mardi 26 novembre 2019

Sombre parfum de lobotomie (Exmed)


   Le Figaro du 25 novembre 2019 titre crânement : « Le cerveau virtuel au secours de la chirurgie de l’épilepsie ». Faut-il en déduire qu’il existe un cerveau virtuel et que l’on sait faire autre chose que de détruire les zones du cortex atteintes de périodes d’hyperactivité électrique quand les médicaments sont sans effet ? Non, le public ne doit pas s’y laisser prendre.
   Réaliser un cerveau virtuel, même avec la merveilleuse fée numérique, suppose une condition préalable. Celle de savoir non seulement comment, mais aussi pourquoi notre cerveau est capable de fonctionner comme il le fait. Nous ne le savons pas encore, qu'on se le dise bien dans les chaumières.
  

  Au mieux, les neurosciences fournissent une image de plus en plus fine de ce qui pourrait être comparé au câblage de l’encéphale. Mais, il nous manque encore cruellement d’avoir accès à ce qu’est, pour une machine, la notice technique qui permet d’en comprendre le fonctionnement.
  

   Alors comment ne pas évoquer l’effroyable expérience de la lobotomie largement pratiquée aux USA dans les années d’après guerre ? Pour aller plus loin, lire Lynda Zerouk

François-Marie Michaut
27-28 novembre 2019


1 commentaire:

  1. L'inventeur portugais de la sinistre lobotomie a été prix Nobel de médecine en 1949. Jamais supprimé !
    C'est Henri Laborit qui le premier introduisit en France en 1951 l'usage psychiatrique des dérivés de la chlorpromazine, donc des psychotropes. Trainée de poudre sur la planète entrainant la disparition de la lobotomie. Honneur de la psychiatrie nationale novatrice. Laborit, lui, n'a jamais eu le prix Nobel.
    Cocorico ? Yes, et sans complexe.

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