Ô coquin de sort !



Ô coquin de sort !

L’aura des études médicales auprès de nos juniors ne faiblit pas. Peu importe que la sélection de fin de première année laisse sur le carreau 8 candidats sur 10, et que l’épouvantail des déserts médicaux et de la désertion croissante des hôpitaux publics soient les révélateurs de profonds malaise, on veut de plus en plus «faire médecine». Publicité des séries télévisées à grand spectacle ? Allez donc savoir.
En tout cas, il y a beaucoup plus de candidats carabins que de places disponibles pour les accueillir, en particulier à Paris. La loi,  se disant soucieuse d’égalité, interdit aux facultés toute sélection avant la première inscription. La même loi, prétendant «gérer» les effectifs des médecins, décide chaque année du nombre de praticiens à diplômer. Le fameux numerus clausus.
Tirer au sort les heureux (?) élus aux bancs de la fac, comme la presse l’a annoncé la semaine dernière,  est une idée de comptable. Certes le nombre y sera, mais, pas la moindre idée de la qualité des candidats, de leurs motivations ou de leurs potentialités.
Pourtant, déjà, en 1893, les autorités publiques avaient instauré une année préparatoire obligatoire en faculté des sciences. Le PCN ( Physique, chimie,sciences naturelles) devenu PCB (biologie en plus) en 1934. Un minimum de culture scientifique, sanctionné par un diplôme éliminant la moitié des candidats, voici comment les choses ont fonctionné jusqu’en 1961.
Moins frustrant, probablement, que ce sacrifice aveugle au dieu Hasard dont la science - médecine incluse-  abuse tellement quand elle ne sait plus comment expliquer ce qu’elle observe.


CO d'Exmed 11-12 mai 2016
F-M Michaut

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