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11 décembre 2016

GOUTIERES LEM 993

 GOÛTIÈRES
                     
                                       Jacques Grieu

   



Du mot latin gutta, la goutte est familière :
On la goûte partout, demain autant qu’hier.
Quand la goutte est au nez, cela s’appelle un rhume
Et quand elle est à l’œil, la peine nous embrume.
La goutte enfle nos pieds de toute éternité,
Mais aucun goutte-à-goutte encor ne l’a ôtée…

L’eau de vie fait mourir et se nomme la goutte :
On dit aussi le marc, mais c’est la même soupe.
L’inquiétude est poison goutte à goutte instillé
Qu’aucun raisonnement ne saurait enrayer.
Les plus petites gouttes ont percé bien des rocs
Comme nos grandes peurs ont rongé nos époques.

La confiance est denrée qu’on goûte à juste titre ;
Goutte à goutte on la gagne et on la perd… en litres !
C’est en gouttes de sueur que l’on gagne son pain,
Avec celles des larmes, on noie notre chagrin.
Mais brumes et nuages ou bien la… mayonnaise,
Sont de vraies émulsions où la goutte est à l’aise.

La dernière des gouttes est un petit chouïa
Qui fera que le vase, enfin, débordera.
C’est quand on n’y voit goutte, alors, qu’on pense fort :
Bavardage n’est qu’écume, action est goutte d’or.
Est-ce par précaution, pour mieux qu’on les écoute,
Qu’on voit certains poètes écrire au conte-goutte ?




   

 Os Court :

 «     Une collection de baïonnettes ou de guillotines ne peut pas plus arrêter une opinion qu’une collection de louis ne peut arrêter la goutte. »
 Stendhal



Des goûts et des couleurs

Des goûts et des couleurs  LEM 993


Et bien justement faisons un bon pied de nez au proverbe français interdisant qu’on en discute. Jacques Grieu nous entraine joyeusement dans un univers coloré qui n’a rien de... dégoûtant. Découvrez la LEM 993 : GOÛTIÈRES.  Dépaysement garanti.

F-M Michaut CO Exmed 12-13 décembre 2016

09 décembre 2016

Air de rien - CO Exmed

                       Air de rien


Juste un peu de froid sec, juste pas assez de vent, et notre seul et unique comburant vient à devenir difficile et dangereux à respirer autour des grandes villes d’Europe. A force d’exploiter sans aucune réflexion nos ressources naturelles comme si elles étaient inépuisables, nous nous piégeons nous-même. La conscience écologique a encore bien des cerveaux à conquérir dans tous nos domaines d’activité humaine.


F-M Michaut CO Exmed 9-11 décembre 2016

07 décembre 2016

Signe d’une société malade
, CO Exmed

Signe d’une société malade


   Fort justement, les soignants témoignent publiquement de leur souffrance au travail. Médecins ou non, ils ne sont pas dégoutés de leur métier, majoritairement ils aiment ce qu’ils font. Leur fonction que ce soit dans les hôpitaux, les cliniques ou les cabinets privés fait qu’ils sont amenés à jouer le rôle d’amortisseur pour la société toute entière. Ils sont seuls pour trouver des remèdes aux conséquences de nos multiples dysfonctionnements. 

   Tout le monde, responsables en tête, se décharge sur leurs têtes de tout ce qui ne va pas.   Ce qui se passe dans les lieux où l’on soigne est l’image fidèle, en plus dramatique, de ce qui se passe partout. Cela ne relève pas de la médecine ou de la psychologie comportementale, mais bien de la politique au sens premier du mot : régler au mieux l’harmonie du fonctionnement d’une société.
 

F-M Michaut CO Exmed 7-8 décembre 2016

05 décembre 2016

Exmed s'exporte très bien LEM 992


Lettre d'Expression médicale LEM n° 992

Sur Exmed :  
http://www.exmed.org/archives16/circu992.html
   


                          
                                 

                                                Exmed s’exporte très bien
     
               
                               
             Docteur François-Marie Michaut

  
                 
    Il y a exactement 19 ans qu’est né le site Exmed, abréviation de cette expression médicale, encore confidentielle avec sa première édition papier, que la technique de la Toile rendait soudain possible et accessible à tous à faible coût au delà de toutes les frontières. Bien sûr, comme tant d’autres de cette époque de pionniers (1), cela m’a paru ouvrir des perspectives (2) dont nous ne pouvions même pas rêver auparavant.  Qu’est-il devenu au fil des années de parution d’Exmed ce bel enthousiasme des débutants ?
  Première surprise : en l’absence voulue de tout «modèle économique» et de toute institutionalisation, avec l’appui d’un réseau informel, et en évolution permanente, de collaborateurs bénévoles et de lecteurs n’hésitant pas à s’engager, la fréquentation du site n’a pas cessé d’augmenter. En novembre 2016, notre outil statistique Awstat 7.1. a dénombré 262 visites par jour. Il parait que c’est pas mal pour un site médical plutôt « austère »! Chaque jour encore, ce sont 1121 pages qui ont été consultées. Ce qui ne veut pas dire lues, et encore moins comprises, notons-le. Cependant, plus de 5 pages demandées par chaque visiteur, et une constance maintenue d’internautes, cela rend peu crédible que la fréquentation du site puisse être liée au simple hasard des fureteurs d’occasion.

  La seconde surprise est de taille.  J’ai été persuadé dès le départ, tout comme mon ami, et soutien fidèle depuis la première heure, Jacques Blais (3) que notre audience sur le réseau des réseaux ne connaissait qu’une limite. Celle, déjà considérable et très planétaire de la francophonie. Nous avions tort.
Voici, en ordre décroissant, pour le même mois de novembre 2016 et selon le même outil d’investigation, le palmarès des six premières nationalités des visiteurs du site.
Etats-Unis 17 310 pages vues, Allemagne : 4 605, France : 3 938, Canada : 1 788, Pays-Bas : 1361, Grande-Bretagne : 1 358.
Le choix d’Exmed affirmé et revendiqué de la langue française comme vecteur de communication sur le Net ne se révélerait pas comme un obstacle insurmontable dans des cultures anglophones , germaniphones ou flamandophones. Le fait est là, très troublant. 

    Oui, les internautes français sont largement dépassés en nombre et, avec leur troisième place, confirmée au fil des mois, ne peuvent prétendre qu’à une médaille de bronze. Nul n’est prophète en son pays dit la sagesse populaire. N’ayant strictement rien à gagner avec l’audience plus ou moins large de ce site, ou avec quelque reconnaissance que ce soit, je peux me permettre d’en sourire.
Mais les Français, les cerveaux made in France, ne comptent pas pour du beurre dans la pérennité du site. Comment ne pas saluer comme ils le méritent tous ceux qui ont apporté leur pierre à la vie d’Exmed. Parmi bien d’autres qui, j’espère, me pardonneront cette sélection, un trio s’est imposé au fil des années. La très discrète Christine Bruzek à son poste ingrat de webmécanicienne, Cécile Bour dont les caricatures médicales sont toujours largement regardées et Jacques Grieu qui démontre sans cesse que la rigueur scientifique de son métier d’origine d’ingénieur fait un heureux ménage avec la poésie dont il sait nous régaler et nous enrichir. Juste la quantité qu’il faut pour faire passer dans les lettres hébdomadaires ( les LEM) quelques pilules pas toujours de digestion facile ou d’abord aisé.
L’aventure numérique, celle où nous n’avons rien à  vendre ni rien à acheter, continue vers un avenir dont personne n’est encore en mesure de préjuger.
Celui que nous forgeons au jour le jour, nous les utilisateurs de la Toile.




Notes
(1) Nous avons été qualifiés par Philippe Eveillard, spécialiste de l’internet de santé,  comme « le premier webzine de santé francophone».

(2) Dans la ligne du fameux «village planétaire» de Mac Luhan en 1967                              

(3)  Jacques Blais 
 
Os Court :

 «    Je ne connais rien à Internet, que je ne sais même pas utiliser, mais j’ai l’impression qu’il y a là un espace de liberté créatrice. »
 
Gérard Depardieu


04 décembre 2016

Le site saute frontière, CO d'Exmed

Le site saute frontière 


La réalité a un chic unique pour faire sauter les idées toutes faites qui conduisent nos actions.
Ainsi en est-il de ce site Expression médicale, comme vous l’allez voir dans la LEM 992 : Exmed s’exporte très bien. Bonne lecture, amis d’ailleurs et d’ici.

F-M Michaut CO Exmed 5-6 décembre 2016

02 décembre 2016

Alcoolodépendance : ce bon vieux placebo CO Exmed





                     Alcoolodépendance : ce bon vieux placebo



  
L’histoire (récente) de l’alcoologie a été semée de traitements médicamenteux qui n’ont pas tenu leur promesse. De l’alcool intraveineux à l’espéral, puissant vomitif, en passant par toute une gamme de psychotropes, puis au très médiatisé baclofène ( décontracturant musculaire au départ), la liste est longue et pleine de déconvenues.
La dernière étude dans European Neuropsychopharmacology menée par une équipe d’Amsterdam est intéressante. Que ce soit par baclofène à faible dose, baclofène à haute dose ou simple placebo, tous les patients ayant un accompagnement sociopsychologique, le taux de maintien d’une abstinence totale ou partielle a été comparable. Au bout de quatre mois, le taux de réalcoolisation est semblable dans les trois groupes : environ 25%. 

 

   Finalement peut importerait l’efficacité pharmacologique des pilules utilisées. Mais il faut saluer le résultat remarquable de 75% de décrochage maintenu 16 semaines, lié à ce fameux suivi psychologique encore si mal compris et mal utilisé par les médecins. Le mystère du placebo demeure entier.

F-M Michaut CO Exmed 2-4 décembre 2016

CONTRE NATURE  NATURELLEMENT                                 La nature, il paraît, aurait horreur du… vice, S’opposant, «  par nature »,  à ...