vendredi 29 septembre 2017

Retour sur info (Exmed)



Retour sur info



L’observation lyonnaise du recul clinique d’un état végétatif évoquée ici le 27-28 octobre pose une question. Pourquoi les soignants ont-ils utilisé la stimulation électrique périodique du nerf vague ? C’est, depuis 2012, un traitement de l’épilepsie. Que ce type de manifestation d’un «orage» des influx nerveux cérébraux ( traduction électroencéphalographique bien connue) puisse bénéficier d’une stimulation électrique périodique se conçoit.

   Mais quelle est la relation possible entre l’épilepsie et le blocage des manifestations de la conscience ? En dehors de la perte de conscience initiale bien connue des médecins des crises d’épilepsie généralisée, rien d’évident. Les neurosciences sont expertes dans les voies de circulation neuronale. Leur maitrise de tout ce qui est imagerie est éblouissante. Mais leur silence sur tout ce qui concerne la fabrication et le stockage des informations dont se nourrit notre cerveau est pesant.

      
L’évolution de cette remarquable observation demeurera mystérieuse, une infection pulmonaire ayant mis fin à la vie du patient.


Dr F-M Michaut , CO d’Exmed 29 septembre- 1 octobre 2017

mardi 26 septembre 2017

État végétatif réversible !
 (Exmed)

 

 

État végétatif réversible !



Un dogme médical vient de tomber : celui de l’irréversibilité définitive de la perte de conscience post-traumatique d’un patient. Le cas étudié par une équipe de Lyon ( Marc Jeannerod et col), publiée dans Current Biology va certainement faire grand bruit. La stimulation électrique périodique d’un nerf cranien ( le pneumogastrique) aurait entrainé le début d’un réveil de conscience au bout de 15 ans d’état végétatif. C’est sensationnel et peut faire rêver ou faire peur. Mais au delà de l’émotion ?


   Comment la conscience, supposée par les neurosciences être créée et stockée dans l’encéphale, peut-elle réapparaitre - au moins en partie- si le tissu cérébral a été détruit par un traumatisme ?
  Bien entendu, les neurosciences refusent que ce qui n’est qu’une croyance ( la conscience est une fabrication matérielle du cerveau ) fasse l’objet d’un débat. Une piste on ne peut plus scientifique existe ( La physique de la conscience, Philippe Guillemant).

  On continue de faire semblant que rien n’a bougé dans la physique fondamentale depuis 50 ans, ou on s’attelle à ouvrir de nouvelles façons de comprendre la réalité ?
Dr F-M Michaut , CO d’Exmed 27-28 septembre 2017

lundi 25 septembre 2017

Le docteur Macron prescrit ( LEM 1034)

Lettre d'Expression médicale

LEM n° 1034
  http://www.exmed.org/archives17/circu1034.html
    24 septembre 2017

                           
              
 


                                   Le docteur Macron prescrit

                                   
               

                                                          François-Marie Michaut

    
Un acte médical se termine avec la rédaction d’une ordonnance mettant noir sur blanc le traitement prescrit (1). Ordonnances dites Juppé de 1995, destinées à sauver, comptablement parlant, le financement de la Sécurité Sociale. Souvenir amer des médecins généralistes, comme des spécialistes indépendants, qui ont vu éviscérer le métier auxquels ils avaient consacré leur vie (2). Et pourtant, en ce jour symbolique de l’équinoxe d’automne du 22 septembre 2017, avec Emmanuel Macron, fils d’un couple de médecins, seul enfant non praticien de la fratrie, nous avons assisté en direct du palais de l’Élysée à la signature des ordonnances modifiant le Code du travail. Simple mise en scène à destination des illettrés de ce qui se veut un évènement politique majeur d’un nouveau président de la République ? Cela mérite examen.

   D’abord la mise en scène. Le signataire n’est pas seul derrière le bureau. À sa droite, une de ses ministres et à sa gauche un autre. Pas de Premier ministre.  À droite et à gauche du trio, la même lampe à trois branches munie d’un abat jour. Deux fois trois sous le drapeau tricolore et sa triple devise idéale.  Autre élément remarquable : la présence d’une pendule. Cela n’est pas le fait d’un hasard ou d’une fantaisie décorative de  metteur en scène. C’est l’heure, c’est tout. L’heure de quoi, malheur ou bonheur ? Comme d’habitude du côté des spectateurs, les ricaneurs ricaneront, et les laudateurs loueront. Les autres, tellement saturés d’images décérébrantes,  ne pensent rien car ils ne ne voient plus rien. Ce qui ne veut pas dire que leur inconscient ne capte rien à leur insu.
 À qui faut-il attribuer une telle scénographie, à un spécialiste inspiré de « l’évènementiel », à un «communicant» de compétition pour reprendre le jargon en cours ?

    La réponse est à chercher dans un curieux livre qui vient de sortir (3). En donnant ici directement la parole, non pas à l’écrivain témoin attentif, mais à Emmanuel M. lui-même : « Il faut comprendre que la matière n’est que symbolique. Tout ce qui n’est pas symbolique n’est que du temps perdu et de l’énergie gaspillée. Il y a, bien sûr, des actions à mener, des choses à bouger : c’est le symbolique et le quotidien .» .

    Le symbolisme est-il hors du champ de toute pensée médicale actuelle ? Voici la réponse lumineuse d’un grand psychiatre suisse du siècle dernier. 
« Ce que nous appelons symbole est un terme, un nom ou une image qui, même lorsqu'ils nous sont familiers dans la vie quotidienne, possèdent néanmoins des implications, qui s'ajoutent à leur signification conventionnelle et évidente. Le symbole implique quelque chose de vague, d'inconnu, ou de caché pour nous.»
«... un mot ou une image sont symboliques lorsqu'ils impliquent quelque chose de plus que leur sens évident et immédiat. Ce mot ou cette image, ont un aspect "inconscient" plus vaste, qui n'est jamais défini avec précision, ni pleinement expliqué. Personne d'ailleurs ne peut espérer le faire.
Lorsque l'esprit entreprend l'exploration d'un symbole, il est amené à des idées qui se situent au delà de ce que notre raison peut saisir.
» (4)

Une nouvelle époque est ouverte nous disent à la fois le calendrier terrestre et l’horloge exposée. Tout ce qui a précédé, avec la saga des calamiteuses solutions anciennes à nos problèmes, vient de prendre un coup de vieux irréversible. Demain, quel qu’il soit, et, faute de compétence, je ne me risquerais pas à en pronostiquer le contenu, sera un jour nouveau. Enfin.

Notes de l’auteur :

(1) Dans un graphisme souvent hermétique quand elle est manuscrite. Et, hélas, complétée par une paperasserie numérisée tatillonne et chronophage.



(2) Avec, en particulier, le Mécanisme d’Incitation à la Cessation d’Activité ( MICA) poussant à la préretraite les praticiens dès 57 ans. En 2017, l’âge moyen des généralistes en France est de ... 52 ans.



(3) Philippe Besson « Un personnage de roman», Julliard, 2017. Emmanuel  Macron y est nommé Emmanuel M.


 (4) C.G. Jung « L'homme et ses symboles » , Robert Laffont, 1964 p 20/21.

- Voir aussi F-M Michaut, « Le briseur de cloisons », LEM 853, 17 mars 2014.  http://www.exmed.org/archives14/circu853.htmlhttp://www.exmed.org/archives14/circu853.html





 


 Os Court :

 «  La vérité monte d’un coup d’aile jusqu’au symbole.» 
Carl Gustav Yung 



jeudi 21 septembre 2017

La monnaie de notre pièce
 (Exmed)





La monnaie de notre pièce



Irma d’abord, puis Maria font leur travail d’ouragans tropicaux sur les Caraïbes. Au même moment, comme pour bien marquer le coup, Mexico, sans aucune surprise pour les vulcanologues, connait un séisme de grande ampleur. Pain bénit pour les vendeurs d’images de la misère humaine.  Compteurs macabres affamés de chiffres pour faire peur; Commentaires désolants de superficialité. La planète Terre - à défaut de quelque Dieu vengeur tirant les ficelles- aurait-elle quelque chose contre ses habitants humains ? Ce qui frappe, ce sont les dégâts matériels et humains dans les habitations urbaines, dont ces couteux hôpitaux dont nous sommes si fiers.


  Deux chiffres. Démographie de Porto Rico : 1765, 44 883 habitants et, en 2016 : 3 411 307. Démographie de Mexico : environ 20 millions d’habitants, et pour le Mexique, en 1940 13,6 millions d’habitants et en 1970 : 97,5 millions.

   Qu’est-ce qui nous pousse depuis si longtemps, si ce n’est un espoir de devenir moins misérables, à avoir le plus d’enfants possible ? Ayons au moins la décence quand nos politiques tournent au drame de ne pas nous leurrer avec des mesurettes préventives qui ne peuvent rien résoudre.

Dr F-M Michaut , CO d’Exmed 22-24 septembre 2017

mercredi 20 septembre 2017

Au sein du débat ( Exmed)

Au sein du débat



Un plaidoyer sur la nécessité de débattre a été publié le 11 septembre 2017 sur ce site ( LEM 1032). La question de la pertinence des dépistages en médecine se pose toujours au niveau planétaire. Notre amie Cécile Bour travaille sans relâche à une pathologie qui touche tout le monde : les cancers du sein et leur prévention. La France défend une doctrine officielle dont il est  indispensable de débattre aussi scientifiquement que possible pour en vérifier le bien-fondé. Alors, lisez et faites lire largement autour de vous ce document parfaitement clair : Analyse critique du nouveau livret de l’Institut national du cancer (INCA). Des croyances passées dominantes au tamis des connaissances les plus récentes.
    Mise en garde. Lecture fortement déconseillée à ceux qui savent tout.

Dr F-M Michaut , CO d’Exmed  20-21 septembre 2017

dimanche 17 septembre 2017