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10 décembre 2017

Deux hommes d'influence LEM 1045


     11 décembre 2017

Lettre d'Expression médicale LEM n° 1045 , sur le site Exmed 







                               Deux hommes d’influence

                                                                  François-Marie Michaut                 

              
  Célébrés par les médias, sans défaillance ni l’un ni l’autre dans leur sillon de vie jusqu’au bout, chers au coeur d’une majorité de gens de tous les âges, le point final quasi simultané de leur passage vital vient de nous frapper.


   Emotion, ô combien légitime et respectable, de millions de personnes qui ressentent un profond sentiment de perte. Quelqu’un qui compte pour vous, qui vous aide à vivre, qui a le talent de traduire avec force aux yeux et aux oreilles de tous ce que vous ressentez profondément en vous, cela ne court pas les rues.
En apparence, il étaient on ne peut plus opposés. D’un côté, né au milieu des années 1920, Jean d’Ormesson, rejeton d’une famille d’aristocrates, brillant produit de l’élite intellectuelle française, journaliste engagé, écrivain et académicien de longue date. De l’autre Jean-Philippe Smet qui vit le jour en 1943 dans un Paris en guerre, et sous le nom de Johny Halliday, surfa dès 1960 sur la vague de la fascination de toute une jeunesse pour une image magnifiée de ce qui venait des USA. Rêve collectif d’une génération confrontée à sa participation à la terrible réalité d’une incompréhensible guerre d’Algérie qu’on lui imposait de faire.


  Pourtant, il suffisait de les regarder et de les entendre, que la télévision soit remerciée de ne pas avoir raté une occasion de le faire, pour constater qu’ils étaient frères. Peu importe que l’un fut un prototype d’un esprit français plein de malice et de culture, d’une habileté consommée dans l’art subtil de la conversation et de l’échange. Aucune importance à ce que son cadet ne fut jamais un causeux et n’écrivit jamais seul le texte d’aucune de ses mille chansons, il était une incomparable bête de scène.


   Leur similitude ? Une même gentillesse inconditionnelle envers chaque personne qu’ils rencontraient. Pas un simulacre plus ou moins grimaçant pour mieux tromper son monde. Être gentil n’a pas bonne presse. C’ est souvent vécu comme la seule vertu accessible aux plus faibles d’entre nous. Dramatique erreur qui ouvrent grandes les portes de tous les pouvoirs aux humains les plus dangereusement manipulateurs.
Que ce soit avec l’écrivain ou avec le chanteur, merci encore la magie de la vision à distance - la télévision- on se sentait bien. Sauf allergie personnelle, bien entendu. Ces hommes, par leur façon d’être, nous faisaient, je me répète, du bien, quand le quotidien ne se lassait pas de nous plonger dans un monde de compétition, de confusion et de violence sans fin. Des types vrais, avec tous leurs défauts sans en oublier aucun, tant ils nous ressemblent en cela. On disait dans les églises bienfaiteur, à la synagogue tsadik  et  à la mosquée sadik.


  La leçon de l’affaire, si tant est qu’il en soit besoin, c’est à un ancien adjudant médecin auxiliaire de la Grande Guerre que nous la devons. Plus connu sous le nom d’emprunt  (1) de Louis Aragon, c’est un extrait de son poème « Que la vie en vaut la peine » . Le voici : « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle ». Juste le titre du dernier livre paru en 2017 de Jean d’Ormesson que je suis en train de lire en ce moment.


   Le feu que voulait allumer notre homme de la chanson, nous pensions qu’il n’existait plus dans notre culture nationale.

   Quelle joie de constater, manifestations collectives le démontrant, que, rendus myopes par notre pessimisme dépressif ambiant, nous  ne percevions pas la force et la beauté de la réalité. De notre réalité.

Note de la rédaction :

(1) Son père, qui ne l’a jamais reconnu, était un ancien préfet de Police, et sa mère issue d’une famille ayant pignon sur rue. il fut doté, à sa déclaration par son père Louis, du patronyme d’Aragon en simple référence à la province d’Espagne où il avait été ambassadeur.   Source : Wikipedia.




Os Court : 
 
«  Le monde et la vie sont un. »
 Ludwig Wittgenstein

Improbable rencontre (Exmed)

                                     
Improbable rencontre


   
Naitre de la même femme à quelques instant d’intervalle fait de nous des jumeaux. Mourir presque en même temps que quelqu’un avec qui ont partage quelque chose de capital, notre langue ne sait pas lui donner de nom.

   C’est pourtant ce que la réalité vient de nous faire vivre avec Jean d’Ormesson et Johny Hallyday. Voici : Deux hommes d’influence, notre LEM 1045.


F-M Michaut , CO d’Exmed 11-12 décembre 2017

07 décembre 2017

Tout le monde doit le savoir (Exmed)




Tout le monde doit le savoir



   La grandeur de la médecine, elle l’a montré depuis les temps immémoriaux qu’elle existe, est de savoir modifier ses façons de faire quand elle comprend qu’elle se trompe. Quand une étude néerlandaise publiée dans le très sérieux British Medical Journal (BMJ) du 6 décembre 2017 met en pièces la notion même de dépistage systématique du cancer du sein par mammographie, une révision déchirante de ce que nous faisons en France est inévitable.
  Voici ce qu’en écrit  le docteur Cécile Bour sur son site Cancer Rose  (1) :

   Les responsables de la santé publique ont tout intérêt à réagir très vite, tout retard ouvrant grand la porte aux recours juridiques des patientes françaises se jugeant victimes  des conséquences de ce dépistage.


  En médecine il n’y a ni jamais ni toujours.
Aurions-nous oublié cette sagesse des anciens  ?
Sommes-nous incapables de comprendre la différence entre systématique et systémique ?

(1) Déclaration d’intérêt : Cécile Bour est aussi une collaboratrice bénévole du site Exmed.



F-M Michaut ,

CO d’Exmed 8-10 décembre 2017

05 décembre 2017

Vrai médicament pour fausse maladie
 (Exmed)

 

 

 

Vrai médicament pour fausse maladie



   Rien de plus simple. Votre laboratoire a acheté une molécule. Elle a peut-être été commercialisée, avec plus ou moins de succès commercial, dans une indication thérapeutique précise. Il suffit de chercher quels sont les effets secondaires les plus fréquents. Par exemple la sécheresse buccale avec un antispasmodique atropinique.

  Voilà votre remède pour l’hypersialorrhée tout trouvé. Il suffit alors de donner un nom ronflant à ce symptôme bavant. Du genre « Syndrome d’hyperfonctionnement des glandes salivaires ( SHGS )» ( de préférence en anglais) puis de trouver quelques cliniciens complices pour publier quelques articles dans des revues internationales.
    Le buldozer commercial n’a plus qu’à faire son travail hautement lucratif en direction des médias et des prescripteurs.


 Mes remerciements vont à Luc Perino qui m’a inspiré ce papier avec son article Très lointaines humeurs  féminines.

F-M Michaut ,


CO d’Exmed 6-7 décembre 2017

03 décembre 2017

En est-on là ? Dessin de Cécile Bour, LEM 1044

Expression médicale

LEM n° 1044 

     4 décembre 2017

                 En est-on là ?

                      Docteur Cécile Bour                

              




 


Os Court : 

« Une série de tests de compétences épars, additionnés, juxtaposés ne constitue ni une formation cohérente et encore moins une éducation. »
 Claude Allègre

Formation déformante, déformation formante (Exmed)




Formation déformante,  déformation formante


 Voici la suite logique du Coup d’Oeil du 1 - 3 décembre « Robotisation des têtes médicales ».  

En deux dessins déjà anciens, à sa manière, Cécile Bour nous contraint à regarder en face ce qui se passe sous nos yeux. Espoir d’amélioration technoscientifique ou cauchemar de déshumanisation, à chacun de juger en son âme et conscience. La LEM 1044, En est-on là ? attend votre visite.


F-M Michaut ,

CO d’Exmed 4-5 décembre 2017

CONTRE NATURE  NATURELLEMENT                                 La nature, il paraît, aurait horreur du… vice, S’opposant, «  par nature »,  à ...