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lundi 16 janvier 2017

MAUVAIS GENRE lem 998

Lettre d'Expression médicale

LEM n° 998             
http://www.exmed.org/archives17/circu998.html
    16 janvier 2017

                
              
                       MAUVAIS GENRE
                         Jacques Grieu

  


La théorie du genre a fait couler des encres,
Et à de grands fantasmes a servi d’épicentre.
Le rapport entre sexes est-il si compliqué,
Que l’idéologie doive nous l‘expliquer ?

Quand je parle du genre, plus prosaïquement,
Je pense à tous ces noms aux sexes… fluctuants.
Masculin, féminin ? Se posent des questions
Dont seul, le dictionnaire a la vraie solution.

Un abaque ? Ou bien une ? Abysse est-il plus clair ?
Que dire d’obélisque, effluve ou urticaire ?
Opprobre ? Il est sur moi en l’affirmant femelle…
Quand oasis ou dartre, eux, seraient bien tels !

Certains noms ont deux sens selon le ou bien la :
Le poste ou bien la poste on le constate là.
Mais le livre et la livre, un page ou une page,
Sont pièges androgynes égarant tous les âges !

Dans le genre, on a pire et même cent fois pire :
Délice, orgue et amour, l’honnêteté respirent.
Et pourtant, au pluriel, leur genre est… inversé,
Virant au féminin dès que deux sont cités !

Ces fautes sur le genre exposent aux cris d’orfraie
Mais, orfraie, de quel genre ? On connaît mal le vrai !
Termite est masculin, qu’il soit femelle ou mâle
Iguane est féminin : trouvez-vous ça normal ?

Quand on va outre-Rhin, le lune est… masculin :
Parce que la soleil, serait au féminin ?
La façon de les voir tient-elle à ces pays ?
L’ancienne adoration aux sexes a obéit ?


Le mélange des genres est mal vu, c’est connu.
Il fait bien mauvais genre et souvent, a déplut.
Donc, se donner un genre, il faudrait à tout prix ?
Mais sans prôner alors, la dite théorie !

Pour ce dernier quatrain et clore ce programme,
Je voulais terminer sous forme d’épigramme ;
Mais je suis pris d’un doute : est-il bien féminin ?
Alors, un épitaphe ? Est-il, lui, masculin ?

Jacques Grieu






Os Court :

 «   Quiconque a détruit un préjugé, un seul préjugé, est un bienfaiteur du genre humain. » 
 Chamfort



          

XX ou XY ? CO Exmed





XX ou XY ? LEM 998


Les médecins sont dressés à faire la différence entre le sexe chromosomique et le sexe apparent que retrouve l’examen clinique. Ils devraient donc, intellectuellement , être vaccinés contre toute «théorie du genre». Ce qui n’est pas le cas de leurs patients ! Jacques Grieu nous entraine avec la LEM 998 MAUVAIS GENRE www.exmed.org/archives17/circu998.html dans une balade troublante sur le sexe des mots. Vous savez ces mots sans lesquels aucun acte médical n’est possible.

F-M Michaut , CO d’Exmed 16-17 janvier 2017

samedi 14 janvier 2017

Virus en questions CO Exmed

Virus en questions

- Comment se fait-il que les pays d’Asie constituent le point de départ de toutes les grandes épidémies ? Chaleur, humidité, densité humaine exceptionnelle, richesse en faune sauvage, peut-être. Mais alors, pourquoi sommes-nous plus atteints durant la saison froide?
- Comment se fait-il qu’une souche virale de la grippe puisse toucher de façon préférentielle les sujets de plus de soixante cinq ans ? Où donc nos plus jeunes ont-ils bien pu trouver des anticorps qui font visiblement défaut aux vieux ?


La virologie et sa cousine l’épidémiologie demeurent des sciences balbutiantes. Ce qui n’a strictement rien de honteux si on ne veut pas faire croire au public qu’on maîtrise tout.

F-M Michaut , CO d’Exmed 14-15 janvier 2017

mercredi 11 janvier 2017

Un million d'enfants Erasmus

Un million d’enfants d’Erasmus

Le programme d’échanges universitaires internationaux Erasmus a peut-être donné naissance au premier groupe important de vrais européens. Le journal El Periodico del Catalunya nous apprend, effet secondaire remarquable, qu’un étudiant Erasmus sur trois des années 2000 a trouvé son/sa partenaire de coeur au cours de son stage. Remarquable agence matrimoniale, pour le moins imprévue, mais au résultat remarquable. Parions pour une solide pépinière de petits vaccinés dès le biberon au populisme et à l’intolérance à ceux venus d’ailleurs.
Pas stérile, le père Erasme 1467-1536 !

F-M Michaut , CO d’Exmed 11-12 janvier 2017

dimanche 8 janvier 2017

Médecin ou fonctionnaire ? LEM 997

Lettre d'Expression médicale
Version courriel  Désabonnement
LEM n° 997
http://www.exmed.org/archives17/circu997.html
    9 janvier 2017


                           
              
                      Médecin ou fonctionnaire ?
                      François-Marie Michaut

  



  Dans l’intérêt de qui doit travailler la personne qui a choisi  de consacrer sa vie professionnelle à exercer la médecine de soin ? Posez la question autour de vous. La réponse, avec un soupçon de surprise devant votre interrogation naïve, sera unanime. La fonction du médecin, c’est de soigner les malades qui font appel à lui. Tout médecin doit être au service exclusif de ses patients. Point barre.

C’est  ne pas tenir compte de la réalité du lien qui existe obligatoirement dans toute entreprise entre le patron et les personnes qui travaillent pour lui. Le chef, c’est celui qui paie, l’éxécutant. Le subordonné, c’est celui qui est payé. Pas moyen de sortir de ce mécanisme de dépendance, quel que soit  le statut, public ou privé, de l’entreprise. La fonction publique, de façon plus ou moins subtile ou indirecte, n’échappe pas plus que le secteur privé ( il y en a aussi en médecine)  à ce rapport de pouvoir.

La Grande-Bretagne a fait le choix de nationaliser la médecine en créant le National Health Service en 1948.  Quoi qu’on pense de ce système, la situation est sans ambiguité. A la même époque, la France a conservé sa longue tradition de médecine privée  tout en développant depuis 1958 pour des raisons idéologiques sa médecine hospitalière publique. Donc d’un côté une médecine à la fois généraliste et de plus en plus spécialisée exercée par ce qu’il est convenu de nommer des libéraux, et de l’autre une médecine salariée hyper hiérarchisée en charge de tous les hôpitaux, petits et grands tentant de s’occuper de tout. Avec, cerise sur le gateau, merci Robert Debré l’ami du général de Gaulle, le monopole de la formation des jeunes médecins par un corps professoral composé uniquement - ou presque- de praticiens hospitaliers à temps complet. Objectif annoncé : raffler autant de prix Nobel que les américains. Lent mouvement souterrain des services publics et de l’assureur maladie obligatoire unique pour prendre totalement possession de la santé devenue ,au fil des ans et de l’effondrement des doctrines, un enjeu politique majeur. Avec, à terme, dans une option purement technocratique,  la disparition  programmée par asphyxie de toute médecine privée.

  Mais, en vérité, personne ne semble se soucier vraiment en France de ce que désirent les patients, ni de ce que veulent, et ce que peuvent vivre leurs médecins pour exercer au mieux leur travail.
Est-il possible, ou simplement souhaitable, qu’un médecin soit libre de prendre  sous sa seule responsabilité les décisions multiples qu’impose son métier ?
Est-il préférable que tout praticien fasse passer les ordres de sa hiérarchie fortement structurée, standardisée, réglementée, surveillée et organisée avant toute autre considération liée au patient ou à sa propre conscience professionnelle ? Individuel ou collectif, seul ou en équipe ?

En disant les choses d’une autre façon, il devient urgent d’ouvrir un débat public sur une question qui nous touche tous. Le libre-arbitre médical si menacé est-il une valeur fondatrice de toute médecine à encourager. Ou bien le déterminisme implacable des technosciences et de leurs promesses flamboyantes doit-il définitivement décider qu’il n’a plus aucune raison d’être en 2017 ?  Que toute médecine doive être administrée.
   Voilà de quoi faire peur à plus d’un, mais  la réalité d’une dualité devenue intenable pour tout le monde nous met le dos au mur. Il va falloir trancher au bistouri, et sans anesthésie. Plus question de nous cacher derrière de prétendus acquis sociaux indépassables ou des principes intangibles qui ne sont plus que des gueunilles antiques partant en lambeaux. 
Désolé, mais là, on n’est plus dans la philosophie de salon, mais bien dans la pâte humaine la plus élémentaire. La seule dont nous soyons faits pour qui veut bien regarder autour de lui.

NDA : La vie a fait que j’ai exercé en même temps en clientèle libérale et en exercice hospitalier. Assez pour réaliser qu’il s’agit bien de deux façons de vivre le métier de médecin.  Aussi différentes et non miscibles que l’huile et l’eau.



Os Court :

 «  La France est un pays extrêment fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. » 

Georges Clémenceau, ancien interne des hôpitaux de Paris

Seul ou à plusieurs LEM 997

Seul ou à plusieurs LEM 997


Homo sapiens sapiens est un animal étrange. Contrairement à nos espèces cousines, il est à la fois fabriqué pour vivre seul et ne pas pouvoir se passer de ses semblables. L’exercice de la médecine se heurte à ce paradoxe. Tel est le thème de la LEM 997 Médecin et fonctionnaire à http://www.exmed.org/archives17/circu997.html
F-M Michaut , CO d’Exmed 9-10 janvier 2017

vendredi 6 janvier 2017

Pipette versus pipelettes CO Exmed


Pipette versus pipelettes

De la vitamine D administrée en pipette, et un nourrisson de quelques jours qui décède brutalement. Drame humain terrible pour une famille, c’est indiscutable. 
Mais que sous la poussée des médias et au feu ravageur des réseaux dits (trompeusement) sociaux, ce fait divers devienne une affaire d’État, il y a une somme indigeste d’attitudes irresponsables. Le résultat : l’interdiction de vente  en France d’un médicament. Utilisée empiriquement depuis 1829, la vitamine D antirachitique a été identifiée dans l’huile de foie de morue en 1922 par Elmer McCollum . Juste 95 ans de bons et loyaux services, c’est pas si fréquent en pharmacologie. Le principe de précaution agité à tout bout de champ devient aussi ridicule que les feuilles de vigne sur les sexes masculins antiques des statues papales. Dame Pétoche, soeur jumelle de Pipelette, pour nous  persuader de votre haute vertu salvatrice, vous semez sans scrupule des vents destructeurs.


F-M Michaut , CO d’Exmed 3-4 janvier 2017