Fausse-route destructrice
 (Exmed)

                                               

 

Fausse-route destructrice



    Nos savants compteurs nous ont entrainés dans un conte tragique. Compter les sommes d’    argent de plus en plus énormes qu’une nation riche consacre à soigner sa population n’est pas critiquable. En déduire que la production de soins, au royaume écrasant du raisonnement matériel, est une marchandise comme une autre est une faute grave. C’est transformer tout hôpital en usine et tout cabinet en entreprise de service soumis aux seules lois du marché.

    Sans parler du temps des Hôtel-Dieu médiévaux pour abriter gratis pro deo, par charité chrétienne, les misérables, infirmes et malades, c’est la dimension humaine, à la fois des objets souffrants usinés que des mercenaires désespérés aux commandes des machines qui est passée à la trappe.


   Plus que jamais, des questions jamais prises de face se posent.  Préliminaire logique à toute prise de décision autre que cosmétique.

- Que décidons-nous de soigner ?

- Quels sont nos attentes vis à vis de ceux qui nous soignent ?

- Que leur donnons-nous en échange ? 

François-Marie Michaut, CO d’Exmed 14-15 février 2018

Commentaires

Anonyme a dit…
Les bons comptes ne font pas les bons soignés !
Un diagnostic sur le système de santé qui tient debout.
Donc pertinence des 3 questions prioritaires.
Mériterait d'être diffusé largement.
Carlito ;-) a dit…
Si on se met à réfléchir avant d'agir, c'est le cul par dessus la tête, non ?

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