Heureuse fin d’un cycle
 (Exmed)

Heureuse fin d’un cycle



    C’est dans les années 1970 que Simone Veil ,alors ministre de la santé, a instauré le numerus clausus pour l’admission aux études de médecine. Chaque année, ce sont nos députés (comme s’ils avaient la moindre compétence en matière de santé) qui votent la quantité de médecins qui pourront obtenir leur diplôme d’exercice... 15 ans plus tard.
      La doctrine fut la suivante. La santé est un marché, comme tous les autres soumis à la seule loi de l’offre et de la demande. Les dépenses ( la demande, donc) s’envolant déjà, la solution technocratique a été de réduire l’offre ( le nombre de prescripteurs). Résultat, pas loin de 50 ans après : l’assurance maladie a toujours un lourd déficit, et le phénomène dit de la désertification médicale ne cesse de s’étendre.

   Le cycle politique est mort de sa belle mort : son inadaptation au réel.
Un nouveau cycle va naitre de ses cendres dont nous ne savons encore rien.
  Wait and see diraient nos amis du National Health Service.

François-Marie Michaut,
CO d’Exmed   7-9 septembre 2018

Commentaires

BERNARD ROUGIER a dit…
enfin un article qui dit la verité sur ce numerus clausus
Effet Mem a dit…
Quand je pense que j'ai eu un moment d'hésitation au moment d'écrire ce papier ! Cela me semble d'une telle évidence, cette tentative de la haute sphère technocrato-politique de prendre en main la mise au pas de ces emmerdeurs de médecins, irréductibles individualistes.
Il est possible que se faire enfumer chaque jour par des points de détail hissés au rang d'actualité importante finit par nous empécher d'avoir une vision d'ensemble de n'importe quel système.
Anonyme a dit…
Le problème n’est pas tant d’avoir choisi la voie du numérus clausus, mais de s’y être obstiné alors que tous l’as voyants passaient au rouge depuis près de 25 ans...
On se serait plutôt pencher sur l’efficience et la performance des soins, on n’en serait pas là...
Effet Mem a dit…
Quand est sortie au ministère de la santé l'idée de réduire l'offre de soins, personne, je dis bien PERSONNE, ne s'est posé la question de la pertinence scientifique de cette prétendue loi économique. Il ne s'agit que de l'observation empirique de ce qui se passe dans le seul secteur marchand.
Or un soin n'est pas une marchandise ( un truc matériel qu'on achète le moins cher possible pour le revendre le plus cher possible), c'est un service ( un truc strictement humain... quand il n'est pas dévoyé en le disant... libre).
Le plus incroyable ait que nous ayons gobé si longtemps cette erreur grossière.

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