mardi 30 octobre 2018

Laissez-nous juste respirer
 (Exmed)

   Ce serait chaque année presque l’équivalent de la population de  la Bulgarie qui disparaitrait de la planète à cause de la pollution de notre si mince ( 800 km) et si fragile pellicule atmosphérique. L’OMS parle de 7 millions de morts ( Le Monde du 29 octobre 2019). Nos esprits commencent à s’ouvrir à la nécessité d’une conscience écologique ; le fameux réchauffement climatique ou la disparition d’espèces animales emblématiques ne doivent pas servir d’alibi pour contourner le plus urgent.   
   Sans air, aucune vie animale terrestre ne peut tenir plus de quelques minutes.
Oui, ce sont nos modes de vie bien ancrés, nos habitudes de consommation exponentielle, notre paresse à songer aux conséquences de nos actes sur notre avenir à tous qui sont en question.

    Sinon, aucune législation, aucune réglementation, aucune taxation ne peut être suffisante pour respirer un air sain. L’action politique à elle seule est impuissante quand elle ne facilite pas la mise en oeuvre des choix effectués par les populations actives elles-mêmes.

François-Marie Michaut,
CO d’Exmed    31 octobre- 4 novembre 2018

dimanche 28 octobre 2018

Panacée anti-pénurie médicale
 (Exmed)

   La France se plaint de manquer de médecins sans parvenir à enrayer ce que le jargon journalistique nomme la désertification médicale. Remplacer les médecins qui ne sont plus là par un système de transmission numérique des images et des sons vers un centre lointain, c’est ce que cherche à faire la télémédecine. Les milieux technocratiques semblent séduits.

   La LEM 1091 : Télémédecine et téléréalité  ( lien ) vous propose de regarder le réel sous un autre angle. Bonne lecture critique.

François-Marie Michaut,
CO d’Exmed  29-30 octobre 2018

Télémédecine et téléréalité (LEM 1091)

                             

                                                                                      
  Les esprits s’échauffent, les producteurs de sensationnel applaudissent et les marchands de nouveauté ouvrent de façon pavlovienne leur tiroir caisse.  La coqueluche (1) des promoteurs de la pratique médicale de demain a pour nom la télémédecine. Soigner à distance, telle est l’ambition. Ne plus avoir à se déplacer, ne plus attendre : tout, tout de suite, sans effort. Le rêve en ces temps où les médecins de chair et d’os vieillissent et sont de moins en moins nombreux dans de nombreux secteurs urbains et ruraux.

   Avons-nous oublié que la rencontre avec un soignant nécessite tout un processus social ? Contact téléphonique avec le cabinet pour exposer rapidement son attente, négociation de la réponse apportée pour fixer les modalités de la rencontre au cabinet ou à domicile. Ce cérémonial n’est pas neutre ; le «j’ai appelé le docteur - ou son patronyme plus souvent» est la formule traditionnelle des familles. Le code de l’entrée en soins médicaux.

  Pensez-vous que seule l’image d’écran tronquée du médecin que vous n’avez jamais rencontré auparavant peut vous suffire pour établir un contact humain vrai avec lui/elle ? Tenons-nous pour quantités négligeables le contact de la poignée de main et de l’examen clinique ? Les informations véhiculées par les odeurs émises ou perçues, l’expression corporelle des gens en face à face n’ont vraiment aucun rôle dans l’établissement d’une relation authentique ?
Simples détails diront certains. Ont-ils compris que les émotions (2) sont indissociables de toute intervention à visée thérapeutique ? Et que la froide analyse des symptômes se voulant scientifiquement objective est une voie sans issue.
  Comment peut bien fonctionner dans sa tête le médecin pratiquant la télémédecine quand il ne partage aucune histoire commune avec le patient, aucune connaissance concrète de sa personne ? Il est obligé de se conformer à une méthode d’investigation standard, n’étant pas très éloignée dans son principe de la check list du pilote d’avion. Ou des classiques et réputés pédagogiques arbres de décision. Les pratiquants de cet exercice sont contraints , pour ne pas s’égarer dans l’inconnu, de se fier totalement aux algoritmes (3) des enseignements qu’ils ont reçu de leurs maîtres. Comme un pilote, là encore, ne peut que naviguer aux instruments au milieu des nuages. Il n’est pas évident de faire comprendre à des non médecins quelle est la différence entre une rencontre médicale directe et une séance de télémédecine. Le résultat apparent est le même : la production d’un diagnostic et la prescription d’un traitement. Subordonnés aux écrans numériques que nous sommes devenus, un parallèle simple peut nous éclairer.
Chacun sait ce qu’est la téléréalité, cette mise en scène par des gens de spectacle de situations tirées de la vraie vie des vrais gens. La téléréalité a l’apparence de la réalité, juste rendue plus spectaculaire pour être plus attrayante. Mais, comme la pipe de Magritte, elle n’est pas la réalité (4).

   Alors, nous les malades présents ou futurs, juste un petit peu plus informés de ce qui est en cause,  avons-nous envie de confier les yeux fermés notre vie ou celle de nos proches à cette forme d’exercice à distance de la médecine (5) ?

     Est-il superflu ou indécent de demander aux potentiels bénéficiaires directs d’un tel système ce qu’ils en pensent ?

                                                             François-Marie Michaut
_______________________
Notes de l’auteur :



(1)  Il ne s’agit pas ici de la maladie infectieuse mais d’un engouement collectif.


(2) Les émotions sont souvent perçues dans les milieux scientifiques comme une production secondaire et perturbante de l’activité cérébrale.  


(3) Algoritme - je préfère écrire sans h - c’est selon wiki : « Un algorithme est une suite finie et non ambiguë d’opérations ou d'instructions permettant de résoudre un problème ou d'obtenir un résultat.» . À noter qu’il n’est pas composé uniquement de termes mathématiques.
Le mot  n’a rien avoir avec une origine grecque, ni la douleur, ni la répétition. Il est la déformation phonétique occidentale du nom du mathématicien perse du IXe siècle Al Khwârizmi. Tout langage scientifique ou technique est un algoritme. Le prototype me semble être le langage de programmation numérique, ou... les notices de montage des meubles en kit parvenant à tout condenser avec quelques chiffres et   schémas sans utiliser un seul mot.


(4) Le mouvement surréaliste, le réel est bien plus et autre chose que les images que nous utilisons pour l’imaginer, a eu comme pionnier André Breton qui a étudié la médecine et fut interne en psychiatrie.


(5) Pouvoir obtenir une aide médicale à distance quand on est loin de tout peut être d’un énorme secours.  C’est de pratique courante depuis longtemps par le seul téléphone, y compris dans un cabinet de médecine générale. Cependant il ne s’agit que d’une aide ponctuelle, ce n’est pas un véritable acte médical.



Os Court : 
 
« La téléréalité est à la vie réelle ce que la poupée gonflable est à l’amour : un simulacre inventé par des marchands à l’usage des esseulés. »
Philippe Bouvard 


Lettre d'Expression médicale
LEM n° 1091
http://www.exmed.org/archives18/circu1091.html

      29 octobre 2018 

vendredi 26 octobre 2018

Mondialisation idéologique rampante (Exmed)

  

Surprise en feuilletant le Bulletin de l’Ordre des médecins N°57 octobre/novembre 2018. Au très officiel code de déontologie faisant partie du Code de la santé publique en France, vient d’être fait un ajout dont personne n’a parlé. Rien moins que l’annexion de la déclaration de Genève élaborée depuis 1948 par l’Association médicale mondiale, révisée en 2017.

   Le début est grandiose. « En qualité de membre de la profession médicale, je prends l’engagement solennel de consacrer ma vie au service de l’humanité »  Bigre, on est rien moins que des sauveurs à vie et en exclusivité des habitants de cette planète en danger. Personne ne rigole dans l’assistance, l’auto dérision des blouses blanches n’existe pas ?

   La fin est un feu d’artifice remarquable de langage convenu. « Je fais ces promesses sur mon honneur, solennellement, librement ». La définition scientifique de l’honneur n’existe pas. Celle de la solennité non plus. Et encore moins la possibilité  de se soumettre librement à l’ordre qui nous est donné sous la contrainte.

François-Marie Michaut,
CO d’Exmed  26-28 octobre 2018

mardi 23 octobre 2018

La culture du « pas de vagues » (Exmed)

     
La video d’une enseignante se faisant menacer d’une arme par un élève en pleine classe a été un déclencheur. Le corps professoral, jusque là bien muet, ose parler sur Internet de l’attitude de sa hiérarchie.

    Culture largement répandue du surtout ne pas faire de bruit, ne pas se faire remarquer, ne pas montrer ouvertement que l’on ne dirige pas du tout ce qu’on est payé pour maitriser.
Lâcheté ordinaire direz-vous.

    Attention, le pas-de-vagues est contagieux, car il se nourrit du silence de ceux qui sont au courant mais ne parlent pas.
     
Ne pas utiliser sa parole quand on ne risque pas sa peau à le faire, n’est-ce pas s’amputer soi-même d’une partie de sa liberté ?

François-Marie Michaut,
CO d’Exmed  24-25 octobre 2018

dimanche 21 octobre 2018

En amont des mesures (Exmed)

   
L’action politique se manifeste par la prise de mesures destinées à modifier des réalités jugées mauvaises. Chacune d’entre elles, dans les pays où l’expression n’est pas interdite, trouve ses détracteurs. Et tant mieux. Un petit voyage au coeur de ce que le leader de la France a tenté de nous faire comprendre de son objectif directeur ; essai de décryptage systémique. 
Voici la LEM 1090 : La connaissance, Président Macron. 
  

Bonne lecture et joyeux libre-arbitre.

François-Marie Michaut,
CO d’Exmed  22-23 octobre 2018

La connaissance, Président Macron (LEM 1090)

              
            
   Monsieur le Président Emmanuel Macron, vous avez fait le choix de nous parler à chacun à la télévision le 16 octobre 2018. Vous avez voulu, en douze minutes,  sans le filtre intermédiaire du jeu des questions et des réponses, nous faire comprendre quel était le ressort de votre façon de gouverner la France.  Vous aviez juste devant vous un papier, tout simple, raturé comme une note personnelle. Vous étiez peu éclairé, ce qui a beaucoup fait parler des commentateurs plus attentifs aux détails qu’au fond même de votre allocution. J’y ai remarqué deux indices. L’absence de tout objet symbolique sur le bureau, notamment de l’horloge, comme si la maitrise du temps désormais passait au second plan ou prenait une autre dimension. Derrière vous, l’espagnolette de votre fenêtre sur le monde extérieur (demeurée en position verticale ouverte dans votre précédente intervention élyséenne) était fermée. Le côté  situé à votre gauche a bloqué le vantail droit. Pour les médecins, la distinction des fonctions entre les deux l’hémisphères cérébraux gauche et droite est capitale, mais d’autres comme  la trop négligée  des gens en place Dominique Aubier vont beaucoup plus loin (1).

   Si, citoyen  ordinaire, je me permets de vous interpeller, c’est parce que depuis vingt et un ans, et en totale indépendance intellectuelle et économique, je fais fonctionner ce site consacré à une réflexion sur tout ce qui touche à la santé au sens le plus large du terme. Bien que situé par conviction sous l’étendard de la francophonie, l’évolution constante de la fréquentation des internautes y est remarquable. Et sans rien à vendre ni à gagner. Nous en sommes actuellement, sans  aucune publicité, à plus de dix lecteurs nord américains pour un Français et près de deux Allemands. Ce sont eux, et eux seuls, qui prennent  la peine de lire ce que je publie. qui me donnent  l’autorité de m’exprimer ici avec la prétention (déraisonnable?) d’ être entendu.

    Allons au coeur de votre «adresse aux Français» qui peut intéresser les gens de  tous les pays et de tous les continents, parce qu’elle les concerne  tout autant que nous.  Votre « ambition» , ainsi parlez-vous, pour la France, c’est de travailler à devenir « une puissance éducative, économique, sociale et environnementale ». Quatre panneaux indicateurs, dont le premier  donne un sens aux trois autres ; il n’est pas du seul domaine matériel, mais bien de celui de l’esprit. Mot qui fait peur ou qui fait ricaner.  L’économie, le social et l’environnemental sont, eux tous, ancrés dans le domaine matériel. Vous parlez d’éducation. Au sens premier,  c’est l’action de conduire hors de.  Hors de l’ignorance. Ce qui n’est  pas le monopole du système scolaire (2). L’utilisation du mot connaissance - ce qui nous fait naitre à quelque chose que nous ignorons - eût été plus précis et plus mobilisateur. Comme le suppose ce que vous nommez - fortement -  une « puissance» .  Une énergie motrice. La matière grise cultivée avec soin et à tous les niveaux (3) pour faire enfin contrepoids à la dictature  destructrice des seules puissances d’argent. Nous avons la chance d’avoir partout et gratuitement  à notre disposition la plus extraordinaire banque de données que l’humanité ait jamais connue. Si on travaillait sérieusement à en extraire le meilleur  pour ne pas tomber dans le pire des esclavages numériques ?

   Voilà, Monsieur le Président, ce que je tenais à porter à votre connaissance sans  rien vous demander en retour. Car nous sommes tous concernés sur la planète. La seule que nous ayons.  Et qui, vous le savez mieux que moi,  ne va pas bien du tout. La connaissance, la connaissance vous dis-je, pour paraphraser le poumon de l’excellent Molière donnant la fessée aux « diafoirismes »  toujours en embuscade.


                                                                     François-Marie Michaut
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Notes de l’auteur :

(1) D.Marche, Savoirs sans frontières, LEM N° 889, 2014. Présentation du livre de madame Dominique Aubier : Le Secret des secrets. Lien : www.exmed.org/archives14/circu889.html

(2) Les institutions dont la mission est de guider le mieux possible les jeunes - et les moins jeunes- dans la démarche d’acquérir des connaissances comme des savoir faire ne sont pas critiquables dans leur principe. Elles sont nécessaires, probablement perfectibles,  mais elles ne sont pas suffisantes. Le champ des savoirs acquis par Homo Sapiens au fil de son évolution est beaucoup plus large que ce que nous en avons retenu. Rien ne nous dit que nous ne sommes pas passés à côté de trésors que nous n’avons pas su voir.

(3) En restreindre le contenu aux seules sciences  et techniques aux retombées matérielles immédiates est  une erreur. Se priver de tous les savoirs humains  culturels acquis partout bien avant l’ère contemporaine est une faute logique et stratégique grave.  La connaissance n’appartient à personne, elle est le bien qui cimente chaque communauté. Cf à titre d’exemple exceptionnel le travail effectué par l'auteure citée en note n°1.

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Os Court :
  « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. »
Nelson Mandela  

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Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1090


http://www.exmed.org/archives18/circu1090.html

      22 octobre 2018

jeudi 18 octobre 2018

Mais qu'est-ce qui ne va pas en nous ? (Exmed)

   Nous sommes un Français sur dix à avoir présenté un « état dépressif caractérisé»  en 2017, selon «Baromètre santé» cité par le Quotidien du Médecin  du 16 octobre 2018. Cette pathologie, mettant parfois le pronostic vital en jeu dans ses formes les plus graves, est en constante progression depuis 2010, avec une prédominance féminine. L’industrie pharmaceutique y trouve un marché très rentable, bien que l’action pharmacologique de ses antidépresseurs soit loin d’être beaucoup plus concluante que celle obtenue avec un placebo.


   Les neurosciences nous expliquent qu’il y a un trouble des neuromédiateurs. Mais ne peuvent rien dire sur ce qui cause ces perturbations. Les visions purement psychologiques demeurent très partielles. Une vision écologique de la personne en souffrance en interaction avec son environnement n’existe pas encore.
Tant qu’on n’aura pas compris pourquoi et comment certains d’entre-nous présentent cette maladie de l’humeur et qu’on se contera de bricoler les neuromédiateurs, cette bien étrange «épidémie» poursuivra ses dégâts destructeurs.


      Comment faire ? Une seule chose est sûre : la réponse ne peut pas provenir des recherches recevant le soutien de l’industrie pharmaceutique.



François-Marie Michaut,
CO d’Exmed  19-20 octobre 2018

mardi 16 octobre 2018

Césariennes "de confort" (Exmed)

    Le nombre d’accouchements par césariennes est en augmentation constante ( Quotidien du médecin du 15 octobre 2018, Sophie Coisne). La pratique de l’extraction du bébé vivant quand sa mère vient  juste de mourir est bien antérieure à Jules César. puis elle a été encouragée par l’Église afin de pouvoir baptiser d’urgence le nouveau-né pour sauver son âme.


    Au milieu du siècle dernier, il était obligatoire pour obtenir son doctorat d’avoir effectué au cours de ses études au moins trois accouchements. Les médecins actuels ont perdu cette expérience vécue et sont beaucoup plus aptes à effectuer une césarienne que de pratiquer un accouchement par les voies naturelles.


      Les femmes veulent de plus en plus planifier leur gestation en fonction de leurs obligations personnelles. Sans parler de la dimension économique (57% de césariennes au Brésil), sait-on avec certitude quelles sont les perturbations éventuelles du recours à la chirurgie, donc à l’anesthésie, pour la santé physique et psychique, immédiate et à long terme, tant chez la maman que chez le bébé ?

François-Marie Michaut,
CO d’Exmed  17-18 octobre 2018

dimanche 14 octobre 2018

À Latin, latin et demi (Exmed)

    Le Souverain Pontife se permettant de se mêler de médecine et d’intimité féminine donne plein droit à la médecine comme aux femmes de s’exprimer les yeux ouverts sur l’institution vaticane.

   La langue latine étant le parler officiel de l’État papal romain, c’est avec Habeas Corpus - ce droit capital d’être confronté à un tribunal dès qu’on est emprisonné - que cette tribune est publiée dans la LEM 1089 : Réponse à Rome.
     La signature, sans violence ni dépendance, est celle de Nana Nopink.

   L’humour médical, parfois trivial,  sait aussi faire mouche en toute élégance : chacun ses armes. Bonne lecture à tous.

François-Marie Michaut,
CO d’Exmed  15-16 octobre 2018

Réponse à Rome (LEM 1089)









Lettre d'Expression médicale


LEM n° 1089  
http://www.exmed.org/archives18/circu1089.html

      14 octobre 2018                                      Réponse à Rome

                                                                                        Nana Nopink
 
Os Court :
«  Les femmes n’ont aucune hiérarchie au sein du Vatican, ce dernier craint un grand nettoyage. »
                    Gaétan Faucer (auteur belge)

jeudi 11 octobre 2018

Tartufferie papale (Exmed)

    Le pape, peut-être mû par un sentiment de charité chrétienne, vient de qualifier publiquement les médecins de «tueurs à gage».  C’est son droit, c’est aussi celui des montrés du doigt de ne pas demeurer silencieux.

   
  Prétexte invoqué ? Celui de la pratique, parfaitement légale en France depuis 1976 ( loi Veil),  de l’interruption volontaire de grossesse. Au nom de quoi? Du commandement de Moïse stipulant : tu ne tueras pas.

   J’ai pu recueillir directement en 1966 au Tchad, de la bouche d’un officier belge ayant combattu au moment de la décolonisation du Congo Belge en 1960, un témoignage... édifiant. Toutes les religieuses de plusieurs couvents ont été violées par les combattants indépendantistes. Il n’en n’est résulté  aucune naissance. La thèse du miracle collectif demeurant peu crédible, qui a donné sa bénédiction, et les fonds nécessaires, pour qu’interviennent en toute discrétion les indispensables « tueurs à gage » ?


François-Marie Michaut,
CO d’Exmed  12-14 octobre 2018

mardi 9 octobre 2018

La grippe qui tue (Exmed)

      En France, début de la campagne annuelle de vaccination antigrippale. La population semble de moins en moins perméable aux arguments des agences officielles chargée de faire la promotion de cette prévention. Des personnalités des maladies infectieuses volent à leur secours en agitant l’épouvantail de la dernière grande pandémie planétaire dite de la grippe espagnole.Centenaire macabre de 40 millions de morts ! Tremblez braves gens et sautez vite sur les bons vaccins.

    L’industrie pharmaceutique  dans la coulisse compte beaucoup sur votre choix.
 Il n’est, hélas, pas clairement dit que nous n’avons aucun moyen de prévoir le comportement de quelque virus que ce soit. Un jour ou l’autre, les virus disposant de capacités de mutations, de résistance et de quiescence stupéfiantes, des épidémies destructrices peuvent resurgir alors que nous les pensions «éradiqués», ces variole ou autres poliomyélites selon les dire orgueilleux de l’OMS.


François-Marie Michaut, CO d’Exmed  10-11 octobre 2018

dimanche 7 octobre 2018

FLORAISONS EFLORESCENCES (LEM 1088)

          FLORAISONS
    
                      EFLORESCENCES

                                                                                                  
                       Jacques Grieu


              
            


La fleur est un symbole et qui est fort ancien :
Depuis le Moyen-Âge et déjà les romains,
On avait codifié ses significations.
Chaque fleur nous parlait avec ses précisions.

À l’ajonc, la colère, à l’origan la joie,
À l‘œillet le caprice, aux centaurées, la foi,
Au buis, le stoïcisme, au muguet le bonheur,
Au crocus l’inquiétude, à l’ixia, le malheur.

Le fenouil, c’est la force et le fuchsia, la grâce,
L’aster est la gaieté, l’achillée, la menace,
L’arum, donne l’ardeur et le gui, la constance,
Le laurier, c’est la gloire et le houx, la défense.

Construire son bonheur, c’est donc faire un bouquet
Avec beaucoup de fleurs choisies sur son trajet.
Certaines resteront toujours inaccessibles ;
Il faut se contenter de celles disponibles.

On veut cueillir très tôt chaque fleur de la vie ;
Ce serait donc la mort qui pousserait ainsi ?
Sans doute les boutons font de belles promesses,
Mais leurs fleurs, il est vrai, en se fanant, nous pressent.

La vie n’est qu’un passage ? Alors sur ce chemin,
Autant semer des fleurs, plutôt que des chagrins…
La fleur de l’âge est bien la période euphorique ;
Viendra l’âge des fleurs, l’âge… nécrologique.

Ainsi allaient nos fleurs du temps de nos enfances ;
Aurait-on oublié toutes leurs… compétences ?
On n’ose plus savoir ce qu’elles prédestinent ?
Et surtout on craindrait qu’elles aient trop d’épines…
         
                       




Os Court : 
 
«  Lorsqu'on respire une fleur, on respire le sexe d’un végétal. »
                  
Paul-Armand Gette
(peintre et naturaliste contemporain)

Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1088

sur Exmed http://www.exmed.org/archives18/circu1088.html

8 octobre 2018   

La fleur au stylo (Exmed)

    
Utiliser des mots, qu’ils soient banaux, hypertechniques ou artistiques ne les délivre jamais d’une charge symbolique  issue d’un héritage lointain dont nous avons oublié jusqu’à l’existence mais ressentons l’influence. Vous savez, cette dimension symbolique qu’aucun algoritme ne peut prendre en compte, ce qui fait qu’elle échappera toujours à cette « intelligence artificielle»  issue de nos machines numériques. Symboles, priez pour nous, les pauvres cerveaux humains.


Travaux pratiques fleuris, voici la LEM 1088 signée Jacques Grieu : FLORAISONS EFFLORESCENCES.


François-Marie Michaut,
CO d’Exmed  8-9 octobre 2018

jeudi 4 octobre 2018

Nobel, signification (Exmed)


    Chaque année, la presse diffuse la liste des prix Nobel des différentes disciplines retenues avec une fidélité métronomique. Finalement, ce qui semble le plus préoccuper le public, c’est la nationalité des lauréats. Comme les Jeux Olympiques comptabilisent les médailles obtenues, non par les athlètes eux-mêmes mais par les nations dont ils portent le maillot. 
Cette culture de la compétition et du classement de la valeur des cerveaux et des muscles a-t-elle encore une signification en 2018 ?

   Une balance entre ses effets bénéfiques et ses effets destructeurs pour nos sociétés et nous, les gens ordinaires, ne serait pas sans enseignements.


    Ce qui se passe du côté du prix Nobel de littérature qui n’est pas décerné cette année est un signal d’alarme à ne pas négliger.

François-Marie Michaut,
CO d’Exmed  5-7 octobre 2018

mercredi 3 octobre 2018

Ménage à trois (Exmed)

    Le tête à tête du patient et du médecin contraignant à un dialogue à forte composante non verbale, sans témoin de cette intimité, est menacé. La présence, bientôt instaurée en France, des assistants médicaux, aux fonctions encore floues, officialise une telle intrusion d’un tiers dans une consultation médicale.  La complexité bien connue des interactions relationnelles dès qu’on est plus de deux ne peut que générer des effets secondaires incontrôlables.

   Autant on sait ce que c’est qu’un dialogue, cette parole qui passe à travers un échange, autant la notion de trilogue, reconnue par le dictionnaire, demeure impensable.
Une seule solution, le patient ne pouvant être changé, il faut que l’assistant ou le praticien élimine l’autre. Et on retombe sur ses deux pattes.
   Bonjour l’ambiance, adieu confidence donc confiance !


François-Marie Michaut, CO d’Exmed  3-4 octobre 2018

lundi 1 octobre 2018

Dans les traces de La Fontaine (LEM 1087)

                    Dans les traces de La Fontaine                                                                                                 

                                              Nana Nopink



Notes de la rédaction :
- INCa, Institut national du cancer, organisme d'État
- Mammo : mammographie ; chir : chirurgien.
- Sainte Agathe a eu les seins coupés parce qu'elle se refusait à un gros ponte romain.
- Cancer Rose, informations sur le dépistage mammaire https://www.cancer-rose.fr/
- Octobre rose est une campagne publique de prévention du cancer du sein en France
 


Os Court : 
 
«  Lorsqu'on fait une fable, il est avant tout préférable d'avoir quelque chose à y raconter ! »
                           Francis Blanche


Lettre d'Expression médicale


LEM n° 1087 sur Exmed : 
http://www.exmed.org/archives18/circu1087.html

      1er octobre 2018  

Machine à penser (LEM 1103)

                                                                            



                                                          ...