Syndrome collectiviste (Exmed)

Syndrome collectiviste



  Glissement discret des esprits depuis des dizaines d’années. On est plus forts, plus malins, plus efficaces, en un mot plus intelligents, si on est en groupe que si on est seul. Une sorte de mythologie de l’esprit de groupe, actualité oblige, comme dans une équipe de foot, est admise sans discussion. Pour le plus grand profit des sommets des organisations de toute nature. Il y a là une simple croyance.

   
Quand des dérapages aussi spectaculaires que ceux qui ont pour cadre les services d’urgence des hôpitaux ou les services de psychiatrie en France, il revient à la citadelle scientifique de nous éclairer sur les racines profondes de ces drames.

   Le recours précipité à ce qu’il faut bien appeler les flics des services ministériels est une fausse réponse, conduisant hélas, sans diagnostic correct, à des traitements inefficaces. Un groupe, c’est  toujours l’autre quand ça ne va pas. Une personne, c’est jamais... personne.

François-Marie Michaut,

CO d’Exmed 22-24 juin 2018

Commentaires

Anonyme a dit…
La marine nous dit que quand on est dans un milieu dangereux comme la mer, il ne peut y avoir qu'un seul maître à bord ( après Dieu, s'il existe). Le capitaine = celui qui est à la tête, qui est la tête de ce truc flottant.
La tradition médicale hospitalière avait gardé cette notion avec les "mandarins" que 68 a fait passer à la trappe. A la place de ces têtes, souvent chenues, de temps en temps remarquables et stimulantes, parfois platement médiocres, exceptionnelement ridicules, on a mis quoi ?
Des rouages administratifs un peu à la mode des soviets d'antan.
Deshumanisation dont les effets pervers nous sautent à la figure...

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