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15 février 2022

Morts évitables (Exmed)



  Les écrits médicaux affirment que des morts, en particulier en fin de vie, peuvent - doivent-  être évitées. Le vieux rêve de l’immortalité, dont dame nature ne fournit à nos observations aucun exemple, serait-il vivace dans nos esprits ?
    Un courant de pensée né en Russie au siècle dernier, toujours agissant, et désormais exporté en Californie, mérite d’être connu sous nos climats.
   Michel Eltchanonoff, rédacteur en chef de Philosophie Magazine, nous propose son ouvrage «Lénine a marché sur la lune
La folle histoire des cosmistes et transhumanistes russes»
.

   Essai présenté le 13 février 2022 par «Le Monde». 
Coup de projecteur stimulant notre chronique ignorance sur les façons de penser la réalité hors du moule occidental.
Vers quel  avenir courrons-nous les yeux fermés ?

François-Marie Michaut

Coup d'oeil d'Exmed du  15 février 2022

12 février 2022

Scientophiles, scientophobes (LEM 1260)



   Cette fois, c’est un convoi hétéroclite importé du Canada aux vieilles racines de France qui attire les caméras. Il est dit de la liberté. Par défaut, mais le fond de son existence demeure mal défini par les acteurs comme par les témoins. Retenons quand même ce qu’évoque le son dans la langue française. Ce convoi c’est ce qu’on voit, ce que certains pensent indispensable de traduire en images pour écrans complaisants. Des gens, comme de façon spontanée, s’organisent en processions. Motorisées comme l’exige notre temps pressé.

   Une fracture s’est faite chez les humains sur les façons de percevoir la vie et la réalité du moment et de demain ? C’est à envisager.
Quand sa propre vie est employée à soigner les autres quand la maladie les frappe, l’axe central semble bien être la question de la connaissance scientifique. Et de la confiance qu’il est légitime, parfois indispensable et vital de lui reconnaitre. Vu plus largement, nous vivons depuis 2019 une confrontation dure entre les scientophiles et les scientophobes à travers le vaste monde.

   La persuasion que la démarche scientifique est la seule capable de percer l’intégralité de ce que nous ne savons pas de la réalité, de notre réalité, nous baigne. Ce courant de pensée, inoculé dès l’école, est largement dominant, et solidement défendu par nos élites. Souvenons-nous des stratégies guerrières pour vaincre la grande «crise sanitaire».

   Nier l’importance des apports des sciences à la compréhension du
 monde, comme au développement des techniques, n’est pas défendable même par les plus extrêmes. La scientophobie absolue est une impasse de l’esprit. La scientophilie intégriste, pour sa part, ne peut pas s’imposer à tous. Si ce n’est, cela tombe sous le sens, parmi ceux dont le seul pouvoir est lié à leur statut de serviteur de la science.
     Renoncer à la science comme voie unique de toute connaissance sérieuse nous serait devenu impossible actuellement ?
Avoir une telle conviction est une simple opinion. Rechercher sans cesse si nous ne disposons pas d’autres voies complémentaires possibles pour aller plus loin, ailleurs et plus vite dans le savoir est de notre responsabilité. La science ne peut travailler que sur ce qui est déjà du passé, mais est muette sur le présent et peu sûre pour l’avenir.

     Il me semble que nous sommes encore là dans ce qui ressemble à une guerre de religion, avec tous les dégâts qui en résultent depuis toujours.
La connaissance de la réalité ne peut être qu’une et indivisible. Postuler que c’est au delà de nos capacités cérébrales est une façon habile de faire la publicité douteuse d’une certaine intelligence artificielle dont on est un partisan forcené. Et hautement intéressé, à tous les sens du terme, cela va de soi.

                              François-Marie Michaut


Os court :

«  Parce que la science nous balance sa science, science sans conscience égale science de l’inconscience.  »

                              MC Solaar


 

 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1260
 13 février 2022

 


                   
                                               


 

Au delà des "convoyageurs
" (Exmed)




    Par quelle énergie sont poussés tous ces gens pour se déplacer ensemble vers... nul ne semble le savoir. Migration d’un genre inédit, laissant muette par son aspect de génération spontanée notre élite pensante.
   La LEM 1260 : Scientophiles, scientophobes propose au lecteur autre chose qu’une simple analyse factuelle de type journalistique. Est-ce un propos pertinent et utile dans la confusion actuelle des esprits ?
Au lecteur de juger.

François-Marie Michaut

13 février 2022

06 février 2022

LE NID NI OUI, NI NON (LEM1259)


    

Quand la vieillesse arrive, on se prend à rêver
D’un petit nid douillet où l’on est bien chauffé.
Protégé des tempêtes et frimas de la vie,
On y serait si bien, attendant l’infini…

Celui qui a construit un nid trop haut pour lui
Risque fort de tomber dès que le vent sévit.
Mais pour le nid-de-pie, plus haut il est perché
Et bien mieux sa vigie verra où se guider…

On adapte son nid à ses propres moyens ;
Ce n’est pas dans un houx qu’est le nid du lapin
Dans un arbre donné, on ne fait qu’un seul nid,
Trop de promiscuité génère des ennuis.

L’oiseau, sortant du nid, pourtant, connaît son chant
Et n’en changera pas même s’il vit longtemps.
Mais celui qui trop chante a oublié son nid
Et ne sait plus bâtir un véritable abri.

La grande solitude est nid à réflexion,
Souvent nid de serpents ou même de frelons.  
Le temps tout lentement, en nous, vient s’insinuer
Et c’est son nid fatal qui finit par nous tuer.

Quand le printemps revient, le coucou pond aussi
Mais il a oublié comment on fait son nid.
Alors il met ses œufs au creux d’une pendule
En répétant son nom sans peur du ridicule.
Écrire, c’est créer des œufs pour la mémoire
Qu’on dépose en un nid comme dans un ciboire…
Nid par ci, nid par là , cela fait trop de nids :
Il faut s’arrêter là. Et donc... pas de déni !


        Jacques Grieu


Os court :

« NID : endroit où on dort. En général, on dispose son nid dans  la branche à coucher.»

                    Pierre Élie Ferrier , Dictionnaire des mots tordus.

 

Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1259 6 février 2022



                         
             
                                             

Tel un oiseau (Exmed)

   Les poètes peuvent voler où ils veulent sans jamais, comme c’est devenu l’obsession partout, vouloir nous prouver leur vérité pour mieux nous manipuler. Ou s’emparer de nos avoirs.
 

   Jacques Grieu, préparant le printemps, nous entraine un instant dans le royaume des nids.
LEM 1250 LE NID, NI OUI,NI NON .
 

   
Amis lecteurs, bon voyage.


François-Marie Michaut

29 janvier 2022

Mais c’est quoi, tout ça (Exmed)




     De la répétition naquit l’ennui. Au moins l’ennui ne manque pas de vertus cachées. La litanie infatigable de ce que nous disons «les nouvelles» n’a-t-elle aucune répercussion sur la qualité de notre vie de chaque jour ? Nous ne sommes pas des récepteurs dénués d’émotions humaines, nous ne sommes jamais neutres.

    Nos grands calculateurs, devins vénérés, ne se hasardent pas à l’évaluer. Il ne reste, et c’est considérable, que la voix clairement formulée de ceux qui refusent que souffrir en silence soit la seule attitude raisonnable. Jacques Grieu nous livre gaillardement sa vision des choses du quotidien médiatisé.  « TOUT VA BIEN » LEM 1258.

François-Marie Michaut

 30 janvier 2022

TOUT VA BIEN (LEM 1258)

   

Ce matin, au réveil, après un doux sommeil,
C’est la sérénité, je me porte à merveille.
J’allume la radio pour prendre les nouvelles :
Ecouter les infos, il n’y a rien de tel,
Pour « être dans le coup » et vivre avec son temps.
Il est bon de savoir quels sont les incidents.
Pour l’instant, « tout va bien » aurait dit la marquise
Qui était d’une époque ignorant toute crise.

De fait, il y aurait « danger de pollution »,
Indique le speaker qui, comme solution,
Conseille de « marcher sans ménager ses pas ».
Mais attention aussi à « l’alerte attentat » !
Vigipirate est-il encor d’actualité,
Quand les « parcelles fines » attentent à nos santés  
Et que rôde un virus obligeant vous et moi
A partir bien masqué dès qu’on sort de chez soi ?

Il y  aurait aussi « alerte innondations »
Martèle « France-info » avec répétitions.
Mais « l’alerte à la neige » n’est plus d’actualité                                
Et dame météo veut bien nous l’assurer.
Par contre, un  tsunami du côté des  « Tonga »
Dans tout le Pacifique, va faire des dégâts.
A part ça tout va bien : le PSG recrute
Et l’équipe de France reste bien dans la lutte.

Il y a bien parfois quelques voix de grincheux
Qui se lamenteraient sur des constats piteux :
Déficits commerciaux, du budget, d’EDF  
De tous les hopitaux, de la SNCF...
Notre école régresse en toutes les matières,
Et notre PIB, par Français, est à terre.
A part ça, tout va bien : nos équipes de France
Vont partir à Pékin avec de grandes chances.

Mais le pétrole monte, et le fer et le bois
Les pâtes et le riz, comme les petits pois.
La dette qui explose est-elle une menace ?
L’avenir des retraites est-elle dans l’impasse ?
Questions pour alarmistes ! Propos de défaitistes,
Puisque le CAC 40 , à la bourse, résiste.
Pour l’instant, tout va bien. Et même l’omicron,
Finit par succomber à nos vaccinations.


Des pessimites obtus parleraient d’inflation ?
Des bruits de bottes sont dans les conversations ?
La France rabougrie aurait perdu dix places
Au top vingt des nations où ses atouts décroissent ?
Nos licenciés en lettres  écorchent la grammaire ?
Les GAFA ont croqué tous nos publicitaires ?
Heureusement, on a de bons économistes !
« Tout va  bien » nous ont dit les plus fins spécialistes.

La France est le pays où l’on « bosse » le moins ;
« Le déclin s’accélère » ? Mais je ne le crois point !
Une idée, tout à coup : Coué au moins, est Français ?
Celui de la Méthode, un génie, comme on sait.
On pourrait l’exporter, la vendre au monde entier,
Redressant la balance avec ce grand surdoué !
« Tout va bien, tout va bien », chantons-le tous en chœur,
« Tout va bien, tout va bien », et nous n’aurons plus peur !

            Jacques Grieu

    

Os court :

«  L’actualité à laquelle on colle est une machine à broyer l’humain.  »

                             Fernand Ouellette (poète, romancier, essayiste québécois)


 Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1258 30 janvier 2022
 


                        
             

CONTRE NATURE  NATURELLEMENT                                 La nature, il paraît, aurait horreur du… vice, S’opposant, «  par nature »,  à ...