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dimanche 26 février 2017

CARDIOLOGIE COEURÉGRAPHIES LEM 1004

Lettre d'Expression médicale
LEM n° 1004  
http://www.exmed.org/archives17/circu1004.html
    27 février 2017

   
                                     CARDIOLOGIE
                    
                                 COEURÉGRAPHIES
               

                                    Jacques Grieu

  

   

Rodrigue, as-tu du cœur ? demandait-on au Cid :
Du cœur, il en avait ! De grand cœur, l’intrépide !
En faisant de bon cœur son devoir jusqu’au bout,
C’était du cœur au ventre ! Et pas de ventre mou !
De ce genre de cœur, l’époque n’en fait plus
Pour le cœur à l’ouvrage, on est souvent déçu.

Tout cochon a au cœur un homme qui sommeille,
Nous disent nos bons psys, prodigues en conseils.
D’autres disent l’inverse et la main sur le cœur,
Se frappent alors le cœur en moralisateurs.
En avoir le cœur net, c’est pour les philosophes
Qui ont toujours à cœur le blâme ou l’apostrophe.

La mémoire du cœur est la reconnaissance
Et donc l’ingratitude en est la déficience.
Le cœur a ses raisons que la raison ignore :
Le cœur a-t-il raison quand il s’oppose au corps ?
Quand on vise le cœur, on frappe à côté
Et l’on manque sa cible en n’ayant rien touché.

Contre mauvaise chance, il nous faudrait bon cœur :
La chose est vite dite et engage l’auteur.
Si le cœur vous en dit essayez d’en sourire,
Si c’est à contre cœur, le résultat est pire…
La rancœur refoulée, sur le cœur se blottit :
Le cœur dément souvent ce que la bouche dit…

Si le cœur sur la main est chose bénéfique,
Le cœur sur autre part serait acrobatique.
Loin des yeux, loin du cœur est dicton pessimiste
Qui met la rage au cœur à tous nos grand-cœuristes.
Pour la dette de cœur, richesse est insolvable :
Nous restant sur le cœur, elle nous fait coupable.



Os Court :

 «   Un ministre inculpé de corruption de fonctionnaire : il avait donné un sucre à un chien polocier.» 
Coluche




                       



Ceci n'est pas un électrocardiogramme








Ceci n’est pas un électrocardiogramme


   Et pourtant, c’est palpitant de tourner autour de ce curieux muscle qui fait tant causer tous les hommes, bien avant que nous en comprenions la fonction vitale. Jacques Grieu nous fait faire la plume buissonnière, une bonne façon de nous évader des miasmes quotidiens.  Pour repartir d’un coeur léger, voici la LEM 1004 CARDIOLOGIE  COEURÉGRAPHIES .
Dr F-M Michaut , CO d’Exmed 27-28 février 2017  www.exmed.org

vendredi 24 février 2017

Les partis culent CO Exmed



Les partis culent


Culer est un terme de marine qui signifie qu’un bateau va vers l’arrière. Nos partis politiques semblent être victimes d’une même pathologie faisant craindre à certains leur disparition. Juste après la guerre mondiale, et pendant plus de vingt ans, nous ne parlions en France que d’un seul parti, capable de rassembler jusqu’au tiers des bulletins de vote. Être inscrit au Parti ( notez la majuscule) voulait dire être communiste, comme d’autres étaient catholiques. Systémiquement cependant, rien de moins surprenant qu’une institution subisse la loi du vivant. Naissance, croissance, mort (apoptose si vous préférez). Puis à nouveau, comme utilisant les débris, surgissement d’un nouveau cycle destiné au même sort.
 L’important est donc le moteur, l’énergie motrice qui fait que, pour le meilleur comme pour le pire, nos façons de tenter d’orienter nos sociétés évolue. L’essentiel, jamais clairement balisé alors qu’on se perd dans des détails, est du domaine de l’intelligence. Ou de l’esprit pour utiliser un mot honni.

Dr F-M Michaut , CO d’Exmed 25-27 février 2017  www.exmed.org

mercredi 22 février 2017

Que de sang pour rien CO Exmed




Que de sang pour rien


La présence de grippe aviaire dans des élevages de canards du sud-ouest de la France conduit les autorités sanitaires à imposer l’abattage systématique de tous les animaux palmipèdes d’une région.   Environ 3 millions d’oiseaux sont ainsi euthanasiés, pour reprendre le doux et douteux euphémisme officiel.  Au nom d’une vision de protection sanitaire garantie des consommateurs. Sans adhérer à la croyance hindouiste de la réincarnation, cela interpelle ceux qui ont comme métier de soigner les humains. A quand l’idée de penser éradiquer de la planète tous les porteurs de virus ou autres infections encore incurables ?  C’est vraiment sous évaluer gravement l’intelligence adaptative stupéfiante de nos minuscules micro-organismes.

Dr F-M Michaut , CO d’Exmed 23-24 février 2017  www.exmed.org

lundi 20 février 2017

Iatrogénicité du vote LEM 1003

Lettre d'Expression médicale
Version courriel  Désabonnement
LEM n° 1003
http://www.exmed.org/archives17/circu1003.html
    20 février 2017

                           
              
   

                 
                                    Iatrogénicité du vote
               

                                                                
Docteur François-Marie Michaut
  

         Une équation mentale implicite de nos pays occidentaux lie directement la démocratie d’une nation à l’utilisation du suffrage de tous pour choisir ses responsables politiques. La formule n’est pas jeune puisqu’elle semble avoir été inventée et pratiquée par nos ancêtres (1) grecs il y a 2500 ans. Un tel système de désignation de ceux à qui nous confions le pouvoir d’agir à notre place semble logiquement évident. Chaque personne constituant d’une société ne peut pas, matériellement, même au temps du numérique généralisé, prendre toutes les décisions engageant un groupe tout entier. Consulter tout le monde, prendre en compte la multitude des façons de comprendre la réalité des choses, les opinions, les connaissances et les sensibilités demeure impossible, ce n’est pas discutable. Il faut donc adopter un système de transfert des volontés individuelles qui respecte au mieux l’équilibre entre les intérêts, et pas seulement matériels, entre ce qui est personnel et ce qui est collectif.

       Le vote,et Dieu sait s’il en est question en ce moment aux Etats-Unis comme en France et en Europe, est la formule depuis longtemps reconnue comme la seule valable. Hélas, la déception grandissante vis à vis de tous les pouvoirs élus, se traduit par deux symptômes graves. L’abstention de plus en plus massive d’une part, au détriment des partis politiques classiques, la montée des mouvements populistes de repli sur soi-même d’autre part. Il n’est pas interdit de penser que cette érosion de la croyance au bien fondé de la notion même de scrutin risque d’ouvrir la voie à des tentatives de pouvoir autoritaire. Nous avons connu ce temps terrifiant des dictatures au xxème siècle. Il peut revenir.

Il est souvent question de politologues dans nos médias. Que disent donc nos savants experts, que proposent comme remède à cette maladie de nos sociétés celles qui se font les appeler sans se justifier « Sciences Politiques », moule intellectuel quasi unique de tous nos dirigeants ?
 Sauf surdité imputable à mon âge, je n’ai rien entendu là dessus, la machine électorale poursuit son bonhomme de chemin en se contentant de nous traiter de mauvais citoyens si nous ne nous reconnaissons plus dans la réalité qui est la sienne.

       Alors, le diagnostic étant inquiétant,il n’est d’autre alternative à visée thérapeutique que de se demander s’il faut conserver le vote, la votation diraient mieux encore nos amis helvétiques, pour sélectionner les plus aptes à remplir les charges et les obligations des plus hauts responsables de nos pays.
Choisissons-nous ceux qui sont les plus capables de travailler pour aller vers le monde dont vous et moi avons envie et besoin ?
Sommes-nous plutôt attirés par des personnalités qui ont fait de leur carrière politique, et du pouvoir narcissique qui en résulte, l’idéal de leur vie en robotisant leur pensée ? La tentation de l’homme fort, le mythe de l’homme providentiel sont des relents psychologiques encore fréquents de notre univers infantile.

      Il n’est plus acceptable en 2017 que le libre arbitre de chacun soit définitivement confisqué parce que sa voix personnelle ne peut plus être entendue quand il a glissé dans l’urne son bulletin de vote. Il y a là une injustice grave. Chacun devrait pouvoir, à son niveau de compétence, agir pour donner la direction qui lui semble la meilleure aux affaires de la collectivité.
  Une hypothèse devrait être étudiée scientifiquement : celle du tirage au sort de nos représentants. Les Grecs, dont je parlais plus haut, y avaient déjà recours. Nos jurys populaires des Cours d’Assises qui décident de la culpablité et des peines des criminels, lourde responsabilité s’il en est, ne sont pas choisis autrement.
L’idée est loin d’être farfelue. Elle est soutenue avec de solides arguments de physique de l’information par Philippe Guillemant, spécialiste internationalement reconnu de l’intelligence artificielle.
Nous avons donc les moyens de pouvoir vérifier expérimentalement, les médecins aiment bien ça, la pertinence de la recherche de la meilleure façon possible de déterminer ceux que nos nommons encore, faute de mieux, nos élus. Mais pourquoi pas aussi, parce que les problèmes sont de même nature, tous nos patrons, petits, moyens et grands ?


 Notes de l’auteur :
(1) Nous oublions trop souvent que, spirituellement bien plus largement que génétiquement, nous sommes les enfants du résultat subtil du métissage des Grecs antiques et de la tradition juive. D’où le côté incurablement schizophrène de l’antisémitisme que nous trainons depuis deux millénaires.

(2) Philippe Guillemant, La physique de la conscience, Chapitre 4 : La maladie des systèmes de pouvoir
.

            

Os Court :

 «  Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres.» 
Denis Diderot

vendredi 17 février 2017

Double face CO Exmed




Double face


En France, Jules Ferry, dirigeant politique de la fin du XIXème siécle est révéré comme le père fondateur de l’école laïque et obligatoire pour tous. Un peu moins connu est son rôle très actif dans la colonisation en Afrique, à Madagascar et en Indochine.

   Voici comment, au nom d’une prétendue « race supérieure» dont il était persuadé faire partie, il présente la justification des invasions dans son discours du 28 juillet 1885. « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. (...) Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. (...) coloniales.» 
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Ferry


   Sommes-nous vraiment tous sortis en 2017 de cette illusion d’être mieux, plus civilisés,  que les autres, ceux d’ailleurs comme ceux d’avant ?  École ou pas, rien de moins sûr, mille fois hélas.

Dr F-M Michaut , CO d’Exmed 18-20 février 2017  www.exmed.org

mardi 14 février 2017

Degré de fiabilité CO Exmed







Degré de fiabilité


   La discussion permanente des opinions, des plus scientifiques aux plus techniques en passant par les plus personnelles ou les plus collectives est une réalité inévitable. Exacerbée par les échanges numériques.  Donner les yeux fermés sa confiance à quelqu’un ( ou  à quelque chose ),  quelle attitude confortable. Mais les faits sont têtus, et l’esprit humain ne peut fonctionner qu’en se posant des questions.
    La confiance est friable et volatile.
Il ne serait pas inutile, en particulier pour les soignants et ... les hommes politiques, d’apprendre à tous que la fiabilité à 100%, au même titre que le risque zéro,  ou la transparence absolue, est un mensonge destructeur de l’humain.

Dr F-M Michaut , CO d’Exmed 16-17 février 2017  www.exmed.org