Rechercher dans ce blog

05 mars 2022

Virus/vie russe (1) LEM 1263


 

     Corona venu de Chine, tu as envahi toute la planète. Depuis trois ans, tu nous tiens en laisse. Affaiblisant considérablement les animaux sociaux que nous sommes, sous les contraintes sanitaires et obligations que nous nous sommes créés tout seuls comme des grands. Langage amputé par des masques, interdictions à géométrie variable, infantilisation par la propagande incessante, erreurs des modèles mathématiques, querelles entre spécialistes, méfiance vis à vis de tous les autres.
 En un mot, une longue phase de vie éprouvante et aliénante pour chacun. Des temps plus apaisés nous feraient tant de bien. La paix enfin ?

   Mais SRAS-2 poursuit son chemin malgré «la guerre» ( quelle imprudente dénomination) que nous lui avons bien infantilement déclaré.

   Parce que la guerre, la vraie, nous est tombée dessus. L’imaginaire en entendant virus glisse si facilement à vie russe ! Avec une actualité encore bien plus perturbante. Un grand coup de pied, redoutable et surprenant, vient d’être porté à l’ordre ( désordre pour certains) mondial. Cette façon de voir peut sembler curieuse, mais tout se passe comme si la pandémie avait servi de premier acte capable de favoriser le renversement d’un équilibre politique ne convenant pas au pouvoir gouvernant russe. Le propos ici n’est pas de porter un jugement sur ce conflit,  tant d’autres le font avec acharnement. Au risque de nous abrutir totalement.

   Oui, la chose curieuse à remarquer est l’enchainement chronologique de ces deux événements majeurs (2), en apparence de nature totalement différente. La causalité rationnelle est de peu de secours. Elle refuse toute explication. Étrange que les mots de notre langue nous fassent un tel clin d’oeil de parenté inattendue.
   Les mots diraient-ils, eux aussi, bien plus et autre chose que ce qu’en révèlent le dictionnaire ?
Entendre, c’est bien percevoir les sons audibles en même temps que comprendre le sens des paroles.

   À tout bon entendeur, salut.


______________

Notes :

(1) Le titre utilise le symbole barre oblique (slash) pour signifier une expression alternative. Charge au lecteur d’entendre à sa guise ce Virus/vie russe.

(2) Le calendrier a marqué le remarquable 22/2/2022. 6 fois 2 et un zéro : deux jours après l’Ukraine fut attaquée. Pur hasard encore diront certains. Ce qui n’explique rien.

__________________

   L’Os court
«  Le hasard bavarde, le génie écoute. »

                              Victor Hugo


 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1263
 5 mars 2022
 

01 mars 2022

La tête de Poutine (Exmed)


   «On ne sait pas ce qu’il a dans la tête» disent les observateurs. Lui, tel un judoka, sait parfaitement l’impression redoutable qu’il entretient. Autrement dit, la nosologie psychiatrique ne demeurant que descriptive, c’est un cocktail à géométrie variable de rationalité matérialiste dure et de simulées préoccupations du domaine du spirituel. 

Exercice d’équilibre à très haut risque en vérité.

François-Marie Michaut

27 février 2022


Sidération (Exmed)


     Nous sommes tous sonnés par l’actualité internationale comme si nous avions subi un accident de la route. La tentation est grande de rester branché aux sources de communication qui nous entourent.
    

     Faire en sorte de prendre en compte ces événements d’une façon différente, c’est ce qui est tenté ici. LEM 1262 : Illusion perdue , en vous souhaitant une profitable récolte.

François-Marie Michaut

 27 février 2022

Illusion perdue (LEM 1262)



   Singulière réponse de la réalité au titre de la LEM 1261 «  À venir ? » . Remerciement au passage à Honoré de Balzac et au film à succès actuel qui s’inspire de son roman.

   La voix des armes fratricides sème la mort et la misère, nous ne le savons que trop. Difficile dans ce tumulte général de donner un sens à tout cela.

   La croyance en un monde tellement bien organisé que tout conflit armé d’importance ne puisse plus jamais survenir est définitivement morte à Kiev. Pauvre ONU, pauvres de nous.

   Mais qu’est-ce qui nous a conduit collectivement (1), à nous tromper à un tel point ? À croire que nos progrès technoscientifiques, exploités sans égard sur leur impact sur le monde réel, régleraient tous nos problèmes. Comme par miracle ? Le ridicule petit Corona virus vient de nous prévenir que nous étions bien loin de tout maîtriser en agissant ainsi.
Notre boussole intérieure ne peut plus nous indiquer la route à suivre. Car, c’est exactement celle qui nous a conduits là où nous en sommes.

   Il n’y a aucune raison de penser que nous soyons assez bornés pour ne pas comprendre ce message de la réalité. Quel que soit le nom que chacun peut lui donner, la question n’est plus là.
Définitivement, l’après ne sera plus comme l’avant.

   Le choc de la surprise peu à peu amorti, le matraquage médiatique éssouflé, chacun reste seul face à l’illusion perdue du bonheur obtenu par les moyens auxquels nous avons crus jusqu’à ce jour.

   Formulé de façon plus directe, voici le dilemne. Alors, maintenant, on continue, ou on change notre fusil d’épaule ? Dans tous les domaines, sans aucune exception.

   Vision pessimiste ? Ce qui l’est vraiment est de croire que nous ne sommes que des pions totalement passifs dans un univers incontrôlable par et pour nos esprits humains.
Une voix encore à entendre : « On ne saura jamais assez les dégâts qui peuvent être commis par la violence dans le tissu universel ; quelle portée chaque destruction peut avoir », Dominique Aubier (2).

                                  François-Marie Michaut
______________

Notes :

(1) La distinction entre les coupables et les autres n’a pas à intervenir ici.


(2) D. Aubier « Le destin du monde est lié à celui de l’homme» p.71 (MLL édition 2016)

_________________
_

   L’Os court
«  Ce que tu as semé un jour germera. »

                              Simone Weil (1909-1943)


 
 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1262
 27 février 2022
 


                                          
                                              

20 février 2022

À venir ? (LEM 1261)




          La litanie du recommencer à vivre comme avant que surgisse dans nos vies un certain virus sans frontière a de quoi chauffer les oreilles. Comment ? Comme sur le tableau noir de l’école, il suffirait de tout effacer pour repartir à zéro ? Comme si nous n’avions aucune responsabilité dans cette affaire pandémique sans antécédent connu que  nous vivons sans en voir le bout. Condamnés à vivre, puisque finalement nous n’en mourons pas massivement de ce SRAS -Covid2. Ce coquin qui cohabitait tranquillement, aux dernières nouvelles (Cdm du 18 février 2022) avec des chauves-souris des grottes du Laos.

   Pourquoi les perturbations constantes à l’environnement, aussi minimes soient-elles, et par effet domino, ont pu par sommation perturber aussi gravement notre présent à tous. Est-il exagéré de penser que nous ne faisons que récolter que ce que nous avons semé ? En croyant naïvement, ne faire que de bonnes choses pour améliorer sans fin nos lendemains.
      Pas facile à admettre. Nous sommes les seuls responsables de ce grand déraillement auquel a conduit le temps d’avant. Constat d’échec tellement amer que bien peu osent même le penser. Il faudrait pour cela avoir une âme de généraliste (1). Et questionner, au moins un instant, les conséquences de son petit - ou grand - pouvoir d’agir sur la réalité. La chasse aux solutions des multiples problèmes ponctuels, bien réels, nous a conduit au chaos  pudiquement baptisé crise sanitaire. Notre culture occidentale toute entière montre son impuissance. Nous en souffrons en silence.

    Alors, ce futur, cet à venir qui se met en place quoi qu’il arrive quel sera-t-il ? Une destruction de la terre de plus en plus massive liée à nos impossibilités de modifier nos façons d’agir d’avant Covid-2 ?
Une intelligence partagée capable d’éviter la grande erreur depuis la mal nommée Renaissance occidentale nous manque. La grande difficulté est que cela ne peut venir d’aucune compétence spécialisée, mais nécessite, pardon de me répéter, une vision collective généraliste.


      Que vivent enfin pleinement les esprits généralistes, d’où qu’ils viennent !

                                      François-Marie Michaut

_____________________

Note :
(1) Pas uniquement médecin de famille, ou même soignant, bien entendu.

________________________



Os court
« Nous entrons dans l’avenir à reculons...  »

                              Paul Valéry



Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1261
 20 février 2022
 


Bas les masques (Exmed)


     Ceux qui amputent depuis des années nos relations humaines au titre de geste barrière vont certainement disparaitre avant peu. Gros progrès que de redevenir des animaux sociaux à part entière.
   Mais il y a aussi des masques beaucoup plus subtils qui ne sont ni de papier ni de textile et pour qui la médecine ne peut rien.
    Sujet un peu austère, certes. Mais est-ce une bonne raison pour ne pas le regarder... sans masque culturel ?
    Avec votre lecture,  la LEM 1261 : À venir ? vous, nous questionne.
François-Marie Michaut

 20 février 2022

15 février 2022

Morts évitables (Exmed)



  Les écrits médicaux affirment que des morts, en particulier en fin de vie, peuvent - doivent-  être évitées. Le vieux rêve de l’immortalité, dont dame nature ne fournit à nos observations aucun exemple, serait-il vivace dans nos esprits ?
    Un courant de pensée né en Russie au siècle dernier, toujours agissant, et désormais exporté en Californie, mérite d’être connu sous nos climats.
   Michel Eltchanonoff, rédacteur en chef de Philosophie Magazine, nous propose son ouvrage «Lénine a marché sur la lune
La folle histoire des cosmistes et transhumanistes russes»
.

   Essai présenté le 13 février 2022 par «Le Monde». 
Coup de projecteur stimulant notre chronique ignorance sur les façons de penser la réalité hors du moule occidental.
Vers quel  avenir courrons-nous les yeux fermés ?

François-Marie Michaut

Coup d'oeil d'Exmed du  15 février 2022

CONTRE NATURE  NATURELLEMENT                                 La nature, il paraît, aurait horreur du… vice, S’opposant, «  par nature »,  à ...