassement matériel):
C’est de faire et d’agir ! N’est-ce pas l’essentiel !

                                      Jacques Grieu
Os court :

«  L’Insoutenable Légèreté de l’être »

    Milos Kundera

NDLR : Titre de son roman  de 1981, paru en France en 1984. Pourquoi des majuscules à insoutenable et légèreté, et une minuscule attribuée à être ? Certainement pas une pure fantaisie d‘écriture.
                                     

 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1202   21 décembre 2020

17 décembre 2020

Nouvelle du front (Exmed)

   Au nom du peuple de France tout entier, il déclara que «nous sommes en guerre». Formule martiale visant un virus habituel des chauves-souris se développant soudain dans des cellules humaines. Corona 2 serait-il doté d’une intelligence certaine et d’un sens aigu de la stratégie ? Au minimum d’une conscience...
   

   Nos insatiables chercheurs, si nous leur donnons assez d’argent, comme ils le demandent infatigablement pour tous leurs travaux, nous livreront la réponse. Ou pas.


  Attaquer jusque dans ses cellules Emmanuel Macron, notre numéro 1, voilà qui ne manque ni de panache, ni d’humour de la part de l’agresseur.

    
   Ne  hissez pas le drapeau blanc, Monsieur le Président de la République, le traité de paix n’est pas encore à l’ordre du jour.
 

François-Marie Michaut
18-20 décembre 2020

CONTRE NATURE  NATURELLEMENT                                 La nature, il paraît, aurait horreur du… vice, S’opposant, «  par nature »,  à ...