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03 octobre 2015

Contestation systémique de notre sécu LEM 931


  Contestation systémique de notre sécu LEM 931
 

 Docteur Jean-François Huet


Jean-François Huet nous livre son analyse - sans concession à la bien-pensance ambiante - sur le système sur lequel fonctionne ( de plus en plus mal) notre assurance maladie à la française.
www.exmed.org/archives15/circu931.htmlwww.exmed.org/archives15/circu931.html
F-M Michaut, maître-Toile d'Expression Médicale

27 septembre 2015

CARTES POSTÉES CARTOMANCIE LEM 930

 
Jacques Grieu,

dans la LEM 930 du 28 septembre 2015
nous conduit sur la piste du monde des cartes où nous sommes plongés, le plus souvent malgré nous.

Juste de quoi se poser quelques questions et regarder d’un autre oeil ces accessoires devenus indispensables de la modernité.

www.exmed.org/archives15/circu930.html
FMM, webmestre d'Expression Médicale

18 septembre 2015

Octobre Rose, néo-religion sanitaire LEM 929

 Octobre Rose, néo-religion sanitaire LEM 929


           
                            Le Docteur Cécile Bour, radiologue dans l’Est de la France, explique de façon à la fois argumentée et humoristique (l’un renforçant l’autre, nous en sommes persuadés à Exmed) les raisons très sérieuses pour lesquelles elle s’oppose très fermement à la campagne Octobre Rose.

Lire la LEM 929, illustrée par l'auteur(e).

À lire et à communiquer sans modération autour de soi. Le minimum est qu’un véritable débat entre tous les gens concernés par le cancer du sein s’organise autour de cette question.

F-M Michaut, webmestre d’Exmed

12 septembre 2015

Mer patrie REFUGE- LEM 928

Mer patrie REFUGE- LEM 928

Dans cette lettre hebdomadaire, Jacques Grieu, conduit le lecteur à une ouverture inattendue sur ce que peut recouvrir la réalité actuelle terrible des réfugiés du monde entier.


Au delà des replis identitaires ou des élans idéologiques, l’outil poétique se révèle remarquable.
L’Os court en bas de page mérite le voyage.


À lire sur le site EXMED (Expression médicale)

07 septembre 2015

Système de santé, lauriers fanés LEM 927

Lettre d'Expression médicale

LEM n° 927 sur EXMED     7 septembre 2015

              
 
                                                           

                            Système de santé, lauriers fanés

           

                            Docteur Jean-François Huet


                               

      Face aux cocoricos rituels sur notre prétendu meilleur système de santé du monde, pour ne pas tomber dans l’illusion, une analyse systémique objective s’impose.

Un  bon système de santé doit être :
• Global : il ne doit négliger aucun secteur ou objectif.
EN FRANCE l'assurance maladie ne s'est jamais impliquée dans les soins dentaires et l'optique. La mise en place de  rémunération des médecins sur des objectifs de santé publique, définis par l'état-assureur maladie , est un biais manifeste orientant la pratique au risque de négliger des pans entiers de la médecine

• Accessible : ceci suppose l’accessibilité géographique(proximité) et économique (coût)
EN FRANCE,  on constate de plus en plus de déserts médicaux, une inégalité territoriale et sociale croissantes
-un renoncement aux soins (1) du fait de délais de rendez-vous trop longs et de l'insuffisance de spécialistes, voire absence de généraliste proche assurant mal l'aval des soins hospitaliers.


• Efficace, techniquement et économiquement.
EN FRANCE le niveau technique est bon sans être exceptionnel, mais la gestion du système de santé est catastrophique. Les hôpitaux et les cliniques sont en perpétuelles difficultés, il y a une crise des vocations dans certaines disciplines et un vieillissement important  du corps médical . Celui-ci est démotivé et paupérisé, en dépit du coût exorbitant du système qui obère gravement l'économie du pays. L'obligation de souscription à deux assurances maladie (2)  génère un surcoût de gestion stupide et particulièrement inopportun  de plusieurs milliards d'euros pas an. La casse de la médecine générale de proximité a entraîné un recours excessif et ruineux aux services d'urgence. Les fermetures de services obéissent souvent à des motifs obscurs (affaire récente du service d'oncologie de Garches)

• Acceptable : c’est à dire ayant l’assentiment de la population et des professionnels.
EN FRANCE la satisfaction de la population semble liée à un fonctionnement « à guichet ouvert » donnant une illusion de gratuité.  Il en résulte une déresponsabilisation et un coût exorbitant. On note par ailleurs un conflit permanent entre les autorités tutélaires et les praticiens qui se jugent déconsidérés et sous payés par rapports à leurs confrères européens. La radicalisation des positions de tous les acteurs les uns envers les autres est évidente, il en résulte un défaut évident d'écoute et de collaboration efficace

• Planifiable et évaluable
EN FRANCE :il n’y a qu’une planification fantaisiste, l’évaluation  est inexistante en termes de besoin et de financement.

• Souple et modifiable (adaptable à une épidémie par exemple ou à descirconstances particulières)
EN FRANCE:Des flops répétés : Grippe aviaire, prion, grippe H1N1, Ebola
-scandales divers : transfusion, mediator ,
-interventions malencontreuses ; statines, pilules anticonceptionnelles ...
-recommandations contestables comme sur le dépistage du cancer de prostate  déjà responsables sur le terrain de la constatation d'un grand nombre d'adénocarcinomes « dépassés»  chez des sujets jeunes (« épidémie»  de T3 inopérables en vue) (3)
-absence de démocratie sanitaire réelle en dépit de l'existence de dispositifs consultatifs qui constituent en fait des comités théodules (URPS, conférences sanitaires de secteurs )
-relations faussées avec des syndicats médicaux « accompagnateurs du système conventionnel » parce qu’ils sont subventionnés par l'assurance maladie collectivisée et non par les cotisations de leurs adhérents.

Au total, il existe en France un système étatisé, auto-satisfait, totalitaire et ruineux qui se juge lui-même et semble avoir ses propres objectifs dont le principal est le maintien, d'un système d'assurance maladie devenu en 2015 ubuesque obsolète et ruineux. C’est un héritage   du collectivisme du siècle dernier, épaulé par des assurances complémentaires opportunistes qui ne résolvent en rien le problème récurrent de solvabilité économique et humaine du système.

Notre système de santé sur-administré ruineux verrouillé par des mécanismes étatisés  qui seront aggravés par la Loi dite de modernisation de la santé ,est en déshérence et ne mérite plus depuis longtemps sa place de meilleur système mondial ni les commentaires dithyrambiques faits à son propos, il y a quelque années par l'OMS

Par ailleurs on sent nettement la « montée en puissance » d'une nomenklatura mutualiste et d'une connivence politico-économique qui nous éloigne tous les jours un peu plus des incantations solidaires et moralisatrices dont les responsables du système de santé sont coutumiers.

Une refonte totale du système est inévitable. Elle ne peut survenir qu’après une remise en cause sans concession du système d'assurance maladie tel que chacun peut l’observer.
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 Notes :

(1) Et rarement pour des motifs économiques, en dépit des allégations fallacieuses des responsables du système. NDA
(2)La sécurité sociale obligatoire et l’assurance maladie complémentaire dite souvent «mutuelle». NDLR
(3)Nous reviendrons très prochainement ici, avec Cécile Bour, sur la question du dépistage du cancer du sein et de la discutable campagne Octobre rose. NDLR

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Os Court :
 
« Quand un diabétique meurt carbonisé, ne vous étonnez pas si ça sent le caramel ! »
 Pierre Doris



 



31 août 2015

Islam sans voile LEM 926

Lettre d'Expression médicale

LEM n° 926 sur EXMED    

31 août 2015

              
 
                                                           

                                  Islam sans voile


                                   D.Marche


                               

      Ce site de santé a bien voulu publier un papier consacré à tenter de comprendre le Ramadan.   Il est frappant de constater à quel point l’Islam, deuxième  religion pratiquée en France, est mal connue du public, et même des élites intellectuelles. Quelques clichés sommaires, pas mal d’idées toutes faites portées au rouge par des actualités violentes, et c’est tout.
Alors, vous qui avez la charge de donner vos soins à des familles et à des personnes se revendiquant de l’Islam, il vous est indispensable  de faire l’effort de regarder derrière ce voile qui rend l’Islam non seulement incompréhensible, mais même inquiétant.
Les historiens des religions, les éthnologues, les linguistes, comme les théologiens ou les hommes des différentes religions nous perdent dans des discours qui ratent toujours l’essentiel. Qu’est-ce que c’est que cette religion qui s’est répandue sur tous les continents, juste une infatigable machine de  guerre  depuis 14 siècles ?

      Un livre qui ne ressemble à aucun autre, qui n’appartient à aucune institution, se révèle un guide unique. Son titre  : « Fatimah, La délivrance de l’Islam » (1), annonce un constat initial sans complaisance. Le monde islamique est depuis des siècles dans une situation de blocage qu’il se montre incapable de diagnostiquer clairement, donc de pouvoir « soigner » comme il est devenu urgent de le faire. L’auteur, Dominique Blumenstilh, n’est pas un inconnu des lecteurs d’Exmed. Le docteur José Rizal, héros des Philippines, , Auchwitz et le devoir d’intelligence  .

Le fil conducteur de cet ouvrage récent est le personnage de Fatimah. Fille bien aimée du Prophète, elle a été l’épouse d’Ali. Celui qui a été choisi par Mohammad comme son successeur. Or ce furent d’abord avec Abou B’kr, trois califes très «politiques» qui prirent le pouvoir. Ali, porteur d’un message beaucoup plus spirituel, enfin établi, fut assassiné. Et Fatimah, avec son enfant, mourut seule de misère.
L’auteur se livre à une enquête minutieuse utilisant à la fois, et en parallèle, des outils empruntés à la kabbale hébraïque et aux sages souffis les plus célèbres. Alors, un petit effort de lecture et tout devient lumineux pour nos esprits imprégnés par le raisonnement scientifique. La réunion, jamais encore réalisée, entre les trois courants de perception du réel issus des descendants d’Abraham ( Judaïsme, Occident scientifique issu du Chritianisme et Islam enfin compréhensible ) se trouve constituer la seule issue possible pour notre monde qui marche sur la tête et court à la destruction de la planète. 

   Ce n’est pas si fréquent, un livre d’une telle portée. Certains peuvent n‘y voir que l’élucubration habile d’un intellectuel isolé dans une pensée ésotérique pas du tout à la mode du jour.
 Le point de vue change quand c’est de l’Iran, lui-même, l’un des pays les plus importants de l’Islam, que nous parvient un film hors du commun.
Il s’agit, en rupture totale avec la longue tradition d’interdiction de représenter le Prophète, de raconter l’enfance de Mohammad et son évolution si singulière. 
Il y a deux jours, c’est la superproduction «Mahomet»  de Majid Majiidi  qui a été choisie pour l’ouverture du festival de Montréal. Écoutons la présentation de l’auteur.   Quelque chose de bien plus important que le fracas des armes se passe en ce moment pour qui accepte d’ouvrir lucidement les yeux et les oreilles et de se servir de son cerveau.

Note :
(1) Dominique Blumenstilh, Fatimah, La délivrance de l’Islam, 228 pages. Éditions Peleman,2015, ISBN: 2-9522261-5-6

                                     

  
Os Court :
 
«  Prendre conscience, c’est transformer le voile qui recouvre la lumière en miroir. »
 Lao-Tseu ( 571-525 Av J-C )

23 août 2015

Mal à dire LEM 925

Lettre d'Expression médicale

LEM n° 925 sur le site EXMED     24 août 2015


              
 


                                                           

                                  Mal à dire


           

                            Docteur François-Marie Michaut


                               

      Citer l’auteur dont les propos éveillent en moi un écho me semble de simple justice intellectuelle et de saine méthode de travail. C’est le nom d’Amélie Nothomb, romancière belge bien connue des médias et du public. Une femme de lettres, à l’allure faussement fantaisiste et volontiers provocatrice, pour guider une réflexion sur un sujet aussi grave que la maladie, est-ce bien raisonnable ? Pour moi, oui.
Parce qu’il y a un bon moment que la question de savoir ce qu’est une maladie me taraude. Il faut d’abord remarquer que, dans la langue française, la notion de malade a précédé celle de maladie. L’homme passant après les choses techniques, nous avons inversé au fil du temps l’importance de ces deux notions. « Male habitus » serait l’origine latine de qui en est frappé selon les dictionnaires. Celui qui a eu une mauvaise chose dans sa vie ( habere, avoir selon mes souvenirs lointains). 
  Les jeunes médecins du siècle dernier, quand ils rédigeaient les observations hospitalières, remplissaient une rubrique nommée «habitus» destinée à répertorier les façons de vivre, comme la consommation de tabac, d’alcool etc...
Amélie Nothomb écrit (1) : « Plus tard, j’appris l’étymologie du mot « maladie ». C’était « mal à dire ». Le malade, c’était celui qui avait du mal à dire quelque chose. Son corps le disait à sa place sous la forme d’une maladie. Idée fascinante qui supposait que, si l’on réussissait à dire, on ne souffrirait plus».
Onze ans après cette publication, les cerveaux médicaux, si tant est que cela existe, ne font rien de cette trouvaille ? Les Grecs, suivis par les théoriciens de la psychanalyse, dont la remarquable et confidentielle école parisienne de psychosomatique, https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychosomatique_psychanalytique ne sont pas parvenus, en particulier avec le mécanisme de catharsis, à convaincre une grande partie du corps médical.
  La formulation de madame Nothomb n’est pas scientifique ? Elle est trop générale pour être simplement utilisable en pratique médicale habituelle ? Une telle façon de penser est-elle trop révolutionnaire pour des gens de métier, qui sont persuadés, en toute bonne foi, être capables de parler au nom, et à la place, de leurs patients. Pour une fois si bien nommés, quand ils se font voler par le parler médical ce qu’ils ont de plus intime.

Le cabinet médical est un lieu bien particulier dans la vie de chacun. C’est là, de plus en plus avec la disparition des visites à domicile d’antan, où le médecin fait tout pour comprendre, avec ses outils matériels, intellectuels, psychologiques - mais aussi, ce n’est jamais dit, spirituels - ce qui arrive à la personne qui vient le voir. Mais, c’est aussi l’endroit unique où le patient peut enfin, un jour imprévisible par personne, accoucher d’une partie, ou de la totalité de ce qu’il a tant de mal à dire autrement que par son corps en souffrance. Peu importe que l’expression en soit verbale, élaborée ou sommaire, ou non verbale. Peu importe que le praticien comprenne ou non ce qui se passe, que des noms savants y soient apposés, que des chiffres ou des courbes l’objectivent, le processus de guérison se met en route. Jacques Blais, dont le souvenir anime toujours au fil des années les propos proposés sur ce site, aimait parler de phénomène d’auto-guérison et de la fonction théâtrale indissociable de tout lieu de consultation. 
L’expression médicale, que cela plaise ou non à quiconque n’y peut rien changer, c’est aussi cela.


(1) Amélie Nothomb, Biographie de la faim (page 30), Albin Michel 2004, ISBN 2-226-15394-2
   

                                 
  
Os Court :
 
«  Les idées n’ont pas véritablement de patrie sur terre, elles flottent dans l’air entre les peuples.  »
 Stefan Zweig

CONTRE NATURE  NATURELLEMENT                                 La nature, il paraît, aurait horreur du… vice, S’opposant, «  par nature »,  à ...