Une des caractéristiques de la gestion mondiale de l'épidémie de Covid aura été l'obstination mimétique dans des mesures débiles et toxiques.
L'histoire jugera cette "crise " d’aveuglement planétaire contagieux avec le mélange de sévérité et de dérision qu'elle mérite.
Message envoyé à Exmed par Jean-François Huet
7-8 avril 2021
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06 avril 2021
Consensus toxiques (Exmed)
04 avril 2021
FONDEMENTS FONDATIONS (LEM 1218)
Si haut qu’on soit assis, sur l’estrade ou le trône,
C’est sur son fondement, qu’on se croie une icône,
Qu’on soit roi, dictateur ou ministre ou despote
Lui qui use sans fin tous nos fonds de culotte.
Personne n’est fondé à se croire un héros
Tant qu’au fond nos motifs ne volent pas si haut.
Beaucoup de double-fonds se cachent sous l’exploit
Quand au fin fond des choses on gratte et qu’on nettoie…
Certains qui n’ont jamais la moindre chose à dire
Nous font bien des ennuis pour... nous en avertir.
Car la bêtise humaine, est un tonneau sans fond
Impossible à combler pour tous les trublions.
« La forme, c’est le fond qui remonte en surface »
A dit Victor Hugo, comme une dédicace.
Nombre de grands poètes vous le confirmeront :
De la forme en creusant, ils font naître le fond.
« Le fond de l’air est frais » nous a chanté Dutronc
« Mais la surface aussi », le frileux lui répond.
Les articles de fond vont bien au fond des choses,
Mais bien peu, en surface, émergent de leurs gloses.
Si les marins, en mer craignent bien les hauts fonds
Ce seront les bas fonds qu’à terre, ils fuiront.
Quant aux lames de fond , elles sont en surface :
Pourquoi nous feraient-elles, alors, boire la tasse ?
Au fond de son jardin sont autant de joyaux
Qu’au fin fond de la mer ou par monts et par vaux
Aller au fond de soi fait-il faire surface ?
Le risque d’essayer n’est que juste une impasse.
Fond du puits, fond de teint, fond des yeux, fonds des poches...
Ne sont que bruits de fond pour nous faire reproche.
« Travaillons », nous a dit La Fontaine et « suons ! »
Ce qui manque le moins sera toujours le fond.
La vérité, dit-on, serait au fond du verre :
Mais je bois jusqu’au fond et...ne vois pas plus clair.
Bien des skieurs de fond sont très superficiels
Et leur fond de commerce est fort artificiel.
Le bonheur, tel la neige, est toujours pur et blanc.
Mais tel la neige, il fond, et va, disparaissant…
Alors, touchant le fond, on recherche un espoir,
En sachant bien qu’au fond, ce sera provisoire.
Jacques Grieu
Os court :
« Qui se sait profond tend vers la clarté, qui veut le paraître vers l’obscurité : car la foule tient pour profond tout ce dont elle ne peut voir le fond. »
Friedrich Nietzche
Lettre d'Expression médicale
LEM n° 1218 5 avril 2021
Sous la surface (Exmed)
Les dégoulinures envahissantes de tout le cortège émotif semblent envahir toutes les prises de parole, tous vecteurs accessibles aux autres inclus. La capacité d’éprouver des émotions est une de nos caractéritiques animales, probablement non exclusivement humaine. Mauvais combat que de vouloir les suprimer ou les canaliser.
Si on faisait l’effort d’aller gratter ce qui git sous la surface de nos émotions ? Des pépites pour vivre, ou... rien du tout pour exister ?
Jacques Grieu est à la barre avec la LEM 1218 : FONDEMENTS FONDATIONS.
Bonne exploration pour tous.
François-Marie Michaut
01 avril 2021
Ne respirez plus (Exmed)
Souvenir antique du temps où on soumettait les enfants de mon âge à subir une radioscopie pulmonaire à l’école. Tuberculose, la peur majeure des familles depuis plus d’un siècle. Une tueuse honteuse dont nous n’avons même plus l’idée maintenant et tant mieux pour nous.
L’injonction du médecin derrière l’écran noir était un vibrant : ne respirez plus, l’autorisation de reprendre son souffle manquait parfois.
Bloquer le BK embusqué en ne respirant pas, cela ne vous évoque pas une certaine stratégie de confinement ?
Attendons la suite, celle que personne encore ne sait déchiffrer. Elles nous manquent bien nos Pythies, même si elles parlaient à Delphes une langue que personne ne comprenait.
François-Marie Michaut
2-4 avril 2021
30 mars 2021
Exponentiel, mais qu’est-ce ? (Exmed)
Chaque époque souffre de ses mots à la sauce du jour. En ce moment, le déroulement continu et très rapide de tout événement le fait qualifier d’exponentiel. La traduction graphique de cette fonction mathématique lui confère une allure de scientificité digne de toute confiance.
Pour qui a tenté un peu de comprendre comment fonctionne le vivant, cela semble être une (vénérable) illusion d’optique. Rien en nous n’est continu, par exemple notre pression artérielle ou nos sécrétions hormonales, ni en expansion ininterrompue, comme notre croissance osseuse, sauf sur des tableaux.
Le vivant ne connait guère qu’un mouvement passant par d’indispensables phases successives de la naissance à la mort, et par la suite de la mort à la naissance. Vouloir absolument imaginer qu’il s’agit toujours d’une causalté linéaire simplifie la perception des observateurs, d’où son grand succès. Mais rend bien aléatoire, pauvres chantres des modélisations mathématiques, toute tentative de comprendre comment les choses peuvent et vont se passer.
Dans la vraie vie, pas dans les équations.
François-Marie Michaut
31 mars 1 avril 2021
28 mars 2021
Sous nos yeux (Exmed)
Comme c’est difficile d’échapper aux marées de messages que nous livrent ces écrans qui nous fascinent ! De détail en détail, de manipulation en manipulation, de communication en communication, bien délicat de conserver une vue d’ensemble cohérente qui nous aide à vivre le présent et à préparer l’à venir.
Sans prétendre à quelque vision prophétique que ce soit, la LEM 1217 envoie sa bouteille à la mer avec «Homo Solus». Bien entendu sans savoir si elle touchera quelque rivage simplement curieux.
François-Marie Michaut
29-30 mars 2021
«Homo Solus» (LEM 1217)
Homo Sapiens, jusqu’à ce jour fer de lance insurpassable de l’évolution darwinienne , est-il entré en agonie ? Point besoin d’imaginer un scénario catastrophe digne d’Hollywood, car tout se passe sans bruit ni fureur. Juste une transformation fondamentale de ce que les anciens aimaient nommer, de façon commode, la nature humaine. Une sorte de construction systémique, devenant de plus en plus complexe depuis nos premiers ancêtres. Notre grande originalité dans l’arbre du vivant a été de disposer en même temps, même si c’est à des degrés divers selon les cultures, d’un fonctionnement collectif et d’un fonctionnement individuel, solitaire dit-on des animaux.
Cette dualité fonctionnelle groupale et personnelle systémique a été incroyablement fertile au fil du temps. Une modeste et fragile espèce animale à ses débuts a réussi à devenir une des plus invasives et inventive de tous les lieux habitables de la planète avec ses 8 milliards actuels de représentants. Mais à quel prix ? Les sciences de l’homme nous le disent de plus en plus clairement. La conscience écologique gagne progressivement nos sensibilités. Nos capacités de nuisance semblent atteindre des seuils d’irréversibilité pour la survie de multiples formes de vie. Dont une qui ne peut pas nous laisser de marbre : la notre et celle de nos proches descendants.
Cela a déjà été dit de nombreuses fois. Ce qui est dit de façon biaisée « la crise sanitaire» n’est pas le plus important. L’aventure covidienne agit de la manière de ce qu’on nomme zone gâchette dans les redoutées crises de névralgie faciale. Tout ce que nous avons été amenés à mettre en place, dans la peur et la précipitation de l’inconnu, entraine une chaine d’événements de toute nature dont nous ne connaissons encore que les prémices.
Nous vivons depuis un an, sous la pression des épidémiologistes, la fameuse distanciation sociale. Toute considération philosophique ou psychologique mise à part, nous subissons de fait une rupture majeure de nos contacts de groupe. Distance, masques, écrans divers, vaccinations, matraquage médiatique inépuisable nous plongent dans une logique paradoxale. Il nous est prêché un double message contradictoire. Toutes ces consignes collectives, parfois passibles d’amende pour les récalcitrants, doivent être suivies à la fois pour chaque personne et pour la collectivité toute entière. Les regards qui se jettent au dessus des masques trahissent bien à quel point tout autre est soupçonné d’être une nuisance. Alors, en même temps agir pour son bien à lui et pour le sien, c’est pas d’une logique évidente.
Alors Sapiens, parvenu au bout des ressources que son intelligence a su accumuler, est devant un échec sans précédent. Sapiens est dépassé.
Ne croyant plus guère au secours possible d’un pouvoir surhumain venu d’ailleurs, il se trouve dépendre uniquement des potentialités encore inexploitées de son cerveau d’animal d’exception zoologique, car doté de la parole. La tradition judaïque le dit depuis ses origines dans le récit de la Genèse : « Au début était le Verbe...» (1).
Sapiens a loupé le coche, il doit laisser la place. À qui ? Au seul qui reste, celui que je me suis permis de surnommer en titre, que les savants me pardonnent, en regardant autour de moi dans ces temps stupéfiants « Homo Solus», l’Homme Seul.
Le vivant ne semble avoir qu’un objectif observable : s’adapter aux conditions qu’il rencontre pour ne pas mourir.
Une sagesse encore jamais atteinte massivement à ce jour prenant le chemin de la solitude personnelle. Utopie, c’est possible, mais existe-t-il une autre possibilité de ne pas tuer la vie ?
Note :
(1) Source wiki dont la dernière phrase rarement citée concerne aussi le gigantesque apport d’Homo Sapiens, y compris ses échecs :
Traduction du Prologue de l'évangile selon Jean par Augustin Crampon (rédaction : 1864 ; édition : 1894) : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n'a été fait rien de ce qui existe.
François-Marie Michaut
Os court :
« Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même et ne rencontrer pendant des heures personne, c’est à cela qu’il faut parvenir. Être seul, comme l’enfant est seul... »
Rainer Maria Rilke (1875-1926))
Lettre d'Expression médicale
LEM n° 1217 29 mars 2021
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