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17 mars 2020

Démédicaliser nos cerveaux
 (Exmed)

     Polariser les esprits sur les seuls aspects médicaux de la progression du cheminement de notre coronavirus, c’est empêcher le public de prendre en compte la dimension de la crise mondiale actuelle. Nous voyons s’effondrer sans prévenir ce dont nous étions si fiers. Travail de millénaires d’évolution biologique et culturelle de notre espèce brutalement freiné : du jamais vu.
Le confinement obligatoire et le repli qui nous sont imposés ont, au moins, un mérite.
   Celui de nous fournir le temps de nous poser la seule question sérieuse.          Que devons-nous faire collectivement et individuellement pour ne pas commettre demain les erreurs, ou la même erreur, qui nous ont/a conduit au clash que nous vivons avec stupéfaction ? 
La réponse dépasse tellement le cadre de la médecine, et de la technoscience en général.

   Faute de faire cet effort et de ne se consacrer qu’à l’aspect sanitaire de cette crise planétaire, que nos dirigeants y soient très attentif, c’est bien entrer « en guerre» comme le martèle le président Macron. Mais en se trompant d’adversaire : le virus du moment n’est qu’un révélateur impitoyable de ce que avons construit avec tant d’orgueil et qui ne tient plus debout.


L’ennemi, c’est nous tels que nous sommes.

François-Marie Michaut
18-19 mars 2020

4 commentaires:

  1. Lorsqu'on veut détruire un ennemi, c'est pour prendre sa place.
    Que mettrez vous à la place ?

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  2. Et bien la question se pose avec COVID19. On lui fait la guerre, on veut l'occire pour qu'il ne vienne plus se reproduire dans nos cellules. Que mettrons-nous à sa place ? Ben rien.
    Si nous estimons que la pagaille qu'il sème n'a pu se faire que parce que nous avons construit ainsi nos sociétés, ce ne peut être qu'à nous-mêmes de faire en sorte que tout ne s'effondre plus.
    Je maintiens, tant pis si cela choque : le seul vrai ennemi est dans nos têtes. Il reste à le diagnostiquer clairement avant d'envisager tout traitement qui tienne la route.

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    Réponses
    1. Merci pour ce billet qui montre à quel point notre système n'est qu'un château de cartes. Oui,comme vous le dites, l'ennemi c'est nous tels que nous sommes...

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  3. Merci de bien vouloir faire l'effort, dans la panique gesticulatoire d'une maladie que nous ne connaissons pas, d'accepter l'idée que les choses sont à la fois plus compliquées et plus simples que ce que dit tout le monde.
    Penser de façon systémique, et non linéaire, je crois que c'est ça.
    FMM

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