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07 septembre 2016

Bon pour ma santé, grrr... CO Exmed

Bon pour ma santé, grrr...

Non mais c’est vrai. J’en ai marre que tout le monde, et pas seulement mes complices d’apéro, passe son temps à vouloir du bien à ma santé. Comme si je n’avais par le droit de penser que la fameuse santé n’a aucune existence. Tout au plus, celle d’un fragile équilibre entre les maux de la vie que je n’ai aucun moyen d’éviter. «Vendre» de la santé n’est que la forme actuelle de la poudre de perlinpinpin. Le marché est assez juteux pour aiguiser toutes les convoitises. J’en ai simplement assez d’agir comme si je gobais sans aucun examen toutes les manipulations que tous ces gens qui veulent mon bien se tuent à m’imposer.

F-M Michaut CO d’Exmed 7-8 septembre 2016

04 septembre 2016

Anti seiche

  
Anti seiche


Sang d’encre au menu ? Que nenni, juste du bien ancré dans la vraie vie de tout terrien, sans avoir l’air d’y toucher ou de pontifier. Jacques Grieu nous propose sa LEM 979 : ANCRIER ENCRAGES. Bonne lecture.

F-M Michaut CO d’Exmed 5-6 septembre 2016

ANCRIER ENCRAGES LEM 979

Lettre d'Expression médicale
LEM n° 979
 Sur le site Exmed
   5 septembre 2016

                            

                            ANCRIER
                       

                           ENCRAGES 

                     
                             Jacques Grieu


Anchora nautica, l’ancre est un beau symbole
Qui souvent, aux chrétiens, a servi d’auréole.
Figurant l’espérance et la solidité,
L’épître de Saint Paul dit que l’ancre est sacrée.
Avec trabe et gumène sur beaucoup de blasons,
Son image héraldique on plaça à foison.

De bossoir, de détroit, à jas ou bien à jet,
Dés qu’on sut naviguer, l’ancre fut grand sujet.
Ancres plates ou charrues, de touée ou bien de veille,
À bascule ou bien borgnes, on en fit des merveilles.
Encore de nos jours, nos modernes navires,
Ont toujours à l’avant, l’ancre prête à partir…

L’encre prête à partir…  est pour bien des journaux,
Une encre opportuniste et qui joue sur les maux.
Elle est souvent signée à l’encre sympathique
Sans la rendre pourtant, pas moins antipathique.
Écrire à l’eau bouillante était bien à la mode,
Mais l’encre d’internet a déjà tué ces codes…

Avoir la mer pour encre et terre pour papier,
Est pour un journaliste, un programme à rêver.
Certains achètent l’encre en bidon de cent litres
Et ont la maladie de grossir tous leurs titres ;
De trop de tâches d’encre ils veulent se charger,
Et leur encre flottante, ira bien les couler…

Est-ce pour lever l’encre ou bien en panne d’encre
Qu’on a vu autrefois tant d’écoles à cancres ?
Certains grands écrivains sont encrés dans un thème
Où leur chaîne de l’ancre est devenue système.
Ce que sang est au corps, l’encre l’est à la plume,
L’ancrage à style unique est lassante coutume.

Si l’ancre de mouillage est loin de l’encrier,
L’ancrier ne sert pas, à l’ancre, d’écubier.
L’ancre d’imprimerie écrit sur… les bas fonds :
L’impression à jet d’ancre est de vieille invention !
Le jet d’encre pourtant, fait encore impression ;
Sur les pages des vies, il ancre nos saisons.



 

 Os Court :

 «  L’encre d’un écolier est plus sacrée que le sang d’un martyr.»

        Mahomet


 

01 septembre 2016

La prétendue élite des médecins du futur


La prétendue élite des médecins du futur


Cette élite en France est celle qui a été désignée par les épreuves classantes nationales numériques pour sélectionner les futurs internes. Sur les 200 premiers candidats, seulement 6 ont choisi comme discipline la médecine générale. Source QDM du 31 aout 2016.


La méthode de sélection des candidats, se voulant démocratique, équitable et objective est discutable. Ne sont retenus, en tant qu’élite intellectuelle reconnue, que les esprits les plus compliants aux enseignements reçus. Ceux-ci sont toujours déjà en retard sur l’évolution des connaissances scientifiques : nous apprenons depuis toujours la médecine de nos pères.

Le mimétisme intellectuel, cher à René Girard, agit à fond. Il est donc impossible de vouloir être généraliste quand on n’ a jamais été en relation maître-élève prolongée avec un vrai généraliste. Je veux dire par là quelqu’un qui a fait le choix de travailler dans son cabinet personnel seul face à ses patients. Alors, il faut cesser de faire semblant de croire que la véritable élite médicale - il en existe forcément une - se trouve là où pense la déterminer l’université. Le temps de la servilité intellectuelle, avec ses dramatiques zones aveugles, n’a plus de raison d’être autre que politique. Où sont nos novateurs du futur, où sont nos avant-gardes de demain ?  C’est à la profession d’en juger. Ailleurs, en tout cas, que chez les bons élèves.

F-M Michaut CO d’Exmed 2-4 septembre 2016

30 août 2016

Opium légal

Opium légal


Je ne le savais pas. L’Espagne, selon Elena G.Sevillano (El Païs), est le deuxième producteur mondial d’opium à usage médical. Culture on ne peut discrète de 13000 hectares, hautement surveillés. Une seule entreprise espagnole en contrôle totalement le marché de la culture à l’exportation.
Avec un peu d’imagination et d’acrobatie législative, ce genre d’activité étendue à d’autres plantes grandement consommées aurait de quoi , chez nous, recycler des agriculteurs en détresse.

F-M Michaut CO d’Exmed 31 août - 1er septembre 2016

28 août 2016

Au delà de nos habitudes

Au delà de nos habitudes LEM 978

Ce n’est parce qu’une opinion est adoptée par le plus grand nombre qu’elle doit, ou peut, être considérée comme une vérité définitive. Aucun soignant ne peut le croire. Alors, osons aller fouiller aux racines mêmes de ce qui nous a conduit dans notre ère scientifique. Sciences, dogmes et opinion, la LEM 978, vous invite à ce voyage quelque peu iconoclaste.


F-M Michaut CO d’Exmed 29-30 août 2016

Sciences, dogmes et croyances LEM 978

Lettre d'Expression médicale
LEM n° 978

29 août 2016

                            

                       Sciences, dogmes et croyances   
                     
                             Docteur François-Marie Michaut



 Un dogme, le grec en fait foi, c’est une opinion, une façon de voir les choses, qui se caractérise par le fait que sa pertinence s’impose à tous. Les religions en ont fait l’un des piliers majeurs de leur foi. Mais, pas seulement elles : les sciences, bien que revendiquant leurs différences fondamentales, et leur culte de l’expérimentation et de la preuve, ne sont pas à l’abri de ce type de fonctionnement. L’air du temps, avec la montée en puissance de discours autour des fondements idéologiques culturels de nos sociétés, nous contraint à aller plus loin. Face à des gens qui mettent en avant leurs valeurs spirituelles fondatrices, nous devons être à même de répondre. Et pour cela, choisir de faire ce qu’ils ne veulent même pas envisager pour eux-mêmes : balayer devant notre porte pour que les pendules de la connaissance soient mises à l’heure de 2016. Attention, il ne s’agit nullement de nous couvrir la tête de cendres en guise d’expiation stupide de nos attitudes anciennes, mais de dire sans détour qu’utiliser avec courage notre libre-arbitre est un puissant moteur pour accéder à un avenir non destructeur de notre  fragile planète.

Notre guide du jour est un personnage curieux, britannique pur jus résident en Inde, biologiste de formation, ce qui le rend intellectuellement cousin des médecins. Il se nomme Rupert Sheldrake. Il n’est pas inconnu des lecteurs , voici la présentation de son livre Réenchantons la science et Nouvelle et inhabituelle modestie scientifique.
Il a choisi, comme moyen de communication les conférences TED  qui sont organisées aux États-Unis, et dans d’autres pays, pour faire  connaitre, de façon concise, les points de vue les plus novateurs sur les grandes questions du monde. Technology, Entertainment and Design précise le titre. Notre biologiste va droit au but. Nos sciences occidentales sont fondées sur des a priori tout simplement invérifiables, et jamais remis sérieusement en cause.
  Voici, selon Sheldrake, quelques uns de nos dogmes actuels. Ce sont en fait des postulats, ces choses d’allure si évidente qu’il faut admettre sans les discuter, faute de pouvoir les démontrer.


        - L’univers, comme tous ses composants vivants ou inertes     fonctionne comme une machine.
         -L’univers n’est fait que de matière dénuée de toute conscience, ce que nous nommons conscience humaine ne serait qu’un artefact des observateurs.
          -Les lois de la nature, et les constantes les régissant, sont fixes depuis le Big Bang et le resteront toujours.
           - Le Big Bang est apparu de nulle part et de rien, et depuis la quantité totale de matière et d’énergie demeure inchangée.
           - La nature n’a aucun but, et l’évolution est dépourvue de direction.
            - L’hérédité est entièrement déterminée par nos gènes, ou leurs modifications. Elle n’est donc que matérielle.
            - Nos souvenirs ne sont stockés que dans notre cerveau sous forme de traces matérielles dont nous ne savons rien.
             - Notre conscience est un produit de l’activité de notre cerveau, rien de plus.
             - Les phénomènes dits paranormaux ( comme des guérisons médicalement inexpliquables) ne sont que des illusions statistiques ou des coïncidences.
             - Il ne peut exister que la médecine mécaniciste pour donner vraiment des résultats sérieux.


 Je vous propose un petit test personnel. Compter le nombre des croyances quasi religieuses (comment les nommer autrement) de la liste précédentes auxquelles vous adhérez. Vous voilà situé.
Si, comme la grande majorité d’entre nous qui avons eu la chance de faire des études,  vous êtes totalement imprégnés de ces dix dogmes,  dont la pertinence n’est jamais remise en question, comment s’étonner que règne dans nos esprits un pessimisme noir ?  Il n’a rien à voir avec les multiples «crises» matérielles si facilement invoquées comme facteurs explicatifs de notre désespoir, insoluble dans la consommation ou les divertissements.


Si nous ne parvenons pas à prendre à bras le corps chacun de ces a priori pour le démonter, nous ne pouvons avoir aucune réponse de fond à tous ceux qui veulent nous imposer leur vision traditionnelle du réel. Je songe en particulier à ce terrifiant mouvement de Boko Haram né sur les rives du Lac Tchad (1).  Sa dénomination, plus que l’étiquette religieuse dont il se réclame, doit nous faire réfléchir : l’enseignement occidental est un péché. Et si le ver destructeur de la connaissance dont nous sommes les agents créateurs (2) n’était finalement pas autre chose que notre soumission à ces diktats au nom de la science ? Ceux qui veulent  détruire notre culture, même avec des raisons que nous ne pouvons pas partager ( et qu’ils ne comprennent peut-être pas eux-mêmes)  peuvent ne pas être totalement à côté de la plaque. Notre façon de comprendre l’univers avec les seules lunettes scientifiques nous a conduit sur une voie sans issue.


    Plus que jamais, quoi qu’en disent certaines lectures littérales de l’histoire biblique du jardin terrestre, la connaissance est un devoir vital car nous sommes bien loin d’avoir épuisé tous les fruits de l’arbre qui la symbolise. Si trop d’information tue l’information, trop de connaissance renforce la connaissance.



Notes :

(1) Mon itinéraire professionnel a voulu que j’aie été, il y a 50 ans, le premier et  unique médecin du Lac Tchad. Pour mon service national au titre de la Coopération, j’y ai effectué en brousse, durant une année, une exceptionnelle formation solitaire qui m’a marqué à vie.

(2) Voilà qui évoque fortement ce que dit Philippe Guillemant, dans «La route du temps» et les LEM qu’il a publié sur ce site, nomme «Le Parc de la pensée».


 

 Os Court :

 «    Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. »

        Steve Jobs (2005)

CONTRE NATURE  NATURELLEMENT                                 La nature, il paraît, aurait horreur du… vice, S’opposant, «  par nature »,  à ...