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26 septembre 2019

C'est si bien sans médecin (Exmed)

   Selon un sondage IPSOS réalisé dans 5 pays d’Europe ( Les Échos du 25 septembre 2019) les Français approuveraient massivement que des tâches médicales soient confiés à des infirmiers. Curieux retour en arrière vers ce que furent les Officiers de Santé créés en 1793 pour soigner les populations dépourvues de médecins souvent emprisonnés ou devenus des émigrés.

  Rêve de technocrates au cerveau survitaminé en chiffres : une médecine quasi sans médecins avec des gens dociles largement moins payés. La population est prête ; la médecine est muette.


   Et s’il n’y avait pas que l’argent ou la commodité personnelle immédiate pour justifier nos choix et nos opinions, mais une autre valeur qu’aucun algorithme n’est capable de quantifier ou même de qualifier ?


François-Marie Michaut
27-29 septembre  2019

4 commentaires:

  1. Le problème est que l'évaluation des nouvelles techniques se font sur des années!
    Les promesses ne seront donc démenties que, au mieux dans des décennies. Et encore même quand ces promesses sont démenties, tout continue identiquement comme en témoigne la persistance et la promotion du dépistage du cancer du sein.Et ce n'est pas le procès du Médiator qui changera les choses.

    Il y a pourtant un signal : la régression de l’espérance de vie en BONNE SANTÉ. En effet, l'espérance de vie progresse toujours car l'on fabrique de plus en plus de malade que l'on maintient en vie "coûte que coûte". Mais la bonne santé régresse.

    La médecine sans médecin, si elle peut être "plébiscitée" par des patients ne trouvant plus de soignants pour exprimer ses peurs et ses soucis; risque de laisser grand ouverte la porte des maux encore mal connus du grand public que sont : surmédicalisation, surdiagnostic et sur-traitement.

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  2. Et si la fonction numéro un du généraliste ( ou tout médecin ne travaillant pas aux ordres d'une machine à produire des soins) était de se comporter comme le protecteur systématique de qui tire sa sonnette contre toutes les procédures surmédicalisantes et chaussse-trappes des manipulateurs ?
    Si le médecin n'est pas l'avocat de son malade dans le "parcours de soin", il n'est que le complice d'un système aveugle, sourd et muet.

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  3. Complètement d'accord.
    D'ailleurs n'est-ce pas une des raisons de la disparition de la médecine générale?
    Réfléchir, penser au patients avant tout chose, mettre en avant le Primum Non Nocere qui est un frein majeur au développement du marché de la santé

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  4. Hier, le QDM parlait du choix des postes d'interne en France.
    Pour la première fois, les places en médecine générale (1) n'ont pas été boudées. Une femme, classée 28ème - brava- a opté pour la MG. Quelque chose bouge dans les esprits, qui n'est pas le résultat de campagne de promotion.
    A noter la forte désaffection pour la santé publique et... la psychiatrie. Un système de pensée et d'action meurt sous nos yeux. Tant pis, tant mieux, chacun son opinion. Mais des cendres naitra quelque chose. A nos méninges, sans complexe, la vérité ne vient jamais d'en haut !

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