Addiction, on comprend toujours pas (Exmed)


  La recherche de la cause des comportements humains d’addiction butte sur une croyance. Que la substance utilisée est la seule responsable « sérieuse» de la maladie. Alcool éthylique, cannabinoïdes, opiacés, nicotine et autres substances sont examinés sous toutes les coutures par de nombreux chercheurs pour déterminer les mécanismes neurobiologiques qu’ils peuvent occasionner. Le rêve, hautement rentable pour l’industrie, que cela ne peut conduire qu’à la découverte de la molécule réparatrice, demeure ce qu’il est. Une illusion ; ce qui n’a rien de scientifique quelque habillage mercantile qui soit utilisé.


   Pourquoi ? Parce qu’il existe de multiples addictions sans produit ( sexe, jeu, sport, violence etc...).
S’adonner à un certain type de comportement nécessite qu’il y ait une raison impérieuse. Faute de pouvoir aller plus loin, se droguer ne peut être que la tentative de se débarrasser d’un manque essentiel dont on ne parvient pas à percevoir l’origine. Le manque, insupportable, cela parle tout seul. C’est celui de la personne infiniment plus que celui de la substance utilisée.


Max Dorra parle de «maladie de la valeur»  (Angoisse, le double secret, Max Milo 2017) : à lire sans faute.


François-Marie Michaut,
CO d’Exmed 7-8 novembre 2018

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Santé, nous Trump t-on (Exmed)

Permaculture et médecine (LEM 1056)