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03 février 2017

Rumeurs internétiques CO Exmed





Rumeurs internétiques



     Jadis, les rumeurs naissaient, se développaient puis mouraient dans des cercles de vie restreints. École, caserne, village, salle d’attente du généraliste ou café du coin en étaient des pépinières. Il faut croire que les humains en tirent une certaine jouissance.
Ces déformations des faits ne sont ni plus ni moins que des mensonges. 
Quand la technique de transmission planétaire instantanée en devient le diffuseur masqué, les conséquences possibles pour toute personne atteinte peuvent être dévastatrices.


    Le père du mensonge, ça ne vous dit rien ?  C’est ainsi que Jésus, selon Jean, définit le diable. Sujet sulfureux, certes, mais pas hors de toute réalité de notre modernité si sure de sa supériorité absolue.

Toute allusion à des faits réels n’est aucunement fortuite.


Dr F-M Michaut , CO d’Exmed 3-4 février 2017  www.exmed.org

01 février 2017

Le diktat du faire CO Exmed

Le diktat du faire

En plein dans nos manoeuvres politiques pour désigner  un nouveau président de la république en France, un seul refrain domine les programmes de tous les candidats. En guise de délimitation de ce qui doit se passer pour notre avenir commun, nous n’avons droit qu’à une énumération compulsive de ce qu’il faut FAIRE. En médecine, on parlerait alors de traitement. La conséquence logique de la mesure diagnostique préalable indispensable de l’affection qui doit être traitée. L’expression politique actuelle a le plus grand mal à nous faire comprendre quelle est sa manière de CONNAITRE et de COMPRENDRE l’état précis de notre société nationale. Nous l’ignorons.
Un dysfonctionnement, et ils sont légion, devient pour les transmetteurs de l’opinion du public un problème. Comme en calcul à l’école primaire, un problème = une solution. Et, tout de suite, s’il vous plait. Caricature : un fait divers dramatique entraine un projet de loi immédiat.
Le résultat de cette intoxication des esprits, ce sont des avalanches de mesures, de promesses juste pour collecter les suffrages. Cet usage des rustines a de quoi nous donner le vertige. 
L’homo faber prenant le pas sur l’homo sapiens, est-ce la meilleure tactique pour devenir, c’est vital, juste un peu moins  inhumains ?

Dr F-M Michaut , CO d’Exmed 1-2 février 2017  www.exmed.org

29 janvier 2017

Mille semaines de LEM



Lettre d'Expression médicale
Version courriel  sur demande
LEM n° 1000
 sur Exmed http://www.exmed.org/archives17/circu1000.html
    30 janvier 2017

          
                                     Mille semaines
                  Docteur François-Marie Michaut
  

 

    En tant que pilote de l’OVNI Exmed (1), j’allais ajouter au chiffre rond de ce numéro de la Lettre d’Expression Médicale un : déjà.  Simplement pour signifier sans ambiguité qu’assurer sur mon site - et  sur d’autres vecteurs numériques complémentaires - la publication hebdomadaire de cette LEM pendant aussi longtemps n’a pas réussi à me lasser.  Dix fois cent, ça fait, sous forme de papier, un ouvrage... de poids. Dix fois cent semaines, mon professeur d’histoire disait que cela fait une génération.
     Peut-être avez-vous perdu de vue la mouche qui m’a piquée à la fin du siècle dernier pour que soit lancée cette étrange entreprise ? Un besoin de ne pas rester sans rien dire quand j’ai vu ma profession de médecin généraliste condamnée à se soumettre au pouvoir politico-technocratique (2). J’ai eu alors le sentiment très clair que j’avais l’obligation morale de « prendre le maquis » avec la seule arme dont je pouvais disposer : ma plume. Quelques contacts ont pu s’établir avec la complicité du journal Le Généraliste (3), en particulier avec son éditorialiste Jacques Blais (4). 
Nous espérions tous les deux que d’autres confrères allaient ressentir le même besoin d’exprimer leur façon de vivre le sort qui se dessinait pour la médecine, les médecins et les malades en France. Leur offrir, sans aucune contrepartie, le moyen d’expression sans frontière que permettait l’Internet encore débutant nous semblait logique. Se faire entendre sans avoir recours à quelque intermédiaire que ce soit, quel progrès. Vive la technique ! L’illusion que de la rencontre virtuelle d’un certain nombre de correspondants actifs jaillirait de lui-même un élan général de toute la profession fut peu à peu abandonnée devant la réalité de ce qui ... ne se passa pas. Fallait-il alors baisser les bras et se taire ? Le pari suivant a été pris. Sortir des sentiers battus de l’impossibilité de mener seul un travail de quelque valeur, un groupe institutionnalisé en équipe étant la règle dans tous les domaines de la vie scientifique, politique ou culturelle.
Alors, surtout ne pas constituer de communauté, tout faire pour que chacun soit respecté en tant que personne capable de choisir ce qui lui convient, ne pas chercher à imposer, ni même à convaincre, devint la ligne de conduite. Comment faire ? Le vieux ( 2600 ans) Socrate vola à notre secours : se contenter de poser des questions, en laissant au lecteur le soin de répondre ou de se taire. La méthode aboutit logiquement à aller explorer sans complexe et sans exclusion les frontières de toutes les connaissances pouvant contribuer à un bon ou à un mauvais état de santé des humains.  Je revendique la responsabilité du choix de toutes les lettres publiées. Certaines ont été écrites à ma demande. Tous les auteurs, ainsi que les indispensables collaborateurs techniques bénévoles ont toute ma reconnaissance. Une mention particulière pour Jacques Grieu. Ses poèmes de non soignant, depuis des années, amènent un souffle d’air vivifiant en évitant aux lecteurs réguliers de sombrer sous l’ennui de sujets parfois bien austères. Moins méconnaitre, c’est déjà un immense programme. Car il y a, à la fois, ce qu’on ne connait pas encore et ce qu’on connait « de travers».
L’un de mes premiers correspondants par Internet, dont j’ai oublié le nom, m’a dit en substance la chose suivante : ne regardez pas autour de vous pour savoir si c’est bien ou si c’est mal, continuez à creuser votre sillon. C’est le mot de la fin.

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Notes de l’auteur :
(1) Exmed  est ainsi défini comme un Objet Virtuel Non Identique

(2) Il s’agit du plan Juppé de 1995, sous le quinquennat de Jacques Chirac, destiné à sauver définitivement notre système d’Assurance Sociale ( maladie et retraite) de son déficit croissant. La mise en place, pour ne pas avoir à risquer le vote du Parlement, a été effectuée par des ordonnances autoritaires.

(3) Pour reconstituer l’historique de cette publication, voici ses premiers numéros.  http://www.exmed.org/arlem/arl971.html#lem2

Présentation de Jacques Blais et des autres collaborateurs historiques d’Exmed http://www.exmed.org/exmed/and.html  

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Os Court :

 «  Mille ans sont comme un jour. » 
Livre des Psaumes 84,11



                

Je vous le donne en mille CO Exmed

Je vous le donne en mille LEM 1000


Au milieu des mille obligations de votre journée, prenez un instant pour prendre connaissance de notre LEM portant le numéro 1000. 



  Sans lecteurs, et de tous les continents de la planète, cette lettre hebdomadaire ne serait que la bouteille jetée à l’eau par un naufragé désespéré sur une ile déserte.


À vous de lire la LEM 1000, si le coeur vous en dit. Lien : http://www.exmed.org/archives17/circu1000.html

Dr F-M Michaut , CO d’Exmed 30-31 janvier 2017  www.exmed.org

26 janvier 2017

Les pharmacies aussi CO Exmed

                     
    Les pharmacies aussi

La politique de destruction par asphyxie économique des professions de santé non hospitalières a été inaugurée en France par les ordonnances du premier ministre Alain Juppé en 1996. C’est, mystère de notre démocratie, une façon prévue par la Constitution de 1958 de promulguer une loi sans avoir à passer par le vote du parlement. 

    La désertion progressive des cabinets privés de généralistes,  gagnant même Paris, témoigne de l’avancement de la destruction.

    Ce sont maintenant les officines pharmaceutiques qui subissent le même sort. Un seul chiffre : une pharmacie disparait tous les trois jours en France. Plus de médecins généralistes, faute de relève, plus de médicaments disponibles dans son quartier ou son village, quel avenir préparent donc à ceux qui n’ont pas une santé de fer nos têtes pensantes ?


Nos bateleurs électoraux si bavards ne se mouillent pas sur ce sujet.

Dr F-M Michaut , CO d’Exmed 27-29 janvier 2017  www.exmed.org

25 janvier 2017

Epigénétiquement parlant CO Exmed




Epigénétiquement parlant


Le valproate de sodium, anti-épileptique vendu en France depuis 1967 sous le nom de Dépakine, absorbé par des femmes enceintes est soupçonné être à l'origine de malformations néonatales. Des perturbations complexes de l'expression des gènes sont suspectées disent les pharmacologues. C'est l'occasion pour des professionnels de la santé, ou de simples esprits curieux, de faire un point sur une branche récente de la biologie : l'épigénétique. Sa majesté Internet, via son fidèle Wiki, nous apporte ses lumières.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Épigénétique
    Juste de quoi se sentir un tout petit peu moins ignorant, ça fait du bien. Quand les micro et autres peu explorées nano particules nous cernent, ce n'est peut-être pas du luxe.

Dr F-M Michaut , CO d’Exmed 25-26 janvier 2017  www.exmed.org

22 janvier 2017

À quoi servent les voeux ? LEM 999

Lettre d'Expression médicale
LEM n° 999
  http://www.exmed.org/archives17/circu999.html
    23 janvier 2017

                           
              

            

                                 À quoi servent les voeux ?

                                 Docteur François-Marie Michaut

  

 

   Le mois de janvier s’achève. Avec lui se clot la période traditionnelle des voeux de bonne année, et, n’en déplaise aux intérêts légitimes des soignants, de bonne santé.

   Bien étrange période de l’année que celle de ces voeux rituels, du plus modeste citoyen jusqu’à la tête de notre État drapé de tricolore, personne n’y coupe. Jusqu’à l’écoeurement, parfois, tant tout ce bien qu’on nous souhaite pour la prochaine année semble peu crédible.
Posons alors la question iconoclaste : est-ce que ces voeux, ça sert vraiment à quelque chose? Ou bien ce n’est que la survivance d’une croyance dépassée ?
Il est courant, nous dit-ton, que dans les hôpitaux américains, les infirmiers et les médecins prient pour et avec leurs malades. Crime de lèse laïquat en France !

  Vouloir guérir, vouloir que les autres guérissent, cela influence-t-il l’évolution de nos maladies ? La question n’est pas illégitime. Nous observons depuis toujours la variabilité extrême, de la santé apparente à la mort, de nos affections des plus bénignes aux plus graves. Sans pouvoir en donner la moindre explication scientifique sérieuse.  Une fois de plus, cet effet placebo qui ne répond à aucune causalité rationnelle classique, se dresse devant nous. Nos amis chirurgiens voient chaque jour combien les suites opératoires sont différentes selon la façon dont leurs patients envisagent leur avenir. Lourdes, La Mecque, Jérusalem ou Bénarès, bon an mal an, font toujours le plein.

   L’idée s’impose d’elle-même. Les mêmes causes, si tant est qu’on les connaisse toutes, ne produisent pas les mêmes effets chez tous. L’humanité aurait disparu depuis longtemps de ses grandes épidémies. Nous avons une certaine marge de manoeuvre, grâce à nos intentions, pour modifier ce qui nous arrive. Dit d’une autre façon, notre futur subit l’influence de notre présent .  
Pour tenter d’illustrer ce propos, le futur se présente comme la bifurcation vers une des branches d’un vaste faisceau l’éventualités possibles. Beaucoup dépendent de facteurs purement mécaniques bien explorés par les sciences. C’est le déterminisme que nous connaissons bien. Mais pas toutes, et dans une proportion encore ignorée.

     Les souhaits que nous pouvons faire, à haute ou à basse voix, ne sont pas une simple manifestation de gentillesse mièvre. Ou de méchanceté absolue, si c’est du mal que nous voulons aux autres.  Parce que les voeux, ça marche dans les deux sens, comme on l’oublie trop souvent. Oui, on a oublié que jusqu’au XVIIIème siècle la malédiction était un acte terrible. Capable de sceller la destinée dramatique du maudit. La bénédiction, sans doute affadie sous nos cieux par des déluges d’eau bénite, en est une autre expression plus familière.
Me voici contraint de donner à ceux qui m’ont fait l’honneur de me lire, une réponse claire à la question soulevée par le titre de cette LEM. Oui, les voeux que les hommes font chaque jour servent à quelque chose : à infléchir, même imperceptiblement, notre futur à tous. Bonne nouvelle : nous ne sommes pas que des marionnettes mues par un hasard aveugle.

Os Court :

 «  Tous les hommes font la même erreur, de s’imaginer que bonheur veut dire que tous les voeux se réalisent. » 
 Léon Tolstoï


CONTRE NATURE  NATURELLEMENT                                 La nature, il paraît, aurait horreur du… vice, S’opposant, «  par nature »,  à ...