C’était inattendu, le cheminement de l’invisible Corona 2 se refuse à obéir. À qui ? Mais aux modèles mathématiques de son flirt avec Homo Sapiens établis par nos savants - c’est indiscutable- et bavards - ça ne l’est pas moins- experts en maladies infectieuses.
Rébellion dont il faut établir l’étiologie pour ne pas penser de travers. Et si tout le réel n’était pas réductible en équations dûment chiffrées, comme il semble être admis par les gens instruits depuis des siècles ?
Hypothèse antiscientifique, antirationnelle, un brin complotiste ? Avant de conclure, regardez donc cette petite vidéo sur... la dynamique du billard explorant les limites du déterminisme classique. Lien
Plus que jamais, l’expression populaire : c’est du billard devient lourde de sens... caché.
François-Marie Michaut
Exmed 19-21 février 2021
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18 février 2021
Modélisations mathématiques (Exmed)
15 février 2021
EMPLACEMENTS (LEM 1211)
« Place pour chaque chose et chaque chose en place »
Est un adage ancien que souvent on ressasse.
C’est qu’il paraît fort sage et « tombant sous le sens »
Mais à bien regarder, on a des réticences ;
Le même mot, suivant qu’on le change de place,
Change de sens aussi et sans qu’il le remplace :
On pourrait adorer toutes les filles belles
Et détester pourtant sa belle-fille frêle.
L’épouse de Untel est une sage-femme
Mais n’est pas femme sage en trompant ce quidam.
A quatre vingt dix ans, j’ai des petits-enfants
Mais plus d’enfants petits et depuis fort longtemps.
On perd, dit-on, sa place, en allant à la chasse ;
En allant à la pêche, est-ce la même impasse ?
Et tel escroc connu qui n’est qu’un triste sire,
N’est pourtant jamais triste et même aima bien rire.
Grand-Maître ou bien grand-croix, grand-duc ou bien grand teint
Sont grands ou bien petits comme tout un chacun.
La place de premier est souvent convoitée
Mais pour certaines listes remplace un dernier...
Ce glorieux combattant qui fut un homme brave
Ne fut pas un brave homme avec tous les bataves…
« De beaux jours devant soi » ne signifie pas
Que ces jours seront beaux et même loin de là !
Ne laissons pas les mots penser à notre place
Et plaçons les mots bons sans bons mots qui agacent.
Dès qu’une théorie semble se vérifier,
Une autre prend sa place et va tout modifier.
Il y a d’autres mots qui aiment s’égarer
Et n’en font qu’à leur tête en allant s’accoupler :
L’ongle avec le rubis, le poil avec la main
Le chèque avec le bois, le fusil et le chien...
Les fourmis dans les jambes et les pieds dans le plat,
Le vélo dans la tête ou la gorge avec chat,
Devraient mettre pourtant, une puce à l’oreille...
Leur place est ajustée pour que l’on s’émerveille.
Peut-être, au fond, la mort n’est qu’échange de place ?
D’ailleurs, « place du mort », expression d’une angoisse,
Se révèle parfois, être bien salvatrice.
Le destin n’est souvent que question de caprice.
C’est en tant qu’écrivain, que, soudain, j’ai un doute :
Fatiguer le lecteur est ce que je redoute,
Et se mettre à sa place doit être mon credo.
Mais en changeant de place, à quoi riment mes mots ?
Jacques Grieu
Os court :
« Si ma tante en avait on l’appellerait mon oncle, et si mon oncle en était, on l’appellerait ma tante. En tout bien tout honneur, naturellement. Poil aux organes de remplacement. »
Pierre Dac ( André Isaac 1893-1975)
Lettre d'Expression médicale
LEM n° 1211 15 février 2021
14 février 2021
Overdose de chiffres (Exmed)
Drapeau blanc. Nos têtes farcies de chiffres en guise d’informations se voulant «objectives» ou même «scientifiques» n’en peuvent plus.
Pour tenter une modeste cure de désintoxication, quoi de mieux que d’aller titiller toutes ces lettres qui jouent entre elles pour former des mots ? Et les mots eux-mêmes ne manquent pas de chahuter entre eux.
La récréation sonne: EMPLACEMENTS de Jacques Grieu, la LEM 1211, sans ordonnance médicale, attend votre visite.
François-Marie Michaut
Exmed 15-16 février 2021
12 février 2021
Vie russe, virus (Exmed)
L’annonce du lancement de Sputnik V ( v et pas 5 ) a laissé nos experts sceptiques. Un vaccin classique par adénovirus recombinant, et non inédit dans son principe comme ses concurrents occidentaux à ARN messager. Son point fort mondial ? Sa présentation sous forme lyophylisée ne nécessitant aucune installation frigorifique pour l’utiliser.
Parole d’un médecin de brousse ayant utilisé avec succès contre une épidémie de variole en 1967 au Tchad le vaccin de l’Institut Pourquier de Montpellier ( aucun lien d’intérêt ).
François-Marie Michaut
12-14 février 2021
10 février 2021
Simple hasard ? (Exmed)
Nous voici, depuis de nombreux mois, pris à témoin d’une avalanche de révélations sur d’insupportables comportements à forte connotation sexuelle. Les psychiatres du siècle dernier estimaient que cela était du domaine de leur discipline. Ainsi Henri Ey développe dans son Manuel de psychiatrie ( 4ème édition, 1974, page 376) un chapitre intitulé : Les perversions sexuelles où figurent parmi bien d’autres l’homosexualité et l’autoérotisme.
Le discours médical s’est depuis déclaré incompétent : il n’a plus rien à dire. Cette déferlante nous laisse privés de toute clé de lecture venant des sphères scientifiques.
En particulier avec la «coïncidence» de la grande perturbation vitale planétaire du moment. Trop souvent ratatinée à un simple événement sanitaire sans frontière.
François-Marie Michaut
Exmed 10-12 février 2021
07 février 2021
κῥισις, qu’est-ce à dire ? (LEM 1210)
La crise, on ne cesse d’en parler entre nous depuis de longs mois sur tous les continents. Comme si nous entendions exactement la même chose avec ce mot. De strictement sanitaire au début, elle contamine inexorablement en tache d’huile, toutes nos activités humaines au point de mériter la qualification très lourde de crise de civilisation.
Est-on bien certains de ce que sous-entend le terme de crise ? Le dictionnaire Robert précise : « 1- Manifestation brutale d'une maladie ou aggravation brusque d'un état chronique. 2. Manifestation soudaine et violente (d'émotions).Crise de fou rire, de colère. 3 - Malaise profond causé par des transformations psychologiques ou physiologiques.Traverser une période de crise. 4. Phase grave dans une évolution» . Quel peut bien être le point commun à ces quatre entrées ? Cela ne saute pas aux yeux.
Sur un site se disant médical, rien de scandaleux à convoquer à la barre le père Hippocrate lui-même. Et par respect pour lui, dans sa propre langue. Notre crise vient du mot grec κῥισις (crisis). Cela m’a bien surpris, je l’avoue, ça veut dire: jugement. Porter un diagnostic en parlant de crise serait alors formuler un jugement. Bigre, c’est du lourd, pour parler familièrement. Dès que quelqu’un prononce le mot de crise, il proférerait un diagnostic. C’est à dire, pardon de jouer encore au cuistre : c’est une fois de plus venu du grec, connaitre à travers, sous entendu, ce qu’on perçoit. Que l’observation clinique d’un malade fasse reconnaitre un état convulsif ou une inflammation aigüe d’un gros orteil, les grecs anciens savaient qu’il s’agissait d’un épisode temporaire avant le retour à la situation précédente (1) dans la vie d’un sujet. La crise est brutale, spectaculaire et temporaire (2). C’est une sorte d’accident dans le cycle d’une vie avec, souvent, la connotation de réversibilité.
La grande difficulté que nous éprouvons collectivement est de pouvoir penser globalement ( René Dubos, l’inventeur des sulfamides) la situation de notre humanité. Il est souvent dit ici, sans avoir la certitude d’être compréhensible, systémique.La crise sanitaire, comme on dit, n’a joué qu’un rôle de détonateur. Illusion alors de tout régler en désamorçant au plus vite cette mise à feu. Toutes les sciences, depuis des siècles, n’ont cessé, chacune dans leur strict domaine, de faire un inventaire des extraordinaires cycles rythmant tout ce qui est vivant en nous, comme autour de nous. Chaque cycle de son début à sa fin obéit à un déroulement immuable, comme si dame Nature ne connaissait pas la marche arrière, ou quelque «comme avant» que ce soit. Le problème avec la merveilleuse, et indispensable, connaissance scientifique est celui de son cloisonnement, des limites qu’elle s’impose à elle-même. Quand cette connaissance scientifique - aucunement remise en cause ici - est considérée comme la seule connaissance nécessaire et suffisante capable de juger de ce qui est réel et ce qui n’est qu’illusoire, nous sommes dans le domaine de la croyance (3).
Une question embarrassante jaillit. Tous ces cycles multiples que les sciences explorent au mieux de leurs capacités d’observation et de mesure, il ne peuvent qu’interférer entre eux. Chaque cycle obéit-t-il à un modèle unique, le hasard (4) ou la mystérieuse mécanique darwinienne se chargeant de le faire fonctionner en harmonie avec tous les autres ? Ou bien, et cela fait grincer bien des dents matérialistes, sous couvert ou non de laïcité, faut-il ne pas jeter à la poubelle l’éventualité qu’il existe un modèle des modèles. Autrement dit, un modèle absolu. Absolu, un mot au parfum dictatorial qui répand la terreur dans notre modernité.
Certains esprits, et non des moindres, se sont de tout temps et jusqu’à nos jours, posé la question. Qui les a écoutés ? Alors si la crise du moment est bien un tribunal de notre civilisation toute entière, toutes les parties, sans aucune exception, doivent être entendues pour qu’en sorte un jugement nous indiquant pourquoi, sur quelles valeurs et comment construire notre avenir à tous.
Pas reconstruire, construire ce qui n’a jamais encore été construit parce que nous étions, sans en avoir pris clairement conscience, sur une voie sans issue.
François-Marie Michaut
_______________________________
Notes :
(1) Le mot de santé est évité ici. La définition paradisiaque servant de fondation à l’OMS depuis 1946 brouille trop toute réalité crédible en 2021.
(2) Le modèle le plus connu est celui de la crise d’épilepsie généralisée, jadis qualifiée de haut mal.
(3) Croire est une des capacités essentielles de notre cerveau humain. À ce titre, cela ne peut faire l’objet d’aucun rejet a priori.
(4) Une façon habituelle de camoufler notre ignorance de l’enchainement des réalités, sciences comprises. Le hasard est la francisation du jeu de dés arabe. En langue vulgaire le «au pif» s’en rapproche.
Os court :
« La crise n’est pas comme une maladie dont on ne peut pas sortir : elle est comme une sorte de nouvelle naissance ! »
Pierre Mauroy ( homme politique français, Lille 1983)
Lettre d'Expression médicale
LEM n° 1210 7 février 2021
Quelle culbute ! (Exmed)
On en reste sur son cul quand on bute, dit ce titre. Quand un bien modeste coronavirus devient le grain de sable d’un système de civilisation planétaire qui ne fut jamais atteint, comment rester muet ? Sans sombrer pour autant dans quelque conspirationnisme que ce soit.
On parie ?
Rendez-vous alors sur la LEM 1210 « κῥισις, qu’est-ce à dire ? »
Votre jugement à vous, parce qu’il est un acte unique de pensée, est de haute importance.
François-Marie Michaut
8-9 février 2021
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