Rechercher dans ce blog

11 juillet 2021

Et maintenant ? (LEM 1231)

       

   Peu à peu, ce qu’à pu cacher, mieux qu’avec un masque, l’aventure collective de l’épisode covidien pénètre les esprits les plus alertes. Tout, absolument tout, sur fond dramatique de détérioration écologique irréversible de la planète, est remis en question.
Continuer à croire que la seule solution raisonnable pour l’avenir est de recommencer comme avant, et avec encore plus d’intensité témoigne d’une robuste naïveté.

    La médecine a pu être grisée un moment par les acclamations populaires initiales. Nos sauveurs, pensez-donc ces bons sauveteurs, faut leur passer la main dans le dos. De quoi dynamiser les tentatives médicales de vouloir prendre la main sur toutes nos décisions au nom d’une compétence professionnelle qui a largement fait pschitt devant les fantaisies comportementales d’un minuscule virus. Sous la bannière prestigieuse de la science et des techniques, son prestige s’est effondré. Son monolithisme quasi religieux a explosé, notre foi est en berne. Telle est la situation que nous vivons, nous ne savons plus à quel saint nous vouer, notre ciel est désert.

    Chaque jour qui passe montre qu’aucune proposition de vivre autrement notre existence d’humain en court sursis de disparition en quelques dizaines d’années ne surgit d’aucun pays. Rien, absolument rien ne vient «d’en haut». Inutile de se taper la tête sur les murs. Il reste une seule issue, aussi irréaliste peut-elle sembler aux yeux des plus rationnels d’entre nous. Du moins, ceux qui sont indiscutablement persuadés de l’être.
 Que chacun, dans sa petite ou grande sphère personnelle, utilise au  mieux son intelligence pour agir afin que nous ne retombions pas dans les mêmes erreurs qui nous ont conduits à 2021. La science, toutes les sciences, mérite notre respect. Si nous en comprenons les limites, c’est à dire les méthodes d’investigation et les cloisonnements, la transdisciplinarité unificatrice se révélant impossible, nous n’en attendons plus de miracles de compréhension globale de la réalité.
   Peut-on proposer de veiller particulièrement à un état d’esprit dont nous sommes si friands dans bien des domaines ? Je veux parler, comme beaucoup de gens qui tentent de comprendre la balle que nous nous tirons dans le pied depuis si longtemps, de l’obsession de l’uniformisation. Parce que le vivant, animal, végétal, minéral est tout sauf uniforme.  Exception faite des armées, et encore pas toujours, rien ne marche au pas.

  

                                    
 François-Marie Michaut

Os court :
«   La force de vie sacrée, invisible et puissante, contient la mémoire du passé et la vision du futur. Elle permet à la création de se manifester dans la matière ici et maintenant. » 

      Proverbe africain


 

 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1231 11 juillet 2021   


                
             
                            
 

08 juillet 2021

Au nom du non-libre-arbitre (Exmed)

     La résistance de nombreux soignants à la vaccination anti-covidienne est un fait. Insoluble dans les exercices de manipulation des dirigeants, disparaitra-t-elle magiquement avec une loi du Parlement ? Amende, interdiction d’exercer, peine de prison, jusqu’où irons-nous dans ce mélodrame de mauvaise facture ? La délation par l’assurance maladie auprès des médecins des non encore vaccinés, quelle atteinte aux droits de l’homme !


   Et si, in fine, les risques de toute nature de la vaccination se révélaient dans le futur plus importants et invalidants que ceux de la maladie à éviter ? Ceux qui ont pris dans la précipitation les décisions ne seront probablement plus là pour en répondre.


François-Marie Michaut

 Site Exmed

04 juillet 2021

POINTAGES VERS POINTUS
 (LEM 1230)

     
Le « point » est fort courant dans la langue française,
Mais on a « point » et « point » à plusieurs hypothèses ;
Le point de vue du sage est une vérité.
« Point de vue » peut nous dire : atteint de cécité !
Un joli point de vue est un panorama
Qui nous montre à quel… point on se réfère là.
 
Si le coureur à pied a des « points de côté »
Il n’est pas pour autant exclu de l’arrivée !
Si les points cardinaux sont d’usage courant
Ils sont points de repère et donc points importants.
A tel point que celui qui a perdu le nord
Est souvent « mal en point » et en danger, alors.

Quand le chef  « cuit à point » son rôti dans le four
Il ne s’agit point là d’un « point de non retour ».
Du point A au point B, le plus court des chemins,
N’est autre que la droite et c’est ce qu’on retient.
Le « point d’orgue » n’est point toujours un « point final »
Mais plutôt le summum, l’envolée principale.

On aime au plus haut point nous parler du « point G »
Ou du « point de Lagrange » ou du « point de rosée »
Qui n’ont point empêché quiconque de dormir.
On trouve un point d’appui où on veut le fournir...
Si le « point d’Alençon » méritait un bon point,
Il n’est plus à la mode et nous paraît fort loin.  

Points d’interrogation ou points d’exclamation,
« Faire le coup de poing » n’était pas ma mission.
De cette mise au point je n’ai pu m’empêcher ;
Juste « faire le point » était dans mon idée.
Pourtant des point-virgules, on dit « pas trop n’en faut ».
Alors, un point final ne sera pas de trop.

                         Jacques Grieu






 

Os court :
«  Un beau livre, c’est celui qui sème à foison les points d’interrogation. »

      Jean Cocteau


 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1230 4 juillet 2021   


                  Jacques Grieu

27 juin 2021

Lettre à Marie Ahyerre
 (LEM 1229)

  


    Nos itinéraires, très inégaux en durée, ne se sont jamais croisés. Vous avez 23 ans, vous étudiez à Bordeaux et vous avez obtenu la plus forte note au concours national de l’internat. Superbes capacités cognitives jointes à une remarquable maturité.
    Ce que je trouve le plus époustouflant est l’affirmation tranquille de votre choix de la médecine générale pour trouver votre voie dans l’usine à gaz des disciplines médicales. Pour vous, c’est clair et net : vous voulez être généraliste, pas dermato, ophtalmo, chirurgien esthétique ou radiologue comme vos prédécesseurs. Vous le déclarez sans détour aux journalistes qui, visiblement, ne le comprennent pas.

   Vous êtes bien placée pour constater que la médecine générale est considérée par l’immense majorité des porte-drapeaux des médecines hautement spécialisées comme de qualité intrinsèque inférieure (1). Les médecins de famille ? Juste bons à s’occuper de pathologies bénignes, pour ne pas dire spontanément guérissables.
    Votre choix témoigne de votre liberté d’esprit : la vraie médecine n’est pas celle, très cloisonnée, des seuls organes à la recherche des pathologies les plus graves. Elle est, à l’image des vivants, celle de la durée. Ensemble pour le meilleur comme pour le pire selon les accidents comme les joies de la vie.

    Vous êtes jeune. Nos experts (2) prévoient que tout risque fort d’être bousculé dans nos manières de vivre dans 30 ans. Vous aurez alors 53 ans, le temps de la pleine maturité professionnelle, et vous aurez à prendre soin, là où vous serez, de cette humanité atteinte dans sa capacité de demeurer en vie.
Que vaudront alors les fleurons technoscientifiques de nos hyperspécialistes ?
La vie, celle que nous nous sommes acharnés depuis si longtemps à construire, qui pourra l’aider à ne pas disparaitre par incapacité d’adaptation ?
    
   Vous voyez, et je n’ai aucun titre pour vous donner le moindre conseil, votre responsabilité est considérable. Vous méritez amplement le plus grand respect pour oser prendre à bras le corps ce qui vous parait de la plus haute qualité en résistant aux sirènes de l’immédiat et du clinquant.

         Alors, si vous me le permettez, belle vie à vous et restez qui vous êtes, quoi qu’il advienne sur votre chemin de vie.

                                                 François-Marie Michaut

_________________

Notes:

(1) On peut dater le début de cet ostracisme, inconnu de nombreux pays comparables, à la réforme Debré de 1958 qui créa les Centres Hospitaliers Universitaires.


(2) JIM du 24 juin 2021 : lien 


 

 
«   Il y a des médecins qui vous sauvent - et il y en a qui vous guérissent.»

      Sacha Guitry

 

 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1229 27 juin 2021   
 

23 juin 2021

Militantisme si peu scientifique (Exmed)



   Les médecins n’ont jamais cessé de débattre entre eux pour remplir leur mission au mieux au fil des époques. Alors quand des médecins, au nom de la science et de la santé, se comportent comme des militants, le mélange des genres devient extrêmement dangereux pour le public et... les professionnels qui cherchent librement. Sommes-nous contaminés par la technique marchande des influenceurs dans la prévention des maladies ?
     Voici, en italiques,  le message d’une consoeur amie qui mérite d’attirer toutes les attentions :

 Je ne sais pas si tu as vu cela, mais peut-être cela pourrait intéresser les médecins blogueurs.
  Si nous ne réagissons pas les sites de santé seront passés au peigne fin pour être censurés.
  Tout est expliqué ici : http://mypebs-en-question.fr/actus/infox.php
et ici : https://cancer-rose.fr/2021/06/22/linca-de-mauvaises-surprises-en-mauvaises-surprises/

C'est un scandale, il faut qu'on se réveille avant d'être muselés !

Texte en anglais aussi : http://mypebs-en-question.fr/actus/infox_en.php



François-Marie Michaut


Site Exmed 23 juin 2021

20 juin 2021

J’veux pas le savoir
 (LEM 1228)


    Au temps révolu  du service militaire obligatoire, tout le monde ne vivait pas cette phase de vie comme une partie de plaisir. Devenir homme de troupe supposait une formation assurée classiquement par un adjudant instructeur, grade ultime des sous-officiers d’active.
« La discipline faisant la force principale des armées, il importe que tout supérieur obtienne de ses subordonnés une obéissance entière et une soumission de tous les instants» dit l’article 1er du règlement de discipline des armées entre 1933 et 1966.

     Tout questionnement, empreint ou non de malice de la part des bleus, sur la faisabilité d’une injonction attirait un je-veux-pas-le-savoir de la part du gradé. La hiérarchisation galopante de tous nos rouages d’organisation a horreur des gens qui posent des questions (1). À un degré de plus, montrer qu’on ose répondre est une attitude risquée. Le silence rituel des classes d’école devant les professeurs en France surprend beaucoup les jeunes d’autres pays. Le confinement, retour à l’actualité, des attitudes mentales ou psychologiques laisse une trace profonde. Un silence des expressions comme si les masques avaient le pouvoir de bâillonner nos capacités de penser et de communiquer aux autres notre pensée quand elle ne peut pas s’appuyer sur un groupe de pression protecteur.

    Risque d’hypotrophie de notre dimension humaine déjà durement éprouvée depuis des années par la dictature technoscientifique (2) ?
L’hypothèse ne peut être écartée d’un haussement d’épaules. Quand les grandes idéologies s’effondrent devant les modes de vie qu’elles génèrent, comprendre enfin pourquoi et comment la réalité qu’elles fabriquent les met en échec devient une urgence vitale.
   Une urgence qui tourne le dos à notre volonté si confortable de ne pas vouloir savoir. L’urgence de connaitre ce que, justement, nous ne connaissons pas encore avec nos outils intellectuels de 2021, les produits à tout faire du numérique avec leurs solutions simplificatrices, les fameuses applis en tête.

                                               François-Marie Michaut

Notes:


(1) Toute question susceptible de perturber les rouages d’un pouvoir reconnu vous fait souvent taxer durablement, ou définitivement,  de «mauvais esprit», donc dépourvu de sérieux.



(2) Odile Marcel, Technoscience et thérapie, Site Exmed,
lien https://www.exmed.org/odmar.html



Os court :
«   La culture, ce n’est pas ce qu’il reste quand on a tout oublié, mais, au contraire, ce qui reste à connaître quand on ne vous a rien enseigné.»

 Jean Vilar (1912-1972, créateur du festival d’Avignon)

 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1228 20 juin 2021   


                                
                       
                                       
 

16 juin 2021


Les démasqués (Exmed)


    Que sommes nous devenus dans l’espace public sans nos masques imposés ? Avons-nous, les uns et les autres, changé durant l’épreuve prolongée du confinement ? Allons-nous même nous reconnaître face aux autres comme «avant» ?        


     Observateurs, à vos postes, nous avons certainement tellement à apprendre de ce temps nouveau  qui ne peut plus, quoi que nous fassions, être «comme avant».

François-Marie Michaut

  Exmed 16 juin 2021

CONTRE NATURE  NATURELLEMENT                                 La nature, il paraît, aurait horreur du… vice, S’opposant, «  par nature »,  à ...