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06 août 2020

Les livres pour vivre (Exmed)


   Les éditeurs et distributeurs de livres en France constatent, après une période de sidération de leurs ventes entre mi-mars et mi-mai 2020, un rebond totalement imprévu des achats depuis le déconfinement. Source Le Monde 6 août 2020. Les réseaux sociaux, les sites internet et les écrans de télévision n’ont pas comblé les besoins d’enrichir son esprit avec des écrits élaborés permettant une lecture à son rythme personnel.

   
 Automédication spontanée d’un peuple entier condamné au huis-clos domestique ? Pourquoi pas ? 


François-Marie Michaut

CO du 7-9 août 2020

04 août 2020

Les virus meurent-ils ? (Exmed)

 La préconisation massive de mesures dites «barrières» quand ce n’est pas monsieur Macron qui affirme que notre pays est en guerre, l’usage massif du terme d’éradication par des organismes comme l’OMS semblent tenir pour acquis que les virus meurent.

   La communauté scientifique n’a pas encore réussi à déterminer si les virus doivent être considérés comme faisant ou non partie du règne des vivants. Une simple molécule d’ADN ou d’ARN entourée d’une capsule qui ne peut se multiplier qu’en parasitant une cellule. Que deviennent ces informations codantes quand elles sont comme en sommeil ?  Comment et par quel mécanisme sont-elles apparues ? Peuvent-elles seulement ne plus être ou demeurer ?


    La liste des interrogations est énorme. Inquiétante pour les amateurs de certitudes rassurantes, passionnante pour ceux qui peuvent constater que nous ne savons pas tout et que nous ne pouvons pas agir avec intelligence si nous ne passons pas notre vie à chercher.

       Si l’on pouvait dès l’école apprendre à se méfier comme de la peste des grandes gueules ayant réponse à tout !

5-6 août 2020

02 août 2020

AVANCEMENTS (LEM 1182)



Se tromper est permis. Si on le sait d’avance,
Alors c’est interdit et produit la méfiance.
Si l’avance est très saine, elle est souvent perfide : 
L’esprit trop avancé peut tomber dans le vide.

Remettre au lendemain ce que l’on devrait faire
En évitant l’avance, est chose salutaire.
Si j’ai beaucoup d’idées que les autres n’ont pas,
C’est qu’ils sont en retard , pas d’avance à mon cas.

À l’heure, au bureau, il y a déficience :
Le boss est en retard si vous êtes en avance,
Et arrive en avance où vous êtes en retard.
Et si l’on revenait à des heures standard ?

Sur leur temps, en avance, on voit de grands esprits,
Lancer des avancées qui chassent  les myopies.
Mais si la roue avance, au centre rien n’agit.
L’avance est relative à qui est averti.

La plume est cane blanche au poète avançant
Avec elle, il tâtonne à l’aveugle, en rimant.
Son lecteur, lui aussi, interprète et déduit
Et de l’avance prend sur la phrase qu’il lit.

Le pire des retards est celui que l’on prend
Quand on se croit « d’avance » et qu’on prend tout son temps.
Mieux vaut, dans la pagaille, avancer à coup sûr
Que piétiner dans l’ordre et percuter le mur.

Toujours plus on avance et plus on a de doutes ;
Si c’est écrit d’avance, alors, on n’y lit goutte !
De mourir, n’essayons, qu’au tout dernier moment :
Pas vingt ans en avance ainsi qu’on voit souvent.


Si on avance, on meurt, si on recule, on meurt.
Il faut donc qu’on avance ! Entre heurs et malheurs…
Mieux vaut dans notre monde, être dit « en retard »,
Que dans l’autre, en avance, arriver dare-dare.

                                         Jacques Grieu



Os court :

« Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l’un avance, l’autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche ! »  
 Raymond Devos



 
 Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1182   3 août 2020
https://www.exmed.org/archives20/circu1182.html


Sous les masques (Exmed)

   Les mots. Pas toujours faciles à entendre tant leur sonorité est filtrée. Pas toujours évidents à comprendre tant nous manquent les mimiques et les mouvements des lèvres cachés par le tissu sensé bloquer la transmission massive du corona virus. Notre parole sociale, peur de l’autre potentiellement contagieux en plus, semble s’atrophier avec le port obligatoire du masque.

 

Deshumanisation à redouter ? Un simple remède accessible : des mots qui, non «twitables», sont concoctés pour ne pas rester au premier degré de leur signification.
 Voici, écrite avant la pandémie,  la LEM 1182 de Jacques Grieu AVANCEMENTS.


François-Marie Michaut
3-4 août 2020

30 juillet 2020

Effet bénéfique du Covid19 ? (Exmed)


   Cela ne semble pas une plaisanterie pour Le Monde du 29 juillet 2020 : « chute surprise des naissances prématurées». De l’ordre de 70% au moment du confinement, et dans plusieurs pays disent les premières études selon le quotidien.

    Qu’allons nous faire, s’il se confirme, de cet enseignement inattendu ?  Quels éléments favorisants du confinement massif doit retenir la prévention de la prématurité ? Quel magnifique cadeau que de permettre à un nouveau né d’aller le plus loin possible dans  sa vie intra-utérine !
François-Marie Michaut
31 juillet- 2 août 2020

28 juillet 2020

Contact Covid, le flop (Exmed)


  Le gouvernement avait pensé trouver la baguette (électronique) magique pour repérer les contacts des sujets contaminés, avec confirmation biologique, par le virus Corona à la mode. Grandiose opération bien décrite par Aurélie Haroche le JIM du 27 juillet 2029 . Contact tracing : flou sur la performance du dispositif. On est fort loin des ambitions initiales.

   Est-ce bien la fonction de l’assureur unique des soins de santé d’utiliser les fonds de ses cotisants obligatoires, sans les avoir consultés auparavant, pour tenter de gérer une affection sur laquelle nous savons encore si peu de choses ?

   L’assureur est-il au service du gouvernement ou des malades ?
Le bruyant Ségur, exclusivement hospitalo-centré à coup d’enveloppes budgétaires, s’est bien gardé d’évoquer un tel débat national.

François-Marie Michaut
29-30  juillet 2020

26 juillet 2020

Vrais et faux métiers (LEM 1181)

 
     De longues semaines privés de nos contacts sociaux directs par nos instances dirigeantes, personne n’a pu vivre cette expérience inédite sans en être affecté en profondeur. La sidération des expressions que certains nomment post-traumatique ne doit pas faire illusion. Il faut du temps pour comprendre ce qui nous est tombé sur la tête. Les conséquences de cette énorme panne imposée sur le fonctionnement de nos cultures mondialisées et leurs interactions complexes ne sont pas encore apparues clairement. Les événements inévitables entrainés par le coup d’arrêt brutal de notre vie habituelle nous l’apprendront. 
     Les armées d’experts, faute d’expérience antérieure comparable, pataugent. Et leur spécialisation dans leur domaine très précis de compétence est un obstacle majeur à toute vision systémique d’ensemble. Dans le domaine de la vision oculaire, on parlerait de myopie.

     Il est tentant, suivant fidèlement la démarche cartésienne, d’empiler toutes ces observations pointues. Hélas, il n’en résulte qu’une énorme base de données dont, faute d’en comprendre le sens général, on ne sait que faire pour diriger nos actions. Gène évidente- troublante pour les citoyens- des pouvoirs décisionnaires locaux devant les avis dissonnants des porte parole de la cité scientifique médicale bourdonnante sur le Covid19.

    Vivre le confinement imposé nous a contraint à réviser nos comportements habituels. Ce qui nous semblait indispensable avant ne l’est plus obligatoirement. Et à l’inverse, des choses jugées auparavant accessoires nous semblent prioritaires. Trop tôt encore pour en prendre la mesure et les conséquences sociales. Des pans entiers d’activité sont en péril, d’autres que nous ignorons encore font surface. La réalité, bien plus que nos caprices immédiats, fera le tri sans le moindre état d’âme. Tous nos vieux métiers sont remis en cause. À notre fragile espèce humaine de démontrer, comme toutes celles dont nous connaissons l’histoire naturelle, ses capacités d’adaptation à un environnement foncièrement nouveau. Résilience  écologique : saurons-nous comprendre comment ne pas nous y opposer ? Nous en avons le redoutable pouvoir.
    Une sorte de redoublement pour les médecins qui ont été formés dès leurs études avec le fameux précepte : d’abord ne pas nuire. Alors, finalement Corona, ce nain biologique, nous  aménerait à nous conduire tous comme médecins de notre petite sphère personnelle ? En vérité, et en toile de fond de notre agitation, notre seul vrai métier d’être humain ?



Os court :

« Il n’y a pas de sots métiers. Mais que d’absurdes ! »  

Hélène Ouvrard (1938-1999, romans et poésies, Québec)

Lettre d'Expression médicale
 
LEM n° 1181    27 juillet 2020
https://www.exmed.org/archives20/circu1181.html

CONTRE NATURE  NATURELLEMENT                                 La nature, il paraît, aurait horreur du… vice, S’opposant, «  par nature »,  à ...