mardi 5 novembre 2019

Grand débat, ras ? (Exmed)

   Les gilets jaunes ont fleuri dans les rues. Les expressions individuelles ont explosé sans ordre sous les yeux des caméras. Le pouvoir a organisé ce qu’il a nommé Le Grand Débat et engrangé une masse énorme de participations individuelles. Une base de données de tous les horizons encore jamais réalisée nulle part. De l’exploitation de cette montagne de matière, pas la moindre souris ne semble encore être sortie.


    Les chercheurs, ils ont été nommés, manqueraient-ils des outils de tamisage leur permettant d’extraire les rares pépites de cet énorme minerai  écrit? 

   

    Faute d’outil de recyclage performant, malgré les promesses présidentielles, est-ce une situation de débarras d’un débat illisible,  dans la décharge des idées à laquelle nous assistons ?

François-Marie Michaut
6-7 novembre 2019

3 commentaires:

  1. De toute façon même si on isole des pépites d'idées, quand on sait ce qu'on en fait dans ce pays, des initiatives citoyennes...
    J'ai un souvenir cuisant des résultats de concertations citoyennes, et en politique, et en santé. Les avis citoyens n'ont pas été respectés. Ils ne sont que consultatifs après tout, et rien n'oblige à les suivre à la lettre. Les rapports de ces grands débats citoyens peuvent toujours servir de cale-chaise dans les bureaux ministériels.
    Cébé

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  2. Réponse 1:
    Vous avez raison. Il est difficile d'accepter d'être traité ainsi quand on investit gracieusement son temps et sa capacité de réfléchir au bénéfice de tout le monde.
    Comment ne pas y voir un marche de dupes. Donne-moi tes idées, et si elles me semblent bonnes je me les garde pour mon seul bénéfice. "Cause toujours, tu m'intéresses" comme disait ( sauf erreur) Queneau dans la bouche de Zazie.
    On est bien dans un monde marqué par la manipulation la plus vile des esprits les plus ouverts.
    Ce serait des sujets en or pour des informateurs de métier en panne d'inspiration. Pour l'instant, c'est le silence radio total. L'arme quasi absolue des pouvoirs publics pour ne jamais répondre.
    Merci donc, Cébé, d'avoir osé briser l'omerta ambiante.
    Suite en Réponse 2

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  3. Réponse 2 :
    Je mets en doute la validité des outils d'analyse de la production sollicitée par l'Elysée.
    ON a bien mis en place une passoire sans que soit défini ce qu'elle pouvait retenir. Probablement ce que les sciences humaines estiment pertinent, et rien d'autre. Les sciences humaines couvrent-elle tout le champ des capacités du cerveau humain ? Strictement rien ne le prouve objectivement, ce ne peut être qu'une opinion, pas un fait scientifiquement établi.
    Ne voudrions-nous pas péter plus haut que nous avons le cul ?

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