La simplicité extrême des acides nucléïques, leurs mécanismes d’action et leur polyvalence dans tout le vivant animal et végétal tout au long de son évolution est remarquable. Encore faut-il accepter d’en avoir une approche systémique pour ne pas y voir la main d’un hasard magique.
Ce que nous vivons depuis le printemps 2020, avec tous ses prolongements inconnus à venir, mérite bien un passage à la moulinette systémique.
Voilà ce que cherche à faire, aussi briévement que possible, la LEM 1201 : Incertitude, jusqu’où ?
François-Marie Michaut
14-15 décembre 2020
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13 décembre 2020
Lunettes systémiques (Exmed)
Incertitude, jusqu’où ? (LEM 1201)
La grande pagaille de nos vies quotidiennes générée par la sollicitude des gouvernants politiques pour notre santé collective crée un étrange climat. Nous voguons dans une paradoxale tempête, aussi profonde que... silencieuse. Comment tenter de la formuler, sans la caricaturer, ni la noyer dans des considérations puisées dans des savoirs qui se veulent scientifiques ? Nos informateurs de métier souffrent, hélas, d’un handicap systémique majeur : celui de la contrainte qu’exercent sur eux les pouvoirs qu’ils ont pour métier - honorable - de faire valoir. Nous voilà bien seuls, les uns et les autres. Chacun devant soi-même, tout autre ne pouvant être derrière son masque qu’un contaminateur potentiel. Dans la réalité morose de nos confinements peu digestes, une opinion acceptable sur la réalité du moment a bien du mal à se construire. Nous avons besoin pour vivre, autant que de nutriments, d’un certain récit du monde personnel que nous modifions sans arrêt au gré de nos perceptions et de nos ressentis. Les gens du spectacle et des distractions collectives, frappés d’interdiction d’exercer, le disent haut et fort. Quelque chose d’important pour nos vies d’hommes, notre identité collective, est menacé de disparition rapide.
Comme nous envions nos ancêtres qui voyaient dans les Dieux de chacune de nos religions le seul auteur de ce qui nous arrivait ! Quelques gestes rituels, des cérémonies adéquates et il n’y avait plus, sous les ordres des clergés, qu’à attendre la volonté divine. Force est de constater que nos religieux sont muets. L’image du pape celébr ant seul et sans rien dire la fête de Pâques 2020 sur la place Saint-Pierre de Rome totalement déserte demeure gravée.
Que nous reste-t-il, pauvres humains nous sentant confrontés sans remèdes connus à une situation infectieuse encore inédite ? La science devenue au fil des temps et grâce au prestige de ses applications techniques notre seule vraie religion. Celle qui est tellement brillante et prometteuse de lendemains éclatants qu’elle semble surpasser toutes les autres jamais connues. Le progrès programmé, rien de moins (1).
Alors un peu d’espoir dans la Science, clé absolue et définitive de tous les savoirs dont nous manquons encore avec notre SRAS-Cov-2 ?
Et bien non, le ver est dans le fruit, notre super-Religion se montre incapable de répondre vite et clairement à nos attentes immédiates. Sa toute puissance supposée ne se révèle qu’une illusion. Elle doute, elle se divise, elle se trompe. Par ricochet, et bien malgré elle, elle nous entraine dans le doute, dans la division, dans l’erreur. La science, infantilement divinisée dans nos esprits pas toujours très instruits, est en train de perdre son prestige et son autorité (2). Elle perd dans cette grande aventure collective son statut de révélateur absolu et indépassable de la réalité qui nous entoure.
Conséquence : la perte douloureuse de notre sentiment de toute puissance à grands coups de technosciences toujours plus ambitieuses. Notre espèce est-elle condamnée à périr, rongée par le désespoir ou détruite par les conséquences de ses actions allant dans tous les sens ? Comme alternative, ne pouvant plus attendre de salut venant d’une divinité bienveillante, il ne reste plus que ce que nos cerveaux humains (3), enfin sortis de leurs errances anciennes, capables de nous permettre de comprendre comment nous en sortir.
Je n’ai jamais caché, dans mes écrits sur Exmed, mon attirance pour la notion de système, comme méthode trop négligée de comprendre la réalité dans le domaine de la médecine. Que de systèmes nos sciences, championnes du comment-ça-marche, sont elles parvenues à analyser finement les rouages ! On ne cesse de les empiler avec soin ces connaissances. Mais le pourquoi- ça-marche, dans une stupéfiante harmonie d’ensemble depuis 13 milliards d’années, nous ne cherchons pas vraiment à le savoir. Comme si nous n’en avions pas le droit.
Un système - le Système des systèmes ? - capable de donner naissance et d’harmoniser entre eux des milliards de systèmes, est-il raisonnable de ne pas aller à sa recherche ? Au risque assumé de ne pas le trouver.
Impossible de terminer cette lettre, bien incomplète, sans mentionner que son contenu a été influencé par un ouvrage posthume paru le 2 décembre 2020. Le manuscrit de Dominique Aubier, scientifiquement très documenté, ce qui ne peut pas déplaire à un lectorat médical, date de 2001. Son titre est d’actualité : « Rebâtir le monde», éditions M.L.L. Avis aux esprits curieux.
François-Marie Michaut
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Notes :
(1) À rapprocher de la mouvance des transhumanistes, et de la foi dans les performances futures d’ une certaine Intelligence Artificielle potion magique à tous nos maux qui lui est associée.
(2) Les réticences de près de la moitié la population française devant l’utilisation du tout nouveau vaccin contre le Covid19, soignants en tête, sont significatives de cette évolution nationale depuis plusieurs années.
(3) Les neurosciences reconnaissent depuis des années ne pas savoir à quoi peuvent servir les 9/10 de notre encéphale.
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Os court :
« On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter.»
Emmanuel Kant
Lettre d'Expression médicale
LEM n° 1201 14 décembre 2020
10 décembre 2020
Et nos virus à nous ? (Exmed)
En France, les généralistes ( mais qui les écoute ) sont perplexes. Ils ne soignent en ce moment ni grippes saisonnières classiques, ni gastro-entérites rituelles. La même aventure est arrivée en Autralie, Nouvelle-Zélande et Argentine au cours de leur hiver austral.
Nos inénarrables comptables dans l’âme ne vont pas tarder à nous dire combien de décès nous allons éviter avec la stratégie anticovidienne.
« En France, tout finit par des chansons » disait Beaumarchais. On vous attend avec impatience, les artistes !
François-Marie Michaut
11-13 décembre 2020
08 décembre 2020
Vaccination sans filet (Exmed)
C’est probablement le plus gros coup de poker sanitaire et civilisationnel que nous allons jouer partout sur la planète. La réalité, avant même la connaissance scientifique obligatoirement à la traine, saura fort bien effectuer le tri entre ceux qui ont raison et ceux qui ont tort en matière de vaccination contre le Covid19.
Pour ne pas trop rêver à un Père Noël qui ne se révèle pas une ordure voici un article non partisan d’un fin observateur médical. Lien
François-Marie Michaut
9-10 décembre 2020
06 décembre 2020
Brachialement nôtre (Exmed)
Notre corps, même dans son silence, ne cesse de nous parler, n’en déplaise aux esprits sourds à la subitilité de ses messages intraduisibles en modèles matérialistes.
Les bras sont à l’honneur, ne riez pas du rapprochement des mots, dans la LEM 1200 À BOUT DE BRAS Quichotteries, poème et peinture signés Jacques Grieu.
Bonne dégustation, comme on disait aux convives dans les restaurants du temps d’avant.
François-Marie Michaut
7-8 décembre 2020
À BOUT DE BRAS Quichotteries (LEM 1200)
La vie vous tend les bras, quand vous avez vingt ans.
On fait les fiers-à-bras, jouant les Artaban.
Mais c’est à bras ouverts qu’on accueille les choses,
Et c’est à tour de bras qu’on travaille et qu’on ose.
On prend à bras le corps les problèmes ardus,
Tenant à bout de bras des idées et des buts.
Dans les bras de Morphée on prend des matinées,
Et en bras de chemise on aime bien traîner …
Puis les années passant, beaucoup de bras de fer,
On a eu sur les bras. Dont on dut se défaire...
On apprit que bras long est courte protection,
Que rester bras croisés n’a pas de solution.
Qu’une vraie bonne idée vaut mieux que douze bras.
Qu’à bras fermé, l’accueil, peut parfois être ça.
Jamais un bras d’honneur n’a résolu de cas.
Qui veut un coup de main doit voir ses propres bras.
Don Quichotte l’a vu, qui pourtant brassait l’air,
Le meilleur de ses bras, souvent n’a rien pu faire.
Ses belles intentions et sa grande vaillance
Contre un bras de moulin n’avait aucune chance.
Malgré Sancho Panza, la force de sa panse
Et son bras de lutteur, c’était perdu d’avance.
« Le brassage des ans amène la sagesse »
Mais on baisse les bras quand la fin nous oppresse .
Vieillesse ne doit pas laisser ses bras ballants ;
Bras dessus, bras dessous lui conservent l’allant.
C’est gros comme le bras, qu’on vous donne du Maître ?
Pour vous tordre le bras, cela pourrait bien être !
Et si votre bras droit finit par se lasser,
Jamais, au grand jamais l’arme à gauche passez !
Mourir à « Bras-sur-Meuse » est abracadabra ;
Dans les bras d’un fauteuil, c’est mieux que dans les draps …
Jacques Grieu
Tableau de Jacques Grieu
Note de la rédaction :
Le travail de recherche de Dominique Aubier touchant le domaine médical présenté ici ( LEM 1053 ) a eu pour source un décryptage inédit du roman de Cervantes exposé dans « Don Quichotte, prophète d'Israël» (1966).
Os court :
« Chacun est comme Dieu l'a fait, souvent pire.»
Miguel de Cervantés
Lettre d'Expression médicale
LEM n° 1200 7 décembre 2020
03 décembre 2020
« La poule aux oeufs d’or»(Exmed)
C’est parti en Grande Bretagne pour la course à la vaccination de masse contre le Covid 19. Pfizer et BioNtech remplissent leurs caisses. Stratégie efficace ou trop précipitée ? Le Veau d’Or s’en moque, il triomphe déjà comme au temps de Moïse.
Pour l’instant, parce qu’entre les promesses commerciales espérées et ce que la réalité a vite fait de nous imposer, il y a un monde incontournable pour tous. C’est la première fois qu’un vaccin à ARN messager modifié va être appliqué aux humains : on joue à quitte ou double une énorme mise bien plus financière que sanitaire.
« Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tôt être riches ?»
Ainsi conclut sa fable le sage Jean de la Fontaine, parodiant avec talent, l’antique Esope.
4-6 décembre 2020
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